
Treintaitrés
Capuchinos, 7, 31500 Tudela.
tél. : +34 948 82 7606. Site Web.
Adresse réputée dans la région (guide Repsol, Routard), mais pas facile à trouver en voiture, à cause des sens interdits et des travaux… Après une bonne fin d’après midi découverte, nous arrivons à Tudela avec le soir… Un petit tour dans la vieille ville et ses rues étroites, quelques demi-tours après, nous parvenons à garer le véhicule, trouver l’impasse en question et enfin atteindre le 33. Sans réservation, mais arrivés assez tôt (à l’heure espagnole : 21h30), nous sommes installés au fond de la première salle (la seconde, avec le bar, ne servira pas).
Comme d’habitude, les différences entre les description du Routard font sourire : décoration assez discrète?

Ambiance un peu sombre malgré la profusion de lumières… Nous nous laissons tester par le menu degustación de verduras (40€+IVA) qui propose, comme son nom l’indique, de découvrir et savourer la cuisine d’auteur appliquée aux produits rois de la région. Le menu ci-dessous est uniquement indicatif, tout dépend de la saison et des arrivages…

Nous sommes tombés chez des afficionados de légumes, comme Alain Passard. S’il y a quelques points communs avec l’Arpège, il ne faut pas pousser la comparaison trop loin! Va pour ce menu végétal. À boire : une belle bouteille de Solan de Cabras (3€+IVA) et nous laissons le soin au patron de nous choisir une bouteille de vin de la région : Pedro de Ivar Crianza (15€+IVA).

Couverts modernes, pain maison tout frais tout chaud. On sent la qualité! Ce menu verduras sera très agréable, mais on regrette simplement le rythme, un peu infernal : ça va très vite, on a à peine terminé son plat que le suivant arrive. Une ou deux fois, le plat suivant arrive (et repart) alors que nous n’avons pas encore fini. Dommage pour cet enchainement effréné.

Nous commençons avec un gazpacho de tomates renforcé au pain mixé et à l’œuf. La texture est donc plus consistante que pour un gazpacho ordinaire. Cela enrichit et renforce sensiblement ce plat. C’est bon, mais la légèreté ne semble pas la principale préoccupation de la maison. C’est servi légèrement frais, donc ça passe bien.

Round 2 : poivrons verts et rouges, qui ont du être passés rapidement au four (ils ne sont pas secs), coupés en fines lamelles, liés avec une touche d’huile d’olive. Pas mal du tout!


Round 3 : gros oignon blanc confit au Chardonnay. C’est fondant, fin et doux, sans supprimer le goût d’oignon.

Round 4 : borracha (des feuilles de bourrache?), borraja (merci sopadeajo pour la correction, c.f commentaire), parmesan, sauce riche et jus de feuilles. Un plat un peu extraterrestre, venu de nulle part! On ne sait pas exactement ce que c’est, mais ça se mange très bien. La sauce est redoutable!

Round 5 : gratin de blettes et jambon. Là encore, pas de répit, j’essaie de ralentir un peu le rythme, sinon nous allons exploser en vol. Une composition plutôt simple, moins fine que certaines préparations mangées plus tôt, mais très efficace.

Round 6 : de gros haricots frais avec une touche de sauce tomate. Ouf, on souffle un peu, c’est un peu plus léger et ça détend un peu. Un plat rustique qui marche très bien.

Round 7 : le coup de grâce est donné par cet artichaut frit accompagné d’une tranche de foie gras frais sauté! L’offensive du gras a raison d’O, qui ne terminera pas. La friture et le foie gras sont très bons séparément, mais les marier à ce moment du repas, c’est un coup bas.

Round 8 : cornichons de petits piments et minstrone. Une sorte de trou navarrais? La légère acidité dissous un peu les graisses avalées précédemment, ça libère bien!

Le minestrone onctueux calme le léger feu des piments. Bon, comme il n’est pas très léger, on recroque dans un piment et le cercle vicieux/vertue se met en place. Un intéressant cycle d’hystérésis (ça change du tandem bière cacahouètes, non?).

Et voilà, c’est fini pour le salé! O jette définitivement l’éponge. Quantités raisonnables, mais ingurgitées trop vite. À quoi est du ce zèle? Est-il habituel? Mystère!
Dessert : Pour la science, je goutte l’intrigante tomate en confiture et son yaourt. Légère déception : c’est mieux écrit que réalisé. Concept amusant, mais résultat moyen.

Bilan : environ 105€ pour deux personnes, pour ce menu dégustation délivré en quatrième vitesse, une bouteille d’eau et une autre de vin. Le mur du son a failli être franchi! La faute au service ou aux cuisines? Aux deux j’ai envie de dire, puisque la serveuse ne pouvait pas ignorer qu’elle nous brusquait! Dommage, je pense qu’en prenant un peu son temps on apprécie mieux! Diner agréable malgré cela. Les produits sont très bons, mais simples. Les préparations pourraient être un peu plus légères. Une adresse satisfaisante, mais pas la peine de faire le trajet depuis Pamplona uniquement pour ça.
Rédigé par chrisos
Lire aussi :
- Txacoli
- Pays basque jour 6 : Pamplona, Navarre, Tudela
- Martin Berasategui
- Juana la Loca
- Cacao Sampaka


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je crois que vous avez mal copié borracha pour « borraja », qui se dit aussi « penca », qui est une plante assez frande dont on mange la grande tige blanche, je ne sais son nom en françois
borraja.
(Del cat. borratja, y este del lat. borrāgo, -ĭnis).
1. f. Planta anual de la familia de las Borragináceas, de 20 a 60 cm de altura, con tallo grueso y ramoso, hojas grandes y aovadas, flores azules dispuestas en racimo y semillas muy menudas. Está cubierta de pelos ásperos y punzantes, es comestible y la infusión de sus flores se emplea como sudorífico.
>sopadeajo : merci pour la précision, c’est une plante que je ne connaissais pas et mes petites recherches n’avaient pas abouti. je rectifie.