
Auberge Ravoux
Maison de Van Gogh
Place de la Mairie, 95430 Auvers-sur-Oise
Tél. : 01 30 36 60 60. Site Web.
Après l‘Hôtel, rue des Beaux Arts, 75006, Paris, où Oscar Wilde et Jim Morrison ont rendu l’âme, c’est à l’Auberge Ravoux, où Vincent Van Gogh a vécu ses dernières semaines, ses derniers jours, dernières heures et dernières minutes (je vous épargne les secondes), que nous déjeunons, après une mission Ikéa Franconville.
Nous avions cherché un bon restaurant ouvert en région parisienne, un dimanche d’août, situé pas trop loin d’un Ikéa. C’est grâce au Michelin (un Bibi gourmand) que nous avons trouvé l’Auberge Ravoux, à Auvers sur Oise. Le côté « culturel » et artisitique compléte très bien les dimensions shopping et gastronomie. L’avis donné sur l ‘Internaute est plutôt bon. Sur Mmmm!!!, il semble qu’ils parlent d’un café ou salon de thé, qui sert de bonnes choses entre les repas. Ici, on trouvera quelques photos, mais pas d’avis, sur un déjeuner à l’Auberge Ravoux.
L’entrée se fait par derrière, et non par la place de la mairie. Arrivés un peu plus tôt que prévu (la pluie ne pousse pas forcément à trainer dehors), nous patientons en nous cultivant un peu dans la partie musée/histoire de Van Gogh.
Nous sommes installés derrière vitre donnat sur la place de la Mairie, à une table pour quatre, qui pourrait presque être d’époque. Derrière moi et à ma gauche, le bar et les desserts. La tarte tatin a l’air fameuse! L’ambiance est assez détendue, c’est agréable, on se sent vite bien. Le service est dynamique et percutant, ce n’est pas parce que ça pourrait être un guet-appens pour touristes que ça en est un, bien au contraire. Nous prenons le menu 3 plats (37€/personne), avec un demi-litre de vin (17€, pour un bon Saint Joseph de 2005), et une carafe d’eau.
Forcément, la déco est à l’ancienne. J’aime bien cette forme de verre à pied, moins élancée, mais moins banale que nos verres contemporains.

Salade aux miettes de foie gras pour moi : bonne et copieuse.

Tout comme les oeufs meurette, servis dans cette jolie cocotte en fonte, avec du pain grillé.

Le pain, brun, à l’ancienne (quelle surprise!) se mange lui aussi sans faim. Après ces généreuses entrées, nous avons hâte de voir la suite! Gigot d’agneau Ravoux, dit de de sept heures, dans une cocotte, pour le garder bien au chaud,

servi avec un magnifique gratin de pommes de terre : il a l’air brulé, mais il est juste bien cuit et bien croustillant sur le dessus.

Le rognon de veau (cocotte for ever) ne dénote pas du reste, bien saisi à l’extérieur, moelleux grâce à sa sauce au vin et bien rosé dedans : un très bon morceau.

Le plat de purée qui l’accompagne a beaucoup de qualités (succulent, copieux), sauf la légèreté.

Du classique, du traditionnel, bien fait, très bon et en belle quantité! Déjeuner tous les jours comme ça n’est surement pas bon pour la santé, mais se faire plaisir, une fois de temps en temps et abuser de très bonnes choses, c’est extra!
Surtout que ce n’est pas fini. Les desserts, à l’image de ce qui a précédé, sont bons et copieux. Dans le saladier de mousse au chocolat, pour se faire une idée de la taille, c’est une cuiller à soupe (pour se servir dans l’assiette), pas une cuiller à dessert.

La tarte tatin, concentré de sucres et de beurre, bien onctueuse et fondante, donc, est accompagnée de son petit pot de crème fraiche, qui est un faux ami, puisque sa fraicheur et son bon goût masquent ses calories.

Pour se remettre de ce festin, une infusion (4€ verveine) et un verre d’absinthe (5€). Certes, ça soulage un peu l’estomac.

Mais, le temps s’étant découvert entre temps, une promenade sur les traces de l’artiste maudit à l’oreille coupée s’impose. Ce sera agréable et bien plus efficace (avec des Security Feel Better) pour bien lancer la digestion.
À l’arrivée, on est tout joyeux, on flotte. 100€ à deux pour s’évader de Paris et une belle expérience à table, ça vaut le coup et le coût.
Rédigé par chrisos
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