
Restaurant Meiji
24 rue Marbeuf, 75008 Paris.
Tél. : 01 45 62 30 14. Site Web. (Les prix ont augmenté par rapport à leur carte du 13/06/2008).
Découvert sur le blog des GoT, Meiji est en fait l’adresse haut de gamme de Matsuri (oui, ceux-là même qui ont racheté le traiteur Chemin pour un faire un sushi shop de plus). Ils auraient repris l’adresse (ex Sushicho Yakitori) il y a quelques années. Loin d’être un expert en gastronomie japonaise, je trouve, à priori, le positionnement de leur carte yakitori+sushi/sashimi un peu proche de ce qui se fait rue Monsieur Le Prince (faux japonais), en plus classe, proximité des champs élysées oblige.
Adrian Moore, sur Gogo, nous apprend que le chef est un ancien de Nobu, et que c’est à présent un vrai restaurant japonais. Ils sont d’ailleurs sur la liste du CECJ. Mély y est allée et a plutôt apprécié (4/5). 4/5 sur CityVox, 3/5 sur Qype,
Laurent et moi nous y retrouvons assez tôt, sans réservation, et nous décrochons une table au comptoir du bar à sushis. L’adresse indique la rue Marbeuf, le restaurant est en fait situé au font d’une cour intérieure. La déco correspond bien à l’idée qu’on peut se faire de se genre d’endroit : bois clair à gogo, comptoir, petites tables. Ils en en même fait plus : petit bassin et fontaine à l’entrée. Niveau dépaysement, ce n’est pas mal. Niveau accueil, hélas, c’est un peu froid, elle a l’air de faire la tête (je vais finir par penser que c’est toujours comme ça dans les nippons pas mauvais).

Une kirin pression bien fraiche chacun (6€ le demi, 9€ la pinte, c’est abusé, quand même!). Nous prendrons un menu chacun : Sushi teishoku (20€) pour Laurent, Tempura teishoku (19€) pour moi. Nous complèterons par quelques sushis à la carte : California rolls au crabe (8€), Ikura gunkan (œufs de saumon dans une feuille d’algue, 4€), Horenso shake gunkan (tartare de saumon+épinards 3€).

La petite salade des menus permet de commencer tranquillement, avec une soupe miso avec des vrais morceaux de soja (oui, oui!). La commande hors menu arrivera assez vite : ils sont au moins deux, voire derrière le comptoir à préparer sushis, makis, sashimis et autres… Les makis sont frais, mais préparés un peu à l’avance (une dizaine de minutes, puisque c’était encore le début du service de midi). Il faut dire qu’il y a plus de 70 places assises, ça n’est pas forcément être fait minute comme dans d’autres adresses, plus personnelles (Tsukizi, Isami), mais c’est tout comme (il y a plus de sushis masters). Cette première tournée n’est pas mal du tout, les california rolls sont bons, le mini-cornet au saumon aussi.

Pas de photos de ce qui suit, dans le feu de l’action, je n’ai pas eu le temps, ni le réflex, de reposer mes baguettes ou mes mains. Les tempuras (crevettes+légumes) sont d’un bon niveau, pas trop grasses, sauce agréable. Les sushis (daurade, crevette, saumon et thon) ne sont pas mal non plus, un peu classiques, mais de bonne qualité. Ils partagent leur planche avec des petits makis (pas mal). Pas de riz, puisqu’il y en a déjà dans les sushis et les makis. L’ensemble est plutôt bon.
N’ayant pas beaucoup de temps, et habitués à des déceptions niveau desserts japonais, nous les zappons. Plus 10 minutes pour avoir l’addition quand même. Il faut dire que ça commence à être plein et que notre serveuse, en plus d’un manque d’amabilité, ne semble pas très bien organisée… Environ 35€/personne. Niveau salé, ce n’était pas mal. Niveau cadre, ça passe. Niveau clientèle, mélange de touristes et de business, rien de surprenant. Service bof (comme dans beaucoup de Japonais, quoi). À refaire à la rentrée, avec plus de temps et en essayant des plats à la carte, plutôt que les menus, un peu trop ordinaires.
Nous finirons ce déjeuner à la Maison du Chocolat, croisement François 1er et Pierre Charron : éclair pour Laurent, tarte au chocolat noir pour moi, après avoir assisté à une tentative d’escroquerie par un jeune Roumain.
Rédigé par chrisos
Lire aussi :
- Sushi Shop,
- Dîner au Japoyaki
- Tsukizi : sushi master
- Sous les Cerisiers (rue Stanislas, 75006 Paris) : nippon de charme
- Chez André, ou comment se reconcilier avec les brasseries…

