Dîner chez Emilie et Pierre, dans le XIe, juste à côté des Tables de la Fontaine, avec Christine, Denis, Pierre Olivier et Arnaud.
Le texto de Pierre précisait : "Rendez-vous à 20 h, les mains vides" : raté pour moi, à cause de voyageurs sur les voies de la ligne 4, trafic interrompu entre Châtelet et Montparnasse : j'avais déjà pris le métro 3 fois aujourd'hui, la RATP n'est vraiment pas fiable, je sors de la station de Saint-Germain, je descends le Boulevard, je cours pour attraper le 96 : il est plein et part quand j'arrive, ça m'énerve encore plus. Le 70 arrive quelques minutes après, OK, je le prends (mais je ne valide pas mon ticket, question de principe) et je descends à Chatelet, d'où je prends la ligne 11 jusqu'à République. Je n'avais pas les mains vides : un gros sac Bernardaud avec un boîte de quatre verres Burgundy, de Riedel (la Rolls des verres à vin, avec en gros un modèle de verre par vin). Seul Bernardaud (rue Royale) est référencé comme revendeur à Paris sur leur site, mais on trouve aussi des verres et carafes Riedel chez Lavinia (la super cave Boulevard de la Madeleine, 1500 m2, que l'on retrouve aussi à Madrid et Barcelone) et sans doute au Printemps de la Maison et Galerie Lafayette Maison.
J'arrive vers 20h35, Christine et Denis sont déjà arrivés et installés sur le canapé, Pierre-Olivier et Arnaud arriveront cinq minutes plus tard.
Apéritif : choux fleurs, carottes, sauce tsatziki, tomates cerises+mozarella, petits feuilletés saucisses, avec un vin blanc doux, Perrier. Bravo, j'avais demandé du léger, j'en ai eu. Et heureusement, parce qu'après le déjeuner à la Cave de l'Os à Moelle, je frolais l'overdose! En feuilletant le "corporate book" sur l'histoire d'Accenture, je découvre qu'ils ont eu, dans les années 90, un PDG/CEO Libanais (George Shaheen). Denis nous parle de sa passion pour l'humour scatologique explicite, de ses dernières aventures policières (tir au pistolet, rumeurs sur le nabot)…
Oeuf cocotte aux chanterelles et mâche pour commencer : bravo Pierre pour la durée de cuisson. L'oeuf était à point, le jaune encore liquide mais assez visqueux (au sens physique du terme). Un petit coup de moulin à poivre électrique Peugeot (je crois que c'est la gamme zephir).
Puis arrivent le saumon et les poireaux, le "petit" morceau n'était pas si petit que ça, cuit nature, avec un peu d'huile, bien joué, et un bon point pour les poireaux, légumes de saison.
Fromages : Saint Félicien, Comté, Morbier et un chèvre, dommage que j'ai déjà trop mangé, le Morbier était très intéressant, pourtant.
Dessert : tiramisu individuels, en coupe ou grand verre. Le mien était bien équilibré et pas trop lourd.
Pour le Café, nous repassons côté salon. Un sondage sur un nu féminin réalisé par la grande tante de Pierre nous entraine sur un terrain glissant, et c'est parti sur Rothko (qui s'est suicidé pour échapper à son cancer), Soulages (toujours vivant), Klein (mort d'une crise cardiaque), Buren (toujours vivant)… Des goûts et des couleurs…
Seul point noir (il en faut bien un) : l'absence de tisanes digne de ce nom
et les tentatives maladroites re
de l'hôtesse de maison pour se rattraper (en même temps, chez moi il n'y a même pas de café, alors…).
Départ de Denis et Christine après le café, vers minuit vingt, je reste quelques dizaines de minutes de plus, et puis je rentre à pieds, avec mon iPod préfére : République, rue Saint Denis, Halles/Saint Eustache, Palais Royal, Pont du Carrousel.
Rédigé par chrisos
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