Tico, rue Mermoz, 75008 Paris : sympatico, avec un grand potentiel
Tags: 75008, Champs Elysées - Clémenceau, Cocktails, Franklin D Roosevelt, Miromesnil, Paris, Saint-Philippe du Roule, Tico
Ajouter commentaires

Tico, restaurant, brasserie, bar.
38 rue Jean Mermoz, 75008 Paris.
Tél. : 01 47 42 64 10. Site Web.
Tico est une nouvelle adresse ouverte fin octobre 2009. La presse professionnelle n’y est pas encore allée (enfin si, le FigaroScope, après première publication de cet article), mais on en parle déjà sur certains blogs : quelques photos sur les Petites Chroniques Gastronomiques, sur the Streets, et quelques mots chez CuisinerenLigne. Je suis passé de nombreuses fois à côté, pendant les travaux, sans vraiment me douter qu’il allait s’agir d’un restaurant. C’est en échangeant avec Stéphane, de CuisinerenLigne, que m’est venu l’envie d’y déjeuner.
L’entrée est un peu déroutante au départ : il y a un demi-étage par rapport à la rue. Une fois la porte franchie on a un peu l’impression d’être dans un hall d’entrée d’immeuble de bureaux, mais non, c’est bien ici que ça se passe. Tout de suite à droite, un ascenseur permettant aux personnes à mobilité réduite de passer d’un niveau à l’autre : niveau 0, l’entrée, +1/2, le restaurant, -1 les WC (très larges, un boulevard) et le bar/lounge. Arrivé en haut des marches, je demande une table pour un couvert.

Je suis accompagné dans une grande salle qui doit bien pourvoir accueillir une grosse soixantaine de couverts à la fois. L’espacement entre les tables est convenable, il y a pas mal d’espace entre les tables qui ne sont pas côte à côte. L’ambiance est plutôt claire et vivante, c’est agréable de ne pas être dans un énième endroit beige, taupe ou anthracite… Aux murs, quelques toiles grand format apportent un peu plus de couleur et de vie.

Service féminin plutôt gentil et voulant bien faire, motivé. Le responsable de salle (ex Maison du Danemark) n’a pas du me trouver à son goût puisqu’il préféra parler à presque toutes les tables sauf à moi. Pas bien grave, il a quand même eu la délicatesse de présenter des excuses pour le petit retard du soufflé, à la fin.
La carte est assez éclectique. On retrouve ce qui ressemble à des classiques au premier ordre : carpaccio, le Burger (légèrement revisité), côte de boeuf (black angus US), des pâtes, un foie gras, de la volaille des poissons et deux salades. En fait, au prime abord, on a l’impression d’être dans une autre brasserie passe partout de plus. En fait, c’est mieux que ça : ça a l’air classique, mais il y a à chaque fois une touche d’innovation et de personnalisation (le chef est un ancien de chez Rostang). Bref, sous une apparence lisse, il y a en fait pas mal de personnalité. Les tarifs sont en ligne avec le quartier : pas donné, avec une entrée, un plat et un dessert on s’en sort à partir de 45€.
Quelques vins au verre (des noms assez connus et rassurants) pas forcément donnés (à partir de 6€, il me semble), mais très bon système (à la Lavinia) permettant de conserver les bouteilles au frais et d’extraire le vin par un robinet.
Un verre de Côte de Beaune (rouge, 6€), et une carafe d’eau pour accompagner. Le vin était un peu froid au départ, arrivé à bonne température, il s’est avéré agréable.

Le pain est classique et nickel, de chez Poujauran.
Je me laisse tenter par le pressé d’artichaut et foie gras, pain feuilleté aux épices (19€), accompagné d’une sauce rouge fraiche et légèrement relevée, dont je ne me souviens plus de la composition exacte. Le foie, une entrée de brasserie par excellence. Ici, il est loin d’être banal puisque la tranche de foie gras est entrecoupée d’artichaut pressé. C’est bien fait, servi à bonne température et c’est bon! Le pain feuilleté (en escargot), assez dense, change des ennuyants toasts. Et puis cette petite sauce apporte un léger coup de fouet exhausteur des papilles. Un très bon début!

La clientèle n’est pas forcément très jeune. À ma gauche, un groupe de bientôt quinquagénaires qui se retrouvent entre anciens camarades et/ou collègues entre Paris, Londres, NYC ou Hong Kong. Plus loin, un ami du patron qui déjeune avec son associé, encore plus loin, d’autres repas d’affaires, ou alors quelques couples d’un certain âge, de passage dans le quartier pour du shopping ou des galeries d’art. Pour rajeunir un peu la clientèle, une formule déjeuner (entrée+plat ou plat+dessert, et éventuellement un verre de vin et ou un café un peu en dessous de 25€) pourrait fonctionner.
Après un début prometteur, j’ai hâte de voir la suite : « Tico Burger, boeuf et canard, foie gras, sucrine, marmelade d’oignons rouges » (21€). Je récolte un gros couteau à viande « pas de chez nous ». Amusant.

Le Tico Burger arrive, sobre, zen, au milieu d’une grande assiette. Piqué de haut en bas pour lui garder sa tenue le temps du transport depuis la cuisine. Deux traits assez épais de sauce rouge genre ketchup++. Bun de chez Poujauran, avec une beau morceau de foie gras (frais, cuit) sur un beau morceau de viande. Les oignons rouge et la salade apportent une jolie sensation de fraicheur et de légèreté.

Les frites, apportées dans une petite casserole en étain cuivre sont tout à fait honnêtes, même si elles sont trop régulières à mon goût!

Encore un classique revu et amélioré, pour un résultat qui ne déçoit pas. On sent la qualité et l’envie de faire plaisir.
Alléché par le soufflé au Grand Marnier, j’hésite un peu. À la fois parce que j’ai très bien mangé déjà (en qualité et en quantité), mais aussi parce qu’un soufflé, c’est toujours délicat, tellement simple à louper. Mais bon, je me sens en confiance, l’entrée et le plat étaient très bien maitrisés, je prends le risque.
Alors oui, il a mis un moment à venir, le Maitre d’Hôtel s’en est même excusé, mais ça fait partie du jeu. Un soufflé, ça prend du temps, un peu de patience. Une patience récompensée, puisqu’en plus d’avoir une belle gueule, le soufflé (10€), servi dans une autre petite casserole en cuivre, est bon. Et ça, en général, c’est plutôt rare et je pense que cela mérité d’être signalé, puisque c’est un gage de qualité, de maitrise, et c’est aussi un révélateur. Ce n’est pas une brasserie/restaurant quelconque, ils ont la prétention de faire mieux et je les félicite.

Pas de café, comme d’habitude, ce qui ne me prive pas de ces deux mignardises. Pas fan du pavé multi-couches parce qu’assez riche en café, mais la sucette à la crème au chocolat est extra! Là encore, un détail, bien sur, mais qui prouve que l’on est entre de bonnes mains.

56€ pour ce déjeuner qui sort de la routine, ce n’est bien sur pas pour tous les jours, mais pour s’accorder une pause détente et gourmande une ou deux fois par mois, à midi, ça le fait tout à fait. Je reviendrai!
Quelques modifications ont été apportées le 12/11/2009, j’avais rapidement confondu cuivre et étain et abusé du terme brasserie.
Rédigé par chrisos
Lire aussi :
- Tico, mise à jour
- Retour chez Tico
- Les nouvelles habitudes
- Chez André, ou comment se reconcilier avec les brasseries…
- Déjeuner au Griffonnier

cher monsieur, vous n’étiez pas dans une brasserie mais un restaurant, ce qui est bien différent tout de meme
je vous conseille une soirée ou pourrez constater que la jeunesse frequente cet etablissement, et puis faite un tour au bar cela vaut le détour!!!
au faite la casserole elle est en cuivre pas en étain!!!!
vous faites pas de cuisine ….
« un ami du patron qui déjeuner avec son associé et qui aura droit à la compagnie du fiston »
cela s’appelle de l’indiscrétion , et n’a rien a faire dans votre article
aviez vous au moins remarqué que les frites étaient de vraies frites , même si elle sont regulières…
pour info c’était pas le fils du patron!!!!!!
>la mouche :
Brasserie de luxe, restaurant, la distinction est assez floue. Je pensais à brasserie à cause de celle du Bristol voisin et à cause des Costes. Sauf si vous êtes un puriste et que vous considérez qu’il doit forcément y avoir un large choix de bière pour que ce soit une brasserie…
je n’ai pas encore eu l’occasion d’y aller un soir, mais c’est prévu.
vous avez raison pour la casserole, j’étais un peu lessivé hier soir et ça fait longtemps que je n’ai plus fait de chimie, je rectifie.
en effet, c’est une indiscrétion, mais ce n’est pas ma faute s’ils étaient installés dans mon champ de vue direct, et si eux n’ont pas été discrets!
oui, j’ai remarqué et signalé la qualité de ce que j’ai mangé chez Tico, dont les frites. Il faut bien trouver quelques défauts, non?
bien evidemment la critique est toujours bonne à prendre … je le nie pas..
mais l’indiscrétion ça passe pas et ce n’est pas le sujet de votre blog.. sinon il faut publier dans GALA … l’indiscrétion devient intéréssante.. pour les lecteurs de salle d’attente…
j’ai supprimé ce passage qui, il est vrai n’apporte pas grand chose, je suis le premier à accepter et recevoir les critiques constructives!
je vous remercie pour ce rectificatif….
désolé, mais il y a une erreur dans vos propos
» l’adresse étant « surveillée » de près par Caroline Rostang, fille de Michel »?????? vous sortez çà de ou!!!!
c’est du grand n’importe quoi !!
j’ai du mal comprendre en lisant ces quelques lignes http://www.blogitexpress.com/twitt/171/59440
à propos, la mouche, loumapa? pourquoi changer de pseudo et d’adresse mail sans changer d’adresse IP?
une erreur de ma part j’ai 2 btes emails…
enfin voilà un article qui ressemble enfin à quelque chose….
dans la lignée d’un grand « francois simon »…
c’est le Jarrasse à Neuilly, le restaurant cornaqué par Caroline Rostang.
pas le « Tico »
>oui, j’ai bien compris que le cornaqué s’adressait au Jarasse.
Un professionnel de la restauration est également sur le coup, j’aurais espéré que la mouche (qui a plusieurs pseudos et adresses mail) nous en dise plus…
entre mouche du coche et mouche à m…
Cher Monsieur, sachez qu il est toujours plus facile de dire du mal que du bien – je remarque neanmoins que vous vous etes donne la peine de faire les deux \ voici donc d autres photos
http://freakstreets.wordpress.com/2009/11/10/tico-opening-2/
Il y a doc des gens qui ne savent encore que l´adreese IP (s´ils ne changent pas d´ordinateur) est toujours visible?
Permettez une critique diététique : a part l´artichaud pressé, le menu choisi est monothématique à viande presque pure. Ne mange-t-on plus des légumes à Paris ? A-t-on oublié que le poisson existe?
Manger un burger à 21 €, heureusement que c´était bon !!!
Veuillez excuser la critique de la critique.
j’ai l’impression d’etre dans une cour de matsup …entendez maternelle superieure…
vous aimez !!vous aimez pas peu importe!!! la critique est tjrs bonne a prendre elle fait grandir…
ce qui est inacceptable se sont les indiscrétions qui n’ont rien a voir avec une critique gastronomique il y a des journaux a emballer le poisson pour cela…
sopadeajo (chacun son identité, respectez là) si ce restaurant veut pas faire de poisson ni de légumes c’est son choix, vous vous avez le choix de ne pas y aller manger….
>luidavis : quand on est invité, on voit les choses différemment, je suis bien placé pour le savoir!
>sopadeajo : il y a des andouilles partout!
le même pseudo et une adresse mail différente, à la rigueur, mais un autre pseudo et une autre adresse mail, c’est une tentative d’intox de la part de notre troll de la semaine dernière.
si, si, il ya des salades et probablement des légumes, mais c’est vrai que mon déjeuner ce jour-là n’était pas très végétal!
toute critique constructive et construite est la bienvenue!
>La mouche, pour la mat’sup, vous avez donné le ton, nous nous sommes adaptés au registre…
les indiscrétions permettent de renseigner sur l’ambiance et l’esprit, quand Emmanuel Rubin écrit que telle star déjeune à tel endroit, c’est de la critique ou de l’indicrétion? quid des photos de luisdavis où l’on voit explicitement la tête des autres invités?
pour ce qui est de la carte de Tico, elle est visible ici :http://chrisoscope.com/Additions/2009/11/20091103-tico_0-carte.jpg
il y a quelques salades et des légumes oubliés en accompagnement possible
au moins une chose est certaine c’est que cela fait parler de cet etablissement qui en a besoin , comme tous les debutants..
18 posts et 2 pages d’ouverture google pour le restaurant TICO moi je dis bravo…..
c’était le but ….
LONGUE VIE AU TICO……………
Cher « la mouche »,
il me semble … enfin je crois que Chrisos fait un peu ce qu’il veut sur son blog.
Il a la gentillesse de nous faire partager ses expériences restauratiques (oui je sais ça ne se dit pas).
S’il a envie que son blog soit un gala ou un voici, je ne vois pas ce que nous aurions à reprocher (si ça vous déplait, vous z’avez qu’à zapper).
Moi perso je remercie Chrisos pour le temps qu’il passe à nous faire partager ses bonnes adresses (en plus en l’occurence la critique de TICO) est super élogieuse c’est pourquoi je ne comprends pas pourquoi vous prenez tant la …mouche sur ce papier.
[...] photo: Chrisoscope | Ajouter un commentaire Envoyer à un ami Signaler un abus Imprimer cet article Partager sur [...]
En effet Chris exerce les critiques qu’il entend sur son blog et il a bien raison. D’ailleurs je ne comprend pas pourquoi il y a une telle levée de bouclier fasse a un article que je trouve plutot elogieux par rapport a ce que l’on peut trouver dans la presse en ce moment ! Longue vie a ce blog et esperont que le petit insecte ne trollera plus sans changer d’ip ( debrancher / rebrancher le modem suffit souvent)
[...] mois après une première visite précoce, je reviens en force chez Tico, avec M et J (grands cousins), A-M et A (ascendants), C et L [...]
[...] et des frites maison pour moi. Les frites sont vraiment bonnes et sont mieux réussies que chez Tico (qui présente pas mal de points communs avec la Villa : grand espace, tarifs bien en ligne avec le [...]
[...] peut trouver dans le quartier. Niveau tarifs, on n’est pas loin du Berkeley, et pas loin de Tico (qui ne proposait qu’une carte, mais le menu a fini par arriver). D’un autre côté, si [...]