
Le Roosevelt, café, bar, restaurant.
61 avenue Franklin Delano Roosevelt, 75008 Paris.
Tél. : 01 42 25 75 44.
L’adresse dont je parle ici n’existe plus depuis le printemps 2009. Il semble que l’ancienne équipe ait laissé la main à une génération plus jeune, qui a entrepris des travaux de relooking (ça fait plus contemporain) et modifié la carte et le service. Je ne l’ai pas testé, mais de loin, cela ressemble à beaucoup d’autres adresses « opportunistes » du quartier.
Testé par hasard la veille du 14 août (c’étaient presque les seuls ouverts dans le coin), pour un petit déjeuner pas mal du tout (cake maison, jolies tartines, patronne à l’ancienne-oui je sais, tartines à l’ancienne, jolie patronne n’aurait pas été mal non plus), et refait à nouveau au petit déjeuner il y a quelques semaines, j’avais envie de tester cette adresse à midi. So be it.
Ce qui est bien, c’est qu’ils ont des tables pour un ou deux couverts. Certes, elles sont près de la porte, mais c’est suffisament bien isolé pour ne pas souffrir des courants d’air quand la porte est fermée. Je passe devant (en face du Bistrot Napolitain), une de ces petites tables est justement libre (celle en vitrine, à gauche en entrant), et semble m’attendre. Accueil par une jeune serveuse qui n’a pas l’air de faire le service du matin. Assez souriante, de la répartie, rudement efficace, bravo! Je m’installe. La carte est une ardoise fixée au mur, elle m’en lit un échantillon, j’avais repéré le tartare et l’andouillette, ce sera cette dernière (14,20€), avec un verre de vin rouge et une carafe d’eau. Carafe d’eau, pain et beurre arrivent juste après la prise de commande. Pain pas mal, mais peut mieux faire. Avec un peu de moutarde et de beurre, il passe bien.

À première vue, en voyant l’andouillette et le gratin, j’ai été un peu déçu : le paradoxe « grande assiette, mais pas remplie ». Pas forcément une très grande quantité, par contre, niveau qualité, rien à dire : andouillette classique, comme il faut, avec une pointe de moutarde de temps en temps. Quant au gratin dauphinois, il mérite complètement son nom, pas comme la merde qu’on m’a filée au Mesturet après 5-10 minutes. Et quelques petits champignons de Paris poêlés. Finalement, ce n’est pas si chichement servi que ça. Tout a l’air d’être fait sur place, le gratin est rudement bon, chapeau!

Seul bémol, à la table à côté, de sympathiques, mais très bavards commerciaux (de chez Lagardère Publicité, ou dans le style) qui fument. L’endroit est d’ailleurs rempli de semi-habitués qui travaillent dans le quartier. Pas vraiment de touristes, puisque de l’extérieur, on dirait un énième bar de base. Je pense qu’ils ont du récupérer une partie de l’ex clientèle de feu l’Olives Café. Une tarte aux pommes (pommes en tranches+compote, 6€), plutôt bonne aussi, mais j’ai quelques doutes sur la compote, et sur l’espèce de gélifiant au dessus des pommes.

Bilan : plat + dessert + un verre de vin à un peu plus de 23€, pas donné, mais là encore, pour le quartier et pour de bons plats « comme à la maison », c’est bien! J’ai peut être trouvé mon repère pour les vrais déjeuners rapido en solo (je ne sais pas pourquoi, certains, qui ont en général plutôt bon goût, préfèrent le Pizza Pino).
Rédigé par chrisos
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