jan 07
Rien à voir avec les restaurants, c’est lourd, et pas drôle du tout, pour le coup.
Après le Loup et l’Agneau, voici, « en exclusivité, les règles que tout le monde doit avoir à l’ »esprit » lorsqu’il regarde le JT le soir, ou quand il lit son journal le matin. Tout deviendra simple:
- Règle numéro 1 : Au Proche Orient, ce sont toujours les arabes qui attaquent les premiers et c’est toujours Israël qui se défend. Cela s’appelle des représailles.
- Règle numéro 2 : Les arabes, Palestiniens ou Libanais n’ont pas le droit de tuer des civils de l’autre camp. Cela s’appelle du terrorisme.
- Règle numéro 3 : Israël a le droit de tuer les civils arabes. Cela s’appelle de la légitime défense.
- Règle numéro 4 : Quand Israël tue trop de civils, les puissances occidentales l’appellent à la retenue. Cela s’appelle la réaction de la communauté internationale.
- Règle numéro 5 : Les Palestiniens et les Libanais n’ont pas le droit de capturer des militaires israéliens, même si leur nombre est très limité et ne dépasse pas un soldat.
- Règle numéro 6 : Les israéliens ont le droit d’enlever autant de Palestiniens qu’ils le souhaitent (environ 12,000 prisonniers à ce jour). Il n’y a aucune limite et n’ont besoin d’apporter aucune preuve de la culpabilité des personnes enlevées. Il suffit juste de dire le mot magique « terroriste ».
- Règle numéro 7 : Quand vous dites « Résistance », il faut toujours rajouter l’expression «soutenue par la Syrie et l’Iran».
- Règle numéro 8 : Quand vous dites « Israël », Il ne faut surtout pas rajouter après: «soutenu par les États-Unis, la France et l’Europe», car on pourrait croire qu’il s’agit d’un conflit déséquilibré.
- Règle numéro 9 : Ne jamais parler de « Territoires occupés « , ni de résolutions de l’ONU, ni de violations du droit international, ni des conventions de Genève. Cela risque de perturber le téléspectateur et l’auditeur de France Info.
- Règle numéro 10 : Les israéliens parlent mieux le français que les arabes. C’est ce qui explique qu’on leur donne, ainsi qu’à leurs partisans, aussi souvent que possible la parole. Ainsi, ils peuvent nous expliquer les règles précédentes (de 1 à 9). Cela s’appelle de la neutralité journalistique.
- Règle numéro 11 : Si vous n’êtes pas d’accord avec ces règles ou si vous trouvez qu’elles favorisent une partie dans le conflit contre une autre, c’est que vous êtes un dangereux antisémite. »
Le plus redoutable, c’est que ce texte archi-ironique ne m’a pas été forwardé par un pékin de base, mais par un polytechnicien! Atta (vous savez, le cerveau des attentats du 11 Septembre) était loin d’être un illettré. Les US, Israël et d’autres (qui ne dit mot consent), vont surement se faire de nouveaux amis. La « raison » du plus fort?
Rédigé par chrisos
Lire aussi :
- Les zinzins de la semaine
- L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford
- François Simon sur Qype + autres observations…
- Grève…
- Jeudi, ça sent la fin…


Voilà un sujet très « touchy », et évidemment le fait de résumer ça à une poignée de règles un peu caricaturales n’est flatteur ni pour les médias, ni pour l’état d’Israël…
Bien entendu si l’on n’a que les JT de TF1 et France Télévisions comme sources d’informations on aura du mal à se faire un avis approfondi. Il est évident que ces grands médias ont tendance à faire entendre sans arrêt le même son de cloche. A chacun de s’informer autrement s’il le peut et d’essayer de mettre les choses en perspective pour ne pas céder à la haine ou aux amalgames, comme c’est souvent le cas dès qu’il s’agit du Proche-Orient. Bon, c’est sans doute très facile de dire ça pour moi qui ne suis pas confronté directement à ces situations, à cette violence. Comme la plupart des gens je crois, j’ai juste un espoir de paix pour cette région du monde… mais il semble hélas que les intérêts de beaucoup d’intervenants sont ailleurs.
Si je peux me permettre… Lu aujourd’hui dans Courrier International, une lecture de la presse arabe sur l’intervention française dans le conflit : http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=93155
information/désinformation/propagande blanche ou noire.
En voila un post délicat! Pour être honnête, je n’ai pas la télé; mais les journaux ne sont pas à l’unisson sur la question. Chaque journal a sa coloration politique. Le figaro à droite, libé à gauche, le courrier international à gauche de la gauche.
Bon. Cela étant, et quoi que tu puisse en dire, j’ai plutôt l’impression que la presse et le monde condamnent Israël sur ce coup là.
D’une manière générale (pour le traitement média) il ne faut pas perdre de vue qu’Israël est le seul Etat impliqué dans cette affaire. La bande de gaza est administrée par l’Autorité Palestinienne (qui n’est pas un Etat). C’est une distinction importante dans la situation présente puisqu’on a d’un côté un Etat qui conduit une politique (mise en œuvre par un gouvernement nommé par un parlement élu) et de l’autre… ben on sait pas bien. Le Hammas est un parti politique qui dispose d’une milice armée ET secrète. On ne sait pas qui arme, qui équipe ni qui finance.
En ce qui me concerne je considère qu’après 50 ans de haine, les deux parties se valent dans l’absurde et l’extrémisme. On ne fait pas plier une démocratie avec des roquettes et on ne soumet pas un peuple avec une force d’occupation…
Si le fond de ton post, je suis ouvert à une discussion sur les différentes méthodes d’intoxication, de désinformations, de propagande et autres méthode de communication de guerre informationnelle. Sujet dont je connais une ou deux choses.
>Kaplan :
oui, les gens qui voient plus loin que le bout de leur nez ne se contentent pas des JT de TF1/France 2, mais la majorité si!
et même des personnes a priori modérées, éduquées, donc dotées de sens critiques finissent par en avoir marre de la façon dont ces conflits sont traités et couverts (par les media main stream et par les gouvernements). Cela ne va pas vers l’apaisement, au contraire, certains durcissent leurs positions, et ce n’est vraiment pas rassurant. Cela ne fait qu’empirer les situations, en créant des bombes à retardement supplémentaires.
Courrier International permet de lire le point de vue (sélectionné, certes, mais assez ouvert malgré cela) de journalistes étrangers, mais l’audience de ce genre de publication, est limité. Le Monde Diplomatique aussi, donne des informations plus objectives et plus critiques, mais là encore, ils ne touchent qu’une mini minorité.
Notre bon président, une fois de plus, aurait mieux fait de faire autrement. Vu les résultats en Géorgie, il ferait mieux de laisser la diplomatie à quelqu’un d’autre.
>Mat :
oui bien sur, chacun voit les choses à travers ses filtres idéologiques et partisans. Mais quand on dit que les droits de l’Homme sont une valeur universelle et qu’on parle de vies humaines, on a souvent l’impression que 100 vies palestiniennes valent moins qu’une vie israélienne!
On condamne Israel, mais on passe presque autant de temps à monter les dégâts causés par les bombardements (massifs et systématiques) israéliens que les « nuisances » causées par les roquettes lancées sur Israel. En effet, la sécurité d’Israeliens est menacée, en effet, ils ne peuvent pas vivre de vie « normale » (ie comme en Occident) et vivent actuellement dans la peur. Mais pourquoi est-ce qu’on ne nous montre pas aussi le désespoir, le dépit, la misère et les souffrances des Palestiniens qui meurent, sont directement touchés et qui ont le choix entre devenir fous ou se radicaliser et renforcer le camp des ennemis d’Israel.
Les Palestiniens, apatrides (puisque l’Autorité Palestinienne « n’est pas un Etat »), sont des humains, autant que les Israéliens. Leurs vies et leurs morts comptent autant que celles des Israéliens.
Le fait que ce soit justement un Etat qui mène cette campagne d’élimination est grave et honteux. On s’insurge contre l’intervention Russe en Géorgie, mais on reconnait à Israel le droit de se défendre, surprenant, non?
Je n’ai aucune sympathie pour le Hamas, mais je rappelle qu’il a été élu démocratiquement et que son implantation et son développement ont été possibles grace à la bienveillance des gouvernements successifs qui y voyaient un moyen d’affaiblir le Fateh d’Arafat. Cela me fait penser au monstre que le CIA a implanté en Afghanistan pour se débarrasser des Russes : Al Qaïda.
Le Hamas est une émanation des Frères Musulmans, partisans d’un islam radical et extrémiste. Leurs financements proviennent surement d’Etats, et d’entités musulmans « puristes ». Une partie de ces fonds sert à s’armer, mais le Hamas, comme le Hezbollah dans certains parties du Liban, a comblé le vide du à l’absence d’un Etat fort : ils assurent la sécurité, des emplois, l’éducation, un système de santé, faute de mieux. Le Hamas est sans doute instrumentalisé par des acteurs régionaux qui se réjouissent de pouvoir mettre des bâtons dans les roues d’Israel et de leur allié américain (qui finance Israel et son armée très généreusement).
Les personnes désespérées adhèrent aux idées de la première personne qui leur tend la main, c’est triste, mais c’est humain. Et l’offensive de Tsahal ne fait qu’enfoncer les gens. Ils ne se retourneront pas contre le Hamas.
Israel, pour défendre ses valeurs et assurer sa sécurité, use de moyens violents et injustes. Comment cela mènerait à un apaisement? Le Hamas le sait et n’a fait qu’attiser le feu. Comme le Hezbollah au Liban, il en sortira, hélas, renforcé, parce que les Israéliens ne pourront pas tous les supprimer.
Je suis d’accord avec le fait que les deux parties (gouvernement israélien et Hamas) se valent dans l’ignominie.
Pour ce qui est de la désinformation, je crois que Chomsky a presque tout dit, mais je reste ouvert à d’autres points de vue.
Chrisos,
Tout le monde sait que notre « bon » président est le mal incarné (sauf Rocard et Valls qui sont idiots).
Une petite remarque liminaire qui se veut un peu caustique.
Les médias souffrent d’une grande faiblesse générale (analyse, vérification de l’info, originalité de leur points de vue). Ils ont tôt fait de reprendre le point de vue du voisin et on arrive donc à une situation où une sorte de message unique se développe. C’est l’origine de ton post et des 11 règles. Ce qui m’amuse c’est que dans ta réponse à Kaplan tu adopte un autre de ces travers : « Notre bon président, une fois de plus, aurait mieux fait de faire autrement. Vu les résultats en Géorgie, il ferait mieux de laisser la diplomatie à quelqu’un d’autre. »
Sur le fond du problème de ce conflit, je suis pour l’application des résolutions de l’ONU (toutes). Israël avait commencé un timide retrait de certains territoires. Dommage qu’ils aient arrêté. Je suis aussi pour un Etat palestinien. Ce système d’autorité n’a pas vocation à durer et il est temps que les palestiniens disposent d’un Etat-Nation (oh, je suis tellement XVIIIeme siècle aujourd’hui…).
Bref. A part ça, sur la désinformation, je préfère Volkoff à Chomsky. Plus divertissant. Je te recommande aussi Pierre Nord et Roger Mucchielli.
>Mat :
nous sommes d’accord sur la faiblesse des médias. Il y a en effet une espèce d’unanimité ou de consensus mou qui fait que la majorité des media ne fait que paraphraser des dépêches de presse, avec le minimum de recoupement.
Je ne suis pas journaliste et je suis infiniment faillible, je n’ai d’ailleurs pas complètement saisi de quel travers des médias j’ai abusé en répondant à Kaplan (convergence de points de vue?).
En l’occurrence, je trouve que Nicolas Sarkozy, pour ce qui est de la politique étrangère et de la situation aux Proche et Moyen Orient, est fortement limité. Mon « bon président » était aussi un « »bon » président ». La presse dit tout et n’importe quoi sur lui. Mais on a quand même l’impression qu’à chaque fois, dixit la presse de base, c’est grâce au président Sarkozy que le monde bouge (gesticulations sur le Géorgie : résultat->rien, crise économique : c’est Gordon Brown qui a sauvé les banques, Proche Orient : rien, pas grand chose, il insulte le Hamas et dit à voix haute qu’il a demandé au régime syrien de faire pression sur eux), alors que c’est de la communication avant tout, sans débouchés concrets.
Sur le fond : l’ONU c’est très bien, mais avec le véto US, Israel gagne du temps et contourne souvent les résolutions qui ne sont pas à son avantage. Et puis les conneries de chaque côte, radicalisation, séparation avec ce mur…
En effet, une solution « équitable » et durable, où les ennemis d’hier se calmeraient et cohabiteraient ensemble ne serait pas du luxe, mais bon, depuis le temps qu’on attend ça.
Merci pour les suggestions de lecture
, et me plonger dans la littérature d’espions. Par quels titres commencer?
Je vais tenter de retrouver mes bibliothèques vertes alors!
D’accord avec toi. Le « machin » sert surtout ceux qui lui donne beaucoup d’argent…
C’est marrant cette perception des choses qu’on a tous les deux. Très proche, et pourtant un tantinet différente. Moi, quand j’entends parler de Sarko, tout le monde lui tombe dessus.
La presse indique les réforme en trois lignes (sans bien sur tenter d’expliquer le pourquoi du comment) et ensuite on a le droit à la scène d’acrimonie habituelle des uns ou des autres.
Bah oui, c’est humain que les réformes créent de l’incertitude et que donc, certains s’en émeuvent. Immédiatement on parle de la défense du se(r)vice publique (qui marche tellement bien aujourd’hui comme chacun sait) et de la tentation liberticide ou ultra-capitaliste du Président. Et quand même, là, je me marre. Parce qu’en terme d’économie dirigée, foncièrement colbertiste, le père Sarko il fait encore mieux que Chirac et De Gaulle.
On croirait presque que le trentenaire parisien actif voudrait que surtout, oui surtout, on ne change rien… Désespérant. Remarque si on ne change rien, ça permet de se plaindre, spécialité française bien de cheuuuh nous.
En ce qui concerne les bouquins, je te recommande tout particulièrement « la désinformation, arme de guerre » du précité Volkoff. C’est un recueil de textes absolument fabuleux.
Mat
PS. J’ai oublié de te dire que j’apprécie bien ton blog. Je suis sur le point de créer le mien sur le même thème que le tien (c’est en me documentant sur ce qui existait que je suis tomber sur le tien). Etant un peu puceau dans ce domaine il faut encore que je comprenne « comment on fait ». Après on verra.
>Mat :
ah, le « machin »!
en gros le machin peut servir s’il se range derrière le point de vue des US, sinon, ils s’en passent.
le « pauvre » Président Sarkozy ne peut pas appliquer son plan, à cause de la méchante crise. résultat : il fait l’inverse de ce qu’il avait annoncé, ce qui n’est pas plus mal. cela me rappelle GW Bush qui a du se résoudre à faire voter ces plans de sauvetages interventionnistes.
bah, c’est bien de se plaindre, mais ça ne sert à rien si les choses n’évoluent pas, je suis pour la complainte active, voire pro-active.
je finis mes qq Chomsky de retard et je me lance dans Volkoff alors.
chr
re PS: merci. tiens moi au courant quand ton blog sera lancé. si je peux aider, let me know.
Dommage que Chrisos, soit dernièrement allé tester le ricard du café du commerce où à l’instar des classiques ritorunelles « les politiques sont tous des pourris ! » on disserte du conflit israélo-palestinien dans un lieu de convivialité.
Dommage, que désormais même sur un blog destiné aux sorties et aux loisirs, on ramène le conflit du moyen orient et on divise des communautés qui n’ont vraiment pas besoin de ça; par des raccourcis un peu faciles et démago.
Mon cher Chrisos, j’ai bien peur que quand elle dépasse les test culinaires de 7 lignes, ta plume parait plus limitée.
Mais puisque chacun donne désormais son avis, voici un texte (certes engagé), mais qui s’appui sur un peu de fond
« Plaidoyer pour ma terre
Herbert Pagani, 1975
Hier, j’étais dans le métro et j’entends deux dames dire :
« T’as vu encore ces Juifs avec leurs histoires à l’O.N.U.
Quels emmerdeurs ! »
C’est vrai.
Nous sommes des emmerdeurs.
Ça fait des siècles qu’on emmerde le monde.
C’est dans notre nature, que voulez-vous !
Abraham avec son D’ieu unique,
Moïse avec ses Tables de la Loi,
Jésus avec son autre joue toujours prête à la deuxième baffe.
Puis Freud, Marx, Einstein,
tous ont été des gêneurs, des révolutionnaires, des ennemis de l’Ordre.
Pourquoi?
Parce qu’aucun ordre, quel que fut le siècle, ne pouvait les satisfaire,
puisqu’ils en étaient toujours exclus.
Remettre en question, voir plus loin,
changer le monde pour changer de destin,
tel fut le destin de mes Ancêtres.
C’est pourquoi ils sont haïs par les défenseurs de tous les ordres établis.
L’antisémite de droite reproche aux Juifs d’avoir fait la révolution bolchévique.
C’est vrai, il y en avait beaucoup, en 1917.
L’antisémite de gauche reproche aux Juifs d’être les propriétaires de Manhattan.
C’est vrai, il y a beaucoup de capitalistes juifs.
La raison est simple :
la religion, la culture, l’idéal révolutionnaire d’un côté,
les portefeuilles et les banques de l’autre,
sont les seules valeurs transportables,
les seules patries possibles pour ceux qui n’ont pas de patrie.
Et maintenant qu’il en existe une,
l’antisémitisme renaît de ses cendres…
- pardon ! de nos cendres -
et s’appelle antisionisme.
Il s’appliquait aux individus, il s’applique à une nation.
Israël est un ghetto,
Jérusalem, c’est Varsovie…
Les nazis qui nous assiègent parlent l’arabe.
Et si leur croissant se déguise parfois en fauçille,
c’est pour mieux piéger les Gauches du monde entier.
Moi qui suis un Juif de gauche, je n’en ai rien à faire d’une certaine gauche
qui veut libérer tous les hommes du monde aux dépens de certains d’entre eux, car je suis précisément de ceux-là.
D’accord pour la lutte des classes,
mais aussi pour le droit à la différence.
Si la gauche veut me compter parmi les siens,
elle ne peut pas faire l’économie de mon problème.
Et mon problème est que depuis les déportations romaines
du 1er siècle après Jésus-Christ,
nous avons été partout honnis, bannis, traqués, dénoncés, écrasés, spoliés, brûlés et convertis de force.
Pourquoi?
Parce que notre religion,
c’est-à-dire notre culture était dangereuse.
Eh oui!
Quelques exemples…
Le judaïsme a été le premier à créer le Chabbat, jour du Seigneur,
c’est-à-dire le jour de repos hebdomadaire obligatoire.
Vous imaginez la joie des pharaons, toujours en retard d’une pyramide !
Le judaïsme interdit l’esclavage.
Vous imaginez la sympathie des Romains,
les plus importants grossistes de main-d’oeuvre gratuite de l’Antiquité !
Il est dit dans la Bible :
« La terre n’appartient pas à l’homme, mais à D’ieu. »
De cette phrase découle une loi,
celle de la remise en question automatique
de la propriété foncière tous les 49 ans.
Vous voyez l’effet d’une loi pareille sur les papes du Moyen Âge
et les bâtisseurs d’empire de la Renaissance !
Il ne fallait pas que les peuples sachent.
On commença par interdire la Bible,
puis ce furent les médisances,
des murs de calomnies qui devinrent murs de pierres
et qu’on appela ghettos.
Ensuite ce fut l’Inquisition, les bûchers et plus tard les étoiles jaunes.
Auschwitz n’est qu’un exemple industriel de génocide,
mais il y a eu des génocides artisanaux par milliers.
J’en aurais pour trois jours rien qu’a nommer tous les pogroms
d’Espagne, de Russie, de Pologne et d’Afrique du Nord.
À force de fuir, de bouger, le Juif est allé partout.
On extrapole et voilà : il n’est de nulle part.
Nous sommes parmi les peuples comme l’enfant à l’assistance publique.
Je ne veux plus être adopté.
Je ne veux plus que ma vie dépende de l’humeur de mes propriétaires.
Je ne veux plus être un citoyen-locataire.
J’en ai assez de frapper aux portes de l’Histoire et d’attendre qu’on me dise : « Entrez. »
Je rentre et je gueule !
Je suis chez moi sur terre et sur terre j’ai ma terre :
elle m’a été promise, elle sera maintenue.
Qu’est ce que le Sionisme?
Ça se réduit à une simple phrase :
« L’an prochain à Jérusalem. »
Non, ce n’est pas un slogan du Club Méditerranée.
C’est écrit dans la Bible,
le livre le plus vendu et le plus mal lu du monde.
Et cette prière est devenue un cri,
un cri qui a plus de 2000 ans,
et le père de Christophe Colomb,
de Kafka,
de Proust,
de Chagall,
de Marx,
d’Einstein
et même de monsieur Kissinger,
l’ont répétée, cette phrase, ce cri,
au moins une fois par an, le jour de Pâques.
Alors le Sionisme, c’est du racisme ?
Faites moi rire !
Est-ce que : « Douce France, cher pays de mon enfance » est un hymne raciste ?
Le Sionisme, c’est le nom d’un combat de libération.
Dans le monde, chacun a ses Juifs.
Les Français ont les leurs :
ce sont les Bretons, les Occitans, les Corses, les travailleurs immigrés.
Les Italiens ont les Siciliens,
les Yankees ont leurs Noirs,
les Espagnols leurs Basques.
Nous, nous sommes les Juifs de TOUS.
À ceux qui me disent : « Et les Palestiniens ? »,
je réponds : « Je suis un Palestinien d’il y a 2000 ans.
Je suis l’opprimé le plus vieux du monde. »
Je discuterai avec eux, mais je ne leur céderai pas ma place.
Il y a là-bas de la place pour deux peuples et deux nations.
Les frontières sont à déterminer ensemble.
Mais l’existence d’un pays ne peut en aucun cas exclure l’existence de l’autre
et les options politiques d’un gouvernement n’ont jamais remis en cause l’existence d’une nation, quelle qu’elle soit.
Alors pourquoi Israël ?
Quand Israël sera hors de danger,
je choisirai parmi les Juifs et mes voisins arabes,
ceux qui me sont frères par les idées.
Aujourd’hui, je me dois d’être solidaire avec tous les miens,
même ceux que je déteste, au nom de cet ennemi insurmontable :
le RACISME.
Descartes avait tort :
je pense donc je suis, ça ne veut rien dire.
Nous, ça fait 5000 ans qu’on pense, et nous n’existons toujours pas.
Je me défends, donc je suis.
Herbert Pagani
Texte écrit le 11 novembre 1975, en réaction à l’adoption par l’ONU d’une résolution assimilant le sionisme à une forme de racisme.
Herbert Pagani le lira en direct sur Europe 1, puis au cours de la célèbre émission des années 70 : « Le Grand Échiquier ».
>Niox :
vous débarquez ici, soyez le bienvenu, mais sachez qu’il y a quelques règles de courtoisie à respecter : ici, ce n’est pas votre terre promise, rien ne vous est du. Il est préférable d’éviter d’insulter la personne qui vous permet de vous exprimer, sinon, ce sera très simple–> à la poubelle.
Si vous saviez lire, vous auriez remarqué ce qui est écrit tout en haut de cette page et de toutes la pages de ce blog : »Ma vie, mes avis, mon journal de sorties : restos, bars, ciné, spectacles… sans compromis! ». Qu’il y ait un thème général léger ne m’empêche pas de m’exprimer sur d’autres sujets si je le souhaite. Je n’oblige personne à me lire.
Pourquoi citer un texte qui a plus de 30 ans et qui n’est plus vraiment d’actualité?
Il y a tellement eu de morts depuis. Surtout, Israel a été reconnu et son existence n’est sérieusement contestée par personne. Les Palestiniens, par contre, sont toujours apatrides et laissés pour compte.
J’ai des amis Juifs, j’ai beaucoup de respect et de sympathie pour la religion et la culture juives. Mais, de même qu’il y a des Juifs sionistes qui sont prêts à tout pour défendre les terres dont ils ont la jouissance en Israel Palestine, obtenues parfois par la violence, aux dépens d’une population qui ne leur avait rien fait, il y a encore plus de Juifs qui désapprouvent la politique violente et terroriste du gouvernement Israélien.
Le traitement des Palestiniens et de certains Israéliens Arabes me semble en contradiction avec les nobles valeurs Juives citées.
Par ailleurs, c’est amusant comme la propagande sioniste voudrait que l’on continue à croire qu’Israel est faible, en danger et menacé. Technologiquement, seule l’armée US est plus avancée que l’armée israélienne. Si l’on regarde la part du PIB utilisée en dépenses militaires, Israel est parmi les premiers mondiaux. Amusant que Tsahal soit présenté comme l’armée de Défense Israélienne. Sérieusement, qui croit à ces sornettes?
« En mai 2003, deux grands juristes israéliens spécialistes des droits civiques on présenté « une liste détaillée de toutes les liquidations et tentatives d’assassinat accomplies par les forces de sécurité d’Israël » pendant l’Intifada d’al-Aqsa, de novembre 2000 à avril 2003. S’appuyant sur des archives officielles et semi-officielles, ils ont découvert qu’ « Israel a effectué 175 tentatives de liquidation, pas moins » – une tous les cinq jours-, et tué ainsi 235 personnes, dont 156 étaient suspectées de crimes. « Il nous est très douloureux de le dire », écrivaient ces juristes, mais « une telle politique cohérente, étendue, de liquidations ciblées est proche d’un crime contre l’humanité. »" tiré de « Dominer le monde ou sauver la planète », de Noam Chomsky.
Excusez-moi si je vous ai froissé, ce n’était pas mon intention.
Sur le fond :
« Israel a été reconnu et son existence n’est sérieusement contestée par personne »
Si justement, aucun mouvement ( Fatah, Hamas) au pouvoir en Palestine n’a reconnu l’existence de l’Etat Israélien. Pire que cela, le Hamas, avec qui les Israéliens doivent s’entendre a inscrit dans sa constitution comme l’un de ses objectif prioritaires la « destruction de l’Etat hebreux » (NDRL Israel).
Vos inexactitudes était le point de départ de mon commentaire. Rien de plus.
Sur la forme :
Je n’ai finalement fait qu’appliquer le principe de votre blog : Comme vous le faites fréquemment, j’ai TESTER » Chrisos fait de l’esprit sur des sujets sensibles » et CRITIQUER ou plutôt donner mon avis.
L’option « laisser un commentaire » doit elle juste servir à vous féliciter ? Vous détenez la vérité et l’on ne peut pas le contester ? C’est donc pour cela que vous avez titré ce post « Asymetrie ».
Je ne vois pas les « quelques règles de courtoisie à respecter », que j’aurais enfreint. Mais en tout cas, je vois que vous savez les mettre de côté pour assener des « Si vous saviez lire », réplique plutôt désobligeante et en tout cas puérile.
« ici, ce n’est pas votre terre promise, rien ne vous est du ». Je ne vous ferez pas le plaisir de qualifier cela d’antisémitisme ou d’antisionisme, le terme, j’en conviens a été extrêmement galvaudé ces derniers temps. Ce « votre », « vous », s’adresse à qui ? Les juifs ? les israéliens ? Vos contradicteurs ?
« Terre promise » est un terme biblique qui date de miliers d’années, qui ne veux pas dire grand chose aujourd’hui. Donc, je dirai plutôt du racisme primaire, de la bétise pure et simple ou de l’humour encore un fois maladroit. Dans ce dernier cas, je vous recommande Dieudonné, qui a fait le même jeu de mot sur scène l’année dernière et qui cherche un partenaire pour se produire sur scène.
Il est possible que ce post finisse dans votre poubelle. Je continuerai de toute façon, à lire vos critiques gastronomiques. Vos connaissances en matière de pizza restent quant à elles indéniables.
Merci, je préfère que les malentendus soient dissipés, ce n’est pas la peine de se monter la tête en plus pour des problèmes de communication.
Israel est reconnu par l’ONU, a signé des accord avec de nombreux pays de la région. C’est à l’OLP (Fatah) de négocier avec Israel, pas au Hamas. Le Fatah, comme le Hamas ont des moyens de nuire à Israel, mais ils ne menacent absolument pas l’existence de cet Etat.
Les feedbacks et échanges de points de vue courtois sont les bienvenus, il n’y a qu’à voir dans les commentaires plus haut. Ce que je ne tolère pas, c’est l’impolitesse et les insultes ou insinuations puantes. Le tutoiement, lorsque l’on ne connait pas quelqu’un, n’est pas non plus accepté : « Mon cher Chrisos, j’ai bien peur que quand elle dépasse les test culinaires de 7 lignes, ta plume parait plus limitée. » Je ne lance pas la première pierre, mais, comme les Israéliens, quand on m’attaque, je réponds (par des mots, tellement plus efficaces, finalement, que des missiles ou des obus). Et je me permets de continuer : en plus vous n’écrivez pas très bien.
Le « vous » s’adresse juste à vous « Niox », je ne vous connais pas, vous non plus vous ne me connaissez pas, le vouvoiement est donc d’usage! Inutile de chercher plus loin.
Vous continuez à être désobligeant, si vous saviez qui je suis et d’où je viens, vous ne pourriez pas me taxer d’antisémite.
Oui, « Terre promise a été bien choisi », le fait que je l’utilise ne vous plait pas, ce n’est pourtant pas bien méchant, bien moins que quelques extraits du long texte de ce chanteur arrogant (faut-il prendre tout son texte au premier degré? si oui, quelle lourdeur!).
http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-1137859,55-1139069,0.html
Niox,
Avant d’être suspecté de quoi que ce soit, je tiens à dire que ma mère est juive et que donc la moitié de ma famille l’est aussi.
Quand vous parlez de raccourcis un peu faciles et démago, j’ai filli m’étrangler en lisant:
« Dans le monde, chacun a ses Juifs.
Les Français ont les leurs :
ce sont les Bretons, les Occitans, les Corses, les travailleurs immigrés.
Les Italiens ont les Siciliens,
les Yankees ont leurs Noirs,
les Espagnols leurs Basques. »
Je ne vois pas bien le rapport entre les bretons, les occitans, les corses et les juifs.
Et les ch’tis?
Et puisque vous vantez le « je me défends donc je suis », je vous suggère de commencer à le faire avec vos mots à vous. Ce sera plus enrichissant pour tout le monde.
Un dernier mot, sur les références bibliques. Je vous recommande ce petit extrait de « the west wing ».
http://www.youtube.com/watch?v=eD52OlkKfNs
Sans intervenir dans le débat, ça me fait toujours marrer comme on (le on est ici inclusif) se sent obligé, politiquement correct oblige, de dire qu’on a beaucoup d’amis juifs ou arabes ou de la famille bronzée avant d’avancer quelque argument que ce soit sur le conflit israëlo-palestinien (ça marche aussi avec la politique d’immigration). Remarque, Coluche la faisait déjà (je suis pas raciste, j’ai tous les disques de Sidney Bechet).
>Mat : extra cet extrait de West Wing!
>Mix : bah, j’ai même un ami Israélien, mais, par contre je n’apprécie pas trop les sionistes extrémistes et les idiots, même si je suis prêt à faire quelques efforts pour essayer de comprendre leur point de vue, s’il est rationnel (les sionistes, pas les idiots).
Ne demandez pas à un journal qui fonctionne sur un format quotidien de faire une analyse de fond. Ce n’est pas son rôle, mais celui des magazines (télé, audio, presse ou web). Dont le Courrier International que tu cites Kaplan, ou les livres de Noam Chomsky.
Et puis, là c’est mon côté solidaire corporatiste qui se hérisse, on ne retient de la presse que les mauvais côtés. Bououou, les vilains journalistes. Il y a des erreurs, rien n’est lisse, j’en conviens. Mais sur la masse de reportages qui sont actuellement diffusés dans la presse, tous supports confondus, je pense qu’il y a quand même une bonne part de (très) bon boulot.
Format télévisé oblige, il est difficile de résumer en 2 minutes 30 un conflit que bien peu de personnes parviennent à expliquer en moins d’une heure. Il faut aussi prendre en compte le facteur « images ». Vu qu’on est à la télé, le commentaire passe logiquement en second plan. Et quand on vous balance des images dures, l’émotion prend le dessus. Le cerveau n’est plus très disponible pour assimiler des infos orales.
Et pour revenir sur les rôles que la presse donnerait à la Palestine et à Israël – respectivement les bons et les gentils, si j’ai bien compris – je ne suis pas tout à fait d’accord.
Tu parles de « légitime défense » d’Israël. Ce sont les dirigeants israéliens qui ont avancé cet argument. La presse ne fait que les relayer.
Idem dans ton point numéro un. Tu dis que la presse affirme : ce sont toujours les Arabes qui attaquent en premier. Faux, une fois de plus c’est Israël qui a affirmé cela. Et la presse fait son boulot, elle relaie et donnant ensuite un éclairage sur la chronologie des événements pour que chacun se fasse une opinion. Et en général, classique, le journaliste interroge la partie d’en face, en l’occurrence les Palestiniens.
Sur la règle numéro 9 et la violation du droit international, j’ai entendu sur France Info justement une interview menée par l’excellent Olivier Delagarde avec un diplomate israélien. Le journaliste l’attaquait très frontalement sur les bombardements israéliens de camions de l’ONU, de la maison où s’étaient réfugiés des Palestiniens… Idem sur Europe 1 avec Jean-Pierre Elkkabach qui tannait un ambassadeur israélien pour le mettre face à ses contradictions. Les Israéliens sont interrogés sans complaisance, je trouve, pas les médias français.
Après, la diplomatie française, c’est autre chose… Mais là, on passe à l’aspect politique du débat dans lequel je n’entrerai pas
>Aude 1 : oui, on ne leur demande pas d’être parfaits. Certains journalistes font très bien leur boulot, mais le traitement de l’information dans le cadre de ce conflit manque d’équité. Je ne dis pas que le nombre de morts fait tout, mais il me semble que l’on ne peut passer autant de temps sur des nuisances d’un côté et un massacre de l’autre.
>Aude 2 :
je n’écoute plus ce qui se dit ou s’écrit là dessus depuis une semaine, c’est du déjà vu…
Certes, la presse ne fait que relayer le discours des autorités israéliennes, c’est bien ça le problème : elle n’a ni sens critique, ni recul quand elle reprend des infos brutes.
On a vu la même chose en 2006 lors de l’offensive au Liban. Au départ, Israel devait se défendre et débarrasser le Liban du parti chi’ite, tout le monde voyait ça d’un très bon oeil. Et puis, les jours passent, on voit que ce n’est pas une guerre propre, qu’elle est motivée par de mauvaises raisons, que les frappes chirurgicales sont des tueries de bouchers, et l’opinion se retourne (parfois grâce à la presse).
dans ce post, la partie en italique n’est pas de moi, je la trouvais intéressante, mais c’est surtout le fait que je l’ai reçue par quelqu’un que j’estime et qui est modéré et éduqué.
Beaucoup de gens en ont marre, et les plus désespérés passeront surement à l’acte.
deux lectures intéressantes, chez Alain Gresh, qui parle de dissymétrie et de disproportion :
http://blog.mondediplo.net/2009-01-10-Liberer-les-Palestiniens-des-mensonges-de-Bernard
http://blog.mondediplo.net/2009-01-08-Gaza-le-droit-la-disproportion-et-les-barbares