
Bar de l’hôtel Bristol
112 rue du Faubourg Saint Honoré, 75008 Paris.
Tél. : 01 53 43 43 00. Site Web.
Le Bar du Bristol, comme le restaurant d’été de la Réserve de Beaulieu, fait partie des adresses « palace », trop chères pour moi. En effet, ce genre d’adresse, agréable au demeurant, me semble pénalisé par un très mauvais rapport qualité prix. Je ne vois pas l’intérêt de payer autant pour quelque chose dont je ne profite ni vraiment, ni pleinement…
Le restaurant gastronomique d’Eric Frechon (nouveau promu trois étoiles Michelin), où nous avions déjeuné en mai 2008, m’avait beaucoup plu et j’avais trouvé les tarifs en ligne avec la prestation et notre plaisir. Par contre, je ne vois aucun intérêt à séjourner dans un hôtel de cette catégorie, à de tels niveaux de prix (même s’il parait que depuis quelques mois, avec un taux de remplissage moindre, il est possible de négocier des rabais). Dans un hôtel, le plus important c’est que la chambre soit propre et confortable, que ce ne soit pas bruyant. S’il y a une piscine, un jacuzzi, un sauna et/ou un bain turc, c’est encore mieux, mais ce n’est pas indispensable. Le service à l’étage, le room service, avoir quelqu’un à ma disposition 24h/24, ça ne m’intéresse pas plus que ça. Je ne me vois pas payer plus cher pour ça. Un déjeuner au Bar du Bristol, c’est un peu ça, dans l’esprit. Le soi-disant côté Happy few, à mes yeux, est surtout une sélection par l’argent. Ce n’est pas forcément ce qu’il y a de plus intéressant. Je ne dis pas que je suis anti-palace, je trouve ça bien, pour d’autres…
AM, quant à elle, avait envie d’essayer le pique-nique du Crillon. Hélas, la météo peu favorable les a contraint à mettre prématurément un terme à cette opération. Ayant entendu parler du plateau sandwich, par P, j’avais fait des recherches et étais tombé sur Luxmode (snacking chic). Pas plus convaincu que ça, mais curieux de voir ce que ce plateau sandwich pourrait donner, nous nous retrouvons au Bar vers midi trente.
Le bar est situé dans le prolongement du hall d’entrée. Le bar en lui-même carré, est situé au milieu d’une grande salle, alors qu’une salle plus intime prolonge cet espace. La déco et le mobilier sont classiques, pas forcément très funky.

Ce pot de fleurs en est une bonne illustration, n’est-ce pas?

Qui dit bar, dit souvent table basse. Pour un verre, c’est très bien, mais pour manger autre chose qu’un dessert ou des bouchées, je préfère une table sous laquelle je peux passer mes cuisses, comme au 1515. La carte est assez simple et propose des classiques assez simples : salades, plats froids, pâtes… à des tarifs redoutables. Il suffit de voir le prix des boissons pour s’en convaincre : 9€ pour une bouteille d’un demi-litre d’Evian. 15€ pour un (bon) verre de Sancerre rouge, 12€ pour du Bourgogne Aligoté. Servis à avec quelques graines et noix salées. Argenterie, set de table blanc (pas si épais).

Beurre d’Echiré, doux, en sachet métallisé (pourquoi pas du Bordier?). Mouais, ça fait un peu cheap je trouve.

AM choisit un carpaccio de boeuf (37€), alors que j’opte pour le plateau sandwiches (38€). En attendant d’être servis, nous démarrons au pain (bon, mais pas extra) et au beurre. Dans un bar, on s’attend à ce que ça aille assez vite. Or, ce n’est pas le cas, nous devrons patienter plus de vingt minutes, avant de faire signe à une serveuse pour lui demander des nouvelles de notre commande. Elle nous rassure en nous disant que ça ne devrait plus tarder. Six-sept minutes après, nous sommes enfin servis. Le carpaccio a une bonne tête, avec du parmesan, un peu d’huile et quelques condiments. Avec une salade verte à côté. C’est très bon, mais je ne pense pas que ça vaille 37€!

Quant à moi, je contemple puis avale le plateau sandwich. Du plus loin au plus près, sandwich liquide servi dans un verre à martini, pain aux olives avec chèvre et légumes croquants (surtout de la courgette), pain aux lardons petit oeuf de caille, tomate, et un peu de sauce mayonnaise like. Pour finir : pain brioché au beurre, framboises et pépins de framboises. Amusant, original, ça convient à un petit appétit, mais, même avec du pain et du beurre, je reste sur ma faim.
Nous passons donc aux desserts : un gâteau au chocolat (22€) pour AM et un millefeuille (23€) avec des fruits rouges.


Ces desserts sont excellents. À ce prix, on n’en attend pas moins. Ce n’est plus vraiment un prix bar, plutôt du niveau d’un étoilé. Pourquoi pas, après tout ces desserts sont réellement du niveau haute pâtisserie. Mais je maintiens que dans un bar, ça pourrait être plus abordable.
Ce déjeuner un peu déroutant aura duré un peu plus d’une grosse heure. C’était bon. Les plats, à eux seuls, ne suffisent pas à calmer des appétits normaux. Avec des desserts, c’est exactement ce qu’il faut. Le cadre, la clientèle et le service sont classiques, mais sans grand intérêt, selon moi. Rien de méchant, sauf quà plus de 75€/personne, je trouve ça bien trop cher (au cas où vous ne l’auriez pas encore compris). Dans ce quartier, dans le même esprit (bar d’hôtel, pour manger assez vite, bien, des plats simples et efficaces) je préfère nettement le 1515, ou encore le bar de l’Astor. Pour une vingtaine d’euros de plus, on peut presque déjeuner au restaurant gastronomique du Bristol (menu déjeuner). Pour moins cher, moins guindé, on mange très bien au Griffonnier, au Maxan, et, un peu plus loin, à l’Abordage ou à l’Arôme. Même si je gagne au loto, ou que je découvre que j’ai un oncle ou un grand cousin Millardaire Russe, je n’aurai pas l’idée de venir déjeuner à nouveau au bar du Bristol.
Pour info, les cocktails, selon le FigaroScope, sont un peu lisses et n’ont rien d’exceptionnel.
Rédigé le 22 mars 2009.
Rédigé par chrisos
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