fév 14

Bang! bistrot à viandes du monde et vins nature
112 quai de Jemmapes, 75010 Paris.
Tél. 01 40 40 07 11. Site web.

Bang! est un bistrot à viandes et vins nature ouvert fin 2011, au bord du Canal St Martin. Dans un cadre relativement passe-partout mais clean, avec une jolie terrasse donnant sur le Canal (pour les beaux jours), le couple de propriétaires (lui en cuisine, elle en salle) propose un choix judicieux, avec un bon rapport qualité/prix (moins de 30€ entrée+plat+dessert) de viandes (paraillades ou autres, à base de viandes d’origines française, argentine, écossaise ou US) et de vins « nature ». Une adresse sympathique où nous avons passé une bonne soirée.

Nouveau venu

Ouvert début novembre 2011, par François Di Giugno (le chef, d’origine Sicilienne)  et Imina Nial (en salle), que certains ont connus au Mosca Libre (italien et équitable, remplacé par Pantruche, dans le 9e), Bang!, quant à lui, remplace le Poisson Rouge (restaurant que l’on m’avait recommandé, mais que je n’ai jamais eu l’occasion de tester). On trouve pas mal d’informations sur leur site web, ainsi qu’une revue de presse assez exhaustive sur leur page Facebook. Les prix sont assez doux (attention : je n’ai pas beaucoup de références de tarifs dans ce quartier) : à midi, formules à 14€ (entrée+plat ou plat+dessert), à 18€ (entrée+plat+dessert), le soir, formule « E+P ou P+D » à 22€, et pour E+P+D c’est 27€ (avec éventuellement quelques suppléments), paraillades (genre de pierrade) de 17 à 19€. Le poulet vient de la Loire, le canard du Tarn, le Porc d’Aveyron. Le boeuf vient d’Aubrac, d’Ecosse, d’Argentine ou du Kansas, fourni par deux très belles maisons : Hugo Desnoyers et les boucheries nivernaises… Le vin est français et nature, là aussi à des prix plus que corrects (19-~50€). Le dimanche, ils proposent un brunch à 20€ : United States of Flo en parle.

Vanessa y a testé le brunch et les viandes. Parisbouge parle d’un bar à viandes. Télérama trouve ça bien. Très bon score sur Qype, mais attention, il s’agit de premiers avis, assez récents.

De mon côté, c’est un article du Bout de Ma Langue qui m’a donné envie d’y aller. Petite remarque tout de même : si le concept bar à viandes et vins nature est nouveau à Paris, je rappelle qu’au Charbon Rouge, ouvert depuis quelques saisons déjà, on peut manger des viandes du monde (France, US, Argentine et Wagyu) et boire des vins du monde. Mais c’est beaucoup plus cher niveau budget.

Diner de bloggueurs

C’est un passage de Doc ADN à Paris qui inspire l’organisation de ce diner. Le noyau dur de trois Docs (ADN, Mix et moi) ayant trouvé Bang! plus propice à ce diner que Neva Cuisine, j’élargis le cercle en proposant à quelques amis et connaissances mangeurs/bloggueurs. Taux de succès assez bon, puisque nous seront finalement sept : avec Raids-Pâtisseries, Le Bout de ma Langue, Mr. Lung et Coup de Fourchette. Réservation sans problème 5-6 jours à l’avance.

Ayant naïvement pensé que nous pourrions prendre un petit apéro au Verre Volé avant de diner chez Bang!, Doc et Mix n’ont, sans grande surprise, pas trouvé de place. Nous avons donc commencé la soirée chez Bang! Notre table pour 7/8 nous attendait (au fond de la salle), tout en longueur. La salle n’est pas immense, environ deux douzaines de couverts (un peu plus si la terrasse ouvre). Ambiance assez conviviale et bon enfant (ce qui est souvent le cas dans les bonnes adresses qui proposent des vins nature et qui ne se la pètent pas : Racines, si vous m’entendez…), la salle se remplira quasiment vers 21h. Clientèle assez bobo, 30-45 ans, donc du quartier, j’imagine.

Un coup d’œil rapide à la carte des boissons, des paraillades, à la carte de vins (rouges) et au menu Bam Boom Bang! assez varié (cinq entrées, six viandes, un risotto et un thon, fromage de chez Alléosse et trois desserts). Fortement influencés par Isabelle, nous faisons l’impasse sur les paraillades et commandons entrées et plats au menu.

Pour commencer, encornet et piquillos (copieux, très bien cuit et bon, avec un piment qui arrache bien, aurait été parfait si l’assiette avait été chaude, ce qui aurait permis de manger chaud/tiède jusqu’à la dernière bouchée) ou os à moelle (pas goûté, mais avait une belle gueule).

La majorité d’entre nous opte pour la « Rolls », le Black Angus du Kansans, avec sa sauce au cacao et à la sarriette. Garnitures au choix : signalons de très belles et frites maison, une agréable et surprenante purée de carottes au lait de coco et aux agrumes. Pour manger plus « équilibré », faites comme Mr Lung, prenez des légumes avec votre Black Angus bleu. Sinon, lâchez vous un peu et prenez votre Black Angus, avec des frites, et les carottes en plus. À vrai dire, lors de la commande, on nous a demandé la cuisson (saignant), mais sans vraiment préciser le morceau! À l’arrivée, c’est une belle pièce, type pavé, mais ce n’est pas le morceau que je préfère (entrecôte en solo, côte de boeuf à plusieurs, pour le « bon » gras). Bref, même si ce n’est pas ce que je préfère, je me régale quand même! Je fais encore mon difficile : la viande est très bien comme ça, la sauce cacao et sarriette est amusante, mais pourquoi ne pas la proposer à côté? Cela permettrait de choisir la sauce qui nous convient le mieux. Bref, c’était bien, mais ça pourrait encore être plus abouti!

Le burger italien avait l’air sympathique!

Pour finir, certains sont déjà bien calés. D’autres continuent et finissent avec les cheesecake (frais et léger, très bon point pour une fin de repas agréable) et autre tiramisu (revisité, caramel/pralin).
Vins bus, entre autres : Riesling 2008 de Geschikt, Domaine de la Sinne pour démarrer (23€), Mon P’tit Barriot (2010, vin de pays catalan, 23€).

Bilan

288€ à sept, ce qui fait une quarantaine d’euros par personne : 4 menus E+P+D à 27€, 3 E+P à 23€, 5 suppléments Black Angus (à 4€) et quatre bouteilles de vin (23-24€ l’une). Certes, cette moyenne masque tout de même quelques inégalités. Si l’on divise le vin en parts égales, on a une clé de répartition d’environ 13€/personne. Ce qui ferait 36€ pour E+P ex Angus, 40€/pers pour E+P et Black Angus ou E+P+D ex Black Angus et 44€/pers pour E+P+D avec Black Angus.

Certes, nous aurions pu taper plus haut niveau budget vins, c’est vrai. Les vins goûtés, assez éloignés de mes habitudes, n’étaient pas désagréables, certains se buvaient même sans forcer ; donc pas de problème à ce niveau. Le menu E+P+D est copieux et propose de bonnes choses (même si je trouve que le Black Angus mérite un meilleur traitement), simples, sans prétention, mais réussies et agréables. Soirée réussie, grâce à la bonne compagnie et une prestation réussie et sympathique.

Habitant à moins de dix minutes du Bang!, je garde l’adresse en tête pour la prochaine fois que j’aurais un besoin urgent de rouge et de viande rouge dans le quartier.

fév 01

Villa Spicy, restaurant
8 avenue Franklin Delano Roosevelt, 75008 Paris.
Tél. : 01 56 59 62 59. Site Web.

Chronique archive, sur un déjeuner à la Villa Spicy pendant la semaine du goût 2009. Je travaille à quelques minutes de la Villa Spicy (appartenant à deux Blanc) depuis mi-2007. Jamais vraiment tenté par leur pan-carte affichée à l’angle Roosevelt Ponthieu, nous succombons finalement pendant la semaine du goût 2009.

Ce n’était pas mauvais, mais nous n’avions pas été convaincus : le rapport qualité/prix, l’accueil et le service étaient alors meilleurs au Libre Sens, qui était, un peu moins cher pour la formule déjeuner.

20091012 villa spicy 01 entree chevre  Villa Spicy : de leffort, mais bof! (ChrisoScope) 20091012 villa spicy 01 entree lentilles Villa Spicy : de leffort, mais bof! (ChrisoScope)

Un engagement bio à la mode : c’est bien, mais ce n’est pas tout!

Une cuisine d’inspiration méditerranéenne traditionnelle/classique (avec un effort sur la sélection des produits), pas mauvaise, mais finalement assez banale…

20091012 villa spicy 02 canard Villa Spicy : de leffort, mais bof! (ChrisoScope)

20091012 villa spicy 02 pasta Villa Spicy : de leffort, mais bof! (ChrisoScope) 20091012 villa spicy 02 poulet puree Villa Spicy : de leffort, mais bof! (ChrisoScope)

Vue de l’extérieur, ça n’a pas l’air d’avoir beaucoup changé (le chef est le même depuis mai 2009), si ce n’est peut-être, un effort pour baisser les prix.

Je vois ici que les plats ne sont pas devenus plus follichons.

jan 17

Avec quelques semaines de retard, je balaie rapidement adresses pratiquées en 2011. Pour chaque catégorie, ils sont classés du préféré au moins apprécié… Aujourd’hui, les brunches, les restaurants chinois et les restaurants italiens.

Brunches :

  1. La Cuisine du Royal Monceau, Paris. Cher, mais copieux et très bon (fait deux fois en 2011).
  2. Orchidées, Park Hyatt Vendôme. À faire en été pour la terrasse.
  3. Nolita, 75008, brunch buffet très honorable.
  4. Brunch du Crillon. Pas cher, mais pas généreux et qualité décevante. Bof!

Lire cet article récent sur les brunches parisiens, parcourir la catégorie Brunch,  pour plus de détails. Il faudrait remettre à jour le guide Brunch.

Restaurants chinois :

  1. Shang Palace au Shangri La Paris, cantonais, dim sum, superbe voyage accompagné!
  2. Yauatcha, dim sums branchés à Londres
  3. Chez Vong, caverne dépaysante!
  4. Autour du Yangtse, rue du Helder 75009, bonne cantine, si vous bossez dans le coin.
  5. Bistrot de Pékin, rue de Ponthieu 75008, pas mal, mais trop de glutamate pour moi
  6. Traiteur Tong Yen : légère baisse de qualité, ou alors j’en ai marre
  7. Mitsou, Sum (75008) : Dim Sum sans intérêt.

D’autres adresses chinoises.

Restaurants italiens

  • Pizzeria :
    1. Pizzeria Da Michele, Naples, simple et pas cher.
    2. O’Scia, 75002 : belle découverte parisienne.
    3. Pizzeria Santa Lucia, 75006. Les cousins du Bistrot Napolitain. Bien, mais cadre vieillot.
    4. Presto Fresco, 75001. Sympathique et bon.
    5. Caffè Concerto, 75002. Correct, même si les ingrédients ne sont pas toujours extra. Merci le four à bois.
    6. Lucky Luciano, 75010. Exemple de pizza au four électrique sauvée par des bons ingrédients.
    7. I Cugini, 75010. Pas mal, mais un peu sec.
  • Autres italiens :
    1. Mori Venice Bar, 75002, cousin de l’Armani Caffè très bonne et très chère adresse italienne à Paris
    2. Caffè de Thierry Burlot, 75008. L’ancien chef de l’Armani Caffè retourne à ses amours de jeunesse.
    3. Restaurant Basilica, Sorrento. Un bon italien, simple, généreux et bon.
    4. Maccarone, Pompéi. Bonnes pâtes, cadre raffraichissant.
jan 05

Drouant, restaurant français contemporain classique chic, ouvert tous les jours, du déjeuner au souper (jusqu’à minuit!).
16-18, place Gaillon, 75002 Paris.
Tél. : 01 42 65 15 16. Site Web.

Drouant est une autre valeur sûre que nous apprécions particulièrement. Que ce soit au déjeuner, au brunch (samedi et dimanche, P’tit Trainard à 35€), au dîner ou juste pour prendre un verre (ApéroSpace), pour un repas d’affaires, en famille (bébés et enfants bienvenus et bien traités), entre amis ou en couple, Drouant, version Antoine Westermann et Anthony Clémot ne déçoit jamais! Une adresse historique et culturelle (prix Goncourt), un cadre net, moderne en bas, plus classique en haut. Un service pro, aimable et plein de gentilles attentions. Une cuisine à partir de très bons produits, bon dosage de classique et de contemporain. Une adresse où l’on peut très bien déjeuner à moins de 20€ (en choisissant le plat du jour) et se régaler en dépensant plus de 80€ par personne en prenant entrée+plat+dessert avec du vin (attention, à la carte, les portions sont souvent très généreuses). Tarif intermédiaire : le menu baladin à 44€ (entrée+plat+dessert). Une étoile Michelin inconstestable!

Un classique toujours au goût du jour, à en croire le buzz régulier et varié

Comme c’est agréable une institution qui ne s’endort pas sur sa réputation et qui continue de vivre, d’évoluer, de bouger… Depuis sa reprise par Antoine Westermann en 2006, Drouant a fait parler de lui 9 fois dans le FigaroScope : pour sa renaissance, pour son brunch, dîner après 23h, déjeuner d’affaires en une heure chrono, apéro dinatoire, brunch, menu enfant, fête des mères, QG de Michèle Laroque, Vol au Vent…

Drouant n’est plus dans le Fooding (alors que l’on pouvait gagner des repas dans les cuisines de Drouant fin 2008, pendant la semaine du Fooding), mais on en parle en très bien ailleurs, comme sur ParisbyMouth. Alain Fusion des Restos.com aime passionément. Bon diner de Foodista en Ville, très bon déjeuner pour Nathzed, rien à redire pour François Simon.

Difficile de parler de tout Drouant en un article! Sur l’Apérospace : presque-moi.com, kuisto. À propos de la tête de veau : Prosper Montagné (plat du jour de jeudi). Poulet rôti du dimanche chez Coup de Fourchette, chez Pudlo, chez Caroline Mignot (bis), Foodinandout, Bouchée à la Reine (plat du jour du mercredi) chez Esterkitchen, Pot au feu chez Caroline Mignot. Sur le brunch : P’tit trainard, sur ce blog, et sur presque-moi.com, en 2008, BrunchàParis.com, Bliss and the City, MonMagimixetmoi, fine-gueule, une blonde dans la ville (dommage pour les ratés du second brunch), xperience… Même le café (Pascal Hamour) fait l’objet d’un petit article sur un blog dédié!

Déjeuner du dimanche 18 décembre 2011

Coin enfants

Comme à chaque fois que nous allons chez Drouant avec une poussette, il faut neutraliser la porte tambour pour passer. Cette fois, l’ascenseur est en marche donc il n’y a que quelques marches à monter pour se retrouver au premier étage, à côté d’un couple qui brunche avec ses trois enfants ados-pré-ados. Nous sommes installés dans un espace tranquille, qui semble réservé aux familles avec enfants, puisque nous avions déjà déjeuné ici il y a quelques temps. Ce n’est pas la salle la plus agréable ni la plus jolie, mais on est au calme et il y a de la place. A dort encore lors de l’arrivée, mais se réveillera vite, à l’arrivée des entrées (par l’odeur alléchée?). Nous demanderons une chaise haute qui sera vite apportée (joli modèle en bois). A-M nous rejoint un peu plus tard.

Embarras du choix

Large choix à la carte, entre les classiques, les légères saveurs de saison, les produits du moment et le plat du jour. Le brunch, ce sera encore pour une autre fois.

Entrées/hors d’oeuvres

Légumes (velouté de champignons aux noisettes grillées, salade de carottes et de raisins aux épices, topinambours en mousseline avec une salade de radis noirs et des petits croutons, aubergine grillée et en caviar à 25€) pour O. C’est joli, c’est mignon, c’est bon et il y a du travail. Mais on pourrait juste trouver que 25€, pour une entrée de légumes, c’est un petit peu cher.

Tarte flambée à la truffe noire (38€) pour A-M, qui a raté la pizza à la truffe du BN, cette saison. Si l’on compare à une pizza, il est évident que le BN apparait bon marché (la pizza est nettement plus grosse et un peu moins chère que la tarte flambée de Drouant), mais une analyse qualitative et l’épaisseur des morceaux de truffe noire rendent la tarte flambée de Drouant honorable. Surtout, on sent vraiment le goût de la truffe, pas d’ajout d’huile parfumée.

Velouté de champignons (13€) pour moi : un bon potage de saison, avec quelques tranches fines de champignon frais et une belle et bonne tartine de jamon iberico. Parfait en ce temps quasi hivernal.

Trois bonnes entrées/hors d’oeuvres de saison. C’est frais, bon et ça reste léger. Niveau prix, cela va du simple 13€, au quasi double et triple (25 et 38€), ce qui nous amène à 76€ pour les entrées.

Seul bémol du repas : le verre de blanc de Bourgogne (7€) n’a pas vraiment de goût. Le Riesling (7€) est, lui, tout à fait sympathique.

Plats

Coquilles St Jacques poêlées (et les quatre cocottes de légumes, 30€) pour A-M. Cuisson impeccable pour les quatre belles noix de St Jacques, servies sobrement avec une sauce goûteuse mais légère. Les quatre accompagnements sont costauds, la purée de potimarron est extra. Pour chipoter, on pourrait souhaiter une ou deux noix de plus quitte à abandonner un ou deux légumes. En plat unique, cela peut être juste niveau portions. Après une bonne entrée et avant un dessert, c’est convenable et c’est ce qu’il faut niveau quantité.

Poulet-frites-salade (18€) pour O : classique, présentation simple, copieux. A en a réclamé à sa maman et a dévoré les morceaux de poulet et les frites. La prochaine fois, il faudra probablement lui prendre un plat « rien que pour elle »! L’esprit du plat du jour « relativement » abordable et populaire est très bien respecté. On peut, en effet, se contenter de ce plat pour tout le déjeuner, mais ce serait dommage de ne pas goûter le reste.

Je me laisse tenter par l’oie farcie et braisée, avec des pommes de terre au lard (39€). Pas très photogénique, et probablement le plat le plus consistant de notre repas, avec une belle sauce puissante qui se marie bien avec la chair un peu grasse de l’oie (que l’on ne retrouve pas souvent au restaurant).

87€ pour les plats, équilibrés, consistants et nourissants sans être écoeurants.

Desserts

O finit sont repas avec les Chocolats (palet de chocolat et nougatine croquante, sorbet au chocolat 70% cacao, gâteau moelleux au chocolat, macarons au chocolat, 15€). Belle puissance du chocolat noir. Mention spéciale au sorbet, dont raffole notre petite A (ainsi que des macarons). Point de lourdeur, même si à l’arrivée on est bien calé.

La tarte aux pommes (avec une boule de glace vanille, 11€) d’AM fait un peu vieille école, avec ses amandes effilées et son assiette « historique ». Elle se mange sans problème et sans forcer. Les pommes sont fondantes à l’intérieur, légèrement résistante à l’extérieur, comme de bonnes frites. La pâte est légère, sans être fine.

Quant à moi, je termine avec de la fraicheur au sens propre : glaces et sorbets (crème glacée au caramel salé, sorbet à l’ananas, crème glacée à la vanille Bourbon, sorbet à la pomme Granny Smith, 15€). Mention spéciale aux deux sorbets qui sont extra, surtout l’ananas. Le goût est archi-fidèle, c’est très réussi. La vanille n’est pas en reste, mais c’est bien par elle qu’il faut commencer, car c’est la plus délicate. Le caramel est plutôt puissant, donc à garder pour la fin.

41€ pour les desserts, que nous terminons par pure gourmandise (même si nous n’avons vraiment plus faim après tout ce que nous avons dévoré).

Pas de café, ni de boisson chaude, ce qui nous prive (sans regret, nous sommes vraiment repus) des écorces d’oranges confites et des truffes au chocolat.

Le compte est bon?

Le service, dont je n’ai pas parlé pour l’instant, était parfois absent (l’espace dans lequel nous étions installés était nettement moins rempli que lors de repas précédents), mais jamais bien loin… Un dimanche, sans contrainte, ça peut même être un plus pour être tranquille.

C’était, une fois encore, un très bon repas. Drouant propose une excellente « comfort food » française. On se sent bien, dans une univers familier et agréable, où l’on peut, au choix se laisser tenter par les nouveautés du moment ou de la saisonou au contraire se raccrocher à un classique indémodable.

188€ sur la note (où il manque 30€ pour les coquilles St Jacques), cela fait un peu plus de 60-70€/personne, à trois. Chacun a prix une entrée, un plat et un dessert. Carafe d’eau, pas de café et deux verres de vin. Pas donné ; certes. Nous aurions pu facilement baisser la note, en prenant des propositions moins onéreuses que l’oie ou la tarte au truffes et éventuellement en partageant une entrée ou un dessert. Cela étant, il n’est pas interdit de se faire plaisir et de se lâcher de temps en temps, donc nous en avons très bien profité. Nous continuerons de revenir chez Drouant, quelques fois par an.

déc 17

 

Ces derniers temps, plus nouvelles adresses à burgers ont vu le jour ou sont annoncées à Paris. Parmi elles :

  • Le Camion qui Fume : camion itinérant avec une chef américaine, on trouve leur position via leur site web ou Twitter, tél. : 06 36 43 49 00 ; le buzz du moment (bientôt 1000 moutons sur Twitter)… Le Fooding cite même Adrian Moore!
  • Bioburger (46 Passage Choiseul, 75002 Paris, tél. : 01 49 26 9390) : bio, développement durable, ouvert depuis cet été. Récemment chroniqué par Caroline Mignot, et il y a un trimestre sur Sweet Paris. 200-250k€ investis, mais seulement 10k€ de capital social.
  • Blend Hamburger Gourmet (44 rue d’Argout, 75002 Paris, tél. : 01 40 26 84 57), ouvre dans quelques jours (déjà dans Yelp) et se fournit en viande chez Yves-Marie Le Bourdonnec (I love Bidoche).  Le projet est en gestation depuis au moins un an et des moyens non négligeables ont été investis (capital social de 50kEUR). Positionnement à priori haut de gamme.
  • D’après le FigaroScope, une nouvelle adresse américaine devrait voir le jour courant 2012 dans le 75010. Le FigaroScope n’est pas à une incohérence près : ce restaurant doit être « monté par l’actuel boss de l’impeccable Joe Allen« , alors que François Simon l’a descendu (Joe Allen, pas le patron) dans un haché menu.
  • On attend aussi avec impatience le steakhouse « Beef Club » (58 rue Rousseau, 75001), avec des viandes de Y-M Le Bourdonnec, en association avec le patron de Hawksmoor.
  • Sans parler des rumeurs (un marronier) du retour de Burger King en France. Incroyable ce pauvre mythe à deux frites. Burger King, c’est presque aussi dégueulasse que Mc Do, ce n’est pas parce qu’il n’y en a pas en France qu’il faut le déplorer.

Bref, il va falloir trier un peu tout ça, non?

20100908 Fins Gourmets 02 burger tomates pelees Nouveaux Burgers Parisiens (ChrisoScope)

Burger des Fins Gourmets, Boulevard St Germain  (75007 Paris). Proposé uniquement en été.

Niveau fournisseurs de viandes, Y-M Le Bourdonnec avance et s’affirme comme un concurrent sérieux d’Hugo Desnoyer. Le boeuf Irlandais, lui, semble stagner un peu (à Paris, en tout cas) : Jean Denaux, qui les distribue, n’est pas sectaire et travaille aussi avec les Anglais.

20101013 Aishti Seaside 02 angus burger Nouveaux Burgers Parisiens (ChrisoScope)

Burger d’Aïshti SeaSide, Liban, Angus.

sept 19

Testés récemment et/ou à plusieurs reprises :

  • le brunch du samedi aux Ambassadeurs, à l’Hôtel de Crillon (~65€, début janvier 2011), le plus or et décor,
  • le buffet du Patio, à l’Hôtel de Crillon (~55€, fin août et début septembre 2011), le plus terne et le plus lassant,
  • le brunch du Ritz (fin juin 2008, fin juin 2010) : le plus cher (>100€) et le plus pétro-dollars ou oligarque russe,
  • le brunch des Orchidées,  au Park Hyatt (~65€ le samedi, ~80€ le dimanche, fin juin 2011, été et automne 2010) : le plus Tony Parker
  • le brunch de la Cuisine, au Raffles Royal Monceau (mi septembre 2011, 95€ le dimanche), le plus équilibré.
Du moins cher au plus cher :
  • Le samedi au Crillon (boissons chaudes et jus compris);
  • Le buffet du Patio (boissons non comprises, verre de vin à plus de 10€, Evian à 8€);
  • le brunch du samedi aux Orchidées (boissons chaudes et jus compris);
  • le brunch du dimanche aux Orchidées (idem + une coupe de champagne);
  • le brunch Royal du dimanche à la Cuisine (boissons chaudes, jus et eaux compris);
  • le brunch du Ritz (>100€, boissons chaudes et jus compris).
Du moins varié au plus varié :
  • Buffet du Patio (aucun en changement à qq semaines d’écart)
  • Ambassadeurs (pas énormément de choix sur le buffet)
  • Park Hyatt (le choix d’un plat principal permet de varier un peu, même si on reprend souvent le même), le buffet change en fonction des saisons,
  • Royal Monceau (change en fonction des saisons-en principe- et d’une semaine à l’autre, beaucoup de choix, difficile de tout goûter en une fois), possibilité de choisir des oeufs sous différentes formes
  • Ritz : trop de choix : sushis, libanais, oeufs, pâtes, grill, thèmes…
Points positifs :
  • Patio : moins cher que les autres, mais nettement en dessous – résa facile – en semaine aussi
  • Crillon : décor, service
  • Ritz : profusion de stands, jardin
  • Park Hyatt : changement de salle été/hiver, résa assez facile
  • Royal Monceau : grande qualité, viennoiseries et desserts Pierre Hermé, service très gentil.
Points négatifs :
  • Patio : qualité moyenne (ex : salades préparées à l’avance et rafraichies), boissons en plus, on ne voit pas le ciel!
  • Crillon : façade actuellement en travaux; résa pas évidente; bon, mais pas énormément de possibilités; insecte dans salade (compensé par une bouteille de Champagne offerte)
  • Ritz : cher, s’y prendre à l’avance pour réserver, frustrant parce qu’impossible de tou goûter, quelques petits ratés de service (compensés par une bouteille de Champagne offerte)
  • Park Hyatt Vendôme :  on aimerait plus de nouveauté, attention si vous tombez sur un changement de service
  • Royal Monceau : résa au moins une semaine à l’avance; service un peu flottant à la fin; pas donné, malgré tout, donc restera pour de grandes occasions.
Mes préférés : le brunch Royal de la Cuisine au Royal Monceau (produits de très bonne qualité, crêpes minute, cadre contemporain très agréable, desserts de Pierre Hermé pour finir), Orchidées au Park Hyatt (en été, terrasse agréable, relativement léger).
À part : le Ritz, too much, trop cher, trop copieux, à faire au moins une fois par curiosité (joli jardin, animations pour enfants, regardez les autres clients!).
Je passerai mon tour : le Patio (dommage d’être dehors sous d’énormes parasols qui masque le ciel, choix et qualité moyens), le brunch des Ambassadeurs (moins cher que les autres, mais moins généreux aussi).
Adresses :
  • Raffles Royal Monceau, 37 Avenue Hoche, 75008 Paris. Tél. : 01 42 99 88 00, Site Web.
  • Park Hyatt Vendôme : 5 Rue de la Paix, 75002, Paris. Tél. : 01 58 71 12 34, Site Web.
  • Ritz : 15 Place Vendôme, 75001 Paris. Tél. : 01 43 16 30 30, Site Web.
  • Crillon : 10 place de la Concorde, 75008 Paris. Tél. : 01 44 71 15 00, Site Web.
jan 17

Après la crème de la crème des adresses où j’ai mangé en 2010, les valeurs sures. (à ce rythme, la rétrospective 2010 sera terminée mi 2011…).

Voici donc quelques adresses déjà connues, bien établies et reconnues, où nous retournons souvent, avec plaisir.

Passage de Senderens

Même si je n’y vais lus aussi souvent depuis qu’O ne travaille plus dans le quartier, chaque passage au Passage de Senderens est un régal. Entre les classiques et la formule (rapport qualité prix splendide, de la cuisine ++ aux prix parfois plus abordables que dans un bistrot!), nous ne nous lassons pas. Nouvelle cuisine et renouveau de la carte depuis septembre.

20100213 passage senderens 05 volaille gnocchis champignons noisettes Valeurs sures de 2010 (ChrisoScope) 20100919 Passage Senderens 02 langoustines kadaif nage crustaces Valeurs sures de 2010 (ChrisoScope) 20100919 Passage Senderens 04 foie gras saisi fondant peches%20blanches cuites fraiches Valeurs sures de 2010 (ChrisoScope)

Atelier de Joël Robuchon à l’hôtel Montalembert

Nous n’avons pas encore testé l’Atelier installé depuis fin 2010 au Drugstore Publicis, et il est fort possible que ça n’arrive jamais tant que nous n’aurons pas déménagé. En effet, « notre » Atelier de Robuchon se situe dans une rue prolongeant celle où nous habitons, à moins de 150m. De grands classiques, des produits irréprochables, une exécution sans faille. Super brasserie de luxe.

20100110 atelier robuchon paris 03 onglet tartare Valeurs sures de 2010 (ChrisoScope)

Le Sévéro

Au Sévero, on se régale toujours avec leurs steak frites ; et je n’ai jamais eu à me plaindre des hueurs du patron. Je me demande quand sera la prochaine fois (pas de place pour une poussette, en principe).

20100504 severo 02 faux filet Valeurs sures de 2010 (ChrisoScope)

Auguste

Ah, Auguste! Une belle et bonne adresse, où l’assiette fait toujours mouche et où le service, aux petits soins, donne envie de revenir le lendemain.

20100625 Auguste 05 homard Valeurs sures de 2010 (ChrisoScope)

Bistrot Napolitain

Le vilain dégât des eaux de l’été dernier nous a privé de pizzas pendant plus d’un trimestre. Un nouveau four à bois, une salle à peine changée (quelques panneaux anti-bruit, un petit changement de la disposition de la salle) et toujours la dream team de Tony. C’est encore plus bondé qu’avant et leurs pizzas restent mes préférées, le Campionissimo de la pizza, c’est le Bistrot Napolitain, pas la peine de chercher ailleurs.

Le Perron

Autre valeur sure pour bien manger italien à Paris, l’ambiance du Perron (rue Perronet, 75007 Paris) est beaucoup plus calme qu’au BN. Pas de pizza ici, mais des pâtes et un sabayon d’anthologie.

20100619 perron 03 sabayon Valeurs sures de 2010 (ChrisoScope)

Emporio Armani Caffè

Certes, c’est un peu bas de plafond, la déco est sombre et ce n’est pas donné. OK, leur terrasse est exposée nord. Malgré ces défauts,

20100710 Emporio Armani Caffe 03 mafaldine Valeurs sures de 2010 (ChrisoScope)

35 degrés ouest

Un autre voisin étoilé, spécialiste du poisson. Accueil délicieux, sole extra.

20100729 35 degres ouest 03 sole meuniere Valeurs sures de 2010 (ChrisoScope)

Drouant

Que ce soit pour un verre en terrasse, un brunch amélioré, ou un diner dans le salon Goncourt, Drouant assure et fait toujours plaisir. Un classique bien vivant.

20100828 Drouant 02 frites extra Valeurs sures de 2010 (ChrisoScope) 20100930 Drouant Salon Goncourt 02 agneau Valeurs sures de 2010 (ChrisoScope)

Les Orchidées, au Park Hyatt Vendôme

Essentiellement pour le brunch, en terrasse ou sous la verrière. Buffet+plat à la carte, souvent lumineux, toujours agréable le samedi.

20100918 Park Hyatt Paris Vendome Orchidees Terrasse 03 filet simmenthal churros tomate Valeurs sures de 2010 (ChrisoScope) 20101120 Park Hyatt Orchidees Brunch 05 Valeurs sures de 2010 (ChrisoScope)

Market

Cuisine variée plutôt bonne, plus abordable que le Berkeley, presque juste en face de mon lieu de travail. Le plus agréable, au Market, c’est quand il n’y a pas trop de monde, en début de semaine ou en été : service beaucoup plus fluide et moins speed.

20100805 Market 03 cheesecake Valeurs sures de 2010 (ChrisoScope)

Au Liban, il y a bien sur l’indémodable Chez Sami, et le Café Aïshti Sea Side, où l’on mange toujours très convenablement, tous les deux avec une belle vue/terrasse sur la Méditerranée.

20101013 Aishti Seaside 02 angus burger Valeurs sures de 2010 (ChrisoScope)

déc 30

Quelques souvenirs de 2010…

Le début de l’année était plutôt bien étoilé : Atelier de Robuchon (**, mais que je ne mets pas dans les « exceptionnels » ), Auberge de l’Île, à Lyon (** bel endroit et ambiance ++, puisque c’était mon anniversaire, mais ne laisse pas de souvenirs impérissables).

20100123 auberge ile 03 noix saint jacques baie erquy salsifis truffe noire 01 Les exceptionnels en 2010 (ChrisoScope)

Une première claque « top of the pops » à l’Astrance (***) de Pascal Barbot, de belles découvertes et surprises. Enthousiasme tempéré, plusieurs mois après, par une déception.

20100127 Astrance 04 homard herbe a huitre bouillon algues citron confit navet Les exceptionnels en 2010 (ChrisoScope)

Le Petit Nice (***) sauve notre week end de mars à Marseille (agréable promenade dans le 7e arrondissement – Notre Dame de la Garde, mais le reste n’avait rien d’exceptionnel), grâce aux poissons et autres animaux marins magnifiques de Gérald Passédat.

20100320 petit nice gerald passedat 03 detail chlorophylle Les exceptionnels en 2010 (ChrisoScope)

Les couleurs des assiettes vont très bien avec la grande salle claire, avec une vue superbe sur la mer bleue.

20100320 petit nice gerald passedat 04 bar ligne lucie passedat Les exceptionnels en 2010 (ChrisoScope)

Chez Vong (pas d’étoile), on voyage, à bon compte.

20100325 chez vong 05 grenouilles cuisses Les exceptionnels en 2010 (ChrisoScope)

20100325 chez vong 06 canard laque Les exceptionnels en 2010 (ChrisoScope)

L’Ambroisie de Bernard Pacaud (***), avec sa maitrise parfaite des grands classiques, sa salle plaisante, son service impeccable, est ma table préférée en 2010.

20100529 Ambroisie Bernard Pacaud 04 bar artichaut caviar Les exceptionnels en 2010 (ChrisoScope)

Pas seulement parce qu’il y a du caviar et du homard…

20100529 Ambroisie Bernard Pacaud 04 navarin homard pommes de terre zoom Les exceptionnels en 2010 (ChrisoScope)

Caviar que l’on retrouve au Grand Véfour de Guy Martin. Une autre superbe maison à l’emplacement de rêve, à l’histoire chargée.

20100715 Grand Vefour 02 ecrevisses caviar oscietre consomme froid legumes parfume sauge ananas Les exceptionnels en 2010 (ChrisoScope)

Guy Martin alterne et combine habilement tradition et modernité. Le service est, ici encore, de très bon niveau.

20100715 Grand Vefour 08 cube manjari mangue infusee combawa emulsion noix coco 02 Les exceptionnels en 2010 (ChrisoScope)

Le fameux Brunch du Ritz, où quantité et qualité se rejoignent, n’est peut être pas aussi gastronomiquement pointu que les adresses citées plus haut, mais il reste mémorable.

20100627 Ritz Place Vendome 10 Les exceptionnels en 2010 (ChrisoScope)

À partir de la mi juillet, plus besoin d’aller au restaurant pour avoir droit à des sensations fortes et vivre l’exceptionnel, A est avec nous.