jan 25

AAA, c’est fini?

La France est orpheline de son AAA, on plus exactement de celui de S&P, puisque Fitch et Moodys n’ont pas (encore?) dégradé la note de la dette souveraine française. Notre bon président Nicolas Sarkozy devrait tirer les leçons de son échec, et, tel Lionel Jopsin, se retirer de la vie politique (et publique), pour se consacrer entièrement à sa fille Giulia. Peut-être que la perte du AAA lui sera bénéficiaire et qu’elle ne finira pas aussi mal que ses trois grands demi-frères… ou pas!
En attendant, les marchés n’ont pas trop mal réagi. Le LTRO de la BCE de (Super) Mario Draghi assure et porte ses fruits : on a collé une belle rustine, regonflé les pneus et c’est reparti pour un tour. Mais attention, ce n’est qu’une jolie rustine, ça ne suffira pas! Comme vous le savez, le ChrisoScope pousse à la consommation et à la relance de l’économie depuis des années. S’il y a bien un secteur d’activité qui ne peut pas être délocalisé, c’est bien celui de la restauration, de l’hôtellerie (je devrais avoir droit à un crédit d’impôts pour ma contribution et mes dépenses). Cela fait des années que je soutiens la production française (et européenne) de qualité et que je pointe du doigt et déplore les combines mesquines (TVA à 5.5%, flambée des prix, arnaques en tous genres…). Heureusement qu’il n’y a pas que cela!

Bienvenue à la CCC ( « Cauwe’s bier – T’ beste bier ! » i.e. « La bière Cauwe – La meilleure bière » )

CCC, c’est vraiment un très mauvais score de crédit, ce n’est pas le pire (D pour défaut), mais on n’est pas loin du tout. Laissons tomber le bling-bling et la superficialité du AAA (surfait) et parlons aujourd’hui de la CCC ou Triple C (Triple C sur Facebook). Triple C pour Cauwe, Copains et Convivialité. Cauwe, c’est une famille de brasseurs belges, la famille de Maxime. Maxime a laissé tomber son boulot d’auditeur pas très trippant pour lancer ce projet ambitieux, avec son ami Fabien Le Régent.
(AAA->CCC, vous avez compris le rapport?)

Triple C, c’est une bière belge à la fois ancienne (depuis 1795) et nouvelle (restylée et relancée en 2010), que l’on trouve déjà dans une dizaine de bars bobo/cools/à bières de la capitale française (plan sur googlemaps). Je suivais ce projet depuis quelques temps (je connais et fréquente Maxime Cauwe depuis quelques années) et j’aime bien ces idées de petites entreprises qui ont une âme, et encore mieux, une histoire. Je vous invite à parcourir la page Facebook pour plus de description. J’ai eu l’occasion de goûter la Triple C la semaine dernière, chez Jeannette (rue du Faubourg St Denis) en compagnie de Maxime.

Premières impressions

Autant dire que cela faisait longtemps (cf. le « bonus » en fin de note) que je n’avais pas bu de vraie bonne bière lorsque j’ai découvert et dégusté une Triple C (6,5€ chez Jeannette, 4,5€ au Café Rouge un peu plus au nord, rue de Paradis) avec Maxime la semaine dernière. Emballage sobre et classique, net sans fioritures ni préciosité. « Triple » pour triple dose de malt. La bière (fabriquée par un brasseur artisanal Belge) vit encore, puisqu’elle re-fermente dans sa bouteille : cela se voit bien au moment de la servir (avec précaution et patience pour éviter les débordements).

Impatient, je n’ai pas pris le temps d’étudier son nez et l’ai tout de suite goûtée en bouche. On sent qu’elle est nettement plus alcoolisée que la moyenne (8°, en fait), que son seul point commun avec une bière blonde, c’est le nom et quelques ingrédients. Cela m’évoque tout de suite une Leffe Triple (ce qui n’est pas surprenant, puisque c’est le même principe de fabrication). Il faudra se refaire une dégustation comparative (avec de la Tripel de Westmalle, notamment) pour mieux cerner ses nuances et spécificités, mais j’ai cru discerner plus de finesse et de légèreté dans la Triple C que dans les Triples de ma jeunesse et de mes souvenirs. C’est bon, cela se boit très bien (c’est plus cher qu’une bière de « base », mais cela se comprend : meilleure qualité et plus d’alcool, donc pas besoin d’en boire autant). Le projet, l’esprit (la distribution dans des adresses testées et approuvées par le duo Maxime et Fabien) et le challenge (se faire référencer et lutter face à des réseaux de distribution déjà bien établis et puissants) sont intéressants!

À suivre et à approfondir, à l’occasion d’une prochaine dégustation au Café Rouge (rue de Paradis, 75010). Qui pour?

Bien entendu, la Triple C, comme toutes les bonnes choses, s’apprécie avec modération et lucidité!

Bonus : Digressions justificatives sur ma crédibilité et ma légitimité à parler de bière

Même si je ne parle pas beaucoup de bière sur ce blog, j’en fus assez grand consommateur et prescripteur il y a 10-15ans, pendant ma vie étudiante. À Nice déjà, je m’amusais à choisir et acheter des bières plus originales que les classiques « Kro », 1664, Heineken et autres Corona. Avec plus ou moins de réussite, certes, mais l’idée était avant tout de découvrir, déguster (ou pas, remember la Bière du Démon et autre équivalent allemand à 13°, imbuvable, on aurait dit de la mauvaise huile d’olive alcoolisée!). J’ai même tenté de faire de la chimie, mais tout ce que j’ai réussi à faire, c’était transformer la bière en urine (meilleur cas) ou en vomi (berk). Bref, mon petit frigo d’étudiant était souvent bien rempli et il y avait le choix!

Ensuite, à Rennes, je me suis retrouvé co-animateur, économe et acheteur à la Coopé, le bar étudiant de mon école d’ingénieurs. Même si la majorité des « clients » venaient boire une binouze pas chère au bar (genre Kro ou pire) et que l’on se fournissait en grande surface, il y avait pas mal de choix, notamment parmi les bières belges : Leffe, Affligem, Chimay, Trappistes, Gueuze, Kriek, Westmalle et autres abbayes… En proposant ces bières à peine plus chères que les « bases », l’idée était de faire découvrir autre chose. Cela marchait assez bien!

Après cela, j’ai été plus passif. Il faut dire qu’en soirée, une pinte = un A/R aux WC, que je sors nettement moins souvent. Depuis quelques années déjà (pour des raisons de compatibilité de goûts conjugaux), je n’ai que très rarement des bières dans mon réfrigérateur. Un demi ou une pinte dans un café-resto de temps en temps, une bouteille de Peroni Nastro Azzuro au Bistrot Napolitain, une bière japonaise ou chinoise dans des bouis-bouis, ça ne vole pas très haut, et ça n’est pas très original. La présence de deux marchands de bières aux Marchés Saint Quentin et Saint Martin n’ont pas infléchi ma politique vis à vis de la bière : no beer at home!

jan 05

Drouant, restaurant français contemporain classique chic, ouvert tous les jours, du déjeuner au souper (jusqu’à minuit!).
16-18, place Gaillon, 75002 Paris.
Tél. : 01 42 65 15 16. Site Web.

Drouant est une autre valeur sûre que nous apprécions particulièrement. Que ce soit au déjeuner, au brunch (samedi et dimanche, P’tit Trainard à 35€), au dîner ou juste pour prendre un verre (ApéroSpace), pour un repas d’affaires, en famille (bébés et enfants bienvenus et bien traités), entre amis ou en couple, Drouant, version Antoine Westermann et Anthony Clémot ne déçoit jamais! Une adresse historique et culturelle (prix Goncourt), un cadre net, moderne en bas, plus classique en haut. Un service pro, aimable et plein de gentilles attentions. Une cuisine à partir de très bons produits, bon dosage de classique et de contemporain. Une adresse où l’on peut très bien déjeuner à moins de 20€ (en choisissant le plat du jour) et se régaler en dépensant plus de 80€ par personne en prenant entrée+plat+dessert avec du vin (attention, à la carte, les portions sont souvent très généreuses). Tarif intermédiaire : le menu baladin à 44€ (entrée+plat+dessert). Une étoile Michelin inconstestable!

Un classique toujours au goût du jour, à en croire le buzz régulier et varié

Comme c’est agréable une institution qui ne s’endort pas sur sa réputation et qui continue de vivre, d’évoluer, de bouger… Depuis sa reprise par Antoine Westermann en 2006, Drouant a fait parler de lui 9 fois dans le FigaroScope : pour sa renaissance, pour son brunch, dîner après 23h, déjeuner d’affaires en une heure chrono, apéro dinatoire, brunch, menu enfant, fête des mères, QG de Michèle Laroque, Vol au Vent…

Drouant n’est plus dans le Fooding (alors que l’on pouvait gagner des repas dans les cuisines de Drouant fin 2008, pendant la semaine du Fooding), mais on en parle en très bien ailleurs, comme sur ParisbyMouth. Alain Fusion des Restos.com aime passionément. Bon diner de Foodista en Ville, très bon déjeuner pour Nathzed, rien à redire pour François Simon.

Difficile de parler de tout Drouant en un article! Sur l’Apérospace : presque-moi.com, kuisto. À propos de la tête de veau : Prosper Montagné (plat du jour de jeudi). Poulet rôti du dimanche chez Coup de Fourchette, chez Pudlo, chez Caroline Mignot (bis), Foodinandout, Bouchée à la Reine (plat du jour du mercredi) chez Esterkitchen, Pot au feu chez Caroline Mignot. Sur le brunch : P’tit trainard, sur ce blog, et sur presque-moi.com, en 2008, BrunchàParis.com, Bliss and the City, MonMagimixetmoi, fine-gueule, une blonde dans la ville (dommage pour les ratés du second brunch), xperience… Même le café (Pascal Hamour) fait l’objet d’un petit article sur un blog dédié!

Déjeuner du dimanche 18 décembre 2011

Coin enfants

Comme à chaque fois que nous allons chez Drouant avec une poussette, il faut neutraliser la porte tambour pour passer. Cette fois, l’ascenseur est en marche donc il n’y a que quelques marches à monter pour se retrouver au premier étage, à côté d’un couple qui brunche avec ses trois enfants ados-pré-ados. Nous sommes installés dans un espace tranquille, qui semble réservé aux familles avec enfants, puisque nous avions déjà déjeuné ici il y a quelques temps. Ce n’est pas la salle la plus agréable ni la plus jolie, mais on est au calme et il y a de la place. A dort encore lors de l’arrivée, mais se réveillera vite, à l’arrivée des entrées (par l’odeur alléchée?). Nous demanderons une chaise haute qui sera vite apportée (joli modèle en bois). A-M nous rejoint un peu plus tard.

Embarras du choix

Large choix à la carte, entre les classiques, les légères saveurs de saison, les produits du moment et le plat du jour. Le brunch, ce sera encore pour une autre fois.

Entrées/hors d’oeuvres

Légumes (velouté de champignons aux noisettes grillées, salade de carottes et de raisins aux épices, topinambours en mousseline avec une salade de radis noirs et des petits croutons, aubergine grillée et en caviar à 25€) pour O. C’est joli, c’est mignon, c’est bon et il y a du travail. Mais on pourrait juste trouver que 25€, pour une entrée de légumes, c’est un petit peu cher.

Tarte flambée à la truffe noire (38€) pour A-M, qui a raté la pizza à la truffe du BN, cette saison. Si l’on compare à une pizza, il est évident que le BN apparait bon marché (la pizza est nettement plus grosse et un peu moins chère que la tarte flambée de Drouant), mais une analyse qualitative et l’épaisseur des morceaux de truffe noire rendent la tarte flambée de Drouant honorable. Surtout, on sent vraiment le goût de la truffe, pas d’ajout d’huile parfumée.

Velouté de champignons (13€) pour moi : un bon potage de saison, avec quelques tranches fines de champignon frais et une belle et bonne tartine de jamon iberico. Parfait en ce temps quasi hivernal.

Trois bonnes entrées/hors d’oeuvres de saison. C’est frais, bon et ça reste léger. Niveau prix, cela va du simple 13€, au quasi double et triple (25 et 38€), ce qui nous amène à 76€ pour les entrées.

Seul bémol du repas : le verre de blanc de Bourgogne (7€) n’a pas vraiment de goût. Le Riesling (7€) est, lui, tout à fait sympathique.

Plats

Coquilles St Jacques poêlées (et les quatre cocottes de légumes, 30€) pour A-M. Cuisson impeccable pour les quatre belles noix de St Jacques, servies sobrement avec une sauce goûteuse mais légère. Les quatre accompagnements sont costauds, la purée de potimarron est extra. Pour chipoter, on pourrait souhaiter une ou deux noix de plus quitte à abandonner un ou deux légumes. En plat unique, cela peut être juste niveau portions. Après une bonne entrée et avant un dessert, c’est convenable et c’est ce qu’il faut niveau quantité.

Poulet-frites-salade (18€) pour O : classique, présentation simple, copieux. A en a réclamé à sa maman et a dévoré les morceaux de poulet et les frites. La prochaine fois, il faudra probablement lui prendre un plat « rien que pour elle »! L’esprit du plat du jour « relativement » abordable et populaire est très bien respecté. On peut, en effet, se contenter de ce plat pour tout le déjeuner, mais ce serait dommage de ne pas goûter le reste.

Je me laisse tenter par l’oie farcie et braisée, avec des pommes de terre au lard (39€). Pas très photogénique, et probablement le plat le plus consistant de notre repas, avec une belle sauce puissante qui se marie bien avec la chair un peu grasse de l’oie (que l’on ne retrouve pas souvent au restaurant).

87€ pour les plats, équilibrés, consistants et nourissants sans être écoeurants.

Desserts

O finit sont repas avec les Chocolats (palet de chocolat et nougatine croquante, sorbet au chocolat 70% cacao, gâteau moelleux au chocolat, macarons au chocolat, 15€). Belle puissance du chocolat noir. Mention spéciale au sorbet, dont raffole notre petite A (ainsi que des macarons). Point de lourdeur, même si à l’arrivée on est bien calé.

La tarte aux pommes (avec une boule de glace vanille, 11€) d’AM fait un peu vieille école, avec ses amandes effilées et son assiette « historique ». Elle se mange sans problème et sans forcer. Les pommes sont fondantes à l’intérieur, légèrement résistante à l’extérieur, comme de bonnes frites. La pâte est légère, sans être fine.

Quant à moi, je termine avec de la fraicheur au sens propre : glaces et sorbets (crème glacée au caramel salé, sorbet à l’ananas, crème glacée à la vanille Bourbon, sorbet à la pomme Granny Smith, 15€). Mention spéciale aux deux sorbets qui sont extra, surtout l’ananas. Le goût est archi-fidèle, c’est très réussi. La vanille n’est pas en reste, mais c’est bien par elle qu’il faut commencer, car c’est la plus délicate. Le caramel est plutôt puissant, donc à garder pour la fin.

41€ pour les desserts, que nous terminons par pure gourmandise (même si nous n’avons vraiment plus faim après tout ce que nous avons dévoré).

Pas de café, ni de boisson chaude, ce qui nous prive (sans regret, nous sommes vraiment repus) des écorces d’oranges confites et des truffes au chocolat.

Le compte est bon?

Le service, dont je n’ai pas parlé pour l’instant, était parfois absent (l’espace dans lequel nous étions installés était nettement moins rempli que lors de repas précédents), mais jamais bien loin… Un dimanche, sans contrainte, ça peut même être un plus pour être tranquille.

C’était, une fois encore, un très bon repas. Drouant propose une excellente « comfort food » française. On se sent bien, dans une univers familier et agréable, où l’on peut, au choix se laisser tenter par les nouveautés du moment ou de la saisonou au contraire se raccrocher à un classique indémodable.

188€ sur la note (où il manque 30€ pour les coquilles St Jacques), cela fait un peu plus de 60-70€/personne, à trois. Chacun a prix une entrée, un plat et un dessert. Carafe d’eau, pas de café et deux verres de vin. Pas donné ; certes. Nous aurions pu facilement baisser la note, en prenant des propositions moins onéreuses que l’oie ou la tarte au truffes et éventuellement en partageant une entrée ou un dessert. Cela étant, il n’est pas interdit de se faire plaisir et de se lâcher de temps en temps, donc nous en avons très bien profité. Nous continuerons de revenir chez Drouant, quelques fois par an.

déc 23

La Villa Corse, Rive Gauche (bar, restaurant, ouvert tous les jours dès 9h)
164 boulevard de Grenelle 75015 Paris
Tél. : 01 53 86 70 81. Site Web.

Mouvance Corse

La Villa Corse Rive Gauche a un nouveau chef depuis la rentrée 2011 : Vincent Deyres (lire le portrait de chef par Fabien Nègre), qui a obtenu sa première étoile en 2009, à 47 ans, à l’Emile’s de Calvi. Pudlo en a, bien sur, vite parlé, puis ce fut au tour d’Emmanuel Rubin qui lui attribue deux cœurs. Alain Fusion du guide LesRestos.com en parle aussi. Etrange que FR de la Gaudry’ ole n’en parle pas, alors qu’il en avait parlé dans un « bon bon » fin 2010.

Pour ma part, j’y avais diné en 2009 (le 11 février). Ce n’était pas mal, mais la carte était très tradi. Trouvant de grandes similitudes entre les cuisines corse et italiennes, je n’ai pas chercher à devenir fan de la cuisine de l’île de Beauté. Une viste récente à l’Alivi, un déjeuner à l’Elysée St Honoré (rue du Faubourg St honoré), la charcuterie et les fromages achetés chez Terra Corsa (rue du Faubourg St Denis)une impression de dégradation de la qualité à l’Empire du VIIIe, m’ont donné envie d’en savoir plus sur LE plus gros restaurant corse de Paris. L’arrivée d’un nouveau chef, Vincent Deyres (une étoile Michelin obtenue à l’Emile’s de Calvi) et une invitation à déjeuner de mon ami Fabien tombent donc à pic pour redécouvrir cette adresse.

Une affaire qui tourne

Plusieurs centaines de couverts sont servis tous les jours aux Villa(s) Corse(s) Rive Gauche et Rive Droite. Ce ne sont pas donc pas des bistrots, mais plutôt des brasseries. Ce vendredi là, même si toutes les tables n’étaient pas occupées, cela ne chômait pas.

Service et ambiance

L’accueil et le service doivent donc être efficaces. Pas de place à l’amateurisme et à l’improvisation. Notre serveur, un grand gaillard sympathique à l’accent chantant s’en sortira plutôt bien. Certes, ce n’était pas parfait, puisque le vin est parfois arrivé en décalé par rapport au plat, mais pour une brasserie, cela s’est plutôt passé en fluidité. Si le Lutetia, le Groupe Flo ou les Frères Blanc veulent s’améliorer, qu’ils aillent voir comment ça se passe à la Villa Corse. Si l’on peut se permettre de trainer et de patienter un peu au diner, au déjeuner, j’apprécie lorsque c’est « straight to the point« .

La clientèle est essentiellement d’affaires, il y a une bonne proportion d’habitués.

Nous sommes installés dans le coin bibliothèque, dans des fauteuils en cuir confortables. En arrivant, je trouve qu’ils iraient mieux dans un bar, ou en tout cas pour prendre un verre, avec éventuellement quelques grignotages à côté. En fait, l’assise était tout à fait convenable et confortable pendant tout le repas. La décoration est plus parisienne que corse (plus sombre qu’ensoleillée) , c’est net, avec une décoration classique (bois foncé, cuirs), réhaussé d’abats jours, et de quelques couleurs plus vives (coussins).

Dégustation

Nous aurons droit à un menu « best off », i.e. une dégustation en six services :

  • Duo de ravioles : de mustelle et d’araignée de mer, bouillon de carapaces aux agrumes à droite, raviole au brocciu et jus de veau corse à la sarriette, à gauche. Excellent raviole version mer. La raviole version terre était bonne, mais en y repensant, le jus de veau était un peu trop présent à mon goût.
  • Foie gras aux figues, petit salé au figatellu et panzetta. Cela ne m’arrive pas souvent : j’ai oublié de prendre en photo certains plats, dont cette deuxième entrée. Le chef a des origines du sud-ouest et marie intelligemment des recettes continentales aux produits corses à travers ce tandem. Foie gras de très bon niveau, texture parfaite, avec un accord classique, mais légitime avec les figues en compotée. Le petit salé est joliment réinterprété. La panzetta est croustillante (peut être un peu trop salée?) et le figatellu, au goût bien marqué et caractéristique  apporte une touche inédite à l’ensemble. Je n’ai peut-être pas capté le lien entre le foie gras et le petit salé, présentés ensemble.
  • St Jacques à la plancha, gnocchis maison, noisettes de Ghisonaccia. Une belle grosse noix de St Jacques, de jolis petits et appétissants gnocchis, un peu d’olive et de basilic, et des morceaux de noisettes qui apportent croquant et un agréable goût de forêt d’automne. Mer, terre et air.
  • Loup de Corse, légumes d’automne, émulsion châtaigne. Un beau filet avec sa peau croustillante, d’excellentes racines cuites al dente. Et la fine et légère sauce à la châtaigne, qui renforce le côté automnal de ce plat de poisson.
  • Le dernier plat salé est un jeune et beau demi perdreau de chasse, accompagné de chou farci, panzetta, sauce à la myrte. Là aussi, j’ai du perdre mes moyens, puisque pas moyen de retrouver une photo! Encore un très bel équilibre, démontrant le grand potentiel du chef et son habileté à mettre en valeur les produits corses ou à « corsiser » des classiques en utilisant intelligemment des produits typiquement corses.
  • Pour (très) bien terminer : un trio de desserts autour des agrumes. Fiadone aux citrons, petit chou à la crème de cédrat et sorbet mandarine. Des desserts tout en fraicheur, légèreté et finesse, très bien vus et réalisés, qui terminent très intelligemment ce déjeuner goûteux et copieux. J’ai honte de vous avouer que, après m’être régalé, j’ai réalisé que je n’avais pas pris de photo, une fois de plus. S’agissant d’un dessert sur mesure, composé à partir de deux classiques de la carte, il n’était pas possible d’en guetter un autre à la sortie du passe. Qu’à cela ne tienne, le grand et sage Vincent Deyres, venu échanger avec nous en fin de repas, nous en prépare un autre! Photo prise. Miam miam, c’est extra!

Le repas se termine avec quelques Canistrelli maison (plus bombés et moins secs que ceux en sachet) qui accompagnent le café. Niveau vins, je me lâche en général moins au déjeuner qu’au diner, donc je n’y ai pas attaché autant d’attention que lors du dîner à l’Alivi. Je me souviens essentiellement d’un agréable vin blanc corse, dont je n’ai pas mémorisé les références.

Bilan

Un très bon déjeuner dégustation. Hors carte, mais essentiellement à base de propositions à la carte ou au menu du jour, éventuellement légèrement retouchés. Un bel excercice de style du chef et de son équipe qui montrent leurs capacités et du potentiel. Niveau budget, je suis bien incapable de vous dire combien ce repas aurait coûté, puisque j’étais invité par Fabien, lui même invité par le chef… La formule déjeuner (entrée+plat ou plat+dessert) est à 29€, à la carte, on peut très vite dépasser les 50€ pour entrée+plat+dessert. En supposant que la qualité est la même que ce qui nous a été servi, et que les portions à la carte sont en ligne avec ce que j’ai pu apercevoir aux tables voisines, le rapport qualité+quantité/prix parait tout à fait honnête (à confirmer lors d’une visite en conditions normales).

La Villa Corse fonctionne déjà très bien comme ça. La présence de Vincent Deyres devrait permettre une montée en gamme et en qualité contrôlée et maitrisée ; j’imagine que tels sont les desseins du propriétaire. En restauration il s’agit toujours de trouver, à ressources humaines constantes et sans trop gonfler les prix, le bon équilibre entre quantité et qualité. La Villa Corse a encore du potentiel. À refaire en 2012 pour voir dans quelle direction ils s’orientent.

Critique comparée

Par rapport aux autres restaurants corses testés récemment, la Villa Corse est clairement celui qui affiche le plus de potentiel et d’aspiration à une cuisine gastronomique recherchée. Il y avait plus de simplicité à l’Alivi (esprit bistro/gastro malin et prix plus doux), il n’y a absolument aucune volonté d’innover à l’Elysée St Honoré, et j’ai noté une baisse de qualité, et, dans une certaine mesure une baisse des prix aussi, à l’Empire du Huitième .

oct 20

20091009 aishti cafe 0mer Aishti Café, Seaside (Antelias / Jal Ed Dib, Liban) (ChrisoScope)

Entre Jounieh et Beyrouth, entre la mer et l’autoroute, Aishti Seaside est une boutique de vêtements et de décoration haut de gamme, important au Liban de grandes marques de luxes européennes (marques de PPR, LVMH, Burberry et autres italiens…). C’est joli (belle collection de vêtements pour bébés et enfants au sous-sol, meubles très design au dernier étage), loin d’être donné. Le bâtiment est un grand pavé couleur rouille. De dehors, on ne s’en doute pas, mais il y a un très agréable et tranquille restaurant avec une vue apaisante sur la mer méditerranée (et quelques palmiers, pour ne rien gâcher). On y sert une cuisine américano-européenne tout à fait correcte.

20091009 aishti cafe 01 biere Aishti Café, Seaside (Antelias / Jal Ed Dib, Liban) (ChrisoScope)

Que ce soit la salade cesar au poulet, ou le cheeseburger au Black Angus, ce n’est pas très original, mais c’est bien fait, avec de bons produits, et le résultat est plus que probant.
20091009 aishti cafe 02 salade cesar poulet Aishti Café, Seaside (Antelias / Jal Ed Dib, Liban) (ChrisoScope) 20091009 aishti cafe 03 cheese burger Aishti Café, Seaside (Antelias / Jal Ed Dib, Liban) (ChrisoScope)

Il y a même quelques bonnes trouvailles, à l’image de ce plat de pâtes aux grosses crevettes (parfois au homard) et sauce rose.

20091009 aishti cafe 03 linguini crevettes sauce rose Aishti Café, Seaside (Antelias / Jal Ed Dib, Liban) (ChrisoScope)
Et je vous conseille de garder un peu de place pour les desserts, toujours très réussis.

20091009 aishti cafe 04 malibu baba rhum ananas sorbet pamplemouse creme vanille bourbon Aishti Café, Seaside (Antelias / Jal Ed Dib, Liban) (ChrisoScope) 20091009 aishti cafe 04 mille feuilles fraises Aishti Café, Seaside (Antelias / Jal Ed Dib, Liban) (ChrisoScope)

Certes, ce n’est pas donné pour le Liban, on dépasse très vite les 60$/personne, et on peut facilement atteindre les 100$/personne en prenant du vin. Mais les adresses de qualité qui ne se la pètent pas et qui tiennent dans la durée ne sont pas si nombreuses au Liban, donc je trouve que celle ci mérite d’être soulignée.

avr 15

Gourbi Palace, restaurant, bar, cocktails
48 rue Albert Thomas, 75010 Paris.
Tél. : 01 42 08 45 20. Site Web.

Nouveau concept, ancien nom

Que faire quand on reprend une adresse mais que l’on change de concept et donc de clientèle potentielle? Garder le même nom? En changer? C’est la première option qu’a retenue la nouvelle équipe (depuis fin 2011) qui gère et anime à présent le Gourbi Palace. Du coup, lorsque l’on évoque l’adresse, on est d’abord un peu hésitant : « mais c’est pas nouveau! ils font du couscous pas fracassant pour bobos, non? » et puis on se dit que non, c’est bizarre, ça ne doit pas être ça, ça ne colle pas avec la description plutôt élogieuse brossée par F il y a quelques temps…

Une petite recherche sur internet montre que le Petit Futé n’a pas été mis à jour. Le FigaroScope, qui n’y est plus retourné depuis 2006-2007 y est passé début 2011, et lui décerne un coeur. Mmmm!! fait à peine mieux. L’endroit a visiblement connu des hauts et des bas (liquidation en 2008). C’est déjà plus à jour sur l’Internaute, Télérama (« pas mal », avec une conclusion qui résume bien l’endroit : « Pas le bistrot de l’année, mais une table honorable ; parfait pour une cantine à petits prix« ) et Philippe Toinard. Alain Fusion aime passionnément cet endroit sympathique sans prétentions, que ce soit pour l’assiette ou l’atmosphère.

Déco Récup

La décoration fait volontairement vieux et usé, comme ce mur loin d’être lisse peint en blanc et bleu assez pâle, et relevé d’une frise noire bien nette, style graffiti ++.

20110303 Gourbi Palace 01 frise Gourbi Palace, pour Bobos ++ (ChrisoScope)

Une grande partie des éléments de décoration et de mobilier vivent ici une nouvelle vie. Lampes, enseignes, banquettes, il y a un parti pris rétro bien assumé et plutôt réussi : on se dit que ce rade de quartier est dans son jus depuis un bon moment déjà.

20110303 Gourbi Palace 02 bar Gourbi Palace, pour Bobos ++ (ChrisoScope)

En plus de la salle principale (bar + tables pour manger/boire), une mini salle semi privative et somme toute assez conviviale pour accueillir un petit groupe de copains bobos cools. Et, plus underground, bien qu’au premier étage, une salle de séjour/fumoir/salle de jeu/tripot? plus confidentielle, à la déco tout aussi improbable…

20110303 Gourbi Palace salon Gourbi Palace, pour Bobos ++ (ChrisoScope)

Ajoutons la vieille TV et le plateau de tric-trac aux couleurs douteuses au reste du Gourbi Palace… L’on ne peut pas ne pas se sentir rajeunir et revenir à l’époque de ses années d’étudiant, avec les canapés et tous les éléments sortis de caves ou achetés à une modique somme chez Emmaus. Peut-être que certains sont encore dans cette période ou y restent attachés. Cela crée un cachet et un peu d’esprit aux lieux. Cette accumulation forme un tout finalement assez cohérent, presqu’authentique. C’est bien foutu!

20110303 Gourbi Palace tric trac Gourbi Palace, pour Bobos ++ (ChrisoScope)

À boire et à manger

Le cadre a donc un certain charme, ce qui est déjà bien, mais le Gourbi Palace n’est ni un musée, ni une brocante, c’est avant tout un bar resto. Dans beaucoup d’adresses boboïdes de ce genre, on a tendance à limiter les dégats en commandant une bière de marque (en bouteille) et à prendre un burger, en révisant sérieusement ses prétentions et exigences à la baisse, parce que les cocktails sont mal dosés, le vin vinaigré et les « plats » préparés par un pauvre sri-lankais ou pakistanais, qui doit se débrouiller pour sortir des salades, des pâtes et autres nourritures qui servent souvent à éponger un peu les boissons.

Dieu merci, même si le Gourbi Palace n’a aucune prétention gastronomique, ce qu’on y mange et boit est très nettement au dessus de la moyenne. On commence par de vrais et bons cocktails (6-7EUR), avec une carte proposant quelques classiques, des classiques revisités et quelques créations plus personnelles. Mon Gourbidisiac, frais, désaltérant, n’est pas trop sucré (malgré le sirop de fraises) et ouvre l’appétit. L’ardoise est concise et efficace : 5 entrées (6-8€), 5 plats (14-21,5€/pers) et trois desserts (7-8€), avec des propositions qui sortent de l’ordinaire, pour ce genre d’endroit, où, je le rappelle, la nourriture sert en général plus à remplir qu’à manger.

20110303 Gourbi Palace ardoise Gourbi Palace, pour Bobos ++ (ChrisoScope)

Idem pour les vins : même s’il y a un peu trop de Bordeaux à mon goût, on peut sortir un peu des sentiers battus, avec des prix relativement doux.

20110303 Gourbi Palace vins Gourbi Palace, pour Bobos ++ (ChrisoScope)

Dans le cadre de cette soirée découverte, nous commençons par le nougat de chèvre, carpaccio de betteraves et concombre à la japonaise (7€). Deux belles quenelles de fromage de chèvre bien frais, parsemé de fruits secs et confits (et une touche de miel?) qui apportent une légère et amusante touche sucrée. Les fines tranches de grosse betterave apportent une autre touche à peine douce et fraiche. La présentation déroute un peu, mais cela se mange avec plaisir.

20110303 Gourbi Palace 03 nougat chevre frais betteraves Gourbi Palace, pour Bobos ++ (ChrisoScope)

Nous nous partagerons un boudin aux pommes de Christian Parra (8€). Ma photo a été prise vers la fin, qui est vite arrivée, preuve du succès rencontré également par cette entrée traditionnelle et servie honorablement.

20110303 Gourbi Palace 04 reste boudin parra Gourbi Palace, pour Bobos ++ (ChrisoScope)

Un plaisant Irancy 206 de William Charriat (28€) pour accompagner : discret et calme mais pas transparent.

Le plat principal proposé est le quasi de veau au cidre, oignons grelots glacés et pommes darphin (18€). Le pièce de veau est bien cuite, rosée, tendre et de joli gabarit. Pas mal du tout. Les petits oignons, doux à la base, le sont encore plus après glaçage et cidre. Quant aux pommes darphin (aka galette de pommes de terres), c’est encore une présentation rare au restaurant (on rencontre plus souvent la version US : hash brown). Un ensemble cohérent, simple et éprouvé.

Un vin blanc accompagne cette viande blanche, du Menetou-Salon 2008 d’Henri Pellé (34€, coefficient plutôt doux).

20110303 Gourbi Palace 05 veau pdt oignons Gourbi Palace, pour Bobos ++ (ChrisoScope)

Le dessert, une ganache au chocolat et crème tonka (8€), mériterait d’être un peu épuré : la grappe de groseilles n’apporte pas grand chose. Quant à la crème, pourquoi pas, mais j’ai tellement vu de desserts au chocolat avec de la mauvaise crème anglaise, que cette présentation me déplait. Ce n’est qu’en goûtant que je me rappelle qu’il ne faut pas se fier qu’aux apparences. Le vieux rhum (Ron Añejo Papero du Venezuela), proposé par notre hôte s’avère une excellent contrepartie et un bel exhausteur de goût face au chocolat noir. Un résultat bluffant, une belle alchimie. Finalement, ce dessert qui ne plaisait pas beaucoup à mes yeux au départ a ravi mes papilles.

20110303 Gourbi Palace 06 choco creme anglaise Gourbi Palace, pour Bobos ++ (ChrisoScope)

Dernier clin d’œil à cet endroit décidément attachant et jamais à cours de surprises et de petits détails : ce service à café délicieusement désuet!

20110303 Gourbi Palace 07 cafe Gourbi Palace, pour Bobos ++ (ChrisoScope)

L’habit ne fait pas le moine

De dehors, et même de l’intérieur, le Gourbi Palace cache bien son jeu. Sa déco retro et son emplacement ont tout du bar resto de quartier attrape bobo-nigaud. Ses propriétaires trentenaires ont eu la bonne idée de dépasser les apparences et de faire nettement mieux. Bien que récent, l’esprit de ce lieu n’est ni artificiel, ni superficiel, il y a un bon esprit qui y règne et l’on se sent rapidement bien. Que ce soient les cocktails, les vins, le service ou l’assiette, on retrouve de bonnes constantes, comme la qualité, des prix corrects et l’envie de bien faire.

Je ne pense pas que j’y retournerai avant cet été, parce que, malgré d’indéniables qualités, ce n’est pas juste à côté de chez moi. Mais à partir de septembre, ce sera à moins de dix minutes de mon nouveau lieu de résidence, et il y aura sans doute plus d’occasions d’y passer un peu de bon temps.

Merci pour l’accueil et la sympathique découverte. Lire aussi les avis de Vanessa, de Miss Gourmandise et de Mr Lung.

juil 14

Deux déjeuners  chez Tico, à quelques jours d’intervalle (Tico, restaurant, brasserie, bar. 38 rue Jean Mermoz, 75008 Paris. Tél. : 01 47 42 64 10. Site Web), début juin 2010. La première fois (vendredi 4/6/2010) avec JC, la seconde (lundi 7/6/2010) avec O.
Quelques nouveautés à la carte (entrées, viandes, accompagnements et poissons ; végétarien, fromages, desserts) : la présence d’une formule déjeuner (lundi au vendredi, 35€, entrée plat ou plat et dessert), des suggestions du jour et la suppression (momentanée?) des frites.

20100607 tico 0 table Tico, mise à jour (ChrisoScope)

Le pain est toujours très bien, les petits gestes (amuse-bouche) sont une gentille attention. Le Chardonnay au verre chilien de Casa Lapostolle est très sympathique.

Niveau entrées, c’était la saison des asperges, qu’elles soient en feuilleté (suggestions du jour 15-20€), ou avec des escargots (dans la formule).

20100604 Tico 01 asperges Tico, mise à jour (ChrisoScope) 20100604 Tico 01 escargots asperges Tico, mise à jour (ChrisoScope)

Les fleurs de courgettes farcies à l’araignée de mer, avec leur boule glace basilic sont extra (suggestion du jour 19€). Quant à la soupe fraiche de melon, façon gazpacho (dans la formule), elle est fraiche et gouteuse.

20100607 tico 01 fleurs courgette tourteau sorbet basilic Tico, mise à jour (ChrisoScope) 20100607 tico 01 soupe melon Tico, mise à jour (ChrisoScope)

Pour les plats, le poisson du jour (façon médaillon, 25-30€) ou la brandade de morue (+salade verte, dans la formule), sont nickel.

20100604 Tico 02  Tico, mise à jour (ChrisoScope) 20100604 Tico 02 brandade morue Tico, mise à jour (ChrisoScope)

L’onglet de veau à la casserole, échalotes confites (dans la formule) ne déçoit pas! Le Tico Burger (avec du foie gras, 21€) est sobre, très classe, bon, juteux et savoureux, fidèle à mon souvenir.. .

20100607 tico 02 viande pommes de terre Tico, mise à jour (ChrisoScope) 20100607 tico 02 tico burger Tico, mise à jour (ChrisoScope)

Les frites disparues, j’opte pour la salade de Macheronis, légumes et pistou : une alternative plus fraiche et finalement plus en ligne avec la saison.

20100607 tico 02 pasta salade Tico, mise à jour (ChrisoScope)

Pour patienter en attendant l’arrivée du dessert, deux boules de bonne glace  praline.

20100607 tico 03 glace praline Tico, mise à jour (ChrisoScope)

Le mille fourré au dulce de leche, glace goyave (10€) est d’un très bon niveau. Le feuilletage et redoutable. Quant au soufflé au Grand Marnier (compter une bonne douzaine de minutes d’attente), il reste une valeur sure, même si son prix est passé à 12€.

20100607 tico 03 mille feuilles Tico, mise à jour (ChrisoScope) 20100607 tico 03 souffle grand marnier Tico, mise à jour (ChrisoScope)

J’ai été invité la première fois, et nous avons du payer environ 100€ à deux la seconde fois.

Tico reste une adresse élégante et très agréable, où le cadre chic ne dénote pas avec les assiettes très bien réalisées. Le service est compétent et ne se la pète pas.

juin 25

20100423 Biarritz Miremont 0 vue Miremont, Biarritz (ChrisoScope)

Pâtisserie Miremont, salon de thé
1 bis Place Clémenceau, 64200 Biarritz.
Tél. : 05 59 24 01 38. Site Web.

Miremont doit être à Biarritz ce qu’Angelina, Carette ou Ladurée sont à Paris : une pâtisserie qui a déjà traversé plusieurs générations et qui vit grâce à son histoire, ses immuables habitués et aux touristes. De temps en temps, lors du passage de relais d’une génération ou d’un propriétaire à l’autre, il y a un peu de nouveauté. Certains se contenteront de repasser une couche de peinture, d’autres tenteront d’innover et de créer. Miremont serait plutôt dans la branche classique et traditionnelle. Avec des tarifs presque parisiens!

La carte (petit déjeuner, boissons fraiches et apéro, déjeuner et desserts, boissons chaudes et alcoolisées, à toute heure) est riche, un grand fourre-tout. Un vendredi de la seconde moitié d’avril (le 23/04/2010), en milieu-fin de matinée grise et parfois pluvieuse, A, O et moi y faisons une pause « gourmande ». Petit déjeuner Miremont (jus d’orange+boisson chaude+tartines beurre confiture ou viennoiserie, 9,5€) pour A, chocolat viennois pour O (6€) et chocolat chaud rafraichi  (7,5€, ça fait cher la boule de glace) pour moi.

20100423 Biarritz Miremont 01 chocolat chaud raffraichi Miremont, Biarritz (ChrisoScope) 20100423 Biarritz Miremont 01 petit dejeuner Miremont, Biarritz (ChrisoScope)

Ce n’est pas mal du tout, mais le rapport qualité prix n’est pas extra. Le service est un peu bougon au début, il s’améliorera un peu vers la fin. La vue sur la mer est plaisante, ainsi que la décoration « maurisante » de la salle. Pas grand monde, ce qui est plutôt agréable. Pas de regret d’être venu une fois, mais pas vraiment de raison d’y retourner.

20100423 Biarritz Miremont Miremont, Biarritz (ChrisoScope)

juin 21

Impro’Vista, restaurant
13 rue La Fayette, 75009 Paris.
tél. : 01 53 20 18 00. Site Web.

20100520 improvista 0 salle Improvista, italien malin (ChrisoScope)

: dans le neuvième arrondissement, au début de la rue La Fayette, à quelques minutes de l’Opéra Garnier et des Galeries Lafayette, presqu’ en face de l’hôtel Banke.

Quand : un premier soir, en semaine, pour une invitation par M, l’attachée de presse, à la présentation, en avant première, de raviolis sucrés. Agréable soirée cocktail pendant laquelle ce que nous avons goûté et le lieu nous ont donné envie de vite revenir, pour un test un conditions réelles. C’est ce que nous avons fait, la semaine suivante (le 20/05/2010).

Avec qui : O, A et Q, et le camarade G, alias Mix.

Pourquoi : Le hasard faisant bien les choses, notre réservation pour la Régalade Saint Honoré ayant été « égarée » (comme c’est pratique! tiens, une très bonne raison de ne pas dépenser son argent chez des gens mal organisés ou menteurs), nous nous retrouvons à 5.

Qui : Charles Teboul est à l’origine d’Impro’vista et l’a fait évoluer au fil des années. Empreint de « gastrosophie » et influencé par le mouvement Slow Food, il s’est associé à Jess, le chef. Ensemble, ils ont exploré, appris et transmettent désormais leur passion de la cuisine italienne. Cela, en associant leurs fournisseurs comme Davide Dalmasso, de la Cambuse, ou Christophe Gillon, d’Arte del Vino. En salle, ce sont des serveuses assez jeunes, globalement compétentes et plutôt agréables.

20100520 improvista 0 bar cuisine Improvista, italien malin (ChrisoScope)

Quoi : un grand espace assez dégagé (et un peu bruyant, du coup), une cuisine directement dans la salle, derrière un long comptoir (avec une bonne aération, donc pas d’odeurs). Comme son nom l’indique, c’est un restaurant italien.

La carte-Menu est accessible en ligne. Assurément italienne. Le support est de belle facture, illustré et pédagogique. La carte se partage, une fois l’introduction et la présentation passées, en deux parties :

  • le déjeuner, avec une formule à 17€ avec pâtes classiques (à 13€  si prises seules), boisson et dessert), antipasti (13-17€), paste (13-17€), risotti (20-24€) et secondi (16-28€), fromages à 10€ et desserts (7-8,5€).
  • et le dîner, avec sa formule à 26 (antipasti+primi ou primi ou antipasti+ dolce) ou 32€ (antipasti+primi ou secondi+dessert), à choisir parmi des propositionsressemblant beaucoup à celles du midi. Pas de prix unitaire, mais parfois des suppléments : +2,+3,+4,+5,+9€… Et pour finir, fromages (+2€) ou desserts, sans suppléments, sauf la spécialité et exclusivité du lieu : les Raviolis sucrés (+4€), servis pas 4, et préparés, de quatre façons différentes : ravioli à la marmelade d’orange sanguine, réduction de Porto, ravioli aux litchis confits, sirop d’orgeat et essence de rose, ravioli à la mousse de Vanille Bourbon, coulis fruits de la Passion, ou encore aux fraises Maras des Bois, citron sauvage et infusion à la verveine odorante.
  • Acte 1 : un verre de prosecco (6€) pour patienter un peu. Puis, nous passons, pour accompagner le diner, à une bouteille de Campi Nuovi, Montecucco Sangiovese (32€). Bio et assez agréable, mais pas du tout conforme à ce qui nous avait été annoncé!

    20100520 improvista 0 vin Improvista, italien malin (ChrisoScope) 20100520 improvista 0 vin2 Improvista, italien malin (ChrisoScope)

    Acte 2 : salade de poulpe (+2€), planche de charcuterie (+3€ : lard de Colonata, jambon blanc à la truffe, San Daniele, culatello), légumes marinés à l’huile d’olive et mozzarella di buffala ou salade façon caprese avec des tomates cerises rôties. Agréable, bon, assez belles portions (j’aurais bien aimé quelques tranches de charcuterie en plus. On retrouve aisément les produits de qualités, bien sélectionnés et préparés comme il faut.

    20100520 improvista 01 entree Improvista, italien malin (ChrisoScope) 20100520 improvista 01 charcuterie Improvista, italien malin (ChrisoScope)
    20100520 improvista 01 legumes mozza Improvista, italien malin (ChrisoScope) 20100520 improvista 01 tomates mozarella Improvista, italien malin (ChrisoScope)
    Acte 3 : les pâtes sont bien cuites al dente,la présentation en « vrac » est fidèle à l’esprit italien. Simple et bon, parfois, c’est exactement ce qu’on recherche.

    20100520 improvista 02 pasta Improvista, italien malin (ChrisoScope)

    Les secondi, que ce soit le foie de veau à la vénitienne, purée de pommes de de terre ou la saltimbocca alla Romana (+3€), sont d’un bon niveau. Mais, alors que la quantité servie pour les pâtes est plutôt généreuse, on reste un peu sur sa faim avec les viandes. Dommage, parce que c’est très bien fait et on aurait aimé faire durer le plaisir. La purée est d’un bon niveau aussi. Un peu frustrant, ce manque!

    20100520 improvista 02 foie Improvista, italien malin (ChrisoScope) 20100520 improvista 02 plat Improvista, italien malin (ChrisoScope)

    Acte 4 : les fameux raviolis sucrés (+4€, ici aux fraises Mara des Bois), ne paraissent pas totalement convaincre Mr. Q : pas mal, mais ça ne l’a pas plus impressionné que ça. J’avais déjà bien mangé lors de la soirée « découverte » et les deux raviolis que j’avais goûtés ne m’avaient pas déplu, mais je n’étais plus en état de complètement apprécier. L’infusion apportée en sachet assez conventionel dénote un peu avec le reste des produits, plus marqués terroir.
    20100520 improvista 03 raviolis Improvista, italien malin (ChrisoScope) 20100520 improvista 03 infusion Improvista, italien malin (ChrisoScope)

    Le Sabayon vanille, marmelade de figues, servi dans un grand verre, avec une paille, est, quant à lui, épatant. Pas aussi beau qu’au Perron, mais très réussi et très bon quand même! Tout comme le tiramisu, dont la présentation dans un verre surprend un peu au début, mais qui s’avère savoureux et sans faille. Une réalisation de première classe.
    20100520 improvista 03 sabayon Improvista, italien malin (ChrisoScope) 20100520 improvista 03 tiramisu Improvista, italien malin (ChrisoScope)

    Combien : trois formules à 32€, deux à 26€. En théorie on devrait donc pouvoir s’en tirer à une trentaine d’euros par personne, plus environ 8€ par personne (plusieurs carafes d’eau, deux apéritis, une bouteille de vin à ~30€ et une infusion), et les quelques suppléments à la carte, cela fait finalement un peu plus de 41€/personne. Vu la qualité générale de ce qui a été servi, ce n’est pas volé, mais ce n’est pas pour autant l’affaire du siècle.

    20100520 improvista Improvista, italien malin (ChrisoScope)

    Attention : les suppléments à gauche et à droite on tendance à gonfler un peu la note.

    Alors : Au déjeuner, je ne me fais pas de soucis pour eux, les cadres du quartier doivent remplir le restaurant sans problème. Pour le soir, c’est une adresse plutôt sympathique, dans un quartier auquel on ne pense pas forcément pour diner. Pourtant, après un spectacle ou une séance de shopping dans le quartier, l’Impro’Vista n’est pas loin et propose une belle alternative aux horreurs du quartier (Italiens/Capucines, Café de la Paix…). À condition de bien piocher dans la carte (préférer les pâtes et les desserts classiques si vous n’aimez pas les risques), on peut y trouver son bonheur. À refaire à l’occasion.