Bizen : Bar, Restaurant, Espaces privatisables.
111, rue Réaumur, 75002 Paris. Tél. : 01 40 13 81 81
Site Web.
Ouvert il y a moins d’un an, j’étais passé plusieurs fois devant ce grand bar/resto/DJ, au croisement de la rue Montmartre et de la rue Réaumur. De dehors ça n’avait pas l’air mal. Et puis j’ai reçu pas mal de pourrissage mail pour les soirées Crazy Bourse (une plaie, impossible de se désinscrire!). David et Elsa, Sylvain, sa soeur, le copain de sa soeur, devaient y retrouver des copines d’Elsa. Et moi je retrouve tout ce monde après un samedi en solo (glande dans mon bain, Partouz, Bobby, Caveau, devant le Club 18).
Je passe la première porte, et je me retrouve dans un grand sas/antichambre.
- »Vous êtes sur la liste? » (pas de bonsoir?)
- »Non, c’est une soirée privée? »
- »Non, mais si vous n’êtes pas sur la liste des deux organisatrices, c’est 15 euros »
- »Tenez ».
- »Voilà », le trou du cul (TDC) me rend ma monnaie et un bon pour une conso.
Je passe la deuxième porte et j’entre vraiment. Sur deux niveaux : un sous le niveau de la rue, un au dessus. Avec, en haut : un grand bar à gauche, puis pas mal de tables, fauteuils, canapés (déco très lounge industriel, tons sombres, très banale de nos jours), toilettes au fond à gauche, et de grandes vitres côté rue : c’est la partie bar/resto. Juste à droite en entrant, et au fond à droite, des ecaliers pour accéder au niveau inférieur (là où ça danse). Grande queue au niveau des premiers escaliers. Je décide donc d’explorer le haut (plutôt vide), et je descends par l’escalier du fond. Je retrouve David et compagnie, salut, bises…, autour du bar. Un « videur » m’aborde très sèchement : c’est « vestiaire obligatoire ». « OK, je viens d’arriver et de retrouver mes amis, je prends à boire et j’y vais dans 5 minutes ». « Non, c’est tout de suite, et c’est par là ». « OK, Ok, vous êtes un peu fascistes ici, ou quoi? ». Le gars était grand, costaud, et con. Ce n’est pas grave, j’ai réussi à griller toute la queue du vestiaire (obligatoire donc, deux euros par article). Je range mon Partouz et mon écharpe dans mes poches, et le tour est joué.
Avec le ticket conso, Elsa me prend une coupe de Champagne. Et bien, ils ne se prennent pas pour de la merde : impossible d’avoir une vodka-get 27-perrier avec ces tickets (« un seul alcool fort avec les tickets » a expliqué la serveuse anorexique derrière le bar). Qu’à cela ne tienne, j’ai assez bu au Caveau, une seule coupe fera l’affaire. En bas, une fois les escaliers descendus, à gauche, le vestiaire, puis un petit couloir qui mêne vers la salle : bar carré ouvert sur deux côtés, un espace aménagé en « piste de danse », canapés et tables basses autour. Cabine du DJ directement à gauche au boût du couloir.
Un simili espace VIP, ou plutôt une salle au fond, séparée par une tenture semi rigide. Un peu de blanc, mais il fait tout sombre, hormis l’éclairage de la rue qui arrive par les baies vitrées, et quelques projecteurs tournants. Les toilettes sont au fond à droite, avant les escaliers. Attention, au fond à gauche, il y a une pseudo sortie de secours non marquée, qui descend jusqu’à des parkings, et qui donne aussi accès au tableau électrique (j’ai eu envie de leur faire une mauvaise blague).
Bon, assez de descriptions, et même si pour l’instant le contact humain avec le personnel n’est pas terrible, dansons un peu. Aie, là non, ce n’est pas terrible : le DJ semble sépcialisé dans les remixes nazes de bons morceaux. Une boucherie, un massacre : un peu d’humilité, reconnais tes limites, passe les classiques et hits du moment, ce n’est pas si compliqué! Mélange donc de house/musique de boîte commerciale, et des passages « rock français », orientalisant, latino, 80s : pas extra!
Clientèle assez péteuse, m’as-tu vu (style Sentier/16e qui se la joue) et sans aucun humour, voire agressive dans le cas de certais roquets. Heureusement que j’étais avec de bons amis et que j’avais envie de danser pour me défouler, parce que ce n’était vraiment pas extra!
Le Bizen : encore un gros truc où le loyer est trop cher pour ses gérants. On dirait que ça monopolise toute leur attention et ils en oublient d’être aimables.
Retour à pied. Krisprolls fromage. Verres d’eau. Dodo.
Rédigé par chrisos
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