
Il Vino, restaurant de vins
13 boulevard de la Tour Maubourg, 75007 Paris.
Tél. : 01 44 11 72 00. Site Web.
Ouvert fin septembre 2007, à la place du Chamarré (resto mauricien), il n’y a pas encore d’avis sur CityVox, par contre il a déjà été commenté sur l’Internaute. Les Restos le référence déjà et nous apprend qu’Il Vino est tenu par Enrico Bernardo, meilleur sommelier du monde en 2004. C’est grâce ou à cause du FigaroScope (pour eux, il a été meilleur sommelier en 2005, corrigez les gars, c’est 2004) que nous y sommes allés avec Aurélie. Au passage, j’ai lu du bien sur Juvenile’s, rue de Richelieu, que je n’ai toujours pas essayé. Et un article plutôt intéressant sur Enrico Bernardo, le tout juste trentenaire sommelier business man.
En fait, c’est à cause du FigaroScope et d’un quiproquo que nous avons testé Il Vino. La semaine dernière, j’avais repéré, ici, le Vingt2 (22 rue Desnouettes, dans le 15e, pas loin du Gastroquet et d’Afaria, ouvert par l’ancien tenancier de la Cave de l’Os à Moelle) et en avais parlé à Aurélie. Le FigaroScope en ayant parlé cette semaine, je lui envoie le lien pour savoir si ça lui convient. Oui, donc je réserve pour 2 à 21h. Après une jolie performance en vélo (Rond point des Champs Elysées–>Convention en 16 minutes), et seulement 3 minutes de retard, je découvre, en garant mon vélo, des appels en absence et autres textos d’Aurélie… Oups, elle est en fait à l’Il Vino, Boulevard de la Tour Maubourg… Je préviens donc le Vingt2 que nous ne pourrons pas venir, et remonte vers la Seine.
Je retrouve Aurélie une grosse dizaine de minutes après. Arrivée avec un peu d’avance, elle avait demandé s’il y avait une réservation à mon nom, en a trouvé une à mon prénom (mais ce n’était pas moi!). Encore un immeuble d’angle : boulevard de la Tour Maubourg et rue de l’Université, en face, en diagonale, il y a Petrossian, et pas très loin, le Divellec.

Il s’agit bien d’un lieu dédié au vin, presque extrémiste, puisque nulle part on ne voit de description de plat. En fonction du choix du vin, un plat est proposé et servi. Formules à 50€ (rapide), à 100€ (aveugle) et à 1.000€ (oui, vous avez bien vu, contrairement à moi la première fois : mille euros). À la carte (ce que nous avons fait) : une douzaine de vins au verre, avec deux tarifs indiqués : le vin seul ou avec un plat. Le cadre est très moderne, sombre, un peu froid (Milanais?). Nous étions installés sur une table haute donnant sur le boulevard. La fenêtre est moyennement bien isolée, on sentait quelques petits courants d’air, de temps en temps… Côté rue de l’Université, au fond, le chais, en vitrine, lui aussi très design.
C’est un jeune serveur italien et une assez jeune serveuse française qui s’occuperont de nous, le patron passera aussi pour vérifier que tout va bien. Service très gentil, ne pas hésiter à leur poser des questions, ils se feront un plaisir de vous apprendre plein de choses passionnantes sur le vin. Qui dit cadre sombre, dit photos pourries, sorry! Pour m’attendre, Aurélie était à la San Pellegrino (5€ le demi litre). Nous en prendrons une seconde, plus tard.
Pouilly Fumé Les Cris (2005 ou 2006?, 18€, Sauvignon blanc, domaine Cailbourdin) pour Aurélie, avec une jolie (et bonne) salade d’artichauts et pata negra. Ayant opté pour un vin blanc autrichien plus minéral (du Gruner Veltliner, cépage typiquement autrichien, pas loin d’un Chardonnay, je crois qu’il vient du domaine Gobelsburg), j’ai eu droit à une salade de pommes de terre, oursins et émulsion au vinaigre. Cela faisait longtemps que je n’avais pas mangé d’oursins, c’était une bonne surprise et une belle réussite!

Après des débuts prometteurs, notre exploration se poursuit. Aurélie commande un verre d’Acustic 2005, qu’accompagne une cuisse de canard confite crapaudine, petites pommes de terres au lard (26€). Très bonne volaille! Le vin, par contre, plait moins, pas assez de personnalité selon moi. À moins que ce ne soit la comparaison avec mon Vosne Romanée 2003 (David Duband), accompagné de trois filets de rougets (sans arêtes!), cocos de Bretagne et tartine de pied de cochon (tout ça pour 24€). Un bel accord, là encore.

Pour finir, le serveur nous propose un vin qui ira bien avec le fromage et le dessert. Un Maury vendanges tardives (20€), avec du très puissant Stilton pour moi et un financier aux figues pour Aurélie (qui avait pourtant dit qu’elle voulait un dessert au chocolat…). Un vin très surprenant, moelleux, presque liquoreux. Très doux donc, ce qui n’est pas forcément ce que je préfère en général, mais là, le contraste avec le fromage était étonnamment détonnant! Bon dessert aux figues, malgré la déception de ne pas avoir eu quelque chose au chocolat!

Un café (5€) pour Aurélie, et des mignardises. Chocolats et caramels (très bien le caramel).

Ambiance : un fond musical sans grand intérêt, niveau sonore pas très élevé, mais pas top. Comme l’impression que le même disque tournait en boucle…. Cadre très épuré et sombre donc, plutôt sobre. Des tables hautes côté rue, des tables basses + banquette ou fauteuils côté murs intérieurs. Clientèle : un Monsieur en bretelles, des amateurs de vin, qui faisaient des dégustation à l’aveugle (beaux verres noirs fumés, de chez Zwiesel?) des ignares, comme moi. D’ailleurs, à propos de verres, ils étaient jolis, mais leur forme évasée nécessite une certaine agilité du poignet pour ne pas avoir à lever le coude trop haut…
Bilan : c’est en effet très bon, et le côté surprise (chacun dit au serveur s’il est contre quelque chose, moi ce sont les poissons avec plein d’arêtes) est plutôt original. Selon moi, c’est une façon originale de découvrir de nouveaux vins, mais il ne faut pas forcément venir là bas pour boire quelque chose qu’on connait déjà (pour ça, allez directement chez votre producteur ou caviste préféré). Les vis proposés devraient changer régulièrement, mais qu’en est-il des plats? Au bout de quelques expériences, on doit commencer à connaitre les plats : Aurélie a eu le même canard en crapaudine (éclaté) que les testeurs du FigaroScope, alors qu’ils avaient pris un autre vin. Pour 80€ par personne, c’était bon et bien il n’y a rien à dire…
Par contre, l’incertitude et le côté vin au premier plan me gênent un peu, certes, c’est intéressant, mais un peu couillon. Et puis ce n’est quand même pas aussi abordable qu’un bon bar à vins! Pour chipoter un peu : les vins à la carte servis au verre ne sont pas servis en abondance (15-20 cl maximum) et ce sont en général des vins que l’on trouve à moins de 15-16€ la bouteille dans le commerce. Peut être qu’il vaut mieux prendre directement une bouteille à la cave?
Je suis content de l’avoir testé, mais je ne suis pas sur d’y retourner très souvent. Pour le vin, la convivialité est importante, et un petit bar à vin, c’est quand même plus chaleureux et plus abordable!
Rédigé par chrisos
Lire aussi :
- Dîner au Lizarran
- Dîner à la Crèmerie
- Une bouteille de Bois-moi au Garde Robe
- Pré-théâtre rapido au Delaville Café
- Verres et dessert au Beau Vin




http://adrianmoore.blogspot.com/2007/07/you-read-it-here-first.html
C’est dommage que l’assiette ne suive pas avec le reste. Mais je vais me laisser tenter prochainement accompagner d’une de mes sommeliers…
S.
[...] Je n’arrive pas non plus à me souvenir de ce vin rouge vendanges tardives découvert à Il Vino, un Maury en fait. Il faut dire qu’on ne risquait pas de trouver, puis que je cherchais un [...]
Dommage que les photos soient floues…
Sinon, sympa comme commentaire.
Claude
Un petit mot d’Enrico Bernardo à travers son interview sur http://www.yoocuisine.tv
j’y vais aujourd’hui!
Suivant a peu pres le meme principe (avec la aussi une qualite de cuisine un peu en-dessous des vins), je ne sais pas si tu (vous) connais(sez) il y a pas loin des galeries lafayette « Le Bistrot du sommelier », le bistrot de Philippe Faure-Brac lui aussi meilleur sommelier du monde dans les annees 90. Il y a trois menus 60, 75 et 100 euros avec 5 plats 5 verres (je crois que ce sont les vins qui changent selon le menu). En tout cas, c’est tres sympa, assez didactique, et ils ont des superbes salons prives pour les groupes. Une belle experience en ce qui me concerne.
http://www.bistrotdusommelier.com/
>Brieuc : alors?
>Mix : je note