fév 16

Big Fernand, l’Atelier du Hamburger
55 rue du Faubourg Poissonnière, 75009 Paris.
Tél. : 01 47 70 54 72. Site web. Facebook.

Troisième et dernier venu de la New Wave of Paris Hamburgers, Big Fernand est, à mes yeux, l’adresse la plus réussie et la mieux équilibrée. Une organisation efficace qui limite le temps d’attente et permet à l’ensemble de la commande d’être prête au même moment et donc de manger chaud. Des portions gourmandes et assez copieuses pour bien manger et ne plus avoir faim avec un burger, une frite et une boisson,  (on peut ajouter un dessert pour quelques euros de plus). Des produits de qualité, des recettes réussies ou la possibilité de composer le burger de son choix… Pas de problème de digestion, un accueil et un service agréables, un cadre sans prétention et confortable. Une adresse recommandée et hautement recommandable!

Bouche à oreille?

Big Fernand a pris son temps pour ouvrir, finalement le 18 janvier, d’abord au déjeuner uniquement, puis également (depuis début février) au diner, et très bientôt samedi midi et soir aussi.

Presque-Moi, ma chère et tendre, semble la première à en avoir parlé (le 19 janvier). LeFooding y a envoyé YN qui est un peu blasé (visite le 19 janvier). Annouchka a bien aimé. Cocottes en Stock compare Big Fernand à Blend et donne ce premier gagnant (fin janvier). FoodParis voit en Big Fernand le meilleur burger de Paris catégorie Fast-Food. Quelques jolies photos chez My Little Bazart. Une vidéo du Point début février, une honorable deuxième position (8/10) décernée par le FigaroScope et un cœur attribué par E. Rubin. Parisbouge s’y met aussi.

Take away

Je n’ai pas testé Big Fernand version sur place, mais deux fois, le soir, en version take away. Le restaurant, situé entre les rues de Paradis/Bleue/Papillon au nord et Richer-Petites Ecuries au sud, est à la limite entre le 75009 et le 75010. Le local est tout en profondeur, puisque la largeur sur rue n’est pas immense. Tout de suite en entrant, sur la gauche, un comptoir/vitrine réfrigérée qui présente les boissons maison, stockées dans de petites bouteilles en verre rétro (façon mini bouteille de limonade), boissons à base de lait, eau plate, gazeuse aux saveurs plutôt douces.

Derrière le comptoir, une équipe de trois/quatre gaillards moustachus, chemises à carreaux et casquette ouvrière. L’un d’eux s’occupe de la prise de commande, et de la préparation des boissons et desserts ;  les autres s’affairent pour réaliser les commandes et finir la préparation et la remise. La décoration de la salle est fonctionnelle, sobre, avec pas mal de bois. Un banc permet d’attendre dehors s’il y a beaucoup de monde au comptoir. Les deux soirs où j’y suis allé, il y avait quelques personnes avant moi. On prend le temps de choisir son menu, d’observer les moustachus en action, de trouver qu’utiliser un appareil à raclette pour faire fondre le fromage est une bonne idée… Entre le début de commande, le règlement, la préparation et le retrait de la commande, moins de cinq minutes s’écoulent. On ne sent pas le temps passer, puisqu’entre les quelques échanges avec le chef commande puis avec le moustachu qui finit d’emballer nos sandwiches tout chaud, on ne s’ennuie pas.

Il convient de préciser à la commande si l’on emporte ou mange sur place. Les burgers ou formules à emporter sont 1€ moins chers que ceux consommés sur place. On ajoute 3 euros au prix d’un burger pour se retrouver avec frites et boisson fraiche, et encore deux euros de plus pour un dessert. Ce qui met la « petite formule » à 13-15€, et la grande à 15-17€ (tarifs à emporter, ajouter un euro de plus pour manger sur place).

Il faut compter 10-12€ le burger. Quatre compositions : Philibert, au poulet, Big Fernand, au boeuf, Victor, au veau et Alphonse, à l’agneau, sont proposées, mais l’on peut également choisir les ingrédients qui entreront dans la préparation de son burger (d’où l’appellation « atelier »). Cela laisse beaucoup de possibilités! Les fromages sont français et non pasteurisé, la viande est de qualité, préparée sur place, pas grasse et cuite comme il faut. Le poulet est un vrai morceau de poulet, avec une forme, une texture, une consistance, et du goût. L’agneau et le veau sont assez délicats et doux. Le boeuf a de la gueule. Les burgers tiennent bien en main, ont une vraie présence en bouche, nourrissent leur homme (ou femme), sans peser sur l’estomac après (contrairement aux gras burgers du Camion qui Fume). C’est très bon et très bien!

Les frites (fernandines) supportent assez bien cinq bonnes minutes de trajet à l’extérieur par moins quelques degrés, mais sont probablement meilleures sur place. Les desserts sont encore en rodage. Ils ne sont pas mauvais pour l’instant, même s’ils pourraient avoir plus de personnalité, ils peuvent mieux faire (c’est peut-être le seul point sur lequel Blend fait mieux que Big Fernand).

Big Fernand est ouvert depuis moins d’un mois et monte encore en puissance (ouverture le soir, puis le week end, bientôt du vin et des bières pour accompagner les burgers). C’est prometteur et j’espère que la progression et la stabilisation en vitesse de croisière permettront de maintenir la qualité, la bonne ambiance et des tarifs pas donnés pour de l’emporté (41€ la première fois, 37€ la deuxième, pour grosso modo, trois burgers, deux frites, une ou deux boisson ou un dessert), mais justifiés par la qualité des produits et de la prestation.

À continuer de suivre…

jan 30

Gyoza Bar
56 passage des Panoramas, 75002 Paris.
Ouvert le soir seulement, sur place et à emporter.

Un bar à Gyoza? Mouais… Les gyoza, je mange ça en entrée dans les restaurants japonais de la rue Ste Anne. Je n’aurais pas imaginé que l’on pouvait diner uniquement de ça. Ce n’est pas mauvais, mais c’est vite lassant (6€ pour 8 pièces) et je ne suis pas plus fan que ça. En plus ils ne sont pas très bien organisés…

Petit buzz

Ouvert il y a juste une semaine, Adrian Moore, Anne-Laure Pham étaient au repas d’inauguration. Le Fooding y était même avant (drôle de facture, du 18 janvier et sur la photo il n’y a pas d’autres clients au bar)! Fast & Food a suivi, the kitchen around the corner aussi.

On en parle moins, pour l’instant que cette nouvelle vague de burgers à Paris.

Incohérences

Nous trouvant dans le quartier et ayant un peu de temps à occuper avant de diner pour de vrai, nous testons le Gyoza Bar (presqu’ en face de Racines). Déco moderne/sombre toute neuve. Vers 19h30, c’est déjà plein (il y a moins de 20 places assises) et un groupe de cinq attend devant nous. O étant enceinte, l’idéal aurait été de pouvoir s’asseoir. La serveuse/hôtesse/caissière asiatique (japonaise?) nous informe qu’il faut attendre que le groupe de cinq soit casé. Il y a bien deux places au bar qui viennent de se libérer, mais visiblement ce n’est pas pour nous. Soit, nous commandons 8 pièces de gyoza à emporter. Nous réglons les six euros demandés et attendons patiemment (5 minutes annoncées). O s’appuie le long du mur, je tourne le dos à la vitrine donnant sur le Passage des Panoramas. Une jeune femme qui souhaite emporter arrive, hésite (il n’y pourant pas de quoi), attend d’être rejointe pour se décider.

Une jeune blondasse entre, souhaite de la place pour deux, dit que le deuxième arrive… Et paf, elle se voit attribuer les deux mêmes glaces que nous pensions réservées au groupe de cinq… Bizarre, mais nous avons déjà attendu quelques minutes, cela ne devrait pas tarder. On attend encore, et l’on s’aperçoit que, si le grand bar est joli et design, il n’est pas très pratique, puisqu’il oblige à faire tout le tour pour accéder à la réserve…

Odeurs persistantes

En plus, la hotte, bien que design, n’absorbe pas bien les odeurs. Pour dix minutes passées dans le Gyoza Bar, vous repartez avec l’odeur (peu agréable) de graillon nippon incrusté dans vos vêtements et vos cheveux. Nos gyozas sont enfin prêts, ils arrivent dans une jolie boite en kraft épais. Nous sortons enfin. Le groupe de cinq s’en va aussi, après avoir vu encore un nouveau couple se voir attribuer une place, et ils promettent de revenir par deux, une autre fois (ils sont vraiment trop gentils.)

Manger debout avec des baguettes

Nous cherchons un endroit pour ouvrir notre boite à Gyoza. Pas moyen dans le Passage (à moins de squatter les tables d’autres restos/bistrots), nous arrivons donc à la rue des Panoramas. Nous nous armons de nos baguettes et serviettes, et ouvrons la boite. Les huit gyoza sont là, ils sont jolis et ont l’air bons. Mais où est la sauce? Nous cherchons sans trouver. Payer 6€, le même prix qu’en salle, sans pouvoir s’asseoir ni avoir de sauce, c’est vraiment limite! Pas la peine de prendre les gyoza en photo, dans ce cas. Nous mangeons chacun notre quota de gyoza, ce n’est pas mal, assez léger, relativement frais, mais pas de quoi attendre 10 minutes. Heureusement qu’il n’y en avait pas plus que cela, parce que c’est vite lassant et sec, sans sauce). Hop, ça y est, ça c’est fait. Plus besoin de le refaire.

Nous continuons à marcher : tour autour de la Bourse pour aller voir la carte du Moderne (à (re)tester une autre fois). Nous n’arrivons pas à semer l’odeur de cuisine qui imprègne nos manteaux. Cela doit être ça, le deuxième effet gyoza… Plus honnêtement, si le duo du Passage 53 n’était pas derrière le Gyoza bar, ce ne serait qu’une adresse japonaise monomaniaque de plus. Rien de bouleversant ni de vraiment passionnant. Comment dit-on fashion victim en nippon?

jan 25

AAA, c’est fini?

La France est orpheline de son AAA, on plus exactement de celui de S&P, puisque Fitch et Moodys n’ont pas (encore?) dégradé la note de la dette souveraine française. Notre bon président Nicolas Sarkozy devrait tirer les leçons de son échec, et, tel Lionel Jopsin, se retirer de la vie politique (et publique), pour se consacrer entièrement à sa fille Giulia. Peut-être que la perte du AAA lui sera bénéficiaire et qu’elle ne finira pas aussi mal que ses trois grands demi-frères… ou pas!
En attendant, les marchés n’ont pas trop mal réagi. Le LTRO de la BCE de (Super) Mario Draghi assure et porte ses fruits : on a collé une belle rustine, regonflé les pneus et c’est reparti pour un tour. Mais attention, ce n’est qu’une jolie rustine, ça ne suffira pas! Comme vous le savez, le ChrisoScope pousse à la consommation et à la relance de l’économie depuis des années. S’il y a bien un secteur d’activité qui ne peut pas être délocalisé, c’est bien celui de la restauration, de l’hôtellerie (je devrais avoir droit à un crédit d’impôts pour ma contribution et mes dépenses). Cela fait des années que je soutiens la production française (et européenne) de qualité et que je pointe du doigt et déplore les combines mesquines (TVA à 5.5%, flambée des prix, arnaques en tous genres…). Heureusement qu’il n’y a pas que cela!

Bienvenue à la CCC ( « Cauwe’s bier – T’ beste bier ! » i.e. « La bière Cauwe – La meilleure bière » )

CCC, c’est vraiment un très mauvais score de crédit, ce n’est pas le pire (D pour défaut), mais on n’est pas loin du tout. Laissons tomber le bling-bling et la superficialité du AAA (surfait) et parlons aujourd’hui de la CCC ou Triple C (Triple C sur Facebook). Triple C pour Cauwe, Copains et Convivialité. Cauwe, c’est une famille de brasseurs belges, la famille de Maxime. Maxime a laissé tomber son boulot d’auditeur pas très trippant pour lancer ce projet ambitieux, avec son ami Fabien Le Régent.
(AAA->CCC, vous avez compris le rapport?)

Triple C, c’est une bière belge à la fois ancienne (depuis 1795) et nouvelle (restylée et relancée en 2010), que l’on trouve déjà dans une dizaine de bars bobo/cools/à bières de la capitale française (plan sur googlemaps). Je suivais ce projet depuis quelques temps (je connais et fréquente Maxime Cauwe depuis quelques années) et j’aime bien ces idées de petites entreprises qui ont une âme, et encore mieux, une histoire. Je vous invite à parcourir la page Facebook pour plus de description. J’ai eu l’occasion de goûter la Triple C la semaine dernière, chez Jeannette (rue du Faubourg St Denis) en compagnie de Maxime.

Premières impressions

Autant dire que cela faisait longtemps (cf. le « bonus » en fin de note) que je n’avais pas bu de vraie bonne bière lorsque j’ai découvert et dégusté une Triple C (6,5€ chez Jeannette, 4,5€ au Café Rouge un peu plus au nord, rue de Paradis) avec Maxime la semaine dernière. Emballage sobre et classique, net sans fioritures ni préciosité. « Triple » pour triple dose de malt. La bière (fabriquée par un brasseur artisanal Belge) vit encore, puisqu’elle re-fermente dans sa bouteille : cela se voit bien au moment de la servir (avec précaution et patience pour éviter les débordements).

Impatient, je n’ai pas pris le temps d’étudier son nez et l’ai tout de suite goûtée en bouche. On sent qu’elle est nettement plus alcoolisée que la moyenne (8°, en fait), que son seul point commun avec une bière blonde, c’est le nom et quelques ingrédients. Cela m’évoque tout de suite une Leffe Triple (ce qui n’est pas surprenant, puisque c’est le même principe de fabrication). Il faudra se refaire une dégustation comparative (avec de la Tripel de Westmalle, notamment) pour mieux cerner ses nuances et spécificités, mais j’ai cru discerner plus de finesse et de légèreté dans la Triple C que dans les Triples de ma jeunesse et de mes souvenirs. C’est bon, cela se boit très bien (c’est plus cher qu’une bière de « base », mais cela se comprend : meilleure qualité et plus d’alcool, donc pas besoin d’en boire autant). Le projet, l’esprit (la distribution dans des adresses testées et approuvées par le duo Maxime et Fabien) et le challenge (se faire référencer et lutter face à des réseaux de distribution déjà bien établis et puissants) sont intéressants!

À suivre et à approfondir, à l’occasion d’une prochaine dégustation au Café Rouge (rue de Paradis, 75010). Qui pour?

Bien entendu, la Triple C, comme toutes les bonnes choses, s’apprécie avec modération et lucidité!

Bonus : Digressions justificatives sur ma crédibilité et ma légitimité à parler de bière

Même si je ne parle pas beaucoup de bière sur ce blog, j’en fus assez grand consommateur et prescripteur il y a 10-15ans, pendant ma vie étudiante. À Nice déjà, je m’amusais à choisir et acheter des bières plus originales que les classiques « Kro », 1664, Heineken et autres Corona. Avec plus ou moins de réussite, certes, mais l’idée était avant tout de découvrir, déguster (ou pas, remember la Bière du Démon et autre équivalent allemand à 13°, imbuvable, on aurait dit de la mauvaise huile d’olive alcoolisée!). J’ai même tenté de faire de la chimie, mais tout ce que j’ai réussi à faire, c’était transformer la bière en urine (meilleur cas) ou en vomi (berk). Bref, mon petit frigo d’étudiant était souvent bien rempli et il y avait le choix!

Ensuite, à Rennes, je me suis retrouvé co-animateur, économe et acheteur à la Coopé, le bar étudiant de mon école d’ingénieurs. Même si la majorité des « clients » venaient boire une binouze pas chère au bar (genre Kro ou pire) et que l’on se fournissait en grande surface, il y avait pas mal de choix, notamment parmi les bières belges : Leffe, Affligem, Chimay, Trappistes, Gueuze, Kriek, Westmalle et autres abbayes… En proposant ces bières à peine plus chères que les « bases », l’idée était de faire découvrir autre chose. Cela marchait assez bien!

Après cela, j’ai été plus passif. Il faut dire qu’en soirée, une pinte = un A/R aux WC, que je sors nettement moins souvent. Depuis quelques années déjà (pour des raisons de compatibilité de goûts conjugaux), je n’ai que très rarement des bières dans mon réfrigérateur. Un demi ou une pinte dans un café-resto de temps en temps, une bouteille de Peroni Nastro Azzuro au Bistrot Napolitain, une bière japonaise ou chinoise dans des bouis-bouis, ça ne vole pas très haut, et ça n’est pas très original. La présence de deux marchands de bières aux Marchés Saint Quentin et Saint Martin n’ont pas infléchi ma politique vis à vis de la bière : no beer at home!

jan 16

Ce soir, alors que je comptais diner de burgers emportés chez Big Fernand, ils n’étaient pas encore ouverts. Passé devant vers 18h45 pour récupérer la carte et le menu, je n’ai pas tiqué lorsque j’ai vu que ce n’était pas en état, me disant qu’ils remettaient tout en place entre deux services. Quand j’y suis retourné à 20h15, ce n’était visiblement pas prêt à servir. Une petite douzaine de personnes avait l’air de s’affairer. Dégât des eaux, ouverture repoussée à mercredi!

J’en profite pour ajouter deux photos du vrai flyer à la galerie.

Pas de tarifs affichés, mais pas mal de choix, avec des burgers sur mesure :

  • Pains : buns sésame ou pain spécial, MOF 2010 (lequel?)
  • Viandes : boeuf, veau, agneau, poulet (origine française, haché sur place façon bouchère)
  • Légumes : tomates fraîches, oignons, concombre, soja, sucrine, oignons confits, tomates séchées, aubergines grillées, courgettes grillées et poivrons grillés (on dirait une pizza!)
  • Fromages : chèvre, bleu des Causses, St Nectaire fermier, tomme de Savoie (tous français et non pasteurisés)
  • Sauces : 4 choix, confectionnées par le chef Thomas Boutin (Atelier des Chefs).

Les créations maisons (et mystère) : Fernand, Marius, Jules, Emile, Alphonse.

Dommage! Je remonte donc la rue du Faubourg Poissonnière et me rabats, avec chance, sur deux pizzas de La Famiglia.

jan 16

La Famiglia, restaurant italien pizzeria
71 rue du Faubourg Poissonnière  75009 Paris.
Tél. : 01 48 24 40 79. Site Web.

Une pizzeria qui ne paie pas de mine de l’extérieur, dont la déco n’est pas particulièrement soignée à l’intérieur : cela peut en faire fuire beaucoup, qui iront se rabattre au gentil-joli-bobo I Cugini voisin (avec sa terrasse agréable et ses produits assez bons mais sa pizza au four électrique). Les courageux feront abstraction du cadre, se diront que finalement, ça ressemble beaucoup à une pizzeria comme on en trouve en Italie et seront attirés par le four à bois et ses belles flammes. Ce courage sera récompensé, puisque les pizzas sont tout à fait honnêtes (même si les ingrédients ne sont pas très recherchés) et coûtent moins de 10€ à emporter.

Le hasard fait bien les choses

Vexé d’avoir marché pour découvrir que Big Fernand n’ouvre vraiment que mercredi. Je reviens sur mes pas et observe les enseignes des restos/fast food de la rue du Faubourg Poissonnière. Guère inspiré par la Pizza (four électrique, Hallal, mais propose des pizzas au jambon-de dinde?), je commence à me dire que c’est chez I Cugini que je vais prendre deux pizzas à emporter. Et puis, à l’angle Paradis, Faubourg Poissonnière, Papillon, Bleue, j’aperçois Diana, restaurant-traiteur libanais où j’avais pris un chawarma mangeable, il y a un an. Hum, hum, avant d’arriver au niveau de Diana, les flammes du feu du four à bois de ce restaurant à la déco sans style captent mon attention.

Un coup d’œil  rapide à la carte (ils proposent antipasti et salades, pizzas, pâtes et viandes, à des prix raisonnables) confirme que c’est bien un four à pizza. Merci à mes sens aiguisés et à mon esprit de survie, je pense être sauvé. Je lève le nez et regarde à l’intérieur : à part le four, ce n’est pas super sexy. Hésitations, appel d’une amie (qui ne répond pas). Tant pis, je me lance. Je repère deux pizzas qui me paraissent convenables. J’entre, me dirige vers le pizzaïolo. Les flammes rouges (après 15-20 minutes dehors à basse température) me réchauffent, me réconfortent. Mes pizzas seront faites sous mes yeux, en quelques minutes, et elles cuiront aussi très vite.

La Famiglia Pizza 75009 02 four 03 La Famiglia, Pizzeria et restaurant italien, 75009 Paris (ChrisoScope)

Éloge de la simplicité

Tel le fils prodigue et ingrat, je me rappelle que, si j’aime beaucoup les Burgers, je suis encore plus fan des bonnes pizzas. Le pizzaïolo me laisse le prendre en photo avec son joli four, le temps passe très vite, les pizzas sont déjà dans leurs cartons (sobres, rouges), je lui laisse deux tickets restaurants de neuf euros et cinquante centimes (le prix d’une pizza au Bistrot Napolitain), ressors affronter le froid et 5-10 minutes de marche tonique dans le froid. Il ne reste plus qu’à monter les cinq étages (saleté de travaux d’ascenseur), au trot, de fermer la porte, se débarasser des pull, veste, écharpe, imper et chaussures…

De l’eau et deux pizzas (Chef : sauce tomate, oeuf jambon fromage ; quatre fromages) bien au chaud, vive la simplicité. Même si elles ne sont pas très larges, ces pizzas ont une pâte qui a très bon goût (j’aurai bien apprécié 30-40 secondes de cuisson en plus, histoire de la bronzer un peu plus), légère, élastique. La garniture a bien fondu et n’est pas mal du tout, mais ne vous attendez pas à des ingrédients prestige. Ça ne se la pète pas, on est loin des Pizza Chic et co.

Tout fut dévoré avec entrain.

Bilan

Dans notre nouveau quartier, après avoir testé les pizzas d’I Cugini (bons ingrédients, mais cuisson du four électrique qui assèche), de Lucky Luciano (bons ingrédients aussi, pâte plus agréable, meilleure maitrise du four électrique, mais plus de 14€ la pizza emportée) et enfin celles de la Famiglia, je dois dire que c’est cette dernière que je préfère. Elle n’est pas parfaite, mais, grâce au four à bois et à sa bonne pâte, c’est elle qui se rapproche le plus de l’idée que je me fais d’une bonne pizza. La déco n’y est pas top, et je ne sais pas ce que valent le service et la clientèle, mais dans le genre à emporter, même si j’aurais préféré qu’elle soit cinq minutes plus près, c’est une bonne affaire.

jan 13

Après le Camion qui Fume (camion itinérant proposant des burgers. Des andouilles font la queue pendant plus d’une demi-heure. Testé dans de mauvaises conditions qui nous ont valu un mal au ventre), Blend HamBurger Gourmet (bonne viande, bon bun, très bonnes frites, mais recettes inutilement compliquées), la semaine prochaine (lundi 16 janvier 2012), c’est au tour de Big Fernand, l’Atelier du Hamburger (55 rue du Faubourg Poissonnière, 75009 Paris, tél. : 01 47 70 54 72. Site Web. Page Facebook).

Big Fernand devait initialement ouvrir le 3 janvier

C’est Steve Burggraf, serial entrepreneur, qui est derrière ce projet. Big Fernand est déjà référencé sur RestoàParis, WebCity

Niveau budget, ça devrait être plus doux que les deux ouvertures précédentes : Hamburger+boisson à 9€, Hamburger+boisson+dessert à 12€. Niveau boissons, il est question d’un bar à sirops! Et en principe ça devrait être bio, frais et vrai, aucun fromage pasteurisé

Je ne sais pas si ce Flyer (trouvé ici : http://camillehourdeaux.blogspot.com/2011/06/big-fernand.html)  fonctionne vraiment, mais, si c’est le cas, vous pourrez manger gratuitement en l’imprimant et en présentant ce bon pour un déjeuner… Ne me remerciez pas!

BF flyer Paris Burger War épisode 3 : Big Fernand ouvre lundi! (ChrisoScope)

Cliquer dessus pour l’afficher en grand…

À suivre de très près donc (c’est à moins de 10 minutes de chez moi, donc ce serait top et pratique si c’était le meilleur des trois).

jan 06

Blend Hamburger Gourmet, burgers sur place ou à emporter,
44 rue d’Argout, 75002 Paris.
Tél. : 01 40 26 84 57.  Site Web. Commande en ligne.
Ouvert au déjeuner et au diner, sauf dimanche.

Blend Hamburger, c’est une nouvelle adresse à burgers, ouverte fin 2011 rue d’Argout. Son concept est de proposer des burgers « gourmet », avec un maximum de fait maison (buns, pâtisseries, frites, sauces…) et une viande de qualité fournie par Yves-Marie Le Bourdonnec. En attendant de se faire livrer, on peut commander et emporter ou manger sur place, dans une petite salle fonctionnelle, mais un peu étroite. Une demi-douzaine de burgers à 10€, frites maison à 3€, formule déjeuner (burger au choix+frites maison+boisson soft) à 15€. Accueil sympathique. Service et cuisine terminent leur rodage. Les burgers sont originaux et bons, mais je les aurais bien aimé un peu plus gourmands et copieux!

Blend Hamburger ouvre, enfin…

Comme évoqué il y a quelques semaines dans un petit récapitulatif des nouveautés burger-esques parisiennes, Blend Hamburger a ouvert ses portes pendant la dernière semaine de 2011. La bloggueuse et pâtissière Camille Malmqvist (Croque Camille) y prépare les buns, les desserts et supervise le choix de bières US. Le Gérant, Victor Garnier, n’a pas lésiné sur la com’ en faisant travailler un chargé de communication Web. Si l’on ajoute le réseau du boucher-fournisseur Yves-Marie Le Bourdonnec (bidoche-on?), après le buzz du Camion qui Fume, cela en fait de Blend Hamburger une adresse dont l’ouverture était plutôt attendue.

Déjà plusieurs échos

Parisbouge en a parlé fin 2011 (le 28 décembre). Début 2012, Le Fooding en parle. Restau du jour aussi et parle de meilleur burger de Paris. Blend Hamburger se retrouve référencé sur ParisbyMouth, en attente de premiers avis. Alexander Lobrano lui décerne un B+ après un diner. D’autres suivront, ou pas…

Déjeuner du mercredi 4 janvier 2012

Cadre et déco

Pour ma part, j’ai testé les burgers de Blend mercredi 4 janvier 2012, au déjeuner, avec O. Arrivé un peu avant 12h30, je m’étonne (après avoir lu le Fooding) de trouver de la place. En fait, les moutons bobos arrivent en troupeau à partir de 13h, et c’est là que ça se remplit. Une fois la porte vitrée coulissante et automatique passée, on se retrouve au niveau d’un comptoir. Ce comptoir, qui présente les desserts, est ridiculement bas à côté du grand gaillard qui se tient derrière, et qui sert donc les desserts, les boissons et tient la caisse. J’espère qu’il ne va pas avoir mal au dos à force de se baisser. La salle de restaurant est un couloir assez large où tiennent, le long de chaque mur, une demi douzaine de tables en bois assez massif, ton chêne. On s’assied sur de lourds tabourets carrés, faits du même matériau et customisé avec le logo de l’enseigne gravé. Joli, mais un peu enombrant, et pas forcément très pratique à la longue. Aux murs, des cadres présentent des créations originales de graphistes : slogans de la maison et autres. On apprécie l’effort pour nous plonger dans leur univers, que je trouve plus réussi que leur blog Burgerness (n’étant pas fan de skate et surf culture). Au fond du local, la cuisine (salé) et les WCs (porte coulissante). Sous la salle, le stock, peut-être une autre partie de la cuisine, et vraisemblablement la pâtisserie, puisqu’une trappe s’ouvrit un moment, laissant entrevoir un escalier, et une jeune femme qui passa un plateau de cupcakes au serveur à chemise à carreaux (le gérant?).

Carte

La carte tient sur deux volets. À gauche, le salé (i.e. les burgers et accompagnements), à droite, un petit lexique, les desserts (appelés blendies) et les boissons. Six burgers, dont deux végétariens et un au veau, tous à 10€. Ce qui fait trois burgers au boeuf, seulement. Côté accompagnements, pas de coleslaw, ni d’onion rings (pour l’instant?), mais des frites fraiches maison (3€, sauce maison comprise) ou des frites de patate douce (5€, sauce comprise).

Niveau desserts, quatre choix de « blendies » : cheescake (5€), cookies (2€), cupcake (3€) ou chili brownie (2€). Six bières en bouteilles, à des tarifs « doux » et originales, pour Paris (3-5€) sont servies. Peu de choix pour les « softs » : évian, badoit rouge, coca-cola, ou Pimento++, plus original. Vin à 4€ le verre ou 20€ la bouteille. Café à 2€.

Au déjeuner, l’on peut économiser 50 centimes d’euros en choisissant la formule à 15€ : burger (10€ seul)+frites (3€ seules)+boisson (2,5€ seule) sans alcool.

Deux formules déjeuner. Evian pour O, Pimento pour moi. Signature pour O, Cheesy pour moi. Le choix se fait assez vite, en fait, puisqu’il n’y a que trois vrais burgers (à la viande de boeuf).

Pimento : chaud et frais

Niveau boisson aussi. Commande prise efficacement. Les boissons arrivent assez vite. Le Pimento est frais, mais son goût réchauffe (gingembre). Il est, malgré la mention « allégé en sucres » , assez sucré. Jolie couleur claire, goût un peu chimique… Pour 2,5€, servi à table, au même prix qu’un Caca cola, c’est honorable!

Burgers Signature et Cheesy

Les burgers mettront un petit moment (au moins cinq minutes) pour arriver. C’est bon signe, puisqu’ils semblent préparés minute, avec la viande cuite à la demande. Le cheesy (boeuf, bun nature, cheddar anglais, bacon,s auce barbecue maison, oignon, pickle, laitue iceberg) et le signature (boeuf, bun nature, bleu d’Auvergne bacon, oignon, pomme, emmenthal, pousses d’épinard) ont de bonnes têtes (peut-être trop de vert qui dépasse). C’est net joli, tranché en deux selon un diamètre, probablement pour faciliter la prise en main. Mais ça a l’air un peu mini, niveau taille. Et j’avoue que je préfère saisir la bête en un morceau. Trancher un burger en deux, comme faire des mini-burgers, donnent un côté précieux et trop recherché à ce sandwich à la viande, qui n’a rien de noble et qui doit être consistant.

Prise en main facile et agréable, grâce à un bun qui se respecte. En bouche, j’ai beaucoup aimé le cheesy, probablement grâce au bon cheddar et au goût barbecue. O, de son côté, n’est pas fan de sauce barbecue et a moins accroché. Elle a préféré le signature, même si elle regrette que le goût de bleu ne soit pas plus présent. J’ai trouvé le signature pas mal, mais inutilement compliqué. Un bon burger, c’est de la très bonne viande, un bon bun, éventuellement du fromage fondu, pourquoi pas du bacon, un pickle, et une pointe de sauce. Avec une viande top, bien saignante et juteuse, on peut presque se passer de tout, sauf du bun et d’un peu de fraicheur (pickle, feuille de salade ou tomate). Ok, ce n’est pas la saison des tomates, donc bon point de ne pas en servir, mais pourquoi autant de complexité?  Le mieux est l’ennemi du bien!

Bonnes frites

J’ai quasiment liquidé ma seconde moitié de burger quand arrivent enfin les frites (c’est vrai, je mange vite). Mignonnes, et encore très chaudes, elles auraient été parfaites si elles étaient arrivées en même temps, ou juste avant le burger. Moins grasses que celles du Camion qui Fume, avec parfois encore un peu de peau. Très bonnes nature, et pas mal du tout avec la sauce maison (un ketchup/barbecue?).

Les frites bien entamées, je sens encore que je vais avoir encore faim.

Simple burger

Nous commandons donc un simple (boeuf, bun nature, sauce tomate maison, fenouil, pignons de pin) que nous partagerons. Il arrive plus vite que les deux premiers burgers. Le nom de ce Simple Burger m’évoque tout de suite « Simple Jack« , ce qui n’est pas forcément un compliment. Après ce que j’ai écrit plus haut sur le burger simple et pur, il fallait goûter cette recette-ci. Si la viande est très bonne, et que visuellement l’absence de vert qui dépasse colle mieux à mon idéal de burger, je n’ai pas été convaincu par le fenouil, et n’ai pas senti les pignons de pin…

Vivement un simple vraiment simple On l’appellerait Core, ou Basic, voire classic en lui adjoignant au maximum deux élements de plus.

Blendies

La salle étant de plus en plus remplie, et contenant essentiellement des tables de 4, certaines personnes venues à deux se retrouvent à table avec deux inconnus. On peut aimer ou pas… L’aimable serveur s’en est plutôt bien sorti pendant le coup de feu, puisque la carafe d’eau demandée est arrivée assez vite, sous forme d’un verre d’eau. Etant donné qu’il n’y a pas énormément d’espace, je propose à O de payer et de manger les desserts dehors.

Des cookies (2€) pour moi et un cupcake (3€) pour elle. La texture des cookies, bien moelleux, est fort agréable, et le goût est plaisant. Le cupcake est plutôt léger et sain, loin des horreurs chimiques et artificielles que l’on croise trop souvent. Et les prix sont plutôt sympahiques, même si l’on reste dans des petites portions.

La note : 45€

Note finale à 45€ (deux menus déjeuner à15€/personne, un burger à 10€, un cupcake à 3e et des cookies à 2€), soit un peu plus de 20€/personne. Pas de référence du prix d’un déjeuner assis pour une prestation équivalente dans le quartier. Niveau qualité, c’est très bien, niveau quantité, j’en aurais bien mangé plus…

Bilan : prometteur, mais peut mieux faire!

Les affaires de Blend semblent bien démarrer, tant mieux. Si la qualité des produits et le soucis du fait maison sont louables, je regrette deux choses : que les burgers ne soient pas plus copieux, et qu’ils ne soient pas proposés en version plus simple, sans complications inutiles. À suivre pour voir comment ils vont évoluer (s’ils parviennent à maintenir ce niveau de qualité pendant deux ans, ce sera déjà très bien), en espérant qu’ils me lisent et mettent au point une recette type Double Burger Gourmand.

Il faudra aussi redonner une chance au Camion qui Fume, quand la météo sera plus favorable et qu’il y aura moins d’attente ; et surtout se faire des burgers maison plus souvent…

déc 17

 

Ces derniers temps, plus nouvelles adresses à burgers ont vu le jour ou sont annoncées à Paris. Parmi elles :

  • Le Camion qui Fume : camion itinérant avec une chef américaine, on trouve leur position via leur site web ou Twitter, tél. : 06 36 43 49 00 ; le buzz du moment (bientôt 1000 moutons sur Twitter)… Le Fooding cite même Adrian Moore!
  • Bioburger (46 Passage Choiseul, 75002 Paris, tél. : 01 49 26 9390) : bio, développement durable, ouvert depuis cet été. Récemment chroniqué par Caroline Mignot, et il y a un trimestre sur Sweet Paris. 200-250k€ investis, mais seulement 10k€ de capital social.
  • Blend Hamburger Gourmet (44 rue d’Argout, 75002 Paris, tél. : 01 40 26 84 57), ouvre dans quelques jours (déjà dans Yelp) et se fournit en viande chez Yves-Marie Le Bourdonnec (I love Bidoche).  Le projet est en gestation depuis au moins un an et des moyens non négligeables ont été investis (capital social de 50kEUR). Positionnement à priori haut de gamme.
  • D’après le FigaroScope, une nouvelle adresse américaine devrait voir le jour courant 2012 dans le 75010. Le FigaroScope n’est pas à une incohérence près : ce restaurant doit être « monté par l’actuel boss de l’impeccable Joe Allen« , alors que François Simon l’a descendu (Joe Allen, pas le patron) dans un haché menu.
  • On attend aussi avec impatience le steakhouse « Beef Club » (58 rue Rousseau, 75001), avec des viandes de Y-M Le Bourdonnec, en association avec le patron de Hawksmoor.
  • Sans parler des rumeurs (un marronier) du retour de Burger King en France. Incroyable ce pauvre mythe à deux frites. Burger King, c’est presque aussi dégueulasse que Mc Do, ce n’est pas parce qu’il n’y en a pas en France qu’il faut le déplorer.

Bref, il va falloir trier un peu tout ça, non?

20100908 Fins Gourmets 02 burger tomates pelees Nouveaux Burgers Parisiens (ChrisoScope)

Burger des Fins Gourmets, Boulevard St Germain  (75007 Paris). Proposé uniquement en été.

Niveau fournisseurs de viandes, Y-M Le Bourdonnec avance et s’affirme comme un concurrent sérieux d’Hugo Desnoyer. Le boeuf Irlandais, lui, semble stagner un peu (à Paris, en tout cas) : Jean Denaux, qui les distribue, n’est pas sectaire et travaille aussi avec les Anglais.

20101013 Aishti Seaside 02 angus burger Nouveaux Burgers Parisiens (ChrisoScope)

Burger d’Aïshti SeaSide, Liban, Angus.