
Monterosso, agriturismo.
Verbania, Italie. Site Web.
Auberge et restaurant certifié bio niché en haut d’une petite montagne surplombant le lac Majeur, le Monterosso n’est pas d’un accès facile (ne suivez surtout pas les indications du GPS, notez plutôt les instructions sur le site web), cela vous évitera de faire demi-tour sur un chemin de terre et de pierre et de perdre trois bons quarts d’heure.

L’endroit est suffisamment isolé pour se sentir vraiment tranquille. Une ferme, avec ce qui ressemble à une ancienne caserne ou un poste d’observation transformé en restaurant avec des chambres au dessus. C’est rustique mais confortable, bien douillet.

Cochons à gogo, que l’on retrouvera un peu plus tard, dans nos assiettes. Il y a aussi des chevaux et d’autres animaux domestiques. Un bon endroit pour faire des promenades en forêt/montagne. Et après une journée dans la nature, on se récompense par un bon diner, rustique, généreux, comme à la maison. Planche de charcuterie, entrées, pâtes ou risotto, plat. Desserts pour les plus gourmands, moyennant un petit supplément. Pour se faire une idée du menu : charcuterie, légumes vinaigrés, tarte salée, suivies d’un risotto aux cèpes et de raviolis maison au beurre et à la sauge. Veau, porc et patates au rômarin en plat de résistance. Petits estomacs, allez voir ailleurs.

La déco et le cadre sont délicieusement has been. Le personnel n’est pas sélectionné sur des critères de beauté physique, mais plutôt sur l’endurance et l’efficacité. Comme à la ferme (d’ailleurs, c’en est une).

La charcuterie est extra : on enchaine jambon, saucisson, et parties plus ou moins grasses, mais toute aussi fondantes.

Une bouteille de Gattinara, 100% Nebbiolo, d’Anzivino pour accompagner ce diner (25€).

Un bon plat de raviolis délicatement parfumés à la sauge : simple, classique et goûteux.

Tout comme ce risotto bien oncteux et bien liquide aux cèpes et au vin, qui ne paie pas trop de mine sur cette photo.

Honnêtement, la viande n’a pas à rougir, après tout ce qui précède, même s’il n’est plus question de faim, il n’en restera plus grand chose. De loin, ce menu de cantine, à 21€, peut ne pas paraitre très sexy, et un peu banal, mais c’est loin d’être le cas. Très bons produits, préparations classiques bien maitrisées, générosité, une reccete traditionnelle toujours efficace.

Quand je vous disais que nous n’avions plus faim, je ne mentais pas. Allez savoir pourquoi nous avons pris un Bunet.

et une glace (la glace, pour mieux digérer, c’est toujours l’alibi).

Paradoxalement, le petit déjeuner n’est pas aussi appétissant.
Ce qui fait que le lendemain soir, après une journée en plein air, on remet ça, mais en plus light. Un demi-litre de vin de la maison (5€).

Une tartine de lard légèrement rosé pour démarrer. C’est toujours aussi rempli que la veille. Vu la route périlleuse pour arrvier et partir de l’auberge, un convive par table doit se sacrifier pour rester sobre. L’adresse est populaire et prisée.

Le principe du menu est le même que la veille : charcuterie, entrées froides, pasta, risotto et viande.

Filet grillé, avec des légumes qui ont reçu le même traitement : un peu plus fin et un poil plus léger que la combinaison de la veille.

C’est bon, mais je sature. Ce n’est pas le cas de ma camarade qui succombe à nouveau pour un bunet!

À l’arrivée, deux nuits (avec petits déjeuners compris, 75€*2) et deux diners (21€*4 + 2*2€ pour l’eau + 5 et 25€ pour les vins) pour 268€. Rien à dire sur les diners. Le prix de la chambre par contre, gagnerait à perdre 10-15€/nuit, pour devenir vraiment une bonne affaire.
Rédigé le 29 juin 2009.
Rédigé par chrisos
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