avr 22
Franchement, après on dit que c’est moi qui suis mauvaise langue. Un petit texte sur la guéguerre Pudlo et Michelin : en effet, c’est triste cette rivalité et de voir que certains ont choisi leur camp. Cela n’enlève aucun mérite au Meurice (mais ça fait un sacré budget).
Quant au classement San Pellegrino des 50 meilleurs restaurants au monde, il est sorti hier soir et reste égal à lui même : incomplet et biaisé!
Rédigé par chrisos
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Qu’est ce que tu entends par « incomplet et biaisé »?
Bon, je trouve que ca releve d’une volonté de tout classer et tout noter tres en vogue actuellement (et surtout dans la gastronomie, voir les notes sur 20 pour le vin, hihi), et donc il ne faut pas forcément prendre ca au pied de la lettre, mais ca donne des idées en cas de voyages au bout du monde (meme si ca a l’air tres oriente cuisine a la Herve This, en tout cas pour les trois premiers, ce qui n’est pas ce qui me branche le plus a priori).
Un classement, ça se fait sur des critères clairs, généralement quantitatifs, ou sinon qualitatifs mais codifiés. Il faudrait définir l’univers, décrire le protocole de mesure, et alors on pourrait parler de classement.
Visiblement, les membres de ce jury ne vont pas beaucoup en Asie, et par ailleurs, je ne comprends pas comment on peut comparer des cuisines aussi différentes.
Mettre des notes, c’est scolaire et ça marche très bien quand c’est cadré, là, il y a tout simplement trop de critères et trop de dimensions. Entre un restaurant très bien et très cher et un restaurant bien et cher, lequel choisir? Entre un endroit avec des bons ingrédients et un service minable et un autre avec un super service et des plats moyens, qui gagne? Je force volontairement le trait, parce que souvent les différences sont subtiles et il n’est pas évident de faire une hiérarchie.
Mais oui, sur le fait que ça donne des idées et qu’on peut creuser après, je suis d’accord.
Je vois ce que tu veux dire, c’est ce que je sous-entendais vaguement en parlant des notes pour le vin (et ce que certains critiquent chez Parker notamment, cette volonté un peu puérile de vouloir a tout prix classer des choses qui n’ont rien a voir, subjectivement et meme objectivement).
C’etait un peu l’argument de Nossiter dont je parlais a propos de l’Atelier: en gros si je me souviens bien il disait que c’etait bien mais completement lisse, un espece de « restaurant gastronomique globalisé » qu’on pourrait retrouver a Paris comme a Tokyo ou a New-York, bref, sans identité. Bon, c’est a prendre avec des pincettes vu qu’il a quand meme des opinions bien tranchees, mais peut etre que ce genre de classements favorise cette « dérive »: en voyant les trois premiers du classement, on peut comprendre assez bien le genre de cuisine qui plait le plus au jury, et donc s’y conformer pour grimper dans cette « hierarchie »: Ainsi le client peut gouter a la quasi identique « cuisine moleculaire » de Helsinki a Vladivostok en passant par Le Cap.
yes!
ben dans le classement il y a des « chaines » : l’Atelier de Robuchon, Nobu…
Les deux restos de Thomas Keller qui se talonnent (French Laundry et PerSe).
Et oui, c’est vrai qu’il y a mondialisation et uniformisation de la cuisine, que ce soit par le bas (fast food) ou par le haut (ex-chefs devenus hommes d’affaires qui ouvrent des restos dans les grandes villes (Ducasse, Robuchon, Ramsay…)
La aussi je ne comprends pas cette note sur backchich, j’etais a Meurice et je suis passé en GV en fin de soirée et franchement, ts les chefs etaient au 2 rendez vous et je cherche encore la guerre annoncée….
[...] sur le millésime 2009 du Guide Michelin France? Je préviens tout de suite que je trouve ça stérile et sans intérêt, alors que le front-running “légal” en bourse (i.e. la bonne [...]
>Aude aka ce n’est pas votre vrai prénom, on dirait :
que voulez-vous dire? de quoi parlez-vous?