oct 25

Guilo Guilo, restaurant japonais
8 rue Garreau, 75018 Paris
Tél. : 01 42 54 23 92. Site Web.

Avant même l’ouverture, certains en parlaient. Beaucoup en ont parlé, mais ce n’est pas sur que tous y soient allés. D’autres y sont allés, mais n’en disent pas grand chose, si ce n’est le minimum… Parfois, un dessin suffit. François Simon trouve l’adresse bonne, mais pas exceptionnelle. Sur Qype, deux avis lui donnent 4/5.

Le FigaroScope en a parlé à plusieurs reprises (3 coeurs, tables les plus courues, classement pipeau). Anousparis aime bien. Pour le Fooding, c’est la « claque de l’année« . Caroline Mignot a failli succomber à un attentat au wasabi, mais, à part cet écueil, a aimé l’esthétique de l’endroit. Julie Gerbet, de l’Internaute, n’y résiste pas.

Etrangement, giro-giro, de l’italien, est devenu Guilo-Guilo en France, après un passage par le Japon. Battage « médiatique » important pour ce petit restaurant (une trentaine de couverts) nippon de Montmartre avec un chef « starifié ». Du coup, pour décrocher une réservation, il faut s’y prendre à l’avance. L’adresse n’ouvre que le soir, de mardi à samedi. Deux services, 19h et 21h, menu à 45€ avec un enchainement de petits plats dont la composition et la réalisation varient souvent. Après quelques tentatives infructueuses, je décide de laisser tomber. O, plus tenace, persévère et décroche 4 couverts, un samedi soir à 19h. Hum, c’est archi contraignant, mais bon, tout le monde en dit tellement de bien, ça doit le valoir… J et E sont intéressés et se joignent à nous.

Arrivés autour de 19h, nous sommes installés au comptoir qui entoure la cuisine ouverte dans laquelle officient le chef et son équipe. C’est noir, épuré, un peu vide et creux à mon goût. Aucune chaleur, un corps noir cubique. Le comptoir est légèrement en hauteur, nous sommes sur des chaises hautes/tabourets. Le service vient souvent de derrière le comptoir, avec quelques fois des incursions de notre côté pour apporter des verres, bouteilles ou débarrasser. Service authentiquement nippon. Certains apprécient, mais j’avoue que j’ai quelques réserves à cause des difficultés à communiquer et à comprendre. Et oui, parce que c’est assez bruyant et qu’en plus les accents et intonations du service ne sont pas simples à cerner.

20080725 guilo guilo comptoir Guilo Guilo (ChrisoScope)

Sur le comptoir devant nous, plusieurs flacons de saké et autres spiritueux du pays du Soleil Levant. Les faire venir d’aussi loin coute cher, c’est en tout cas l’impression que ça donne lorsque l’on parcours la carte des boissons. On est vite au dessus de 50€ le flacon.

20080725 guilo guilo sakes Guilo Guilo (ChrisoScope)

En attendant l’arrivée de J et E, nous nous laissons tenter par une coupe de saké pétillant (10-12€) : amusant, mais je trouve que ça ne vaut pas le champagne. Des petites serviettes en coton blanc, chaudes et humides, nous permettent de nous décrasser mains et doigts.

Nos deux amis arrivés, nous prenons du saké et demandons au service de démarrer. Il y avait eu un petit raté au départ, un problème de synchronisation : on nous avait apporté le premier plat, alors que J et E n’étaient pas encore arrivés. Pas bien grave.

La soirée commence avec de la gelée, un peu coagulée, à base de cèpes et avec une petite fleur. Pas mal du tout.
20080725 guilo guilo gelee cepes fleur Guilo Guilo (ChrisoScope)

Un assortiment de sushis qui change de ce qu’on peut nous servir dans les chaines ou rue M. Le Prince. Rien à dire, on se régale, sauf… sauf ce morceau de tomate très ordinaire, qui gâche un peu cette belle et bonne composition.
20080725 guilo guilo sushis Guilo Guilo (ChrisoScope)

Le maki à la chair de crabe est servi sur une assiette-éventail. Oui, la vaisselle est originale. Non, ça ne me touche pas plus que ça, je trouve que ça fait un peu gadget. La tomate sans goût me poursuit. Le roulé de chair de crabe, par contre, tient la route.
20080725 guilo guilo maki chair crabe Guilo Guilo (ChrisoScope)

Retour de la gelée/bouillon. Impossible de me souvenir de ce qu’il y avait exactement. Consistance originale, à la fois granuleuse et, bien sur, gélatineuse. Je me demande s’il n’y avait pas un peu de noisette, de potiron et peut être du foie gras… Plutôt bien.
20080725 guilo guilo gelee 2 Guilo Guilo (ChrisoScope)

Fini le cru, presque brut, nous passons à du plus élaboré, du plus travaillé. Sans doute mon plat préféré ce soir : de l’oursin avec un tempura de racine de lotus. Onctuosité et délicatesse de l’oursin contrastent avec le croquant et la grossièreté relative de la racine en beignet.
20080725 guilo guilo oursin tempura racine lotus Guilo Guilo (ChrisoScope)

Pour relever, même si je ne vois pas vraiment l’intérêt, on peut toujours compter sur le Wasabi.
20080725 guilo guilo wasabi Guilo Guilo (ChrisoScope)

La suite, ce seront de petits tronçons de sama, des sardines japonaises grillées. Ok, ça sent un peu, mais ça fait partie du jeu, et ça se mange plutôt agréablement, c’est quand même plus original que de vulgaire sardines.
20080725 guilo guilo sama sardines japonaises Guilo Guilo (ChrisoScope)

Le dernier plat salé est un bouillon à l’anguille. C’est fort, mais le bouillon absorbe un peu la puissance. Pas mal… Le poisson est fondant, moi, j’apprécie un peu plus de fermeté et de résistance.
20080725 guilo guilo anguille Guilo Guilo (ChrisoScope)

Le dessert, à base de patate douce, vanille et haricots rouges, arrive un peu comme tristement, puisqu’il annonce, un peu abruptement, la fin. Pour un dessert japonais, ça passe, mais j’avoue que je trouve ça un peu en dessous de certaines bonnes choses salées mangées plus tôt.
20080725 guilo guilo patate douce vanille haricots Guilo Guilo (ChrisoScope)

Les toilettes, planquées dans le décor (au fond, dans le coin de droite) sont moins surprenantes que j’espérais. À part des cotons tiges, cure-dents et mouchoir en papier, il n’y a que des cartes de visites d’adresses « amies ». Pas de lunette chauffante, ni de jet d’eau.

20080725 guilo guilo wc Guilo Guilo (ChrisoScope)

Bilan : 45€ pour tous ces plats, cela peut paraitre une super affaire. Certes, il y a plein de plats, c’est original, frais, on aime plus ou moins, mais il y en a pour tous les goûts.  Après, les portions sont mini, et l’on ressort en ayant plus faim, mais ce n’est pas non plus la tuerie, ni l’extase. Si l’on ajoute les boissons et que l’on se laisse tenter par leurs sakés, on s’envole très vite au delà des 65-70€, ce qui n’est pas rien, tout de même (surtout pour ressortir le corps et les vêtement imprégnés d’odeurs de cuisine). En cuisine, sous nos yeux, en plus d’assiettes joliment présentées, on assiste au « show » du chef et de son équipe. C’est amusant, distrayant, mais honnêtement, au bout de 2-3 minutes, pour peu que l’on ait des choses à se dire entre nous, on s’en fiche un peu, un peu comme regarder la TV pendant que l’on mange chez soi.

Je suis curieux de voir à quoi ressemble le menu à moins de 20€, après 23h, mais, étant rarement dans le quartier, je pense que je n’essaierai même pas. Je ne suis surement pas assez fan de cuisine japonaise pour trouver ça planant, mais je peux comprendre qu’il y ait des fans.

Publié le 18/01/2009.

Rédigé par


Lire aussi :

3 Réponses à “Guilo-Guilo”

  1. Réchauffement a dit:

    [...] articles très courts (septembre) ont été publiés. J’ai enfin sorti le papier sur Guilo-Guilo, bien, mais je ne suis pas fan. Lire aussi :Bonnes [...]

  2. Réchauffement - Paperblog a dit:

    [...] très courts (septembre) ont été publiés. J’ai enfin sorti le papier sur Guilo-Guilo, bien, mais je ne suis pas [...]

  3. Octobre 2008, avec huit mois de retard… a dit:

    [...] un peu en allant de l’autre côté des arrondissements limitrophes (75017 et 75018) : Guilo-Guilo (japonais show), Sydr (brasserie sud-ouest), Sale Pepe (taverne italienne), des lieux où je [...]

Laisser un commentaire (Droits et devoirs)

*