Découverte de la gastronomie Birmane à la Bauhinia, brasserie du Shangri La

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Bauhinia au Shangri-La

La Bauhinia, c’est la belle et agréable brasserie de l’hôtel Shangri-La. Installée sous une imposante coupole, sur deux niveaux. Ce n’est pas l’Abeille, le restaurant français gastronomique aux deux étoiles Michelin (pas encore testé), ni le Shang Palace, restaurant gastronomique cantonais, le seul restaurant chinois en France distingué d’une étoile Michelin. Pourtant, la qualité des mets servis, l’accueil, le service et le niveau de prestations de la Bauhinia sont, selon moi, supérieurs à ce que propose le 114, Faubourg, du Bristol.

La Bauhinia aime bien nous faire découvrir de nouvelles cuisines. L’empreinte asiatique de cette chaine de Palace étant importante, la brasserie accueille souvent des chefs qui officient dans d’autres établissements, ce qui donne lieu à des cartes éphémères qui permettent de (re)découvrir des cuisines rares et souvent mal représentées en France.

Semaine-découverte

En juin 2013, c’était semaine indienne. En ce moment, jusqu’à dimanche 22 septembre 2013, c’est semaine birmane, avec la présence de deux chefs birmans en cuisine : Aung et Myint, du Yangon Traders Hotel. Silencio l’a annoncé et y a déjeuné (attention, les prix indiqués sur les cartes PDF sont inexacts, pour certains).

La Birmanie (Burma en anglais), ou Myanmar, est un pays d’Asie du Sud-Est, plus grand que la France. Connu jusqu’à présent pour sa fermeture, sa junte militaire et pour la Prix Nobel Aung San Suu Kyi, ce pays s’ouvre progressivement depuis quelques années. Avec la Chine, l’Inde, la Thailande, le Laos et le Bangladesh comme voisins, en plus d’une grande façade maritime sur le golfe du Bengale et la mer d’Andaman, inutile de préciser qu’il y a une grande diversité géographique, d’influence et donc une probable variété dans l’assiette (lire ici ou ).

C’est donc avec un mélange de curiosité et d’intérêt que j’accompagne Oanèse à ce diner découverte.

Voyage birman

Ce mardi soir, après avoir couché les enfants et les avoir laissé en bonne garde, ça roule bien dans les rues de Paris, et le voiturier nous évite le casse-tête de la recherche de place, et nous épargne du risque de pluie et de froid. Traversée du hall aux arrangement floraux toujours très beaux, descente de quelques marches. Une jeune femme souriante prend nos impers et nous installe. Nous goûtons le cocktail maison, à base de champagne et de fraises. Et de la Chateldon.

Examen rapide de la carte (sans surprise, c’est plus cher le soir que le midi). Côté gauche, la Birmanie, avec quatre propositions d’entrées, un peu plus de choix pour les plats, et un dessert. À droite, la carte brasserie, avec environ quatre entrées, quatre plats, une assiette de fromages et quatre desserts. Une formule E+P+D à 58€ (48€ le midi), à choisir parmi quelques plats indiqués sur les cartes birmane et brasserie. À la carte, c’est un peu plus cher bien sur, mais ça reste raisonnable (pour un restaurant de palace), puisqu’on peut facilement rester en dessous des 70€.

Nous optons donc pour une formule, avec la salade d’aubergine fumée, les grosses crevettes poêlées et les beignets à la banane et pour la carte, avec les crevettes poêlées au kaffir, les grosses gambas au gingembre et le millefeuille pour finir.

Un sans faute, avec une cuisine intéressante, bien équilibrée en saveur et en texture. Pas d’abus de piquant ou d’épices qui arrachent, au contraire, c’est plutôt fin et léger, plus proche de la cuisine thaïe que des chinoises ou indiennes. C’est justement dosé : riche sans oppression et sans mauvais goût, à l’image des lieux. Service aux petits soins, précis. Bref, un diner impeccable et une belle soirée découverte et évasion!

Je vous invite à aller voir les photos et à lire les impressions d’O.

Faut-il y aller?

Si vous êtes plutôt Routard/roots et pas très ouvert : vous allez trouver ça trop cher et artificiel, n’y allez pas.

Si vous aimez les belles et bonnes choses et que vous êtes assez ouvert pour découvrir de nouvelles saveurs, vous ne serez pas déçu!

Brasserie la Bauhinia
Hôtel Shangri-La
10 avenue d’Iéna, 75016 Paris.
Tél. : 01 53 67 19 91.

Bang! viandes et vins sur le Canal St Martin

Un commentaire

Bang! bistrot à viandes du monde et vins nature
112 quai de Jemmapes, 75010 Paris.
Tél. 01 40 40 07 11. Site web.

Bang! est un bistrot à viandes et vins nature ouvert fin 2011, au bord du Canal St Martin. Dans un cadre relativement passe-partout mais clean, avec une jolie terrasse donnant sur le Canal (pour les beaux jours), le couple de propriétaires (lui en cuisine, elle en salle) propose un choix judicieux, avec un bon rapport qualité/prix (moins de 30€ entrée+plat+dessert) de viandes (paraillades ou autres, à base de viandes d’origines française, argentine, écossaise ou US) et de vins « nature ». Une adresse sympathique où nous avons passé une bonne soirée.

Nouveau venu

Ouvert début novembre 2011, par François Di Giugno (le chef, d’origine Sicilienne)  et Imina Nial (en salle), que certains ont connus au Mosca Libre (italien et équitable, remplacé par Pantruche, dans le 9e), Bang!, quant à lui, remplace le Poisson Rouge (restaurant que l’on m’avait recommandé, mais que je n’ai jamais eu l’occasion de tester). On trouve pas mal d’informations sur leur site web, ainsi qu’une revue de presse assez exhaustive sur leur page Facebook. Les prix sont assez doux (attention : je n’ai pas beaucoup de références de tarifs dans ce quartier) : à midi, formules à 14€ (entrée+plat ou plat+dessert), à 18€ (entrée+plat+dessert), le soir, formule « E+P ou P+D » à 22€, et pour E+P+D c’est 27€ (avec éventuellement quelques suppléments), paraillades (genre de pierrade) de 17 à 19€. Le poulet vient de la Loire, le canard du Tarn, le Porc d’Aveyron. Le boeuf vient d’Aubrac, d’Ecosse, d’Argentine ou du Kansas, fourni par deux très belles maisons : Hugo Desnoyers et les boucheries nivernaises… Le vin est français et nature, là aussi à des prix plus que corrects (19-~50€). Le dimanche, ils proposent un brunch à 20€ : United States of Flo en parle.

Vanessa y a testé le brunch et les viandes. Parisbouge parle d’un bar à viandes. Télérama trouve ça bien. Très bon score sur Qype, mais attention, il s’agit de premiers avis, assez récents.

De mon côté, c’est un article du Bout de Ma Langue qui m’a donné envie d’y aller. Petite remarque tout de même : si le concept bar à viandes et vins nature est nouveau à Paris, je rappelle qu’au Charbon Rouge, ouvert depuis quelques saisons déjà, on peut manger des viandes du monde (France, US, Argentine et Wagyu) et boire des vins du monde. Mais c’est beaucoup plus cher niveau budget.

Diner de bloggueurs

C’est un passage de Doc ADN à Paris qui inspire l’organisation de ce diner. Le noyau dur de trois Docs (ADN, Mix et moi) ayant trouvé Bang! plus propice à ce diner que Neva Cuisine, j’élargis le cercle en proposant à quelques amis et connaissances mangeurs/bloggueurs. Taux de succès assez bon, puisque nous seront finalement sept : avec Raids-Pâtisseries, Le Bout de ma Langue, Mr. Lung et Coup de Fourchette. Réservation sans problème 5-6 jours à l’avance.

Ayant naïvement pensé que nous pourrions prendre un petit apéro au Verre Volé avant de diner chez Bang!, Doc et Mix n’ont, sans grande surprise, pas trouvé de place. Nous avons donc commencé la soirée chez Bang! Notre table pour 7/8 nous attendait (au fond de la salle), tout en longueur. La salle n’est pas immense, environ deux douzaines de couverts (un peu plus si la terrasse ouvre). Ambiance assez conviviale et bon enfant (ce qui est souvent le cas dans les bonnes adresses qui proposent des vins nature et qui ne se la pètent pas : Racines, si vous m’entendez…), la salle se remplira quasiment vers 21h. Clientèle assez bobo, 30-45 ans, donc du quartier, j’imagine.

Un coup d’œil rapide à la carte des boissons, des paraillades, à la carte de vins (rouges) et au menu Bam Boom Bang! assez varié (cinq entrées, six viandes, un risotto et un thon, fromage de chez Alléosse et trois desserts). Fortement influencés par Isabelle, nous faisons l’impasse sur les paraillades et commandons entrées et plats au menu.

Pour commencer, encornet et piquillos (copieux, très bien cuit et bon, avec un piment qui arrache bien, aurait été parfait si l’assiette avait été chaude, ce qui aurait permis de manger chaud/tiède jusqu’à la dernière bouchée) ou os à moelle (pas goûté, mais avait une belle gueule).

La majorité d’entre nous opte pour la « Rolls », le Black Angus du Kansans, avec sa sauce au cacao et à la sarriette. Garnitures au choix : signalons de très belles et frites maison, une agréable et surprenante purée de carottes au lait de coco et aux agrumes. Pour manger plus « équilibré », faites comme Mr Lung, prenez des légumes avec votre Black Angus bleu. Sinon, lâchez vous un peu et prenez votre Black Angus, avec des frites, et les carottes en plus. À vrai dire, lors de la commande, on nous a demandé la cuisson (saignant), mais sans vraiment préciser le morceau! À l’arrivée, c’est une belle pièce, type pavé, mais ce n’est pas le morceau que je préfère (entrecôte en solo, côte de boeuf à plusieurs, pour le « bon » gras). Bref, même si ce n’est pas ce que je préfère, je me régale quand même! Je fais encore mon difficile : la viande est très bien comme ça, la sauce cacao et sarriette est amusante, mais pourquoi ne pas la proposer à côté? Cela permettrait de choisir la sauce qui nous convient le mieux. Bref, c’était bien, mais ça pourrait encore être plus abouti!

Le burger italien avait l’air sympathique!

Pour finir, certains sont déjà bien calés. D’autres continuent et finissent avec les cheesecake (frais et léger, très bon point pour une fin de repas agréable) et autre tiramisu (revisité, caramel/pralin).
Vins bus, entre autres : Riesling 2008 de Geschikt, Domaine de la Sinne pour démarrer (23€), Mon P’tit Barriot (2010, vin de pays catalan, 23€).

Bilan

288€ à sept, ce qui fait une quarantaine d’euros par personne : 4 menus E+P+D à 27€, 3 E+P à 23€, 5 suppléments Black Angus (à 4€) et quatre bouteilles de vin (23-24€ l’une). Certes, cette moyenne masque tout de même quelques inégalités. Si l’on divise le vin en parts égales, on a une clé de répartition d’environ 13€/personne. Ce qui ferait 36€ pour E+P ex Angus, 40€/pers pour E+P et Black Angus ou E+P+D ex Black Angus et 44€/pers pour E+P+D avec Black Angus.

Certes, nous aurions pu taper plus haut niveau budget vins, c’est vrai. Les vins goûtés, assez éloignés de mes habitudes, n’étaient pas désagréables, certains se buvaient même sans forcer ; donc pas de problème à ce niveau. Le menu E+P+D est copieux et propose de bonnes choses (même si je trouve que le Black Angus mérite un meilleur traitement), simples, sans prétention, mais réussies et agréables. Soirée réussie, grâce à la bonne compagnie et une prestation réussie et sympathique.

Habitant à moins de dix minutes du Bang!, je garde l’adresse en tête pour la prochaine fois que j’aurais un besoin urgent de rouge et de viande rouge dans le quartier.

Villa Spicy : de l’effort, mais bof!

Pas de commentaire

Villa Spicy, restaurant
8 avenue Franklin Delano Roosevelt, 75008 Paris.
Tél. : 01 56 59 62 59. Site Web.

Chronique archive, sur un déjeuner à la Villa Spicy pendant la semaine du goût 2009. Je travaille à quelques minutes de la Villa Spicy (appartenant à deux Blanc) depuis mi-2007. Jamais vraiment tenté par leur pan-carte affichée à l’angle Roosevelt Ponthieu, nous succombons finalement pendant la semaine du goût 2009.

Ce n’était pas mauvais, mais nous n’avions pas été convaincus : le rapport qualité/prix, l’accueil et le service étaient alors meilleurs au Libre Sens, qui était, un peu moins cher pour la formule déjeuner.

20091012 villa spicy 01 entree chevre  Villa Spicy : de leffort, mais bof! (ChrisoScope) 20091012 villa spicy 01 entree lentilles Villa Spicy : de leffort, mais bof! (ChrisoScope)

Un engagement bio à la mode : c’est bien, mais ce n’est pas tout!

Une cuisine d’inspiration méditerranéenne traditionnelle/classique (avec un effort sur la sélection des produits), pas mauvaise, mais finalement assez banale…

20091012 villa spicy 02 canard Villa Spicy : de leffort, mais bof! (ChrisoScope)

20091012 villa spicy 02 pasta Villa Spicy : de leffort, mais bof! (ChrisoScope) 20091012 villa spicy 02 poulet puree Villa Spicy : de leffort, mais bof! (ChrisoScope)

Vue de l’extérieur, ça n’a pas l’air d’avoir beaucoup changé (le chef est le même depuis mai 2009), si ce n’est peut-être, un effort pour baisser les prix.

Je vois ici que les plats ne sont pas devenus plus follichons.

Top 2011 : brunches, chinois, italiens

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Avec quelques semaines de retard, je balaie rapidement adresses pratiquées en 2011. Pour chaque catégorie, ils sont classés du préféré au moins apprécié… Aujourd’hui, les brunches, les restaurants chinois et les restaurants italiens.

Brunches :

  1. La Cuisine du Royal Monceau, Paris. Cher, mais copieux et très bon (fait deux fois en 2011).
  2. Orchidées, Park Hyatt Vendôme. À faire en été pour la terrasse.
  3. Nolita, 75008, brunch buffet très honorable.
  4. Brunch du Crillon. Pas cher, mais pas généreux et qualité décevante. Bof!

Lire cet article récent sur les brunches parisiens, parcourir la catégorie Brunch,  pour plus de détails. Il faudrait remettre à jour le guide Brunch.

Restaurants chinois :

  1. Shang Palace au Shangri La Paris, cantonais, dim sum, superbe voyage accompagné!
  2. Yauatcha, dim sums branchés à Londres
  3. Chez Vong, caverne dépaysante!
  4. Autour du Yangtse, rue du Helder 75009, bonne cantine, si vous bossez dans le coin.
  5. Bistrot de Pékin, rue de Ponthieu 75008, pas mal, mais trop de glutamate pour moi
  6. Traiteur Tong Yen : légère baisse de qualité, ou alors j’en ai marre
  7. Mitsou, Sum (75008) : Dim Sum sans intérêt.

D’autres adresses chinoises.

Restaurants italiens

  • Pizzeria :
    1. Pizzeria Da Michele, Naples, simple et pas cher.
    2. O’Scia, 75002 : belle découverte parisienne.
    3. Pizzeria Santa Lucia, 75006. Les cousins du Bistrot Napolitain. Bien, mais cadre vieillot.
    4. Presto Fresco, 75001. Sympathique et bon.
    5. Caffè Concerto, 75002. Correct, même si les ingrédients ne sont pas toujours extra. Merci le four à bois.
    6. Lucky Luciano, 75010. Exemple de pizza au four électrique sauvée par des bons ingrédients.
    7. I Cugini, 75010. Pas mal, mais un peu sec.
  • Autres italiens :
    1. Mori Venice Bar, 75002, cousin de l’Armani Caffè très bonne et très chère adresse italienne à Paris
    2. Caffè de Thierry Burlot, 75008. L’ancien chef de l’Armani Caffè retourne à ses amours de jeunesse.
    3. Restaurant Basilica, Sorrento. Un bon italien, simple, généreux et bon.
    4. Maccarone, Pompéi. Bonnes pâtes, cadre raffraichissant.

Déjeuner du dimanche chez Drouant

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Drouant, restaurant français contemporain classique chic, ouvert tous les jours, du déjeuner au souper (jusqu’à minuit!).
16-18, place Gaillon, 75002 Paris.
Tél. : 01 42 65 15 16. Site Web.

Drouant est une autre valeur sûre que nous apprécions particulièrement. Que ce soit au déjeuner, au brunch (samedi et dimanche, P’tit Trainard à 35€), au dîner ou juste pour prendre un verre (ApéroSpace), pour un repas d’affaires, en famille (bébés et enfants bienvenus et bien traités), entre amis ou en couple, Drouant, version Antoine Westermann et Anthony Clémot ne déçoit jamais! Une adresse historique et culturelle (prix Goncourt), un cadre net, moderne en bas, plus classique en haut. Un service pro, aimable et plein de gentilles attentions. Une cuisine à partir de très bons produits, bon dosage de classique et de contemporain. Une adresse où l’on peut très bien déjeuner à moins de 20€ (en choisissant le plat du jour) et se régaler en dépensant plus de 80€ par personne en prenant entrée+plat+dessert avec du vin (attention, à la carte, les portions sont souvent très généreuses). Tarif intermédiaire : le menu baladin à 44€ (entrée+plat+dessert). Une étoile Michelin inconstestable!

Un classique toujours au goût du jour, à en croire le buzz régulier et varié

Comme c’est agréable une institution qui ne s’endort pas sur sa réputation et qui continue de vivre, d’évoluer, de bouger… Depuis sa reprise par Antoine Westermann en 2006, Drouant a fait parler de lui 9 fois dans le FigaroScope : pour sa renaissance, pour son brunch, dîner après 23h, déjeuner d’affaires en une heure chrono, apéro dinatoire, brunch, menu enfant, fête des mères, QG de Michèle Laroque, Vol au Vent…

Drouant n’est plus dans le Fooding (alors que l’on pouvait gagner des repas dans les cuisines de Drouant fin 2008, pendant la semaine du Fooding), mais on en parle en très bien ailleurs, comme sur ParisbyMouth. Alain Fusion des Restos.com aime passionément. Bon diner de Foodista en Ville, très bon déjeuner pour Nathzed, rien à redire pour François Simon.

Difficile de parler de tout Drouant en un article! Sur l’Apérospace : presque-moi.com, kuisto. À propos de la tête de veau : Prosper Montagné (plat du jour de jeudi). Poulet rôti du dimanche chez Coup de Fourchette, chez Pudlo, chez Caroline Mignot (bis), Foodinandout, Bouchée à la Reine (plat du jour du mercredi) chez Esterkitchen, Pot au feu chez Caroline Mignot. Sur le brunch : P’tit trainard, sur ce blog, et sur presque-moi.com, en 2008, BrunchàParis.com, Bliss and the City, MonMagimixetmoi, fine-gueule, une blonde dans la ville (dommage pour les ratés du second brunch), xperience… Même le café (Pascal Hamour) fait l’objet d’un petit article sur un blog dédié!

Déjeuner du dimanche 18 décembre 2011

Coin enfants

Comme à chaque fois que nous allons chez Drouant avec une poussette, il faut neutraliser la porte tambour pour passer. Cette fois, l’ascenseur est en marche donc il n’y a que quelques marches à monter pour se retrouver au premier étage, à côté d’un couple qui brunche avec ses trois enfants ados-pré-ados. Nous sommes installés dans un espace tranquille, qui semble réservé aux familles avec enfants, puisque nous avions déjà déjeuné ici il y a quelques temps. Ce n’est pas la salle la plus agréable ni la plus jolie, mais on est au calme et il y a de la place. A dort encore lors de l’arrivée, mais se réveillera vite, à l’arrivée des entrées (par l’odeur alléchée?). Nous demanderons une chaise haute qui sera vite apportée (joli modèle en bois). A-M nous rejoint un peu plus tard.

Embarras du choix

Large choix à la carte, entre les classiques, les légères saveurs de saison, les produits du moment et le plat du jour. Le brunch, ce sera encore pour une autre fois.

Entrées/hors d’oeuvres

Légumes (velouté de champignons aux noisettes grillées, salade de carottes et de raisins aux épices, topinambours en mousseline avec une salade de radis noirs et des petits croutons, aubergine grillée et en caviar à 25€) pour O. C’est joli, c’est mignon, c’est bon et il y a du travail. Mais on pourrait juste trouver que 25€, pour une entrée de légumes, c’est un petit peu cher.

Tarte flambée à la truffe noire (38€) pour A-M, qui a raté la pizza à la truffe du BN, cette saison. Si l’on compare à une pizza, il est évident que le BN apparait bon marché (la pizza est nettement plus grosse et un peu moins chère que la tarte flambée de Drouant), mais une analyse qualitative et l’épaisseur des morceaux de truffe noire rendent la tarte flambée de Drouant honorable. Surtout, on sent vraiment le goût de la truffe, pas d’ajout d’huile parfumée.

Velouté de champignons (13€) pour moi : un bon potage de saison, avec quelques tranches fines de champignon frais et une belle et bonne tartine de jamon iberico. Parfait en ce temps quasi hivernal.

Trois bonnes entrées/hors d’oeuvres de saison. C’est frais, bon et ça reste léger. Niveau prix, cela va du simple 13€, au quasi double et triple (25 et 38€), ce qui nous amène à 76€ pour les entrées.

Seul bémol du repas : le verre de blanc de Bourgogne (7€) n’a pas vraiment de goût. Le Riesling (7€) est, lui, tout à fait sympathique.

Plats

Coquilles St Jacques poêlées (et les quatre cocottes de légumes, 30€) pour A-M. Cuisson impeccable pour les quatre belles noix de St Jacques, servies sobrement avec une sauce goûteuse mais légère. Les quatre accompagnements sont costauds, la purée de potimarron est extra. Pour chipoter, on pourrait souhaiter une ou deux noix de plus quitte à abandonner un ou deux légumes. En plat unique, cela peut être juste niveau portions. Après une bonne entrée et avant un dessert, c’est convenable et c’est ce qu’il faut niveau quantité.

Poulet-frites-salade (18€) pour O : classique, présentation simple, copieux. A en a réclamé à sa maman et a dévoré les morceaux de poulet et les frites. La prochaine fois, il faudra probablement lui prendre un plat « rien que pour elle »! L’esprit du plat du jour « relativement » abordable et populaire est très bien respecté. On peut, en effet, se contenter de ce plat pour tout le déjeuner, mais ce serait dommage de ne pas goûter le reste.

Je me laisse tenter par l’oie farcie et braisée, avec des pommes de terre au lard (39€). Pas très photogénique, et probablement le plat le plus consistant de notre repas, avec une belle sauce puissante qui se marie bien avec la chair un peu grasse de l’oie (que l’on ne retrouve pas souvent au restaurant).

87€ pour les plats, équilibrés, consistants et nourissants sans être écoeurants.

Desserts

O finit sont repas avec les Chocolats (palet de chocolat et nougatine croquante, sorbet au chocolat 70% cacao, gâteau moelleux au chocolat, macarons au chocolat, 15€). Belle puissance du chocolat noir. Mention spéciale au sorbet, dont raffole notre petite A (ainsi que des macarons). Point de lourdeur, même si à l’arrivée on est bien calé.

La tarte aux pommes (avec une boule de glace vanille, 11€) d’AM fait un peu vieille école, avec ses amandes effilées et son assiette « historique ». Elle se mange sans problème et sans forcer. Les pommes sont fondantes à l’intérieur, légèrement résistante à l’extérieur, comme de bonnes frites. La pâte est légère, sans être fine.

Quant à moi, je termine avec de la fraicheur au sens propre : glaces et sorbets (crème glacée au caramel salé, sorbet à l’ananas, crème glacée à la vanille Bourbon, sorbet à la pomme Granny Smith, 15€). Mention spéciale aux deux sorbets qui sont extra, surtout l’ananas. Le goût est archi-fidèle, c’est très réussi. La vanille n’est pas en reste, mais c’est bien par elle qu’il faut commencer, car c’est la plus délicate. Le caramel est plutôt puissant, donc à garder pour la fin.

41€ pour les desserts, que nous terminons par pure gourmandise (même si nous n’avons vraiment plus faim après tout ce que nous avons dévoré).

Pas de café, ni de boisson chaude, ce qui nous prive (sans regret, nous sommes vraiment repus) des écorces d’oranges confites et des truffes au chocolat.

Le compte est bon?

Le service, dont je n’ai pas parlé pour l’instant, était parfois absent (l’espace dans lequel nous étions installés était nettement moins rempli que lors de repas précédents), mais jamais bien loin… Un dimanche, sans contrainte, ça peut même être un plus pour être tranquille.

C’était, une fois encore, un très bon repas. Drouant propose une excellente « comfort food » française. On se sent bien, dans une univers familier et agréable, où l’on peut, au choix se laisser tenter par les nouveautés du moment ou de la saisonou au contraire se raccrocher à un classique indémodable.

188€ sur la note (où il manque 30€ pour les coquilles St Jacques), cela fait un peu plus de 60-70€/personne, à trois. Chacun a prix une entrée, un plat et un dessert. Carafe d’eau, pas de café et deux verres de vin. Pas donné ; certes. Nous aurions pu facilement baisser la note, en prenant des propositions moins onéreuses que l’oie ou la tarte au truffes et éventuellement en partageant une entrée ou un dessert. Cela étant, il n’est pas interdit de se faire plaisir et de se lâcher de temps en temps, donc nous en avons très bien profité. Nous continuerons de revenir chez Drouant, quelques fois par an.