
Ribouldingue. Resto/Bistrot à abats (mais pas que).
10 rue Saint Julien le Pauvre, 75005 Paris.
Tél. : 01 46 33 98 80.
Déjà testé début septembre 2006, cela faisait un moment (3-4 mois) que Marco, David et moi voulions y aller. Après plusieurs tentatives ratées, enfin, nous y voilà! Je crois que c’est grâce au FigaroScope que j’avais trouvé l’adresse (c’est ici qu’était installé le Fogon). Il y a d’ailleurs un haché menu. Depuis, on le retrouve dans plein de guides (Michelin, Lebey, les autres…) Sur CityVox, malgré 4 étoiles, quelques uns ne sont pas fans. Le Fooding est 100% pour, la preuve, Rubin et Cammas le citent en exemple. L’Express, qui l’a testé au printemps 2007, fait également partie des adeptes. Enfin, ce sont des amis de la Cour de Rémi (ils ont plein de bons amis, d’ailleurs).
Après une pinte de blonde (3€ en happy hour, heureusement, parce qu’elle n’est pas extra) avec Marco, au Bistrot des Artistes, nous arrivons vers 21 heures et j’annonce tout de suite à la patronne (Nadège) que nous ne serons que trois. Elle le prend un peu mal (« vous auriez pu m’appeler! », un pieux mensonge de ma part : « nous ne l’avons appris qu’il y a une heure »), puisqu’un autre groupe, initialement prévu à 4 n’arrive finalement qu’à 3.
La première fois que j’étais venu avec Marco, à la rentrée en setembre 2006, un samedi soir, c’était à moitié plein. Là, à part quelques places (les salauds qui réservent pour 4 et qui arrivent à 3), c’était bien rempli. Pour certaines tables, deux services. La salle n’est pas très grande (deux salles en fait), en longueur, avec cuisine et toilettes au fond. Pas mal d’étrangers ou touristes (dont des Américaines derrière moi : ça mange des abats les américains?). Ce n’est pas très jeune par contre, moyenne d’âgé : à partir de 40-45 ans, à quelques exceptions près.

En attendant David (qui arrive de Dijon en TGC puis en bus 63), nous commençons par une bouteille de Beaujolais (Cambon 2005, 27€, 13,5°, Marcel Lapierre). En plus de Nadège, une charmante serveuse, blonde, fine, un peu moins bourrue.

A près un verre, David arrive, s’installe, il est suivi de près par un pâté gélatineux (du lard?), plus léger en bouche qu’en apparence (surtout avec cette photo pourrie).

Formule entrée plat et dessert pour 27€ (pas de changement depuis 1 an, si ce n’est qu’il y a plus de plats avec suppléments de quelques euros). J’étais venu pour la cervelle d’agneau, ça tombe bien. David en prend aussi. Pour Marco, ce sera rillettes de poisson (sardines?). Cervelle d’agneau fondante à souhait, comme dans mes souvenirs d’enfance, cachés au fond de la mienne (de petite cervelle), servie avec des gousses d’ail, des petites patates et quelques capres avec leur tige. Un régal! Pain de campagne très bon, trop bon!

Le Beaujolais n’ayant pas fait long feu, et le Côte du Rhône que nous voulions n’étant plus disponible, nous prenons l’autre côtes du Rhône (Richaud, Terre d’Aigues 2006, bio ,19€, 14°!). Les deux vins étaient bons, mais servis trop frais selon moi. Tout compte fait, vu la chaleur des plats, ce n’était pas si mal cette fraicheur.

Tripes au vin blanc pour Marco (très bon jus), joue de boeuf braisée, tagliatelles pour David (archi fondante la joue, comme un bonbon).

Rognon de veau (j’ai hésité à prendre le ris d’agneau) rosé, gratin dauphinois pour moi : très belle et bonne pièce, belle cuisson, assez brut, très nature. À côté, le gratin était très doux, servi à une bonne température (juste milieu entre chaud et brulant) il n’y a pas à dire, quand une femme cuisine des plats d’hommes, ça donne souvent de très belles choses. Bravo!

Pour finir, David prendre une crème mousse, à moins que ce ne soit une mousse crémeuse ou une crème mousseuse (encore du moelleux et de l’onctueux) à la coriandre. Que prennent les pochtrons? Oui, bravo, poire pochée au vin rouge pour Marco et pour moi : pas mal, mais le dessert de David me parait mieux réussi. La poire pochée était annoncée aux épices, en fait, c’était surtout de la cannelle. Sur une idée de Marco, je demande le moulin à poivre et nous corrigeons le tir avec quelques coups de moulin.

Quelques mignardises pour finir (guimauve like et je ne sais plus quoi, mais miam quand même).

Bilan : certes nous aurions pu venir à 4, ou prévenir plus tôt que nous ne serions que 3, ça aurait éviter d’irriter Nadège, qui a été charmante tout le reste de la soirée, mais pas autant que la jeune serveuse. 127 € à 3, soit 43-45€/personne, pour une délicieuse entrée, un très bon plat et un dessert pas mal, mais je choisirai mieux une autre fois, deux bouteilles de bon vin, à des prix raisonnables (à Paris, par rapport à certains établissements), moi je dis, c’est très bien. Il faut juste trouve un ou une quatrième pour la prochaine fois, et ce sera parfait!
Rédigé par chrisos
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j’aime bien ce restaurant, je suis allée plusieurs fois depuis l’ouverture, la patrone est un peu brusque, c’est vrai…