
Sydr, la Sydrerie de L’Etoile, by Alain Dutournier
6 rue de Tilsitt, 75017 Paris.
Tél. : 01 45 72 41 32. Site Web.
Le Sydr serait-il vraiment, comme on peut lire sur Sofoot, un non-lieu? Lors de son ouverture, à la rentrée 2007, il semblait y avoir des ratés, comme l’a écrit Thierry Richard et la presse. Sur « Toutes les bonnes choses ont une faim » on trouve un des rares avis favorables, ainsi que dans une « enquête » du Monde (dans laquelle on apprend pas mal de chose sur le Sydr, la boisson, mais pas grand chose de critique sur le restaurant). Son Poulet rôti avait quand même obtenu 12,5/20 au test du FigaroScope.
En 2008, il y en a bien eu un ou deux pour aimer, même s’il n’y a pas beaucoup de détails : Eric Blot, ou, au contraire, beaucoup d’adjectifs : Léon Mazzella. On peut avoir un aperçu rapide, neutre, sur lesrestos.com. Ils ne sont plus dans le Fooding. François Simon avait l’air de dire que ça allait mieux, en août 2008, même si sa dernière phrase restera inachevée à jamais. Pudlo nous apprend, en novembre 2008, que l’amélioration dans l’assiette est due au changement de chef. Niveau sites d’avis, c’est un peu biaisé sur Qype, et pas terrible sur l’Internaute.
Réservation pour une table pour deux, mais ce n’était pas la peine : il y a beaucoup de places libres! Service jeune, mais pas super affuté. Une des serveuses qui s’occupe de nous donne l’impression olfactive d’avoir transpiré : il y a des odeurs dont on se passe volontiers. Un carré posé en losange sur une grande table tout blanche, de la vaisselle contemporaine (avec le verre bas basque, bien sur)…

La salle est située sous une grande quasi-verrière. C’est tout blanc avec de la lumière qui traverse. Les écrans de télévision sont immenses, mais je ne suis pas fan. Sur les murs de la salle, une collection de maillots de rugby, dans des cadres.

Le blanc immaculé d’ambiance générale est légèrement relevé par quelques touches de couleur (nappes bordeaux), quelques fruits… Ce n’est pas super funky.

Nous prenons le menu cocotte du jour : une salade, un plat en cocotte, un café gourmand, avec un verre de cidre.
L’entrée est une salade croquante, œuf poché, un peu tristounette à l’œil, un peu trop aigre au goût (assaisonnement trop fort). L’œuf n’est pas mal.

Les cocottes, ensuite, sont déclinées en terre : le canard (une cuisse, quasi confite), plutôt pas mal, mais qu’on trouverait presque dans un bon petit bistrot de quartier à moins de quinze euros…

Côté mer, la cocotte de poulpe au chou est un met auquel je suis moins habitué, donc moins de références.

Ce n’est pas très beau, mais ça se mange bien.

Le café gourmand consiste en un mini-gâteau, une pseudo panna cotta (coulis à l’abricot?) et, bien sur, un café : mouais…

On s’en sort pour 32€ par personne, dans le cadre de cette formule déjeuner rapide tout compris. Rien de foncièrement mauvais, mais rien non plus de vraiment enthousiasmant. Il me semble que ce restaurant a été la cantine de Vivendi. J’ai l’impression que l’endroit est toujours hanté par cette ambiance : une cantine d’entreprise, ce n’est jamais très bon, mais ça peut aller. Si l’on n’a pas le choix et que ce n’est pas cher, on y va et on y retourne souvent, s’il n’y a rien de différenciant, que ce soit au niveau de la qualité, des quantités ou du tarif, on va voir ailleurs. C’est ce que je fais depuis, parce que, pour 32€, même dans ce quartier, il y a des endroits où l’on peut se faire bien plus plaisir.
Publié le 23 février 2009.
Rédigé par chrisos
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