La Société Générale, c’est fini…

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Ah, les banques et les gens qui travaillent dans ces agences. J’en connais quelques uns, je sais que ce n’est pas un métier facile, mais trop, c’est trop… La Société Générale, j’y était client depuis 1999. Avant, j’étais à la Poste, ce n’était pas mal du tout. Et puis, pour faire plaisir au BDE de Supélec qui est partenaire de l’agence SG de Cesson Sévigné, j’avais ouvert un compte là bas. Ah oui, mes parents sont aussi clients là bas, ainsi que mon frère et ma sœur.

Quelqu’un de naïf comme moi pourrait penser qu’il pourrait y avoir une relation privilégiée : une banque de famille, comme un médecin de famille. Et bien je ne dirai pas privilégiée, juste spéciale, spécialement casse-pieds. Les conseillers financiers changent tous les 18 mois en moyenne. C’est tellement pénible d’éduquer ces gens (pendant longtemps ils voulaient que j’ouvre un compte jeune, alors que j’avais signalé que j’en avais un ailleurs), puis ils m’envoyaient de la pub pour des trucs que je ne voulais pas. Par contre, quand je leur posais des questions sur des produits vus sur leur site web, je m’apercevais qu’ils en savaient moins que moi sur le sujet. Tant que j’avais moins de 25 ans, l’abonnement à leur carte bleue visa passait. Du jour au lendemain, il a été multiplié par 2-3. Vu qu’à la Poste j’avais des prestations similaires, j’ai dit rapidement adieu à leur package Jazz. Mais j’ai gardé mes comptes chez eux, contrairement à ce que proposait ma conseillère de la banque Postale, je n’ai pas transféré mon PEL, ni mon CEL, ni mon CODEVI (je crois qu’on dit livret de développement durable). La somme de tout ça fait quand même une jolie somme. J’ai réussi à leur faire comprendre qu’il ne fallait plus me proposer de soi disant « services », ça a fini par marcher, ils ne m’emmerdent plus. Le compte tourne encore, il y a bien 5-6 transactions dessus tous les mois. Je ne leur demande rien, ils me foutent la paix (quelques histoires de date de valeur qui font que je me retrouve à découvert de 20€ de temps en temps, mais après un fax ils me remboursent les agios scandaleux).

J’avais deux chèques à encaisser, chacun d’un montant pas faramineux, mais pas ridicule (deux fois quatre chiffres, entre Noël et la vente de la vieille poubelle). En principe j’envoie tout à la Banque Postale dans une enveloppe T, mais là, étant donné le montant et ma commande de Security Feel Better que ces andouilles de coliposte on perdue, je me méfie un peu. Le but est de déposer les chèques en personne. M’étant levé après 13h, pour la Banque Postale de la rue des St Pères, c’est mort. Je savais que mon agence SG était ouverte samedi matin uniquement : raté aussi (en fait, j’ai découvert, à 17h15, qu’ils étaient ouvert samedi jusqu’à 16h15). je me dis donc que je dois trouver une autre agence SG. Je prépare mes chèques, et, après un passage chez Ligne Roset et à la Grande Epicerie, je découvre que l’agence de la rue St Placide est ouverte. Sas, j’entre, et puis je cherche les bordereaux de remise de chèques. Je n’en trouve pas, me renseigne. Le jeune crétin qui tient l’accueil me dit que ça a changé parce qu’il y avait trop d’erreurs avec les bordereaux où l’on renseignait soi même son numéro de compte (en effet, ces manches ont fait une belle connerie une fois sur un chèque déposé sur le compte de mes parents), donc maintenant il y a des bordereaux personnalisés et pré-imprimés dans les chéquiers. Ah, je l’ignorais, ça date de quand? Mai-juin. Ok, mais je ne savais pas, il n’y a pas moyen, exceptionnellement? non, il faut regarder dans votre chéquier.

Je remonte chez moi (Bac à Glaces au passage), trouve mon chéquier (qui date de 2004), ne trouve pas de bordereau, mais trouve un stocks de vieux formulaires de remise de chèques (ceux où l’on peut encore choisir si ce sont des chèques en francs ou en euros). J’en remplis un, je me tape 15-20 minutes de marche pour retourner rue St Placide, je tombe cette fois sur une mégère qui me dit qu’elle ne peut pas prendre mes chèques. je lui explique la situation, elle me dit que c’est la faute de mon agence. Je lui explique que SG c’est un groupe et que pour moi c’est pareil, elle s’entête, devient désagréable, le ton monte. Elle me dit de m’adresser à mon agence. Je dis merci à cette bourrique bornée et me barre. Continuez, comme ça, vous êtes sur la bonne voie. Quant on perd 8% de sa capitalisation boursière en une journée, on devrait être plus humble, moins arrogant et essayer de rendre service et de comprendre ses clients. Ce n’est pas leur priorité, puisque je ne suis pas client de leur agence… Parfait, je vais prendre rendez-vous pour transférer et clôturer mes comptes dans cette banque où il n’y a pas de sens client.

Et ces deux chèques, je les ai finalement déposés dans un automate à la Poste de la rue du Louvre, ça a pris 3 minutes, avec ma CB et les chèques signés avec mon numéro de compte. Adieu au rouge et au noir, je me re-centre sur le bleu-blanc jaune : Boursorama (certes groupe SG, mais complètement différents dans leur approche clientèle banque de détail) et la Banque Postale.

Ah, et en plus leurs pubs ont toujours été nazes.