
Ze Kitchen Galerie,
4 rue des Grands Augustins, 75006 Paris.
Tél. : 01 44 32 00 32. Site Web. Blog.
Senga nous sort un grand publi-reportage « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Sur CityVox, plus de 25 avis récents, avec un honorable 4/5 en moyenne (on notera que je fus le premier à décerner 4/5 à cette adresse, que je fréquente plus ou moins régulièrement depuis plusieurs années, déniché sans doute dans le Lebey 2002 ou 2003). Bon score chez Qype, également. Dans la cuisine de Sophie, on voit qu’il y a plein de fans, même si certains redoutent que soient servies de petites portions. L’Internaute nous a pondu un beau photo-publi-reportage, là encore, on est à 4/5 en moyenne, pour une dizaine d’avis. Le Fooding voyage sans bouger. Mr Lung aime beaucoup cette adresse.
Très beau et bon compte rendu de Mercotte, qui raffole de cet endroit! Tricks and Thinks est pour.
Eric Cabrol trouve que ça vaut le détour mais qu’un peu de simplicité ne ferait pas de mal. Rate my Tiramisu l’a testé au déjeuner, et malgré un raté au niveau du service (bien rattrapé) a particulièrement apprécié (4,5/5).
François Simon en dit beaucoup de bien et reconnait au chef des qualités qui font parfois défaut à GC, chef de file de Générations C. Fabrice, de Coup de Fourchette, en est fan, de même que Laurent, des Gastros on Tour.
Caroline Mignot, de Table à Découvert, adore, ce qui n’est pas surprenant (mais qu’est-ce qu’ »un immense diptyque sanguin »?).
Carlo juge lucidement que Ze Kitchen Galerie, sans être parfaite, a plein d’atouts en sa faveur. John Talbott suit l’adresse depuis un moment et confirme que c’est du très bon qui s’améliore même avec le temps.
On retrouve un portait de William Ledeuil (le chef) dans le FigaroScope, interviews dans Goosto et sur Thym Citron, et des vidéos sur Cuisiner en Ligne.
Oanèse (dont vous trouverez la critique de Ze Kitchen Galerie ici) ne connaissait pas encore, ce fut donc l’occasion pour elle de découvrir cette adresse et pour moi l’occasion de voir si ça a beaucoup changé par rapport à mes souvenirs. Réservation à 20h30. Il pleut, il fait froid sur les quais. Entrés, nous enlevons nos manteaux, replions le parapluie. Quelques instants après, Cédric Maréchal (responsable de salle) nous accueille, nous débarasse et nous installe à notre table (côté rue, au niveau où le large couloir tenant lieu d’entrée/vestiaire débouche sur la grande salle). À table, c’est simple, set de table en plastique transparent, couverts en inox +, vrais verres à vin. Quelques olives pour débuter.
La clientèle n’est pas beaucoup plus jeune que dans mes souvenirs (il faut dire que j’ai quelques années de plus et que c’est moi qui faisait baisser la moyenne d’âge). À ma droite, une table de 4 quinquagénaires qui se tapent un menu dégustation, à gauche, un couple franco-américain qui doit avoir la trentaine passée, avec la mère américaine de Mademoiselle/Madame. Mélange de clientèle parisienne, provinciale et étrangère dont les points communs sont une certaine aisance financière, de la curiosité et un certain goût pour les bonnes choses. Au fond de la salle, les cuisines, derrière une cloison vitrée qui permet de voir l’équipe en action.

Ce soir, ce sera entrée plat dessert. Carte assez variée, dans le style fusion franco-asiatique. Mais pas la parodie de fusion, non. On ne trouvera pas de bête sucré/salé ou un machin aux épices gratuit. Ze Kitchen Galerie et William Ledeuil, c’est du bon, du sérieux, pas d’enfumage. Pour le vin, hésitations entre deux blancs du sud. M. Maréchal nous dira qu’il préfère et qu’il nous conseille le moins cher des deux, un Janasse (27€, 2006?), viognier, déjà bu du vin de cette maison, mais pas le même cépage, au verre aux Saveurs de Flora. Générations C aurait un service achats communs?). C’est honnête, il ne pousse pas à gonfler l’addition boissons. Avec une carafe d’eau qui sera assez bien renouvelée, c’est plus que correct.
Nous commençons avec un bouillon de carottes jaunes et langoustines (18,5€) pour Oanèse, raviolis de canard à la thaï (16€) pour moi. Désolé, plus d’un mois après sans notes, je ne peux que tenter de faire revenir quelques impressions.
À l’arrivée des plats on se dit, oh, ça a l’air fin, et ça sent bon, c’est joli cette présentation, mais est-ce que ce n’est pas un peu léger? À la première bouchée, le mélange de saveurs commence à prendre place dans le palais. Le pain, par ailleurs fort bon et les petites olives nous ont ouvert l’appétit. On déguste, doucement tranquillement, en laissant agir les sens : vue, pas trop d’ouïe (c’est d’ailleurs un peu le point faible de cette salle, c’est bruyant et pas très intime), puis odorat et goût et toucher, sur la langue et en bouche. C’est fin, les papilles se réveillent peu à peu, on apprécie, même si on ne (re) connait pas tout au premier coup. La cuisine de Ledeuil @ Ze Kitchen Galerie est recherchée, certes, mais reste accessible au (presque) commun des palais. Pas besoin de délit d’initiés ni d’efforts surhumains pour déceler la touche du chef. L’usage d’herbes et d’épices peut en dérouter plus d’un, c’est vrai (désolé pour Denis et Christine, qui sont, en décembre, pendant leur menu dégustation, tombés sur une préparation trop relevée à leur goût qui a quelque peu écrasé les saveurs suivantes).

Revenons à nos entrées, le cocktail de saveurs et de consistance fait plaisir, et on s’aperçoit vite que c’est finalement plus copieux qu’à la première impression. Les sens comblés enverraient-il des messages de satiété? On dirait que oui. Le service n’est pas mal, on arrive assez rapidement à obtenir ce qu’on veut. L’enchainement des plats (nous sommes arrivés vers 20h30, seconde moitié du second service) est un tout petit peu expéditif. On aurait bien profité de cinq minutes entre le moment où les entrées étaient débarrassées et l’arrivée des plats. Histoire de souffler un peu et de se préparer pour la suite.
Mais non, pas de répit, ni de pitié, faut que ça débite. Il parait (en lisant les expériences de certains et en discutant avec d’autres) que le service est un peu flottant. Cela dépend, semble-t-il de l’heure d’arrivée. Pour prendre son temps, il vaut mieux arriver plus tard.
La suite n’a pas tardé : agneau de pré salé, croquettes de viande (et courgettes?), 30€ pour Oanèse. Un bon bar à la plancha et quelques légumes verts (asperge) et champignons (33€) pour moi.


Mémoire un peu défaillante sur les détails, par contre, dans mes souvenirs, c’était très bien réussi, cohabitation réussie de saveurs et souvent symbiose. Rien n’est écrasé, chaque ingrédient existe bel et bien et apporte sa contribution à l’ensemble. Pas évident d’imaginer comment ce serait sans tel ou tel élément, à cause d’inter combinaisons et d’interpénétrations.
Oanèse semble ravie, mais regrette que ça s’enchaine aussi vite. Petite pause de 5-10 minutes avant de choisir les desserts. C’est moins évident de trancher cette fois, aucun de nous deux n’est spontanément attiré par un dessert (11€ le dessert) en particulier. Le capuccino de mangue choisi par Oanèse est un peu décevant, trop simple? Pas spécialement détonnant en tout cas.

J’ai plus de chance avec ma poire pochée, gianduja (chocolat aux noisettes, de Turin), avec une boule de très bonne glace au poivre. Poire pas mal, mais pas transcendante. Pour les desserts, peut mieux faire!

Malgré un cadre et une cuisine contemporains, uniques à Paris (pour la cuisine, des ressemblances avec Spoon, Caius, le Passiflore), la clientèle est finalement assez classique à Ze Kitchen Galerie. Dans l’assiette, le salé est très bon, le sucré est moins à mon goût. Le service est assez variable, mais en général gentil, bien que parfois débordé ou au contraire trop speed (notamment le soir au premier service). Malgré une salle bruyante, et quelques points perfectibles, c’est toujours une valeur sure.
Rédigé par chrisos
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Tout à fait d’accord avec toi pour le sucré !! on sent que ce n’est pas trop sa préférence !! mais une ambiance sympa et ça devrait encore être boosté par cette étoile !
Encore une fois la aussi je ne partage pas ton avis. Les desserts de William sont d’une grande finesse et toutes les associations qu’ils osent sont parfaites. Je me souviens d’une soupe de Chocolat Blanc et Wasabi qui était parfaitement réalisée. On vient William pour découvrir de nouvelles saveurs, sa technique est la. En ce qui me concerne j’y prends tjs autant de plaisir et je me laisse porter par sa creativité.
‘Poire pas mal, mais pas transcendante.’
Encore une fois tu juges, il n’y a pas de probleme a ca. Mais comment aurais tu souhaité avoir ta poire? J’aimerais bien savoir ce que tu as a proposé a William pour l’aider a progresser?
Merci de ta réponse.
>Mecotte : ah, je ne suis donc pas le seul à trouver que les desserts sont en dessous du salé!
>Stéphane, as-tu lu l’article en entier?on dirait que rien de ce que j’écris ne te va ces temps ci! J’ai pourtant dit que c’est une adresse que j’apprécie depuis des années et que c’est une valeur sure (catégorie « Bien »).
Dans ma conclusion j’indique : « Dans l’assiette, le salé est très bon, le sucré est moins à mon goût. » Mercotte semble de mon avis pour les desserts!
Je n’ai rien à leur proposer, c’est moi le client! Je goûte ce qu’ils proposent et je dis si j’ai apprécié. Si j’avais quelque chose à leur proposer ou si je pensais mieux faire, je me lancerais dans la restauration, je ferais du conseil ou je leur ferais concurrence. Pour certains points, je dis parfois qu’il y a des améliorations possibles (service, insonorisation), mais je n’ai pas la prétention de leur apprendre à faire la cuisine. Ni a Ze Kitchen Galerie, ni aux autres…
>Stéphane : le dessert dont tu parles n’était pas à la carte ce soir-là. Et je ne suis pas fan de chocolat blanc.
Désolé si mon article n’était pas aussi tranché mais j’aime beaucoup Ze Ktichen Galerie ! Et puis voyager sans bouger… référence huysmanssienne… aaaaaah, j’adore !!!
>Mr. Lung : c’est l’impression que j’avais eue en te lisant, je corrige!
@ Chrisos > Non pas que je ne sois pas satisfait de ta note, mais lorsque tu avances ‘Poire pas mal, mais pas transcendante.’ je m’attends a avoir une proposition, qu’est ce qui ne t’a pas plus dans cette poire? la texture, l’association.
Et Mercotte n’a pas la science infuse non plus!! William traite le sucré d’une autre maniere, apres on aime ou non ce qu’il propose, en ce qui me concerne j’ai partagé ce grand moment avec le chef d’une grande maison Espagnole qui a reconnu n’avoir pas eu de tel sensations sur un dessert depuis longtemps….et sur ce dessert on a tous partagé son avis. Lorsque je diner chez William je prends tjs deux desserts car je suis fan.
la poire que j’ai mangée ce samedi 26 avril 2008 chez Pramil m’a bien plus plu (avec une boule de glace sabayon, fleur d’oranger). Elle était plus fraiche, on sentait mieux le gout de poire et elle était un peu plus fondante.
Mercotte n’a pas la science infuse non plus, mais il semble que certains partagent mon avis, c’est tout.
Là encore, j’avais bien dit et juste dit) que les desserts étaient moins à mon goût que le salé. Rien de grave, vraiment!
Je te laisse méditer cette phrase de la grande critique Caroline Mignot : « nous n’avons pas les même saveurs en bouche ».
Comme d’autres partagent mon avis…
Et bravo pour ta reference! Il fallait la trouver celle la… ( reference) :-p
Est-ce que ce n’est pas tout l’intéret de la critique (en tant que jugement, positif ou négatif) justement? Quand on est un consommateur moyen, ayant un hobby artistique quelconque, mais pas le temps ni l’argent de s’y consacrer autant qu’on aimerait, l’idée est de réussir son achat (que ce soit un livre, un CD, une place de concert ou un resto). Réussir son achat, j’entends par la en etre content. L’idée c’est, de facon empirique, de découvrir de quels critiques (pro ou amateur) on se sent généralement proche, pour ensuite pouvoir leur faire relativement confiance (je ne dis pas confiance aveuglément) et aider dans ses choix (je dis bien aider).
tout le monde a un peu raison donc!
oh, mais je cite mes classiques, par contre, je n’ai toujours pas compris ce que ça voulait dire, tu sais toi?
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bonjour christophe, on en avait parle ya un an en vue de mon anniv en avril, .. eh ben figure toi que je suis en passage ultra eclair à paris (salon de lagri!) et normalement mercredi jy vais avec mon papa !
donc je te tiendrai au courant en prime time
>Stella : alors, comment était-ce?