
Da Rosa, épicerie fine, cantine
62 rue de Seine, 75006 Paris
Tél. : 01 40 51 00 09. Site Web (en construction). Ancien site?

Da Rosa, c’est une épicerie fine dans la partie piétonne de la rue de Seine, (entre Buci et le Boulevard Saint Germain). Un espace vente (charcuterie, fromages, des conserves, pas mal d’ibérique, mais pas que) proposant des produits de qualité vendus souvent très cher… C’est aussi une cave, quelques tables en terrasse agréables quand il fait beau (en face de Grom), des tables à l’intérieur (rez-de chaussée et premier étage).
Beaucoup de pros ont aimé et en ont parlé, mais FEGH (Frédérick e. Grasser Hermé) semble tenir une place particulière (même s’ils ont oublié un « c » dans son prénom). Pourquoi? La réponse est simple : elle a écrit la carte de da Rosa en 2003. Peut-ton vraiment faire confiance à quelqu’un qui a bossé en tant que consultante pour Carrefour, Heinz, Danone, Canderel, Nescafé ou Hénaff? Qui a contribué au lancement de cette adresse? Et qui semble encore partie prenante puisque c’est elle qui informe le Fooding de l’ouverture de Rosalito. On n’est donc pas surpris qu’elle soit très élogieuse.
Je n’y étais pas allé depuis plusieurs années, mais j’en avais gardé une impression globalement positive. C’est donc avec pas mal d’entrain que nous y entrons un vendredi soir, vers 20h30, avant une séance de cinéma à Odéon. On est bel et bien dans une épicerie, comme l’attestent les rayons de la photo ci dessus. Il y a évidemment un choix de bouteilles et des produits plus nobles : jambons espagnols et italiens, fromages, et même du caviar, si je me souviens bien. Il fait un peu frais dehors, donc une table au rez-de chaussée, à l’intérieur, fait largement notre bonheur.
Accueil un peu mou, service correct mais pas très punchy (à cause de la fin de semaine?). Deux hommes boivent et dinent légèrement. Une femme d’un certain age et d’un milieu certain arrivera un peu plus tard, ainsi qu’un homme, visiblement étranger, et dineront chacun à leur table, côte à côte… Pas terrible comme ambiance!
Alors qu’on offre souvent des petites saletés salées à manger avec un verre de vin, chez Da Rosa, on vous vend des olives (1,5 ou 2,5€ la portion) ou encore des petits oignons ou des câpres (1,5€ la dose). Le pan con tomate lui, est proposé à 6€! Du pain frotté avec de la tomate, un peu d’huile d’olive et du sel : aïe, aïe, aïe comme c’est cher! « Y a pas meilleur« , comme ils disent! Certes, mais il y a beaucoup moins cher. La carte (ici et là) propose des tapas (de 4 à 15€), des conserves (autour de 12-15€), des pâtés (14€), pasta et risotto (14-18€) ou encore des tartines (à plus de 15€)… Desserts à 8-9€! Beaucoup de tapas sont proposés en grandes portions, ce qui a souvent tendance à doubler le prix.
Les vins (France, Portugal ou Espagne) commencent à 4,5€ le verre, le même prix qu’un demi litre d’eau minérale de base…
La table, petite, ronde, type bistrot est sobrement décorée. Une carafe d’eau pour O, un verre de vin blanc espagnol (5€, Albet i Noya, bio, pas mal sur le moment, aucun souvenir quelques jours après) pour moi.

Tartine catalane (17€) : deux tranches de pain style poilane, avec un frottis de tomate, de l’huile d’olive, du fromage manchego et du jambon cru de montagne (Serrano). Accompagnée d’un cœur de laitue frais et croquant. Rien à dire sur la qualité, c’est bon. Je trouve un peu barbare de se faire un jambon fromage comme ça, mais why not… Par contre, il n’y a que du produit brut, quasiment zér0 préparation. Certains critiquent parfois les adresses qui sont au mieux des terminaux de cuisson et de conditionnement final, je serai tenté de faire un peu le même reproche à Da Rosa. Le rapport qualité quantité prix n’est pas terrible.

Mon assiette de saumon norvégien (20€!) consiste en quelques grandes tranches archi fines de très bon saumon, accompagné d’un petit quartier de citron, pas forcément utile, de beurre aux algues, de deux tranches de pain grillés et de cœurs de salade tranchés en quatre et légèrement assaisonnés. Bravo pour la qualité, la fraicheur et le goût. Mais honnêtement, vos tranches, pourquoi ne pas leur donner un peu plus de consistance? Elles sont transparentes! Je ne sais même pas si j’en ai eu 100g!

Jolie salade, et bonne, pour ne rien gâcher.

C’est bon et encore plus frustrant que les quantités soient faibles. Et je n’ose même pas imaginer la taille des portions « tapas ».
Nous restons un peu sur notre faim, mais j’ai promis de prendre une glace directement chez Grom. O, moins glace, commande un pasteis de nata. Servis par deux, chauds, avec une légère touche de cannelle saupoudré. Un dessert plaisant, assez riche et copieux, mais pourquoi ne pas les proposer à l’unité, à 3-4€?

Si la qualité est au rendez-vous, le cadre est quelconque, le service n’est pas remarquable et les quantités laissent un peu sur sa faim. Da Rosa, oui super, c’est très bon, mais n’y allez que si vous avez une petite faim, parce que le rapport quantité prix n’est pas extra!.
Rédigé par chrisos
Lire aussi :
- Prochainement ici : Darroze vs Da Rosa
- El Sol : ibère bien!
- Le Café de l’Empire, 75007 Paris
- Les abonnements au Passage, ça existe?
- L’Epicerie d’Olivier Pitou, rue des Saint Pères : dépannage de luxe!


Mouais, aurai-je envie de dire, je ne serai pas aussi catégorique sur la qualité que toi ! Il m’est arrivé de commander des plats chauds qui laissaient sur la faim autant pour la qualité que par la quantité. Le service est souvent approximatif (ou comment demander 3 fois la même chose à des jeunes gens forts sympathiques mais ayant autre chose à faire), et les vins au verre d’une moyenne appréciable mais rien d’exceptionnelle.
>Mr Lung :
j’ai toujours pris des plats « froids », bruts pour ce qui est des plats plus préparés, je n’ai pas essayé, mais je veux bien te croire.
pour le service, j’ai essayé de ne pas être trop accablant, je trouvais déjà que j’allais paraitre trop rabat-joie parce que je trouve le rapport qualité/quantité prix mauvais…
[...] assez inégal, il est vrai. À part la pseudo homophonie et un amour des très bons produits, l’épicerie-cantine de José Da Rosa, rue de Seine, ne fait pas le poids face au restaurant deux étoiles d’Hélène Darroze rue d’Assas (raconté [...]
On ne commande pas une terrine de poissons chez son boucher…
Chez Da Rosa c’est pareil. On y va pour le jamon iberico – bellota bellota. Et c’est TOUT ! Mais c’est déjà pas mal, agrémenté de quelques gousses d’ail crues craquantes, grosses olives et un petit verre de vin rouge italien…Mais pas de saumon !!! Pas de Serrano !!! Malheur…
>linez : désolé, mais mon boucher ne vend pas de poisson!
si ce ne sont pas des produits dignes de da Rosa, ils n’ont qu’à s’abstenir d’en vendre!
Vécu samedi dernier, une tarte à l’orange à 10 euros. Doit être à maxi 5 euros chez Conticini. Hallucinant ! Limite excroquerie.
escroquerie. j’en tremble encore d’indignation.
escroquerie. j’en tremble encore d’indignation
[...] le style bar-épicerie-resto espagnol à Paris, je connaissais déjà Da Rosa (surcoté! et trop cher), et Bellota Bellota (trop cher, et qui sert essentiellement des tapas sous vide) : deux adresses [...]