
Fogon, gastronomie espagnole, arroceria, tapas, riz en paella, traiteur.
45 quai des Grands Augustins, 75006 Paris.
Tél. : 01 43 54 31 33. Site Web (en panne?).
Critique des critiques
Le Fooding, narre la difficulté d’obtenir une réservation, puis les joies de dîner au bar, dans un article très enjoué (je suis assez d’accord avec eux). Laure s’y est plue, Caroline Mignot aussi, même si elle a eu un peu de mal avec l’accueil et le service (pas vraiment de problème de ce côté là, ce soir là). Sur Mmmm!!, les gens sont plutôt satisfaits!
Sur CityVox, les critiques sont assez mal écrites et pas très élogieuses. Sur France 5 (des recettes), le prénom du chef passe d’Alberto à Alfredo (Herraiz) : c’est fort! François Simon l’a hâché menu il y a quelques années, mise à jour sur Paris Première. Le FigaroScope zoome sur leur paella (à leur ancienne adresse, où s’est ouvert, depuis, Ribouldingue).
Avant
Cela faisait un moment que je voulais tester la “nouvelle” adresse du Fogon, Rosemary aussi. Un peu peu de ténacité au téléphone : j’appelle lundi, ils sont fermés, je rappelle mardi un peu avant midi, ils ne sont pas ouverts avant 19h. Je laisse quand même un message (réservation pour 2, ce soir, mardi 4 septembre 2007, 20h30, Chr…, 06 xx xx xx xx, n’y croyant pas trop. Rosemary essaie de son côté et finit par décrocher une réservation. Entre temps, je tombe sur un message du Fogon me demandant de les rappeler. Je vérifie qu’il n’y a qu’une réservation. Hop, c’est bon!
Au commencement
Arrivé avec une petite dizaine de minutes de retard (because je me marrais bien au téléphone avec mon père), je retrouve Rosemary déjà installée, avec un verre de sangria (5€, pas mal du tout, fruits coupés finement, ce qui fait qu’ils sont bien imbibés, un régal une fois qu’il n’y a plus de liquide à boire). Hop, la même chose pour moi.

Cadre, ambiance
Niveau déco, j’ai envie de faire une petit comparaison audacieuse avec Rimal et Liza, qui jouent eux aussi sur une décoration contemporaine, assez chic, sobre, au lieu de sombrer dans les caricatures de folklore. Pour l’esprit taverne, allez chez Lizzaran, ou à la Casa del Campo. Cela n’a pas grand chose à voir. Cadre moderne et de bon goût donc. Clientèle : assez variée, mais toujours aisée : quelques touristes, pas mal de 30-40 ans, des plus âgés, tout le monde propre sur soi.
La carte
On nous apporte la carte : tapas “à l’unité” de 8 à ~25€ (jambons de ouf), riz aka paella (de plusieurs façons : à la valencienne, noir, banda sans banda…), de 20 à 28€/personne… Nous optons pour le menu “riz”, à 39€ (pour minimum deux personnes) : entrées tapas, riz au choix (riz noir : encre de seiche, calamars, crevettes, un peu de poissons), dessert au choix. Il y avait aussi un menu tapas (selon l’inspiration du chef, à 45€/personne : pour l’ensemble de la table). Niveau tarif, cela se rapproche de Bellota Bellota, ce n’est pas donné, sauf qu’il n’y a pas de mauvaises surprises! Et une carafe d’eau (nous prendrons chacun un verre de vin rouge au verre 5€, bouteille à partir de 16€, cela monte facilement au delà de 50€).
Service, environnement
Service avec un léger accent. Un peu pressant au début : nous étions bavards, et nous posions des questions sur les différents choix… Mais après ils ont compris et nous ont laissé tout notre temps. Les couverts sont planqués dans les tiroirs incorporés dans la table. Avec des fentes sur les côtés, pour laisser passer les pans de la nappe. Eclairage agréable, mais un désastre pour prendre des photos sans flash (heureusement que Mademoiselle Rosemary avait son Leica).
Tapas à gogo
Croquettes, gaspacho à la betterave rouge (vinaigre de Xeres), un peu de betterave jaune (j’ai trouvé le gaspacho légèrement salé), coeur de sucrine, sauce pois chiche (du hommos?), je crois qu’il y avait un peu de maquereau, un beignet de légume, très bonne tranche de pain de campagne… J’en oublie sans doute… En tout cas, l’embarras du choix, la possibilité de goûter des petits plats variés, c’est bon, c’est fin, c’est malin : le tapas dans toute sa beauté! À la fin de ce premier round, j’étais comblé, je n’avais plus vraiment faim.
The masterpiece
Pourtant, je n’ai pas eu à me forcer une seconde pour liquider le plat de riz noir.

Une tuerie! Bravo! Il faudra que j’essaie le banda sans banda la prochaine fois!
Nous n’avons pas laissé un grain.
Douce fin
Pour les desserts, tapas sucrés pour Rosemary (gâteau au vinaigre Pedro Ximenez, un vin doux, un shooter de Pedro Ximenez, gâteau de riz, crumble aux pommes, oups, la photo pourrie est de moi).

Mousse chocolat turron pour moi (devinez quelle photo est de moi). Par gourmandise et manque de lumière, j’ai cru un moment que le “socle” noir (à gauche sur la photo de gauche ou à droite sur la photo de droite) était en chocolat et se mangeait. Ce sera ma seule déception de la soirée. Bel accord, même si ça aurait pu être un peu plus copieux.


Culture
Ayant demandé des informations sur le gaspacho (confirmation que c’était bien de la betterave, type de vinaigre utilisé (du Xeres, ou Jerez), nous avons eu droit à quelques précisions, ainsi qu’à une description de la recette dans le livre “toute l’année gaspacho“, écrit par le chef (éditions Alain Ducasse). En en plus nous avons appris des choses! Café (4€) pour Rosemary.
Bilan
Une cinquantaine d’euros par personne, pour quelques heures très agréables. Un cadre agréable, un service discret, gentil et pédagogue. Dans l’assiette, c’est très bon! Vive le Fogon!
La même chose, ou presque, vu par Rosemary.
8 Réponses à “Dîner au Fogon”
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6 septembre 2007 à 22:05
[...] Dîner au Fogon [...]
7 septembre 2007 à 7:32
7 septembre 2007 à 17:53
C’est amusant, ces deux versions sur le même endroit au même moment via blogs interposés… Ce ne serait pas un peu une première - limite un nouveau concept ?!
7 septembre 2007 à 18:02
oh, je crois que plein d’autres ont déjà fait la même chose, notamment pendant les présidentielles, où des gens qui n’avaient rien d’autre à faire commentaient ce qui se passait à la TV, en temps réel sur leurs blogs…
9 septembre 2007 à 14:51
Ca fait un bail que je veux y aller…
A faire très vîte alors!
7 octobre 2007 à 3:22
[...] au FigaroScope que j’avais trouvé l’adresse (c’est ici qu’était installé le Fogon). Il y a d’ailleurs un haché menu. Depuis, on le retrouve dans plein de guides (Michelin, [...]
11 octobre 2007 à 2:33
[...] ès adresses à tapas (Cocottes de Christian Constant, un peu tiré par les cheveux, certes, le Fogon, le 1515) sur ce blog, avait repéré cette adresse depuis quelques temps. Jérôme, un de mes [...]
11 novembre 2007 à 19:13
je viens de lire ta revue après avoir posté la mienne: on est bien d’accord sur l’endroit. J’ai adoré: c’est beau, ludique et bon. Vin au top.
a+