
35° Ouest, restaurant
35 rue de Verneuil, 75 007 Paris.
Tél. : 01 42 86 98 88.
J’aime beaucoup 35° Ouest, un excellent restaurant de poissons, aux dimensions humaines, animé en salle par un patron affable et un peu bedonnant et un serveur plus jeune et toujours très souriant. C’est important de se sentir bien et d’être à l’aise dès le début, et, à 35° Ouest, confiance et de sérénité règnent. La carte n’est pas trop longue, mais il y a du choix, de la fraicheur et de la qualité.
Dîner avec AM, A et O. Nous boirons une bouteille de très bon Pouilly-Fuissé (42,2€ 2005, Larochette Manciat, Chardonnay). Le chardonnay, je sais ce n’est pas très original, moi, pour moi, c’est une valeur sure.
O saute l’entrée. AM démarre avec un tartare de poissons (cabillaud et saumon), huile d’olive et galanga (15€), frais, sobrement mais élégamment servi. C’est frais, légèrement iodé et tendre, mais pas mou. A prend une salade tiède de haricots verts (6€) frais et croquants.

Friture d’éperlans sauce tartare (9€) pour moi. Pas si lourd qu’on pourrait le redouter. Petits poissons frits que l’on croque entièrement, nature, avec un peu de citron, ou trempés dans une classique et bonne sauce tartare. Il y a encore quelques années, j’aurais préféré mourir de faim plutôt que d’avaler du poisson frit. Là, non seulement c’est moi qui ai choisi, mais en plus, je trouve ça bon!

AM et A continuent avec les langoustines cuites au four, beurre à l’estragon, fenouil confit (42€). En rang, prêtes à être mangées. Avec ce beurre fondu, elles sont fameuses! Et c’est quand même plus fin (au niveau du goût) que de grosses gambas. Le fenouil confit se mange très bien, lui aussi.

Pour O, joli turbot rôti en tronçon, poêlée de pleurotes et cocos plats (45€).

Et pour moi, sole poêlée meunière (vive le beurre!), accompagnée de pommes de terre écrasées (42€). Onctueux, fondant, gras mais pas écœurant, c’est tout simplement un régal.

O et AM terminent par un sorbet vanille au muscat de Beaumes de Venise (10€). Là encore, le sorbet vanille, une révélation!

Sablé breton, pommes poêlées, caramel au beurre salé (10€) pour moi. Vu le descriptif, tout le monde s’attendait à un dessert un peu lourd, archi-copieux. Surtout que du gras et du beurre, entre les entrées et les plats, on en a eu de bonnes doses. Eh bien non, là encore, c’est très bien dimensionné. Ce n’est pas énorme, c’est juste ce qu’il faut. Le dessous est friable et croquant, le dessus moelleux et doux. Une jolie conclusion.

À l’arrivée, ce n’est pas donné (~70€/personne, pour une bouteille d’eau, une de vin, trois entrées, quatre plats et trois desserts, à quatre). Certes, mais le vrai bon poisson sauvage est un luxe. Une ressource rare, à préserver. Ces tarifs n’apparaissent donc pas choquants, surtout qu’il n’y a pas que le produit qui est de très bonne qualité : la réalisation, le service et l’accueil sont très bons. C’est une valeur sure. Certes, ce n’est pas une grande institution parisienne comme Divellec ou le Duc, mais là encore, ils n’ont pas cette prétention et c’est facilement deux fois moins cher rue de Verneuil que boulevard Raspail ou esplanade des Invalides…
et moi, ça me convient tout à fait!
Rédigé par chrisos
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