déc 19

Soirée anniversaire « surprise » de Nicolas M., organisée par sa copine Amandine. Nous devions en principe arriver avant 20h, heure de retour de Popo (surnom de Nicolas, sobriquet affectueux de « Polardo », pour Polar, parce que Monsieur se cachait pour bosser et pour être « A+ » à Supélec). Je récupère le vélo, qui n’a pas vraiment de porte bagage : je prends un « messenger bag » en bandoulière, avec le cadeau (un jeu de Molle, « pétanque molle » ou soft pétanque), le catalogue du Forum Supélec 2006 pour Cédric (vu la veille à la soirée Raclette), et des CD de Claude Debussy que Guillaume voulait rendre à Pierre C. Le sac n’étant pas très grand, il fermait tout juste (du coup j’ai oublié de prendre la bouteille que je comptais apporter).

Une fois le vélo prêt, je m’élance, il fait plus froid que dimanche, je dois bouger mes doigts en permanence pour continuer à les sentir. Rue de Beaune, Pont royal, quais rive droite jusqu’à l’hôtel de Ville, puis rue François Miron, rue Saint Antoine, Bastille, et rue de la Roquette. Pause chez un épicier pour acheter une bouteille : du Saint Raphaël, pour changer un peu. Et puis c’est reparti (ça monte un peu quand même). Arrivé au cimetière du Père Lachaise, je tourne à gauche, puis à droite, pour l’avenue Gambetta, ultime montée avant d’arriver rue Désirée.

Je gare le vélo en face de l’entrée de l’immeuble : pas très rassurant : il y a d’autres vélos garés dans la rue, mais aussi des roues toutes seules, et des vélos pas complets. Faisons confiance, soyons optimiste! Je passe la première porte, puis interphone, c’est Nicolas qui répond. Je monte les escaliers, j’entre, pose mes affaires, salue. Il y avait évidemment Amandine et Nicolas M, Nicolas P (de Supélec aussi!) et Hervé, un collègue de la Banque de France. Stéphane G (godevin) arrivera plus tard. Cédric et Aurélie ne viendront finalement pas!

Hervé, par ailleurs fort sympathique, est venu lui aussi en vélo, et me raconte que la dernière fois son moyen de transport n’est pas resté intact. Cinq minutes plus tard, je montais le vélo sur le palier, on ne sait jamais… Apéro à base de bières, puis de Saint Raphaël, dans des verres à rhum au fond non plat (style « culbuto »), pistaches, biscuits salés, croissants au saumon, suivis de marrons chauds, de toasts au oeufs de lump et de tarama (ou mousse de poisson). Godevin arrive.

Un peu après, les plats de résistance arrivent : tarte salée au thon, cake, salade au jambon, fromage et pop corn : mélange très réussi, et plutôt sain. Si je n’en avais pas repris, ça aurait été un repas très équilibré, bravo!

Séquence cadeaux : notre « Molle » fait pale figure face au petit hélicoptère téléguidé, Picooz! Chacun l’essaie, certains sont plus doués que d’autres…

Puis vient le temps du dessert : tarte aux figues (pour Godevin, c’était la première fois qu’il en mangeait des vraies!) et gâteau au chocolat : là aussi, tous les deux réussis, le gâteau était quand même un peu dense! Et puis Champagne parce que ça va bien avec! Une bonne petit soirée, en petit comité (5), mais si les gens sont agréables, c’est proche du nombre idéal.

Bon anniversaire Popo!

Au retour, je roule doucement à côté de Nicolas jusqu’au métro père Lachaise (il retrouve Marie à République). Moi je m’engage avenue de la République, jusqu’à la place du même nom, puis je longe les Grands Boulevards par la rue René Boulanger (en travaux) jusqu’à la porte Saint Martin, puis Grand Boulevards pour de vrai jusqu’à la rue du Faubourg Montmartre, où je dépose un chèque dans la boite aux lettres de Guillaume R, fais un petit tour du pâté de maisons (rue Richer, du Conservatoire), je traverse la rue du Faubourg Montmartre pour aboutir rue Drouot, que je prends à gauche. Cette rue se change en Richelieu, et s’achève au niveau de la Comédie Française, je traverse la Louvre par la place du Carrousel, puis, bizarrement, je tourne à droite sur le trottoir le long des quais, Pont Royal, rue de Beaune en sens interdit, jusqu’à la rue Bottin /Montalembert. Là, juste avant de garer mon vélo je trouve un porte feuille par terre, je le ramasse, j’essaie de voir si quelqu’un à côté le réclame. Non, personne! Il y a quelques passants devant l’hôtel Montalembert, mais ils n’ont pas l’air d’avoir perdu grand chose… J’essaie de garer le vélo devant l’Atelier de Robuchon : profusion de scooters (ils font toujours chier ceux-là), bon, ben je vais monter le vélo chez moi.

Arrivé chez moi, j’examine plus en détail le portefeuille et son contenu : plusieurs CB Visa Premier, carte d’identité, carte grise, tickets restaurant, tickets de métro, notes de taxi, et même un bulletin de paie datant du mois de novembre, ah, oui, et un léger détail : un billet de 500 euros! Je retourne sur les lieux du crime, dans l’espoir de tomber sur le propriétaire ou de retrouver sa voiture : rien! je rentre chez moi, j’essaie de trouver son numéro de téléphone sur les pages jaunes : rien non plus. Dans son portefeuille, il y a même sa carte d’électeur, et plein de documents avec des adresses différentes, pas toujours des dates… La fiche de paie doit contenir sa dernière adresse, mais toujours rien sur les Pages Blanches. Il ne me reste plus qu’à contacter son employeur, une célèbre maison de couture (avec un nom de femme, essentiellement pour hommes, située rue du Faubourg Saint Honoré), ce que je ferai le lendemain matin. Mon honnêteté et ma bonté me perdront : le propriétaire du portefeuille touche un beau salaire mensuel, il n’a surement pas besoin de ce billet de 500 euros, alors que moi je pourrais m’acheter un joli vélo tout neuf avec! Vraiment, je déteste mon éducation (la suite)… Bonne nuit quand même!

20061220 plan Anniversaire surprise rue Désirée (ChrisoScope)

Lien vers l’itinéraire Google Maps (presque bon!).

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Une Réponse à “Anniversaire « surprise » rue Désirée”

  1. Déjeuner au Subito a dit:

    [...] monde est vraiment tout petit, en entrant directement à droite, je tombe sur Amandine et Nicolas (qui ne travaillent pas très loin, de l’autre côté de l’avenue de l’Opéra). [...]

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