Le dimanche matin, en général, je dors. Sauf quand j’ai une bonne raison d’être debout (pour prendre un avion, pour ne pas m’être couché la veille, ou pour aider JD à déménager de Barbès à Belleville). Réveil à 8h15, lever vers 8h25, préparer quelques croutons au four, une sauce oignons tomates, se rendormir 10 minutes, se préparer, sortir, rouler sur les quais déserts, remonter Sebastopol, arriver au Boulevard de la Chapelle, traverser la voie de chemin de fer, garer son fidèle destrier… Premier arrivé, malgré 15 minutes de retard, je profite de la vue, d’un croissant, prends des news de JD, d’autres messins. Tout était quasiment emballé, il n’y avait plus qu’à descendre les 4 étages sans ascenseur et chargé le Peugeot Boxer coupe du monde de rugby (du gros n’importe quoi). Les renforts arrivent, on va pouvoir commencer.
Moi qui voyait ça en deux phases : une chaine dans les escaliers pour descendre tous les sacs jusqu’à la cour intérieure, puis, pendant qu’un groupe commençait à charger le camion, les autres descendaient les gros objets (le réfrigérateur, qui ne passait pas par la porte, quelques meubles…). Cela ne s’est pas vraiment passé comme ça, c’était plutôt le joyeux bordel, le chargement du camion semblait régi par un générateur aléatoire… Enfin bon, un peu avant midi, l’évacuation de l’ancien appartement était terminé. Je les ai donc lâchement abandonnés pour m’occuper de mon déjeuner.
Désistement de David (un texto à 8h et quelques pour dire qu’il va se coucher), il restait donc Claire et Laurent. Claire n’étant pas très portée sur la viande, il fallait que je trouve quelque chose pour faire mieux que les coeurs de laitue, les énièmes lasagnes mexicaines ou les chips (patate et maïs). Passage par Delmontel, pour prendre une baguette Renaissance (sel de Guérande) et un dessert. Problème : ils ont l’air très beaux, mais en vélo, ils risquent de mal voyager.

Les 5-6 minutes de queue (il y a du monde, et les vendeuses multi-nationalités ne chôment pas derrière les présentoirs) me laissent le temps de réfléchir. Et d’opter pour une brioche aux pralines. À l’accent et au physique, je pense que c’est une jeune polonaise qui m’a servi. Autour de 7-8€ pour une renaissance et cette brioche.

Je redescends vers les Halles, halte au bout de la rue Montmartre pour prendre un joli chou fleur et des carottes (j’étais déjà fan de carottes à croquer avant, mais depuis Shoot’em Up, moi aussi je me prends pour Bugs Bunny et je les croque tout juste rincées. 12h15, je suis dans les temps, j’appelle Laurent pour lui dire que ce sera ok pour 12h30. Lui m’apprend qu’il viendra finalement seul… Hum, il va encore y avoir trop à manger…
Repas très agréable à deux. Finalement, les pique niques d’intérieur c’est encore mieux quand on n’est pas nombreux. On goûte un peu de tout, j’aurai des restes pour toute la semaine, c’est un complot. Laurent a trouvé le pain bon (il était délicieux tout frais tout chaud sortant du four), et la brioche originale, mais un peu sèche (pfff…).
Un peu de rangement, comatage, puis chacun part dans son coin. Jason Bourne pour moi, aux Halles, autre chose pour mon « petit » frère. Le dimanche matin est plus qu’entamé, il est même complètement dépassé. Promis, je ferai un effort pour ne plus perdre mon temps inutilement samedi soir (en regardant du Rugby ou en marchant dans la Nuit Blanche par exemple).
Rédigé par chrisos
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