
Azabu, restaurant japonais, teppanyaki (plaque chauffante)
3, rue André Mazet, 75 006 Paris
Tél. : 01 46 33 72 05.
Bonne critique (« trop bon ») du Fooding, unanimité pour l’Azabu selon le Figaroscope et très belles photos sur un site japonisant. Let’s Jam n’est pas en reste, idem sur Table à Découvert. Très dur de trouver quelqu’un qui n’aime pas, même sur sur CityVox. J’y avais donné mon avis, en octobre 2003 (4 étoiles) :
« Installez-vous au bar
Et admirez le chef en action ! Si vous cherchez des menus sushi brochettes, passez votre chemin. Pas de poissons crus, pas de yakitori, ce n’est pas non plus le même tarif non plus. Un choix de saké intéressant avec des arrivages réguliers. Déco zen et épurée, service dépaysant lui aussi. Je vous conseille un menu pour goûter le flan salé en entrée et les desserts à base de haricots rouge pour finir. Sinon les plats réalisés par le chef sous vos yeux, si vous avez la chance d’être attablé au bar/comptoir, sont simplement exquis.«

Cela faisait un bon moment que je n’y étais pas allé, en marchant vers Odéon, l’idée m’est venue un peu comme ça, peut être parce que je l’avais conseillé à Anne il y a quelques jours… Je me dis que ça va être plein, à 13h05, sans réservation, et qu’au pire j’irai tester Rimal, mais non, j’ai du bol, et un super timing. Seules deux places sur 7 sont prises au comptoir, je m’installe donc en face du chef, et des plaques chauffantes, ça commence bien. 15 minutes après, ce sera plein en haut et 3-4 couples avaient été installés en bas (où c’est beaucoup moins intéressant, puisque sans jour et sans voir le chef en action).
Le menu pas cher ne fonctionne qu’au déjeuner en semaine, je me replie donc sur l’Obento : amuse bouche, boîte bento avec 4 compartiments, bol de riz blanc, soupe miso, dessert ou café, le tout pour 35 €. Dans la bento box, on peut choisir un plat à la carte : coquilles saint jacques dans mon cas, plus 3 plats qui changent tous les jours : assortiment de sashimi (saumon, thon, dorade, ils ont donc du poisson cru, de temps en temps), mijoté de boeuf + pomme de terre, crevette+hoki+ petits légumes marinés. Je prends aussi une Asahi (fabriquée en République Tchèque, on ne m’y reprendra plus!), pour 5€.

L’amuse bouche arrive assez vite, c’est en fait du chou, pas aussi fort que du kimchi coréen, mais un peu mariné. Ok, pourquoi pas. Je me souvenais d’un flan qui avait une autre gueule, mais ça doit être dans le menu Azabu, ou à la carte, enfin bon, ça va quand même. Le menu Obento est un peu déséquilibré au niveau timing, puisque l’amuse bouche est vite avalé, le plat débarrassé, et qu’après il faut attendre que les quatre composants de la Bento soient prêts. Ce qui nécessite environ 10-15 minutes, pendant lesquelles l’appétit s’affute en regardant le chef travailler, sa nourriture se transformer et devenir un plat. Joli spectacle : du sur mesure, à la demande, très précis et, pour ne rien gâcher, très joliment exécuté!

Heureusement, l’attente pas si longue que ça, vaut largement la peine. Non seulement c’est très joliment présenté, mais en plus c’est bon. Sashimis bien frais, avec un vrai goût, pas besoin de se réfugier dans le wasabi pour que ça passe. Le boeuf mijoté et la patate sont super fondants, un régal. Le mix crevettes, hoki, légumes n’est pas mal non plus, mais je ne suis pas fan de hoki. Le tofu légèrement sucré qui va avec est une bonne idée. Quant aux coquilles Saint Jacques, avec la petite galette et les 3 haricots verts ultra fins et longs, elles étaient tout simplement extras. Les noix, très tendres, de bonne taille et la galette, un petit délice. Inutile de dire que j’ai tout liquidé. Soupe miso, bol de riz, et coupelle de chou : pas mal, mais rien d’extra!

Et pour finir, les desserts de Toraya étant à la fois surtaxés et pas très sexy, de mon point de vue, je commande une glace au thé vert. Deux boules, servies avec un peu de confiture/sauce aux haricots rouges : j’aime bien ce mélange, classique dans les bons restaurants japonais à Paris, mais je ne sais pas si c’est aussi le cas au Japon. Petit regret pour la glace : il y avait quelques bouchées avec des cristaux…
Bol de thé grillé (sans théine, relaxant parait-il) offert avec l’addition, je ne suis pas fan de thé, mais ça allait, c’était assez fort et pas sucré : en cocktail ça doit avoir du potentiel
.
Quarante euros (40€) + quelques euros de pourboire pour un déjeuner dépaysant (moins qu’avant, depuis le temps, les serveuses ont amélioré leur français), et très bon, dans un cadre sobre, zen, pas de fioritures.
La clientèle est composée essentiellement de couples homme femme, à part deux femmes, trois femmes, un père et sa fille et puis moi, tout seul comme un grand. Pour ne rien gâcher, je suis sorti de l’Azabu un peu avant 14 heures, juste à temps pour retirer ma place pour Pirates des Caraïbes.

Rédigé par chrisos
Lire aussi :
- Pré-théâtre rapido au Delaville Café
- Déjeuner au Passage
- Chez Blanchette
- Dîner au Bayadère
- Amici Miei

