Souvenirs, souvenirs
Origines, anciennes adresses
Je ne sais pas exactement quand et comment je suis devenu amateur de restaurants et comment ça m’a pris.
Cela doit venir avant tout de ma mère et un peu de mon grand père maternel qui sont/étaient tous les deux de très bons cuisiniers. Je les ai souvent vus à l’œuvre et j’ai très souvent participé à l’élaboration des repas à la cuisine.
Années 80
Je me souviens que, enfant, mes parents nous (mon frère, ma soeur et moi), nous emmenaient souvent au restaurant. C’était alors le Jounieh des années 80 (pas évident d’aller à Beyrouth à l’époque). Les grands classiques étaient :
- le Gros Bonnet, au Val de Zouk, fermé depuis longtemps,
- le Chase : Espace 2000, Zouk. Je me souviendrai toujours des déjeuners les dimanches, de leur super coupe glacée pour 4 personnes ou plus et des déjeuners avec Yasmina et sa famille (le restaurant appartient toujours à son père),
- chez Pi : une espèce de barraque à frites où ils faisaient des super hamburgers, à Reyfoun puis Feytroun, puis Kaslik, près de Go Sport,
- puis aussi le Sundays (devenu un Roadster dinner) à Sarba,
- et enfin la Crêperie, du Cheikh, Fadi El Khazen, à Kaslik, avec une superbe vue, sa raclette, son poussin désossé, sa crêpe noiraude…
- il y avait aussi des restaurants libanais, mezzés & co : Karam à Ballouneh…
En France, 1990-1991
La situation au Liban n’étant plus tenable, nous nous sommes retrouvés à Saint-Raphaël (83), pendant mon dernier trimestre de 7e/CM2 (90), mon début de 6e, et ma fin de 6e. À Saint Raphaël, j’ai de vagues souvenirs de l’Exelsior. C’est à cette époque que je découvre les Mc Donalds (celui d’Antibes, près du Carrefour) et les Quick (à Fréjus, près du Géant Casino) : je mettrai un peu plus de 12 ans pour ne plus en être un client régulier… Heureusement, mes expériences culinaires ne se limitent pas à ça : je passe mes étés en Ariège, où les fast foods mettront plus de temps à arriver. Les restaurants dont je me souviens autour de Massat sont Eychenne, à Saint Girons (où je suis récemment retourné, toujours tenu par la famille Bordeaux), et Las Trinquades, sur la route du Col de Port.
Liban
Le Liban (hormis le Sud) étant à nouveau « unifié » par le Syriens qui contrôlent tout le territoire non soumis aux Israéliens, il est possible de circuler « librement » dans tout le pays. C’est l’occasion de visiter, au Nord : les Cèdres, Tripoli, Chekka, Batroun, dans la Bekaa : Baalbek, Zahleh, dans le Chouf : Deir el Kamar, Beiteddine, et au Sud : Saida (Sidon) et Sour (Tyr). Mais c’est surtout la reconstruction de Beyrouth et le retour de sa prépondérance : pendant la guerre, beaucoup de restaurants (je ne parle pas des bars et des boîtes que je ne fréquentais pas à l’époque, mais cela est aussi vrai) avaient disparu, fermé ou s’étaient délocalisés ailleurs (à Jounieh, et Kaslik surtout), à partir de 91, la tendance s’est inversée. Le restaurant de premier choix devient le Vieux Quartier, à Achrafieh (encore un qui a fermé), puis ce sera le Rabelais, juste à côté. En parallèle, à Jounieh, à côté du Chase, le Down Town et la Mozarella s’imposent, plus jeunes, plus modernes.
Voyages 92-96
Que ce soit pendant les voyages en famille, en France, tous les étés, ou à Istanbul (printemps 93), Athènes et le Péloponèse (printemps 94), Rome (printemps 95), Vienne (printemps 96), ou mes stages linguistiques de quelques semaines en Angleterre (Eastleigh en 92, Reading en 93 et 94, Nottingham en 95), je me souviens que j’avais une nette préférence pour les fastfoods (Mc Do, Burger Kings…), qui étaient des valeurs sures face aux aléas des cuisines locales (surtout en Angleterre!). Je me souviens juste des escalopes viennoises (schnitzel, de Figmüller à Vienne, où je suis retourné début 2005), ou d’un kebab sur une île au large d’Istanbul, un jour de mauvais temps. Je crois que c’est à cette époque (pas forcément en voyage) que j’ai contracté une aversion au poisson et aux fruits de mers : je refusais d’en manger, sauf éventuellement de la sole panée.
Nice 1996-1999
Je me retrouve à vivre seul. Interne externé au Lycée Masséna, je pouvais en principe prendre petit déjeuner et déjeuner là bas tous les jours sauf dimanche et jours fériés, et les diners du lundi au vendredi. Je ne suis jamais allé aux petits-déjeuners! J’avais un petit coin cuisine dans mon appartement (deux plaques électriques, un réfrigérateur) et avais donc de quoi me faire à manger quand c’était vraiment trop mauvais à la cantine. Le Mc Do était toujours, à l’époque, un très bon ami, ainsi que l’Hippopotamus, près de la place Masséna, les vendredi à midi.
Quand ma mère est de passage, c’est l’occasion de tester les restaurants étoilés au Michelin. Grâce à elle, j’ai eu l’occasion de tester et d’apprécier le Chantecler (Hôtel Negresco, Nice), la Belle Otéro (Carlton, Cannes), le Louis XV (by Ducasse, Monaco), la Palme d’Or (Hôtel Martinez, Cannes), Jacques Maximin (Cagnes sur Mer), Le Mas Candille (Mougins), Le Moulin de Mougins (Alain Llorca, Mougins!), La Bastide Saint Antoine (Jacques Chibois, Grasse). Je vous rassure, on se faisait aussi des restos « normaux », mais je dois avouer que j’ai été gâté à cette époque. À Paris, lorsque mon père passait quelques jours là bas le temps de salon, il m’est arrivé de monter quelques week ends, juste le temps de tester le Fouquet’s (75008), la Tour d’Argent (75005), le Cinq (Hôtel George V, 75008). Là aussi, c’était magique! Bon en contre partie, j’ai pas mal souffert
, parce que mes parents aiment bien les brasseries (type groupe Flo et Frères Blanc…). Je garde quand même un bon souvenir du Flo de Nice, dans un ancien théâtre (la cuisine était sur la scène).
En parallèle, quand je restais à Nice les week ends, j’essayais de tester, seul ou avec des amis, des restos, souvent dans le Vieux Nice. Que ce soit le Bar du Marché avec ses pizzas et ses odeurs de graillon qui imprégnait tout votre corps et vos vêtements, le Gesu, la Maison de la Pizza, le Quebec, un tex mex tenu par des chinois, le Byblos (un pseudo libanais) et j’en oublie, le Pitchoun (guide réalisé par les étudiants de l’Edhec à Nice) nous servait de guide. Puis, j’ai sympathisé avec les gérants des restos de mon immeuble : le Café du Paillon, dont j’avais obtenu 500 francs de sponsoring pour le Bal de la Taupe, et plus tard, pendant mes derniers mois à Nice, le Sud, avec la famille Marinelli et Jef, où je suis vite devenu un habitué : une fois les écrits des concours terminés, c’était notre point de rendez-vous, avec les p’tits cons (bière, sirop de citron et Picon). Chaque fois que j’y suis retourné après, quand c’était ouvert, j’avais l’impression d’être parti la veille!
Niveau sorties, c’étaient surtout des soirées étudiantes les veilles de vacances, aux Ecossais, au Studio (c’est pas pareil) et puis les week ends, soit des soirées chez moi ou un de mes petits camarades, soit dans des pubs du Vieux Nice : Oxford, Tapas, Pompei/Bulldog, Jonathan’s…
Les oraux à Paris, 1998-1999
Sans doute les premières fois où j’étais à Paris sans mes parents. Logeant à la Cité Universitaire, nous étions sur la ligne de RER B et donc pas loin de Luxembourg et de Saint-Michel : j’avoue, j’étais contre, mais j’ai déjà été manger dans le coin de la rue Saint Séverin : grecs, kebabs, pseudo français, j’ai honte, mais j’étais jeune, c’était en groupe, et ça changeait du resto U! Première connerie en boite à Paris : le Duplex, avec Michael et Laurent… Le lendemain, j’avais oral d’arabe à Télécom Paris!
Rennes 1999-2001
Un peu déçu par la vie et les possibilités de sortie à Rennes, c’était peut être trop étudiant pour moi : soirées au Foyer de Supélec, dans les salles communes, à l’école de Chimie, ou à l’Agro… La soi disant rue de la soif faisait peine à voir… Il n’y avait guère que l’Espace, la boite techno/gay où l’on s’amusait un peu. Donc très vite, je rentrais à Paris les week end. Arnaud habitait rue Berthollet, puis à partir de mars j’avais la rue de Beaune. Du coup, au début on découvrait un peu, quelques errements autour de la rue Mouffetard, soirées HEC, de l’ESCP, à Supélec, à l’X, à l’ESTP, à l’ENS, avec Mathieu, le barman qui ne boit pas d’alcool… Pas mal de 6e, de 5e. Et puis Oberkampf (Estaminet, un des rares endroits où j’allais il y a 7 ans et où il m’arrive de retourner).
Paris 2000-xxxx :
Pour fuire rennesPour
Boston été 2001
Nightlife à Ste Maxime, avec Arnaud et sa bande
Intermède nancéen
Paris, Paris
Voyages :
Amsterdam (2001?)
Reims ()
Strasbourg (printemps 2002)
Bruxelles (printemps 2002)
Barcelone (11 novembre 2003)
Rome (mai 2004)
Aveyron (juillet 2004)
Grenade (juillet 2004)
Liban (été 2004)
US (été 2004)
Washington & NYC (octobre 2004)
La Haye (octobre 2004)
Boston (Thanksgiving 2004)
Bruxelles (décembre 2004)
Prague et Vienne (janvier 2005)
NYC (mai 2005)
Aveyron (été 2005)
Liban (été 2005)
Bruxelles (novembre 2005)
Lille et le Nord (février 2006)
Londres (2006)
Reading (mars 2006)
Finlande (juin 2006)
Corse (juin 2006)
Ariège (juillet 2006)
La Rochelle (juillet 2006)
Bournemouth (2006)
Varsovie (août 2006)
Barcelone (février 2007)

Discutons...