
Le Passiflore
33, rue de Longchamp, 75016 Paris.
Tél. : 01 47 04 96 81. Site Web.
Le Passiflore, restaurant de Roland Durand, MOF, fait partie de l’élite parisienne (top 50), avec une étoile au Michelin, et un bon référencement dans tous les guides papier. Le Fooding en est fan, mais ne comprend pas pourquoi il n’y a pas plus de monde : effectivement, la salle est triste et l’ambiance générale un peu terne. Le Bottin Gourmand est très bref. Tout le monde lui donne 4/5 sur CityVox, et pas mal d’avis trouvent qu’il manque quelque chose pour que ce soit vraiment très bien. Un comblé et un couple très déçu sur Mmmm!!! : je confirme que le serveur, aidé parfois par la patronne, faisait de son mieux, mais il n’est pas omnipotent. Jean-Claude Ribaut en parle à deux reprises dans le Monde, une fois pour le gibier, une autre fois pour les asperges et petits pois. Deux Tours Eiffel dans le Lebey 2007. Si la parcours du chef, Roland Durand, vous intéresse, lisez cette description rapide.
Dîner en famille « élargie » : Antoine et Anne-Marie, Laurent et Claire, Céline, moi. Pour me venger de leur retard de midi au Spoon, et aussi parce que le métro de la ligne 9 et lent (Ok, aussi parce que je suis parti en retard, après un verre de vin rouge avec Maria, rue d’Argout, dans un bar à vins vio, près du Café Noir), je suis arrivé en dernier, mais me retrouve à une très bonne place : ma mère à droite et ma petite soeur (pas si petite que ça) préférée à ma gauche.
Comme d’habitude dans ce genre d’endroits (grands restaurants), l’atmosphère est souvent un peu froide. Je ne suis pas fan de la déco en général : trop 16e, trop Passy, mais j’aime bien leurs assiettes, l’argenterie Christofle, les verres Spiegelau (ça ne vaut pas Riedel, mais bon).

Clientèle assez ordinaire, parfois mal habillée, sans vouloir être méchant, je dirai un peu provinciale.
Comme c’est l’anniversaire de Laurent, nous prenons une bouteille de Champagne (Roederer rosé 115€). Un peu long à arriver, d’abord les coupes, puis la bouteille. Gougères et autres petites bouchées pour accompagner. Le champagne était vraiment très bon et bien entendu, très bien choisi… Hélas, le serveur a cru que nous voulions vraiment prendre l’apéritif et ça a trainé. C’est le chef qui est venu prendre la commande : délicate attention, mais est-ce que son aide en cuisine s’en sortira tout seul?
La commande prise, on nous sert un amuse bouche, une sorte de velouté de je ne sais plus quoi (c’était vert, mais je ne sais plus quoi) à la rose, avec un goût de rose prépondérant. Amusant, mais pas fracassant. La bouteille de champagne ayant disparu en un tour, je commande une bouteille de Sancerre Moussière (2004, 65€). Là encore un bon choix, très rond, bon accord avec certains plats, à venir. Notons que la carte des vins est relativement abordable, en tout cas il y en a pour tous les budgets!

Puis les entrées : ce qui ressemble à un hommos est en fait mon entrée dans le menu à 54€ (amuse bouche, royale de girolles baignées d’un cappuccino de homard, pigeon rôti aux cinq parfums, navet fondant, mousse de céleri rave, poire du curé, fromages fermiers d’Auverge-ie. fourme d’Ambert et Cantal-gâteau chaud au cocolat grand cru, sorbet cacao). Une espèce de flan avec des girolles, dans une crème légère, goût homard. Bon, bel accord.

Terrine de Foie gras (25€) pour Antoine, fraicheur (22€) Melon et je ne sais plus quelle plante japonaise, en sorbet, pour Céline, les ravioles de foie gras (26€) pour Laurent. Très bon foie gras en terrine, le mélange fraicheur est très original, mais l’on ne peut pas manger chaque ingrédient séparément (ou si, le melon à la limite).
Pour les plats : mon pigeon était extra, tendre, savoureux, sanguinolent à souhait. Les cailles (29e l’une) d’Anne-Marie et Céline très réussies aussi. Je n’ai pas eu l’occasion de tester le Saint Pierre (45€) de Laurent, ni les filets d’agneau (40€) de Claire et d’Antoine, mais Laurent a fini son assiette sans problème, Antoine aussi, malgré la taille de la viande. Seule Claire en a laissé un peu.

Mon fromage : deux bons morceaux, juste ce qu’il faut, ça faisait un moment que je n’avais plus mangé de vrai fromage.
Les desserts : Gros Baba 12,5€, partagé par Antoine et Céline, un moelleux Chocolat (12,5€), en fait la même chose que mon dessert, pour Laurent. Bon et bien foutu, mais archi classique. Très bon sorbet chocolat noir.

Le compte : Avec un café à 4,5€, trois litres d’Evian (notée Volvic) à 6,5€, cela fait moins de 100€ par personne. Par rapport au Laurent, il y a un an, même si c’est la catégorie juste en dessous (moins de service, de décorum, cadre moins agréable), c’est nettement plus abordable!.
Bilan : une soirée agréable, malgré quelques longueurs. Il faut dire que nous sommes de moins en moins grands restaurants classiques en famille. Celui-ci était, en principe, un peu plus cool, mais ça a quand même bien trainé. L’ambiance, à l’image des WC, est barbante, heureusement que nous avions de l’animation et que nous avons bien rigolé à table.

Rédigé par chrisos
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Tout à fait d’accord avec Chrisos. C’est vraiment le problème avec ces tables de l’entre-deux, pas vraiment 3-étoiles-exceptionnel et pas non plus bistrot-bon-vivant. Du coup on ne sait pas sur quel pied danser et on s’ennuie à périr.
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