
Unico, restaurant de viandes argentin.
15 rue Paul Bert, 75 001 Paris.
Tél. : 01 43 67 68 08. Site Web.
Adrian Moore en a dit du bien dans Gogo Paris, Alain Fusion aussi, le Fooding l’a élu star de 2006, François Simon l’a gentiment hâché menu dans le Figaroscope, fin 2006. Patty la Cookie y est allée,
Cela faisait un moment que je voulais allé à l’Unico. Aiste, avec les chroniques de son voyage en Argentine, m’avait encore plus donné envie d’y aller. Hélas, ce n’est pas très grand, ils ne prennent de réservation que pour un service le soir (mais au moins ils ne vous foutent pas à la porte si vous êtes du premier service : 7-8 personnes attendaient dehors quand nous sommes sortis), d’où pas facile d’y aller nombreux et au dernier moment (oui, mes amis, en général, n’aiment pas prévoir et préfèrent se décider à la dernière minute, voire être devant le fait accompli, quel dommage!).

Mais quand on veut, on peut, il suffit d’être tenace. Premier message lundi (ils sont fermés), deuxième appel mardi matin, vers 11h, puis à 12h10 (le message dit qu’ils ouvrent à 12h15, mais il y a bien quelqu’un avant non?), puis vers 12h40, j’arrive à parler à une vraie personne (Laurent) qui m’annonce qu’il est en train de déplier 20-25 messages, qu’ils risquent d’être pleins ce soir, que certains ont déjà réservé pour fin juin… J’insiste. Il me dit qu’il me rappellera vers 15h si c’est OK.
Vers 15h20, bonne nouvelle : il y a de la place, 20h30, c’est pas le mieux, mais 20h, c’est bon. Very good, j’informe Johann, qui transmettra à Anita et Hitoho. All right pour eux aussi. Nous arrivons, à deux minutes d’intervalle, à l’Unico, à 20h et quelques minutes. Surprise, ce n’est pas plein à craquer. Certains couples ont même tenté leur chance et ont eu de la place. Il est donc possible d’y aller de bonne heure et de trouver une table. Bon à savoir!
La déco est très seventies (ou fin sixties, désolé, je n’ai connu cette époque que dans des films, de la musique ou des livres), orange, un peu funky. Les tables par contre, sont en wengé noir, contemporain, très sobre, presque classique maintenant! Service masculin, franco-argentin, pas mal, sympathique, mais avec beaucoup plus d’attention pour les habitués que pour les nouveaux venus, dont nous faisions partie! Trève de bavardage, ce n’est pas pour le cadre que nous sommes venus bordel, mais pour la viande, très bien classée par le FigaroScope. Cela dit, je n’ai pas vu de frites à la carte, donc qu’ont-ils noté? À moins que ce ne soit une autre carte à midi? En plus, ils ont noté le rumsteak (18€), alors qu’il y a du faux filet, du filet (24€) et de l’entrecôte (22€)! Une bonne bouteille de vin argentin, Alamos (Malbec, Mendoza, 23€) 2005 : jeune, plutôt fruité.

Guacamole et ses toasts de campagne (7€), que nous avons partagé à 4, pour commencer. Bon, frais, sans tomates, pas de morceaux (pas chunky). J’aime bien quand il y a des morceaux, mais là c’était très onctueux, c’était bon aussi! Puis entrecôte à point, légumes grillés pour Anita, Filet (lomo) à point pour Hitoho, légumes grillés, Filet à point, pommes de terre pour Johann, idem pour moi, mais saignant. La viande est argentine, cuite avec du charbon argentin (pour un goût plus authentique. Soyons un peu grincheux : c’est une aberration économique et écologique (pas très développement durable tout ça!). En même temps, c’est tellement bon et réussi, que je veux bien faire une petite entorse à des principes que je n’ai pas complètement… Servie avec trois sauce dont un super aïoli tout blanc et deux sauces aux légumes, assez relevées, la viande est fondante, avec un goût extra. Et les sauces font la différence! Dans un restaurant, c’est ce que j’ai mangé de mieux depuis quelques temps, mais il faut dire que j’étais plutôt dans une période entrecôte!

La viande vaut donc le détour, et tant pis si tout n’était pas parfait : pommes de terres servies trop chaudes. Le truc qui est bien, quand on y va avec des amis et amies, et pas juste des amis, c’est qu’elles en laissent et qu’on peut finir. Pas bon pour la ligne, mais tant pis! J’ai redemandé de l’aïoli (pour me venger de dimanche) et nettoyé mon assiette avec du pain (très bon lui aussi).

Pour finir, un café pour Hitoho, et un dulce de leche (7€) pour Anita, un pour Johann et un pour moi. Servie en glace avec une petite mousse au chocolat, un peu de crême fraiche, une framboise et une longue tuile fine. Bon, et suffisament léger pour ne pas exploser après avoir ingurgité 1/2 kg de filet.

Vers la fin le serveur argentin qui s’est occupé de nous, bien plus fun que le jeune, un peu fermé qui s’occupait de nous au début, a détendu l’atmosphère, j’ai même eu l’impression de retrouver du vocabulaire en espagnol. Nous n’avons pas eu de shot avant de partir, contrairement à d’autres clients à des tables voisines, tant pis, je reviendrai quand même.
~40 euros par personne, ce n’est pas donné, mais il n’y a rien à regretter! La prochaine fois, je suis sur qu’ils peuvent obtenir un très bien, ils n’étaient pas loin, mais sont tellement relax qu’ils en deviennent un peu agaçants (moins parler aux clients de sa vie, plus vite les servir?)!
Rédigé par chrisos
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Et bien tu as eu de la chance ! le pain vient directement du G20 en face (mais chut…) et les serveurs sont pour le moins grincheux. Les clients attirés par des articles elogieux du Figaro (mais ou sont-ils allés chercher que ce restaurant servaient des steaks frites… c’est à se poser des questions sur leur honneté) et qui se sont faits expulsés comme des malpropres sont légions. Pour ma part, j’ai trouvé ca bruyant, cher et comme toi, j’ai compris rapidement que seuls les amis du patron recevaient de l’attention. A bon entendeur…Le Bistrot Paul Bert juste en face fait nettement mieux !
Hello,
Pour le pain, je ne suis pas d’accord, ou alors le G20 en face vend du pain à l’ancienne de bonne qualité, et plutôt frais.
Pour les frites, je l’ai signalé dans mon article.
J’ai testé le Bistrot Paul Bert, à la fausse déco à l’ancienne (personne n’est parfait!). J’avais bien aimé aussi, c’est un vrai bistro, ils ne font pas que de la viande. Même si elle était très bonne, l’entrecôte que j’y ai mangé n’était tout simplement pas comparable au filet de l’Unico! http://chrisoscope.com/2007/05/12/dejeuner-au-bistrot-paul-bert/
Pour les serveurs, ce n’était pas extra au début, mais à la fin c’était plus cool…
[...] faisait près d’un an que je voulais tester cette adresse (depuis un dîner à l’Unico). Après avoir retrouvé Clément, Marie et Nicolas et Guillaume au croisement Saint Anne/Avenue de [...]