J’go, premières tranches
Tags: 75006, Basque, Chaine, Charcuterie, Cochon, Français, J'Go, Mabillon, Paris, Sud-ouest, Tapas, Terrasse
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J’Go Saint Germain, 14 rue Lobineau, Marché Saint Germain (la vraie entrée se fait par la rue Félibien, à droite du Gymnase).
75006 Paris. Tél. : 01 43 26 19 02. Pas de réservations, en principe. Site Web.
Repéré début novembre, le J’Go Saint Germain est la troisième adresse de ce restaurant très orienté sud ouest (foie gras, cochon, vins, rugby, accent…). L’emplacement de la boutique traiteur+restaurant+bar) est plutôt logique, à quelques pas de la rue de la soif, fief des amateurs de rugby. Détail amusant, Edouard Baer, qui était là bas lors du passage de l’équipe du FigaroScope (2 coeurs) était là ce samedi également. Encore un qui vote dans le 75007 et qui squatte dans le 75006! Référencés sur CityVox, mais pas grand chose à part les coordonnées. Philippe, des Gourmandises, y est passé en octobre. Lily y a papilloné. Paris Week end Resto y est déjà passé, Alain Lambert également!
Fabien Galthié ne recule devant rien, cet impudent, il fait la promotion d’un resto dont il est actionnaire, comme ça, en douce, et ces gratte-papiers minables du Point ne semblent pas s’en offusquer (by the way, si vous voulez sourire, faire un tour sur http://restaurants.blog.lemonde.fr, j’aime beaucoup les notes récentes sur FS).
Je retrouve donc Aurélie, Marie et Renaud un peu après 20h30, installés au fond à droite (côté rue Clément), avec chacun un verre de vin à la main. Tables hautes et tabourets (ambiance bar, pour gagner de l’espace), déco assez rustique, une tête de taureau, des affiches de corrida, des jambons, des bouteilles de vin, baie vitrée avec vue sur la rue, sous les arcades. La carte est écrité au dessus du bar comptoir cuisine, à gauche en entrant. Seul problème, l’éclairage est moyen, on ne peut pas vraiment la lire de là où nous sommes assis. Heureusement, des ardoises « volantes » circulent.
Sur la carte des vins, la première bouteille démarre à plus de 25€! Et ça monte vite à 40€+. Hum, pourtant, il n’y a rien de fracassant. Au verre, ça démarre à 4€ (Cucugnan) pour exploser les 8€, ça marge à fond, on dirait. Le serveur, avec son accent authentique, me classe les vins par « force » croissante! Pas emballé, j’opte pour ce qui est le moins Sud Ouest : un verre de Corbières (7,5€). Pas mal, comme les vins de Marie et d’Aurélie, mais pas vraiment marquant.
À manger, c’est plus inspirant, si vous n’êtes pas au régime : cochon, agneau, canard, j’espère que vous aimez le gras! Nous partageons une tartine au foie gras (très bon foie gras, 12€), une grande assiette de jambon (19€). J’aime presqu’autant le gras que le jambon, donc ça allait pour moi, mais quand même, j’aurais bien vu plus de rouge et moins de blanc dans l’assiette. Enfin, il était tranché finement et était bien fondant.


Le pot de Pastifret (12€), qu’on démoule, puis qu’on retourne ne manque pas de matières grasses non plus, mais au moins on peut le retirer. Bon pain de campagne, style poilane, légèrement toasté. Le Pastifret, donc, c’est du pâté de porc noir de Bigorre, et ça se mange bien.

La meilleure surprise, ce sont sans doute les piquillos farcis à l’agneau confit (9€) : un pur régal.

Pour le round 2, chacun reprend un verre de vin qui ne sera pas noté sur l’addition (oubli volontaire ou pas?). On m’a saboté mes photos, donc je ne vous monterai pas les oeufs brouillés (8€, avec en principe du cochon noir, en fait, juste quelques mini bouchées) : un peu décevant! Vous ne verrez pas non plus le fromage de brebis Azkorria (basque, 12€), avec une confiture au potiron tellement sucrée que personne n’a reconnu ce que c’était!
Pour les desserts, pain perdu d’Huguette (7€, plein de sucre et de beurre, délicieusement écoeurant) pour Marie, crêpes au sucre (7€!) pour Renaud, riz au lait (très lait, 7€) pour moi. Un café (2,5€) et des petits chocolats pour Aurélie.



Clientèle : quelques amis d’Edouard Baer (serait-il associé dans cette affaire?), une bande d’habitués Toulousains à ma droite, quelques couples, quelques jeunes filles qui se font draguer par un quasi sexagénaire qui a « attendu » ses amis pendant plus d’une heure. Quelques grandes tables. Oui, ça sent bien l’ambiance bodega, et du coup, c’est super bruyant et pas vraiment pratique pour s’entendre à partir de 21h15…
Bilan : pour une trentaine d’euros par personne, c’est plutôt bien, mais on n’a finalement pas tant mangé que ça… Ah, et s’il y a un truc que je ne supporte pas, c’est cet esprit de clan « cool », on est du Sud Ouest, accent, Toulouse… Donc je ne sais pas, il faudra une seconde visite. J’y retourne mardi 11 décembre, pour un resto entre bloggeurs organisé par Hélène de Trendy Food.
Rédigé par chrisos
Lire aussi :
- Atelier de Robuchon, janvier 2010
- Diner au Comptoir du Relais
- Eggs’eco : les oeufs de Saint Germain des Prés
- Carte du Percolateur, rue de Turin, 75008 Paris
- Time warp…

merci pour cette visite en avant-première avant la rencontre du 11!
je suis demi-rassurée!
mais suis certaine que nous aurons bon accueil pour la réussite de notre soirée.
jespere que tu apprecieras les 3 vins que j’ai choisis.
Je n’aime pas non plus l’ambiance cool sud ouest comme tu dis, mais je suis certaine que la convivialité c’est nous la crérons à notre façon!!
Ce n’était pas mal, voire bien, si l’on fait abstraction de quelques détails énervants…
Jolie critique…à savoir que la critique est bien souvent constructive à condition qu’elle soit juste! je ne relèverai donc qu’une seule chose de ce bilan (finalement pas si négatif), c’est « le clan cool, on est du sud ouest etc… ». Je suis désolée que notre accueil t’insupporte (le tutoiement n’étant pas ici une forme de non respect!); cela dit, l’essence du J’Go réside justement dans les valeurs et les produits que nous défendons,dans l’accueil et la convivialité qui caractérisent notre belle région de midi-pyrénées!Certes, ce qu’il y a dans l’assiette est important (et heureusement) mais ce qui fait du J’go ce que nous sommes, c’est aussi l’envie de rester vrais et authentiques…Chez nous, on cuisine, on sert et on accueille en bons gascons…on ne se la joue pas sud-ouest, on l’est! Nous sommes prêts à entendre les critiques gastronomiques, à s’entendre dire que c’est trop cher et qu’on marge plus qu’ailleurs (ce qui, soit dit en passant, n’est pas le reflet de la réalité!)à prendre les paris sur les pronostics des associés, à raconter notre histoire, nos produits, à recevoir des clients qui ne nous aimeront pas…Mais nous ne changerons pas ce que nous sommes! La convivialité ne se crée pas…elle est l’âme d’un lieu…et celle que tu as vu ce soir là, c’est la notre: les grandes tables, les tabourets, les gens qui gueulent (…ou plutot qui vivent…), les toulousains en mal du pays, les vieux qui draguent les jeunes…et edouard et ses potes…bref un joli mélange de gens si différents…comme quoi, on est ouvert à tout! si un soir, tu veux sortir des brasseries parisiennes et des endroits « lounge » pas trop bruyants, à la recherche d’un peu de gouaille et de pâté, repasse nous voir, la porte est ouverte!!!
une du clan « cool on est du sud ouest, accent, toulouse!
Ils vont t’attendre de pied ferme le 11 décembre (est ce que je leur envoi une photo de toi ?).
Marie va t’obliger à chanter une chanson de Félicien du Loft (http://www.stars-oubliees.com/la_tele-realite/loft_story/felicien/rubrique117.html)pour que toi aussi tu ressentes la convivialité qui caractérise cette belle région de midi-pyrénées.
>Marie : à suivre…
>Patrice : tu es en forme dis-moi! Félicien, quel crétin celui là! Je pense que c’est justement à cause de gens comme ça que j’ai du mal avec la pseudo-coolitude sud ouest… Dieu sait que j’ai pourtant passé plein d’étés dans le Sud Ouest (Ariège), quand j’étais enfant.
Si Félicien est devenu une « star » ce n’est sûrement pas grâce aux gens du Sud-Ouest mais bien plus grâce à l’idée que ceux des autres régions s’en font.
Je ne crois qu’on la « coolitude » du Sud-Ouest soit surfaite. Ce qui est une évidence c’est qu’il y a un monde entre la convivialité à Paris et celle du Sud-Ouest.
Au passage Félicien c’est l’Aquitaine pas le Sud-Ouest
Félicien,une star? plutôt une étoile filante…
On ne va pas lancer un débat Paris-Province. On n’en finirait pas.
L’Aquitaine est bien dans la partie Sud-Ouest de la France, par contre, Midi-Pyrénes et Aquitaine sont des régions différentes. Félicien venait de la Chalosse, dans les Landes, en Aquitaine.
J’Go, ils sont à cheval (ou à cochon) sur l’Aquitaine et Midi-Pyrénées…
[...] il y a environ 4 semaines, je re go au J’Go, pour un dîner rencontre/networking organisé par Hélène. En général, je ne suis pas fan des [...]