mar 04

Lundi 23 février 2009 : déjeuner avec L chez Inaniwa Umami An. Nous partageons des nouilles chaudes aux tempuras et du porc pané. Diner maison simple.

Mardi 24 février, mercredi 25 février : pas grand chose à manger, si ce n’est des sandwiches chez David Lunch (rue Miromesnil) ou des pâtes chez Pasta Basta (rue Mermoz). Mercredi soir, agréable dîner-apéro chez A-L qui fête son anniversaire.

La Révolution française a « chassé » et « cassé » les nobles, nantis et privilégiés. S’il doit y avoir une révolution dans les dix prochaines années, ce sera sans doute contre les fonctionnaires « serviteurs de l’Etat », dont certains se servent de l’Etat, plus qu’ils ne le servent.

Jeudi 26 février :  après la lutte aux privilèges indus, l’Empire, du VIIIe (rue Mermoz), avec des collègues et des fournisseurs. Dommage que mon Corsica Burger ait été à point et pas saignant.
Le soir, dîner au Palace Elysée (rue Quentin bauchart), avec G, A et P. À priori, ce n’est pas le genre de lieu que je fréquente, mais, au délà des préjugés, c’était une bonne et bonne soirée.
20090226 palace elysee salle3 Petite semaine pour clore un petit mois (ChrisoScope)

Vendredi 27 février : David Lunch again, puis dîner à la maison.

Samedi 28 février : déjeuner maison, pâtes au légumes (et à l’huile), promenade dans le 75006, verre au Primo Piano (au premier étage du Bon Marché, à la place du Délicabar, rue du Bac), avec P, D et O. Gran Torino, bacio et yahourt chez Grom (rue de Seine). Promenade solitaire, rive droite, à pied et à vélo.

Dimanche 1er mars : pain, beurre et lait, avant de passer quelques heures dans mon bain avec un bon livre. Opération goûter à Chaville. Slumdog Millionaire pour finir le week end. Crochet par la crêperie du Comptoir (rue de l’Odéon).

Lundi 2 mars : déjeuner au Bistrot Napolitain (avenue Roosevelt, 75008), avec O : une bière, une Enrico, une Primavera, un tiramisu. Le soir : cocktail coupe-faim, vodka+banania+lait.

Semaine pas très productive pour le blog, mais cela n’empêche pas les statistiques du blog d’atteindre leur plus haut niveau historique…

20090228 stats Petite semaine pour clore un petit mois (ChrisoScope)

Rédigé par chrisos


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11 Réponses à “Petite semaine pour clore un petit mois”

  1. mixlamalice a dit:

    Perso la révolution, j’aurais plutôt vu ça contre les Total, MEDEF et autres Société Géniale qui privatisent les profits et nationalisent les pertes dès qu’ils font de la merde, plutôt que contre les « fonctionnaires nantis » dont la majorité émarge à moins de 2000 euros/mois…

  2. chrisos a dit:

    >je n’aime pas Laurence Parizot non plus.
    pour Total, tu parles de l’Erika?
    pour en revenir aux fonctionnaires ou assimilés : je trouve honteux que l’on touche un net supérieur à son brut; je trouve scandaleux certains avantages qui leur sont accordés : locations à des prix nettement en dessous des prix du marché, prêts immobiliers à des des taux assurance comprise défiant toute concurrence…

  3. mixlamalice a dit:

    Je suis pas sûr que ça concerne tous les fonctionnaires, en tout cas les avantages scandaleux c’est pas le genre de choses dont j’ai vraiment entendu parler dans le domaine de la recherche… Je crois qu’on parle plutôt des haut fonctionnaires/hommes politiques non?
    Pour les locations à des prix fort avantageux, pas mal de grosses boîtes proposent ce genre de choses aussi…

    Mais bon on peut faire des généralisations faciles: moi je trouve honteux que les patrons se gavent de parachutes dorés même et surtout quand ils coulent leurs boîtes (alors oui ça ne concerne pas le petit patron de PME, mais c’est pareil pour les fonctionnaires).

    Après c’est sans doute une sensibilité perso, mais je suis plus outré par Noël Forgeard, ce qu’il a fait et son attitude, que par l’appart d’Hervé Gaymard.

    Pour Total, je parlais sans vraiment d’exemple précis en tête (je voulais juste mentionner une grosse boîte française qui marche), c’est juste que je ne suis pas fan des compagnies pétrolières en général, qui sont fortes pour se goinfrer (tant mieux pour elles et leurs employés) et pour se laver les mains, c’est le cas de le dire, dès qu’une merde arrive et des conséquences des problèmes écologiques qu’ils provoquent.

  4. chrisos a dit:

    Pour les logements, je parle de la Banque de France (les employés de la BdF n’ont pas le statut de fonctionnaire, mais c’est tout comme).
    Pour les prêts, je pense aux enseignants clients du Crédit Mutuel.

    Que quelques dirigeants ou top managers aient un logement de fonction pour travailler plus près de leur lieur de travail, oui. Que la majorité des salariés d’une entité publique, qui ne sert pas à grand chose, jouissent d’un parc immobilier incroyable (appartements au Palais Royal), c’est limite.

    Noël Forgeard est un ancien fonctionnaire (X-Mines, corps des Mines http://fr.wikipedia.org/wiki/No%C3%ABl_Forgeard).
    Que des hauts fonctionnaires (X+ corps ou ENA, ou même des amis de politiciens) se retrouvent à la tête de sociétés dont l’Etat reste un actionnaire de référence et qu’en plus ils se comportent comme des sagoins, en étant relativement impunis après s’être grassement servis, c’est odieux, parce que l’Etat est doublement coupable, en tant qu’Etat et en tant qu’actionnaire de référence.
    Je ne vois pas de complot partout, mais il y a une implication de réseaux, d’échanges de bons procédés et de renvois d’ascenseurs, dans la classe dirigeante, que ce soit en politique ou dans les affaires. C’est honteux.
    Mais on comprend mieux, finalement, que ce scandale soit généralisé à des fonctionnaires moins bien placés.

  5. mixlamalice a dit:

    Et les banquiers qui s’empressent de se refiler en bonus l’argent prêtée par l’Etat ou d’aller fêter leur rachat au Louis 15 dans un repas à 3000 euros tête, c’est des anciens fonctionnaires aussi?

    Je sais pas, mais à vrai dire qu’un prof ait des prêts à 2% pour s’acheter sa nouvelle Clio quand le pékin lambda a un prêt à 5% (je dis ces chiffres parfaitement au hasard, je n’ai jamais sollicité de prêt et n’ait aucune idée des taux en vigueur, c’était juste pour l’idée), c’est pas vraiment la chose au monde qui me révolte le plus.

    Même si chez nous on aime bien s’énerver sur les petits avantages du voisin et considérer que nos gros avantages sont eux, parfaitement légitimes. Depuis que je suis aux US (et bien que ne porte pas ce pays dans mon coeur), ça me semble très franco-français ce comportement consistant à considérer A PRIORI l’Autre comme un profiteur.

    http://www.youtube.com/watch?v=xTRnONQqxlA

  6. chrisos a dit:

    Il ne faut pas tout confondre. Cette histoire de repas chez Fortis Monaco ne concernait pas la banque d’affaires ou le trading, mais la banque privée. C’est un repas d’affaires, la somme est démesurée…
    Mais, inviter un bon client avec qui l’on travaille bien et qui a et qui va rapporter plusieurs centaines de milliers d’euros, ça s’appelle juste gérer une relation commerciale.
    Le timing n’était pas top, mais il ne faut pas tout mélanger.

    prêt d’intérêt :
    Cette différence de traitement contredit l’égalité, et aussi l’équité.

    Mes gros avantages : être né dans une famille sans problèmes, plutôt aisée, ce qui m’a permis de grandir sans connaitre le besoin, mais qui ne m’a pas permis d’éviter de vivre une guerre. Bien sur, il y a bien plus tragique. Je suis très reconnaissant envers mon père et ma mère. Mais après, le reste, que ce soit ma place en prépa, en école, en thèse et mes différents boulots (plus ou moins heureux), je les ai eus en comptant avant tout sur moi, et grâce à mes qualités
    personnelles et à mon propre mérite.
    Je ne considère pas tous les autres comme des profiteurs (sinon je serai devenu ermite), mais il y en a un sacré paquet.

  7. mixlamalice a dit:

    PS: je ne parlais pas des logements de fonction, mais des boîtes qui proposent à leurs cadres des appartements dans des immeubles leur appartenant à des loyers plutôt bien plus bas que ceux du marché… (Loreal fait ça par exemple). C’est pas très différent de ce que pratique l’Etat (il me semble) et à vrai dire ça me choque pas vraiment (sauf si le bénéficiaire en question donne des leçons de bonne conduite: Jean-Paul Bolufer s’était s’offusqué sur France Culture du fait qu’«aujourd’hui se trouvent dans le parc HLM des gens qui ne devraient pas y être, et que se trouvent dans la rue des gens qui devraient être dans les HLM». Pour lui, c’était un «véritable scandale».)

  8. mixlamalice a dit:

    PPS: « repas d’affaire » faut arrêter de déconner. Je sais que le porte-parole de la boîte (je ne sais plus laquelle il y avait eu deux-trois histoires de la même sorte) avait aussi parlé de « réunion de travail ». Ca concernait 50 ou 100 personnes, de la boîte même (pas de clients me semble-t-il), ils ont douillé 3000 euros tête quand le repas déjeuner typique du Louis 15 est à 130 euros… je veux bien qu’ils aient payé la location de salle mais à 3000 euros ils ont du avoir de bons pinards et je pense pas qu’ils aient beaucoup bossé.

    Personnellement je pense que l’immense majorité des gens fait consciencieusement son boulot (boulot pas toujours sympa). Que les profiteurs ou fainéants représentent de toute façon une proportion inaliénable de la population, et qu’il n’y en a pas plus dans le public que dans le privé, ni plus en France qu’aux US ou ailleurs.

    Je crois vraiment pas que si révolution il y a, elle se fera à cause des prêts privilégiés des enseignants ou de la retraite anticipée des cheminots…

  9. mixlamalice a dit:

    Désolé de spammer, tu peux regrouper tous les messages en un si tu veux.

    On a suivi à peu près le même cursus. Après la thèse tu as choisi de partir dans le privé et même dans la finance. Moi après la thèse j’ai choisi de poursuivre une carrière académique. C’est un peu énervant de m’entendre dire à profusion « ah ben c’est parce que tu veux buller toute ta vie ». Comme si il était impossible d’être authentiquement intéressé par le public. Quand j’essaie d’expliquer que vu que je dois me faire chier 3 ans de plus en post-doc avant d’espérer décrocher un poste, que de plus je gagnerai trois fois moins que dans le privé, et que du coup ça devrait prouver ma motivation, on me rétorque « ah ben la preuve, si tu acceptes d’être payé trois fois moins c’est parce que vraiment tu veux rien branler et pas avoir de responsabilités ». Comme si le pognon était forcément l’aspect fondamental dans le choix de carrière.
    Alors bon, j’avoue, si je rentre dans le public avec mes 2000 euros par mois contre 4-5000 dans le privé et qu’en compensation je peux bénéficier de prêts avantageux ou que dans le cadre de mon boulot je peux aller donner des conférences à l’autre bout du monde, je dis banco.

  10. chrisos a dit:

    >parcs de logements : sur le papier une bonne idée, c’est un avantage comme un autre, cela peut compenser des conditions de travail difficiles ou une rémunération inférieure à celle du marché.
    une bonne compensation sociale, c’est très bien, sauf que c’est un avantage non ou très peu imposé! Ce n’est pas logique, surtout quand on a affaire à qq un qui touche des primes de présence, qui est rémunéré par les deniers publics etc.
    hlm etc :
    et oui, il y a une espèce de paupérisation, de glissement vers le bas. il vaut mieux, dans certains cas, être dans le haut d’une tranche d’imposition, plutôt que dans le bas de la tranche supérieure. Il y a une espèce de double punition. tjrs la même chose : certains travailleurs ne gagnent pas, à l’arrivée, plus que s’ils étaient sans emploi!

    ->FORTIS
    je lis ici, http://www.lepoint.fr/actualites-economie/a-peine-sauvee-fortis-s-offre-un-dejeuner-a-150-000-euros/916/0/281381 sur Fortis, qu’il s’agissait en fait de la branche assurance et essentiellement de courtiers (pas des traders, mais les commerciaux qui font entrer les contrats).
    Un peu comme un repas de Noël ou de fin de projet, dans des proportions gigantesques.

  11. mixlamalice a dit:

    Juste une précision: quand je parlais des a priori vis à vis de l’autre, je ne parlais pas spécialement de toi mais d’un comportement plus général qui me concerne aussi (et que j’essaie de faire évoluer depuis que je vis ici). En France, il me semble vraiment qu’on a tendance à considérer comme paramètre de départ que son garagiste est un voleur, son banquier un incompétent, son patron un pistonné, son voisin de bureau un glandeur qui fait rien qu’à partir à 17h, le prof de ses mômes un gauchiste qui pense qu’à faire grêve etc.
    Aux US, je crois que les gens partent dans l’idée que la personne en face est compétente et efficace, et finalement je crois que ça facilite pas mal les relations de travail, mais aussi les relations consommateur-vendeur ou « administratives ». Après, je crois que ça les empêche pas d’être lucide en cas de problème.
    Mais à mon avis c’est cette différence de mentalité qui fait que les open office ça marche difficilement en France (« t’as vu, JP il est encore parti à 17h12″, « t’as vu René ça fait 33 minutes qu’il est sur le site du Monde »… avec ma mentalité de petit français moyen, je peux pas m’empêcher de remarquer que les thésards partent souvent bien tôt, je crois qu’eux s’en foutent et ils ont raison: la productivité se mesure pas forcément en nb d’heures…).

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