À la (chère) Châtaigne
Tags: 75008, Charcuterie, Corse, Fromages, Miromesnil, Paris
Ajouter commentaires
À la Châtaigne, bar à vins/bistrot corse.
22 rue de Miromesnil, 75008 Paris.
Tél. : 01 40 07 90 86
Le FigaroScope en a fait une des bonnes adresses de l’été dernier. À la châtaigne est actuellement numéro de sa catégorie (restaurants corses à Paris) sur Qype (on peut quand même se poser des questions sur l’avis de ce membre, et on se demande quel illettré a trouvé ça bien écrit!). Si, pour Anous, prix corses veulent dire « cher pour ce que c’est» , je les rejoins un peu. Richard Hesse a bien aimé (budget~40€/tête, sans les boissons). Je le soupçonne d’y être allé avec John Talbott qui a lui aussi bien apprécié l’endroit.
Menstyle en parle (montage ou montagne?) dans un article dont je n’aime pas le style : 10 nouvelles adresses à découvrir très vite. Découvrir très vite? Pourquoi, elle vont bientôt déjà fermer? Ou bien pour nous proposer encore 10 nouvelles adresses à découvrir très vite dans deux mois? La précipitation est un vilain défaut.
Comme je l’explique ici, après deux jours de travail bien remplis et le repas de midi qui passe au second plan, Y, N et moi décidons de déjeuner décemment. Il est presque 13h. Trop tard pour le Bistrot Napolitain. Nous tentons les classiques juste à côté : Bugsy, le Griffonnier, qui sont tous les deux pleins. Je propose alors de tester un bistrot corse devant lequel je passe assez souvent et qui n’a pas l’air mal et qui est juste à côté. Nous remontons donc la rue de Miromesnil.
Le restaurant est tout en longueur. À gauche, un bar assez grand, et des tables à droite. Au bout de quelques mètres, il y a quelques marches. À droite, toujours des tables, alors qu’à gauche, on devine la cuisine derrière une porte et une desserte. C’est dans cette partie que l’on nous attribue une table. Service 100% féminin ce jour-là : une dame assez distinguées et des jeunes femmes plutôt élancées. Sympathiques dans l’ensemble.
La déco est contemporaine, sobre dans l’ensemble, hormis cette espèce d’œuvre conceptuelle torturée réalisée sur du carton, que je trouve un peu glauque.
La thématique corse est bien respectée, que ce soit dans les plats ou les bouteilles proposés. Par contre, ce n’est pas donné, je veux dire, pour un déjeuner « banal» et assez rapide, entre collègues. En général, on s’en sort pour une vingtaine d’euros par personne et on pousse parfois à trois tickets restaurant (une petite trentaine d’euros), avec du vin et/ou un dessert. Les plats démarrent à 15€, et niveau vin, ça dépasse très vite la barre de 30€/bouteille.
Mes collègues optent pour des pâtes (canneloni), pour moi ce sera le foie de veau et les gnocchis (23€, parmi les suggestions du jour). Pas de vin, juste une carafe d’eau. La serveuse qui prend notre commande nous suggère de partager une planche de charcuterie en attendant les plats.

La planche de salaisons corses arrive au bout de quelques minutes. Belle déclinaison : jambon, saucisson, coppa, pancetta… des classiques de fort bonne qualité, servis en pas très grande quantité. À trois, avec une petite faim, ça se partage bien, mais c’est loin d’être généreux, surtout quand on découvre le prix, à la fin sur l’addition, au moment de payer : 21€! Qualité indéniable, mais c’est trop cher! 12-15€ ne nous aurait pas choqués, mais là, 7€/personne pour 3-4 tranches de charcuterie (pas énormes) c’est trop!
Le foie de veau, lui, est costaud, bien épais (un gros veau, probablement pas un veau de lait en tout cas!). Par endroits un peu ferme, il est, malgré tout plus que bon, notamment, grâce à sa sauce poivre et miel. Gnocchis honnêtes. Ce coup ci, pour 23€, même si c’est quelques euros de plus qu’à l’Abordage, c’est correct. Mes collègues semblent avoir apprécié leurs pâtes et ont reconnu que c’étaient de bon produits.

Ils prendront des cafés, nous sauterons donc fromages et desserts potentiels. Le service est plus fluide et on passe/perd moins de temps qu’à l’Empire du VIIIe.
À l’arrivée, nous sommes autour de 3 tickets restaurant par personne. C’était bon, le service et l’accueil gentils. Un peu cher ces bons côtés. Il y a clairement eu une erreur de casting : « à la châtaigne» ne rentre pas vraiment dans nos critères de bon restaurant pour le déjeuner entre collègues. Le coup (et le coût) de la charcuterie fait que nous n’y retournerons probablement pas au déjeuner. Au dîner et dans un contexte différent, à condition de savoir un peu plus où l’on va, pourquoi pas…
- J’aime aussi le old school
- Corsica Burger à l’Empire du Huitième
- Déjeuner retrouvailles au Griffonnier
- Chez André, ou comment se reconcilier avec les brasseries…
- La daube du samedi soir : le Barrio Latino
ça fait longtemps que tu n’avais pas fait de « vraie» critique de resto développée (ces derniers temps, c’était plutôt des condensés à la semaine). Vive le retour des billets gastro
[...] de très bonnes choses, mais elles sont tout de même assez chères! Cela me rappelle un peu la Châtaigne, rue Miromesnil. La critique serait facile : on pourrait manger la même chose chez soi, et [...]
[...] adresses pas mal, à faire de temps en temps : l’Opportun, À la Châtaigne, le Tabac Marbeuf, et le 120 [...]