
Firmin le Barbier
20 rue de Montessuy, 75007 Paris.
Tél. : 01 45 51 21 55. Site Web.
Trois citations dans le FigaroScope, fin 2008 : une jolie note de 6,5/10, une belle mention dans le dossier ouvert le dimanche et enfin, mi janvier : le dossier tables notes de frais. John Talbott tempère nettement, avec un 3,5/10. Anouparis lui décerne 3/5 fin octobre 2008. Pierrick Jégu, de l’Express, aime bien. Un avis favorable sur CityVox.
Trouver un bon restaurant ouvert à Paris fin août n’est jamais chose facile… Après plusieurs allers-retours et quelques fausses joies, A propose, pour un déjeuner entre amateurs de bonnes tables à prix raisonnables, d’essayer Firmin le Barbier. Après une petite virée à vélo, une rue en sens interdit prise quand même, j’attache ma Gazelle pas trop loin de Firmin le Barbier et y retrouve A (du guide lesrestos.com) et O (de Bouche à Oreille, récemment passé sur M6). Retrouvailles, présentations, échanges, tout en découvrant les lieux et le menu des réjouissances. P (de restoàParis) et J (de iTaste) arriveront un peu plus tard.
Au début de la carte des vins (pas jolie jolie : des pages imprimées, glissées dans des pochettes en plastique transaprent genre classeur), un petit laïus sur la façon dont ils ont répercuté la baisse de la TVA : baisse des prix des eaux en bouteilles et du café (impact zéro pour moi, qui préfère, quand je suis seul, l’eau du robinet et ne prend pas de café) et investissement dans deux appareils (adoucisseur d’eau et lave-vaisselle osmoseur, soit 5600EUR d’investissement). Sur le moment, je trouvais ça bien, mais là, en rédigeant cet article et s’il n’y avait que ça, je trouverai cet effort un peu léger! Certes, l’établissement est relativement récent (ouvert en septembre 2008) et il y a surement eu pas mal d’investissements. En supposant qu’ils servent 600 couverts par mois et que le ticket moyen est de 30EUR/couvert (hypothèses pessimistes), le point mort sera dépassé après quatre mois. Heureusement, ils ont aussi baissé les prix sur certains plats : c’est plutôt réglo, finalement.
Sur la table : nappe blanche assez épaisse (75007 archi bourgeois oblige?), mais couverts plus ordinaires. Le vin est mis à l’honneur chez Firmin, les bouteilles font partie du cadre (plutôt épuré) et de la déco assez neutre, mais je m’inquiète un peu sur la température de leur conservation…
Comme dans tout bistrot qui se respecte, ce qui se mange est inscrit aux murs, que ce soient les plats récurrents, sur l’ardoise, ou les plus éphémères deux plats du jour. Entrées de 8 à 10EUR, plats de de 14 à 22EUR. Dans les verres : de l’eau en carafe, de la Chateldon (4EUR le demi litre) et une très bonne bouteille de Bourgogne Viré-Clessé (voisin des Pouilly) de Louis Latour à un prix plus que raisonnable (27EUR).

Entrées
Gaspacho de tomates avec julienne de jambon (8EUR, contre 10 avant), servi dans un verre à whisky moderne, avec rondelles d’oignons et persil. Rien d’exceptionnel ni de particulièrement remarquable, mais c’est frais, simple et globalement agréable.

Les œufs mayonnaise (8EUR) sont sympathiques, servis avec un peu de frisée et un morceau de tomate.

Le tartare de thon (8EUR), frisée strikes back, reçoit un accueil mitigé : honorable pour O, décevant pour J.

Après des entrées dignes d’un bon bistrot de quartier, nous passons à la suite.
Plats
Dos de cabillaud et son émincé de carottes rôties (22EUR) : une belle pièce, joliment présentée et cuite comme il faut. Bémol sur l’accompagnement : carottes et courgettes, bien cuits, mais tièdes! Dommage!

C’est un peu la même histoire pour ce dos de saumon à la plancha et ses petits légumes (14EUR). Cuisson sans faille, bonne sauce, mais température des légumes trop basse…

Même histoire pour le filet de lieu jaune, annoncé avec une compotée de courgettes (14EUR). Les courgettes sont en fait la farce d’une tomate, pas assez chaude, alors que le poisson est nickel!

Le mignon de porc (14EUR) est réussi, sauf que, là aussi, il y a une fausse note avec l’accompagnement : les pommes sautées affichés sur l’ardoise se sont transformées en carottes, brocoli semi-décoloré et quelques pommes de terre. Sauce goûteuse et pas trop lourde.

Le suprême de volaille à la crème (22EUR) est honnête, sans casser trois pattes à un canard…

Si les entrées ne dénotaient pas, les plats, fort corrects au demeurant, déçoivent un peu. Rien à redire sur le produit principal : viande, volaille ou poissons étaient bons et bien cuits ; par contre, ce raté en chaine sur les légumes, trop tièdes? Un mauvais jour? Un pépin en cuisine? Pas évident de conclure, mais ils devraient mieux faire.
Desserts
Les desserts (tous à 8€) sont inégaux… Crème brulée un poil trop cuite selon J. Pas plus mauvaise que dans une brasserie de chaine selon moi, un peu banal quoi (mais plus fine qu’au Café de l’Empire, tout de même)!

La coupe de fruits et mascarpone, bien de saison était sans doute le meilleur choix pour finir.

La tarte aux pommes est standard, plutôt bonne, mais les deux feuilles de verdure, plus le fond de crème anglaise et le trait de coulis de fruits rouges, c’est too much et trop vu dans les brasseries de base qui trouvent que c’est encore dans le vent, ce genre de fioritures…

Bilan
Endroit plutôt sympathique, calme, tranquille et plutôt reposant. Cuisine pas mal, mais pas top, plus de régularité ne serait pas du luxe. Pour quarante euros par personne (on fermera les yeux sur l’erreur initiale d’addition, datée d’un autre jour!), pourquoi pas, si vous êtes dans le quartier, mais à part le vin, et la tour Eiffel voisine, rien ne justifie vraiment de venir de loin pour aller chez le Barbier. Je n’y retournerai probablement pas.
Le même déjeuner vu par J, A, P et O.
Rédigé le 13/10/2009.
Rédigé par chrisos
Lire aussi :
- BN
- Pré-vacances (retour mi-août)
- Café des Lettres
- Déjeuner du Club Liban-France à la Cave de l’Os à Moelle
- Déjeuner au Griffonnier



[...] This post was Twitted by chrisos [...]