Dimanche, fin d'après-midi, pas grand chose à voir au cinéma, personne avec qui jouer à la PS/2 (de toute façons la TV était prise rue du Bac, je testerai donc les Splinter Cell offerts par David M une autre fois…), plus envie de blogger, mais que faire? Cela fait déjà quelques temps que mon frère et ma soeur jouissent de l'usufruit d'un vélo Décathlon (B'Twin), qu'ils garent pas très loin de chez eux. il commence à faire nuit, donc je ne suis pas forcément pour, mais aller, je me lancer, je récupère les clés des antivols, la selle, les lumières, et go. Moins de cinq minutes après, me voila chevauchant mon fier destrier.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas fait de vélo, et c'était tout simplement ma première fois à Paris. On m'avait dit que conduire en voiture à Paris, c'était toute une histoire : OK c'est chiant et stressant. Je deviens vite, hélas aussi désagréable et haïssable que ces connards que je critique, à quelques exceptions près quand même : respect des piétons, des passage piétons, des places réservées aux handicapés, des pistes cyclables, des vélos même… En gros, en tant qu'automobiliste forcé (je ne prends ma voiture que pour aller au travail ou pour sortir de Paris), je ne mets pas en danger les usagers vulnérables. Les scooters et motos ont dans leur grande majorité, hélas, des comportements débiles et irresponsables, ils ne sont vulnérables que par leur faute : je ne peux et ne veux rien faire pour eux, sauf les éviter au maximum. On dit qu'être cycliste à Paris est dangereux et pas très agréable : dangereux, pas trop, en tout cas un dimanche soir, agréable? c'est sur qu'il y a encore du progrès :
- entre les gros cons (en 4×4, en utilitaire, ou même en voiture normale, mais moins) qui se garent sur les pistes cyclables ou qui en bouchent l'accès,
- entre les imbéciles qui me grillent la priorité à droite et me forcent à piler pour ne pas m'écraser contre eux,
- entre les piétons qui ne trouvent rien de mieux que rester dans le passage alors que le feu est rouge pour eux, et qu'ils ont beaucoup plus de place sur la partie du trottoir qui n'est pas réservé aux cyclistes,
la liste est longue, circuler en vélo à Paris n'est pas évident. Il faut juste se dire qu'on ne peut compter que sur soi même, anticiper, garder son calme, et rester patient.
Autre point parfois difficile (je manque d'entrainement) : en voiture, ça ne se sent presque pas, à pied, pas trop, en vélo si : Paris est loin d'être plat, il y a presque toujours un peu de pente. Quand le revêtement est à peu près lisse, ça va, par contre quand il y a des travaux (Boulevard Vincent Auriol) ou des pavés, on apprécie les amortisseurs, mais on se demande comment c'était avant, sans…
Bonne petite promenade donc, où j'ai surtout emprunté des grands axes (en général équipés de couloirs de bus + vélos ou de pistes cyclables), après le Luxembourg et la Place d'Italie, j'ai traversé la Seine sur le Pont de Bercy. Je suis arrivé sans le vouloir vers la Porte Dorée, que j'ai court-circuitée un peu avant en me croyant place de la Nation. Quelle surprise quand je me suis retrouvé Porte de Vincennes! Après, ça allait Nation, République, Barbès Rochechouart, Pigalle, Place de Clicy, longé le Parc Monceau, puis place des Ternes, contourné la Place Charles de Gaulle par la rue de Tilsitt, kléber, Iéna, place des Etats-Unis, place de Varsovie, pont d'Iéna, Quai branly, avenue de Suffren, Parc du Camp de Mars (grand rassemblement de Juifs qui fêtaient Hannouka : ils m'ont cassé les oreilles avec leurs hauts parleurs qui diffusaient des messages de merde, beaucoup trop fort, à partir de camionnettes ou de voitures surmontées d'un chandelier à 7 branches, par contre, bonne musique yiddish!). Remontée de la rue Saint Dominique, jusqu'au Boulevard Saint Germain, puis un bout de Saint Michel et de rue des Ecoles pour arriver place de la Sorbonne via la rue Champollion (je voulais aller au Quick, hélas, pas d'emplacements pour garer un vélo dans le coin du resto). Je décide donc de rentrer : rue de l'Ecole de Médecine, Odéon (place Henri Mondor), ancienne comédie, rue de Buci en sens interdit, puis la rue de Seine sur quelques dizaines de mètres, avant de tourner à gauche rue Jacob, qui se change en rue de l'Université à la frontière 6e/7e. Je contourne l'immeuble des Douanes (Ministère des Finance) pour aller me garer. Hum, ça fatigue un peu quand même, je monte les quatre étages avec moins d'assurance que tout à l'heure dans l'après midi. Faute de mieux, je sens que je vais avoir un nouveau colocataire dans pas longtemps : un vélo, c'est quand même moins casse gueule qu'une trottinette (été 2000) et moins pète-cul que des rollers (été 2005). Reste à trouver lequel. J'ai déjà jeté un coup d'oeil chez Décathlon et Go Sport, je n'ai pas été emballé, mais si c'est pour le laisser dans la rue, un vélo pas trop cher peut être une bonne solution. À suivre…
L'itinéraire dans Google Maps.
Rédigé par chrisos




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