Dimanche 26 juillet, après avoir admiré la vue (presque complètement dégagée) depuis le haut de la tour de Galata, nous sautons dans un taxi, jusqu’au Çemberlitaş Hamamı (nous avions hésité avec le Cağaloğlu Hamamı, également très connu). Il suffit de payer (une vingtaine d’euros pour l’option lavage exfoliant), de se déshabiller et de laisser ses affaires dans une cabines fermée à clé, de nouer un petemal autour de ses hanches, puis d’aller suer et transpirer dans la salle chaude. Bonne surprise, il n’y a pas que des touristes. Après un moment, on se fait laver, frotter et décaper par un turc plutôt costaud. On y laisse même un peu de peau. Le soin a d’abord lieu dans la salle chaude, allongés (sur le ventre puis sur le dos). On passe ensuite par une salle tiède, assis sur une marche, près d’un point d’eau fraiche où l’on est rincé. On termine sous la douche, à moins que l’on ne décide de reprendre un peut de chaleur dans la salle chaude. Compter une heure pour les plus pressés, mais si l’on a le temps, on peu en profiter pendant une heure et demie.
Petit déjeuner à l’hôtel, puis au House Café, avec S et D. A et P se prennent un café dans un Starbucks et nous rejoignent un peu plus tard. Descente de la colline jusqu’à la station de tramway, au bord du pont. Visite de Sainte Sophie, très impressionnante, notamment pour son espace VIP (la loge du sultan).
Petite promenade le long de la basilique (ou ex), pour voir la dépaysante et surprenante rue Soğukçeşme Sokağı (rue de la fontaine froide, aux maisons en bois restaurées et colorées; et où l’on trouve un hôtel). Au passage, nous tombons par hasard et effectuons une pause dans la cour du Cafer Ağa Medresesi, ou nous prenons un rafraichissement chacun et partageons des gâteaux maison (pas mauvais, mais hors critères français).

Je n’arrive pas à retrouver le nom du restaurant, il est situé dans le passage reliant General Yazgan à la station Tünel et est parallèle à Tünel Gc.
Tables installées dans le passage et débordant sur Enzik Sk.
Après une errance/recherche du côté de Novizade Sk, où le bruit et la foule ne nous enchantent pas tous, nous nous rabattons vers un coin plus calme (relativement) et un peu moins populaire. Il est 21h30 passées, un samedi soir. Nous sommes cinq, dur de trouver quelque chose qui fait l’unanimité. Comme souvent, le choix se fait à l’usure, par défaut. Il reste de la place pour nous en terrasse de ce restaurant qui sert des mezzés et des plats locaux, ça fera l’affaire (dire qu’en début de soirée Mikla avait été évoqué!). L’essentiel c’est de passer la soirée ensemble, n’est-ce pas?

The House Café,
Gen Yazgan sk. 11, Asmalımescit, Istanbul, Turquie.
Site Web.
Chaine de bars/cafés/restos contomporains à Istanbul, on trouve un The House Café dans pas mal de quartiers en vogue d’Istanbul. L’emplacement de celui-ci, dans le quartier vivant et assez classe du Tünel/Asmalımescit, au coin d’une rue (General Yazgan, photo ci-dessus) piétonne et d’un petit passage semi ouvert (photo ci-dessous) est particulièrement agréable.

Service (un peu sec?) pendant toute la journée. La carte (3MO, image, que vous pouvez sinon retrouver sur leur site web : bel effort, il y a une photo et une petite description pour chaque plat, mais pas le prix) propose des plats et boissons (à des prix plus élevés que la moyenne, soit une bonne vingtaine d’euros pour un repas complet) à cheval entre cuisines turque et plus occidentale…
Après une soirée intéressante au Reina, c’est grasse matinée le lendemain matin. L’immersion ne se fait qu’en tout début d’après-midi, autour de kebabs chez Konak (bons, plus abordables, mais pas aussi fins que ceux de la veille).
Promenade à Galata, puis autour de sa célèbre tour génoise (Galata kulesi). Le premier homme volant, Hezârfen Ahmed Çelebi, aurait décollé de là pour traverser le Bosphore, au XVIIe siècle…

Traversée du pont de Galata en passant d’abord par le bas (plein de cafés très touristiques, préférer le côté donnant sur la rive asiatique : vue dégagée et magnifique, contrairement à l’autre côté un peu bouché). Nous nous faisons alpaguer par plusieurs cafetiers qui veulent absolument que nous nous arrêtions chez eux. Alors que nous étions accoudés à la rembarde, un autre nous aborde, mais là, pas de rentre-dedans, juste un échange, et une explication des points d’intérêt depuis ce point de vue époustouflant. Extra!
Konak
Restaurant-pâtisserie (Kebab, Lahmacun, glaces)
İstiklal Cd, 259, Beyoğlu, Istanbul.
Tél. : (0212) 252 06 84.
Proposée dans le Cartoville Istanbul, cette adresse à la déco un peu kitsch sert des kebab, des mezzés, des lahmacun… entre autres.

Les serveurs se débrouillent en anglais. C’est propre, un peu vieillot. Banquette confortable.

Je ne suis pas fan des dynamiques de groupe… À cause de ça, on cède plus souvent à la facilité. Alors que mon projet était de nous concocter notre propre assortiment de mezzés+lahmacun+kebabs, le serveur me court-circuite en proposant une espèce d’assortiment mixed kebab+lahmacun pour 20 livres turques (un peu moins de 10€) par personne. Hop, ce sera plus simple comme ça, je m’incline. Nous patientons avec un grand pain frais et tou chaud.
Köşebaşı, cuisine d’Anatolie du Sud,
Club Reina (site web),
Muallim Naci Caddesi No:44 Ortaköy, İstanbul (juste au nord du premier pont sur le Bosphore, côte Européen)
Tél. : +90(212) 258 06 83. Site Web.
Pour le Cartoville, Reina est « le » club de Kuruçeşme et l’un des plus courus en Europe. Reina est, apparemment, géré par un groupe qui s’occupe d’autres adresses haut de gamme : Crystal (pas directement au bord de mer, house), le Supper Club (juste à côté du Crystal) et Club Suada (sur l’île artificielle, un peu plus au nord)… Et oui, c’est un vrai business, on n’est pas là pour rigoler!
Arrivé à Istanbul, avec S, en début d’après midi, après un voyage passable sur AirFrance, le contrôle des passeports prend un peu de temps (vivement que la Turquie intègre enfin l’Union Européenne, ou du moins Schengen ou équivalent). Les bagages récupérés, nous prenons un car Havaş jusqu’à la place Taksim (10YTL/personne, entre 30-45 minutes de trajet, assez agréable : climatisé, vue intéressante).
De là, nous descendons Istiklal Cad. déjà bien rempli, puis bifurquons sur Meşrutiyet, plus calme. Nous longeons le Marmara Pera (avec le Mikla, restaurant gastro-panoramique au dernier étage), puis le Pera Palas (en travaux), avant de prendre possession de la chambre au Pera Rose (hôtel confortable, rénové il y a quelques années, dont certaines chambres peuvent avoir une vue correcte sur la Corne d’Or, rapport qualité/prix correct, mais pas vraiment un hôtel de charme).
