jan 12

Après Oth Sombath, qui a fermé mi 2012, c’est AntePrima, la sympathique cantine-club-buffet de la rue du Faubourg Saint Honoré, que j’ai trouvé fermée fin 2012. Il semblait y avoir d’assez gros travaux.
Mon dernier déjeuner là-bas date de l’été dernier. C’était pour moi une adresse « durable ». Visiblement, les foodies ne passent pas souvent dans ce coin de la rue du Faubourg Saint Honoré. Je n’ai pas trouvé grand chose sur le web. Alors, rénovation ou changement d’enseigne?

avr 16

L’Antre Amis, bistro gastro
9 rue Bouchut, 75015 Paris.
Tél. : 01 45 67 15 65. Site web. Fermé samedi et dimanche.

En bref

L’Antre Amis, abstraction faite du jeu de mots discutable, est un agréable et recommandable bistrot de quartier, où le chef fait un effort pour privilégier produits de saison, fait maison. La carte-ardoise est courte et efficace. Clientèle de quartier donc (quelques bureaux et l’UNESCO pas très loin), pour cette adresse à la déco rétro. Un rapport qualité prix tout à fait honorable pour l’emplacement. Attention, quand même, certains plats peuvent être trop salés.

Sous-exposition médiatique

L’équipe du Giufeli installé dans le 14e (dans ce qui est brièvement devenu le Nuxis, maintenant le Bistrot des Jumeaux) s’est embourgeoisée en s’installant à deux pas de la place de Breteuil, dans le haut 15e, limite 7e. Bizarrement, la critique n’a pas suivi, puisque l’on trouve peu d’avis en ligne sur ce restaurant. Télérama trouve l’Antre Amis « Pas Mal » (été 2010). Le FigaroScope et lesRestos.com l’ont référencé, mais aucun avis de la rédaction. Les Restos nous apprend que le chef s’appelle Michel Craca, la patronne Gaëlle Potel et que les fromages viennent de chez Marie Quatrehomme. Plus de Cirage a aimé (début 2011). Pas d’avis récent sur CityVox (il semble que les avis concernent l’ancienne formule), à peine plus sur RestoàParis et sur Qype. John Talbott y est allé deux fois pendant l’été 2011, plus enthousiaste la première que la seconde (qui était quand même très bien).

Déjeuner du vendredi 16 mars 2012

J’avais repéré l’adresse la dernière fois que j’avais fait des recherches sur des adresses autour de l’avenue de Suffren, fin décembre 2011. L’Antre-Amis étant fermé début janvier, nous étions finalement allés au Casse-Noix. Ce vendredi-là, jour des 3-4 sorcières, je m’échappe du bureau pour assister à la première visite chez la pédiatre d’H. Tout va bien, il fait un beau soleil de printemps, nous décidons donc de l’emmener pour la première fois au restaurant. L’Antre Amis, dont je ne me souviens pas tout de suite du nom, me revient à l’esprit, il ne reste plus qu’à trouver l’adresse, la rue et tenter. Trois minutes après, nous entrons.

Il y a bien encore quelques places en terrasse, mais avec un bébé de 11 jours, il vaut mieux s’installer à l’intérieur. Un grand comptoir/bar à l’ancienne, ainsi qu’une trancheuse vintage posent un peu l’ambiance. Nous nous installons dans un coin tranquille. Sur la quarantaine de couverts que semble pouvoir accueillir l’Antre Amis, il devait y avoir une grosse douzaine de personnes dehors, et un peu plus à l’intérieur. La salle du fond, pourtant pas désagréable, est resté inanimée. À table, nappe en tissu sur fond de bois old fashion.

L‘ardoise/carte/menu propose une formule « découverte » en trois services à 32€, une formule « dégustation » en cinq plats à 45€ et à 69€ en tout si l’on choisit en plus un accord mets et vins. Cela reste assez abordable. Deux choix d’entrées, trois de plats, une assiette de fromages et deux possibilités pour le dessert. À deux, nous pourrons donc couvrir presque toutes les propositions. Pas trop de suppléments : seule la côte de boeuf de Blonde d’Aquitaine, pour deux, est marquée d’un +25€ (en tout ou par personne?).

Nos choix fais et transmis, nous avons droit à un amuse-bouche qui mérite bien son nom (puisque vraiment amusant) : un club/croque monsieur encore bien chaud-tiède. Sans prétention, mais très bien pour se chauffer et patienter un peu. Mon Riesling sec (pas noté les références, dommage) est vraiment très bien! Heureusement, à 8€ le verre!

O commence avec un bien rouge « tartare de boeuf, copeaux de foie gras et son toast« . Présentation sobre, rectiligne, et à angles droit. Pas très copieux, mais suffisamment riche et goûteux pour une entrée, même si le tartare, agrémenté de câpres, aurait été meilleur avec un peu moins de sel! Pour moi, un « œuf bio cuit à basse température, émulsion cressonnière » , probablement inspiré du recueil « Terroir Parisien » de Yannick Alléno. La cuisson basse température m’amuse toujours, mais elle commence à fait un peu « has been » maintenant, on l’a un peu trop vue et revue… Cela n’empêche pas mon entrée d’être agréable, surprenante et bien fraiche. Le cresson me rappelle notre diner au Galopin, où tout était très réussi, sauf peut être cette petite sauce au cresson qui était trop forte. Je me réjouis (un peu vite, vous comprendrez pourquoi après) de la forme de mon plat à œuf, signé le Creuset? Bref, des entrées agréables, pas forcément révolutionnaires, mais plutôt bien pensées et réalisées.

O enchaine sur le « filet de biche, gratiné de macaronis« . Présentation en parallèle, toujours dans le même type de grande assiette ronde et blanche qu’à l’entrée, pas mal de sauce. Viande bien cuite saignante/rosée et plutôt tendre, bon gratin. Pas très originale mais bien, bref, un bon plat de bon bistrot de quartier. Mon plat, la « lotte cuite tout doucement, farce de champignons sauvages et jambon ibérique, émulsion légère » est un poil plus inventive et audacieuse. Certes, poisson et jamon, ou poisson et chorizo, et aussi les champignons, déjà vus ailleurs,  mais plutôt dans des restos gastros ; saluons donc l’effort d’innover un peu et de proposer une déclinaison bistrot-gastro. C’est joliment bon. Ond écouvre les petite légumes de fin d’hiver, encore croquants. Autant le plat d’O se concentre autour de deux essentiels, autant ce plat est beaucoup plus riche en saveurs et ingrédients. Un contraste surprenant, mais un peu perturbant : le chef aurait donc différents styles? Dur de le cerner! On fermera les yeux sur le fait que nos plats ont chacun été servis dans le même type d’assiette que nos entrées respectives (grand assiette blanche, plate et ronde d’un côté, plat à œufs rouge et noir de l’autre).

O a plus de chance que moi, pour le dessert elle a enfin droit à un autre contenant : une coupe à glace assez élancée contient sa « crème à la vanille bourbon, feuilletage et caramel cassant« .  Une bonne pioche, pas trop sucrée ni écœurante malgré le généreux caramel. Sobre et efficace, digne du gastro. La présentation de la « compotée de rhubarbe au miel de châtaigne, crème et financiers au thé matcha, sorbet perrier-citron« , toujours dans ce satané plat à œufs et son esprit rappellent furieusement mon lotte : ça part un peu dans tous les sens, mais c’est bon, très bon même, et pour le coup bien original et réussi, avec ce mélange de saveurs, textures et températures! Cela détonne et cela dénote assez avec le cadre! Clairement du gastro+.

Service correct, un peu dissipé ou trop occupé ailleurs en fin de service.

Bilan

72€ à deux, avec un menu E+P+D chacun (2*32=64€ et un bon verre de Riesling sec, pas donné, à 8€). Le menu est plutôt une bonne affaire (même tarif qu’au Casse-Noix à midi), et si le choix est limité, les propositions sont plutôt inventives, même si tout n’est pas au même niveau! Dommage qu’il y ait parfois un peu trop de sel. Et dommage aussi que les trois plats que j’ai choisis et mangés aient été tous servis dans le même plat!

Nous n’aurons pas beaucoup d’occasions d’y retourner, sauf peut-être après une visite chez notre pédiatre, et dans ce cas, pourquoi ne pas retenter… Mais ce genre d’adresse pourrait plus intéresser Vanessa, Mix la Malice ou encore Vincent, qui n’habitent pas très loin.

avr 11

C’est Paris Al Dente, le guide des bonnes adresses italiennes à Paris, qui m’a donné l’idée de passer rue Mandar, dans le deuxième arrondissement de Paris, entre les rue Montmartre et Montorgueil. Une rue que j’emprunte très rarement, puisqu’elle n’est pas « utile » si l’on traverse le quartier d’est en ouest ou inversement (par soucis d’efficacité, on préfèrera emprunter, plus au nord, les rues Léopold Bellan puis Saint Sauveur, ou la rue Tiquetonne, plus au sud , avec les excellentes boutiques Royal Cheese).

Paris Al Dente vante les mérites de la Salumeria Rossi & Co, qui contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, est un vrai restaurant napolitain, utilisant des produits bio (à tester prochainement). En allant repérer cette adresse recommandée, je découvre que plusieurs autres cafés/bars/restaurants sont installés aussi dans cette rue.

Je vous passe les « Palmiers du Sinaï » (restaurant dit « oriental », dont la carte propose des plats du Liban, d’Egypte, mais aussi des tagines, des bricks et des vins du Maghreb!), même si les avis sur internet sont plutôt bons…

Le Tea Corner est un salon de thé, comme son nom le laisse deviner. Pascale Weeks et Afrosomething aiment bien, et, là encore, les avis sur internet sont globalement bons. À tester pour un goûter après la piscine? Nettement plus proche que le Queen Ann!

Le plus intrigant étant le Pouchla Byens Ro (rien que le nom vaut un détour!). Un pub/bar (bières allemandes, néerlandaises et irlandaises) Kurde!

Si quelqu’un est déjà allé à l’une de ses adresses, merci de bien vouloir partager vos précieuses informations!

avr 07

Et je n’ai rien lu dessus! Samedi après-midi, arrivé seul et en avance pour les bébés-nageurs, j’ai eu le temps d’observer les vitrines de la rue Léopold Bellan, en face du gymnase/centre/piscine Jean Dame (rien à voir avec JCVD).

Je ne vous présente plus l’Hédoniste. Nous y retournerons déjeuner dès que l’arrivée d’H sera un peu mieux digérée et que nous serons mieux organisés. Je connais la Mauvaise Réputation de réputation parce qu’ils m’ont « invité » à venir découvrir leur adresse, mais, manque de bol, ils sont fermés le samedi au déjeuner.

C’est au numéro 26 qu’il y a du nouveau : l’ancien Matsuri a été remplacé par un italien, nom administratif « Il Veneto », qui est, en fait, depuis le 5 mars 2012 la nouvelle adresse d’Il Campionissimo. Campionissimo déménage de quelques centaines de mètres, puisqu’il était anciennement rue Montmartre, dans un local pas très sexy : une salle-couloir tout en profondeur, avec très peu de lumière naturelle… Ici, ils semblent avoir accordé plus d’importance à la déco, puisque les salles sont assez aérées, avec du mobilier contemporain. Sur leur site web (pas très beau, ni pratique), ils parlent de 400m2, avec une école de pizzaïoli!

Ce sera l’occasion de leur donner une nouvelle chance. Sans aller aussi loin que Food’up! Food’down!, qui l’avait trouvé Nullissimo, notre unique visite avait été loin d’être concluante. Le four électrique faisant vraiment des ravages, le tout était sec et sans grand intérêt (alors que le pizzaïolo de la Réginette se débrouille plutôt bien avec son four électrique; avec un four à bois, il pourrait exprimer tout son talent!). Avec un peu de chance, Arlette et Gino, les patrons, vice-champions du monde 2009, ont réussi à équiper la nouvelle adresse d’un four à bois, voire à gaz, comme chez O’Scia.

À suivre, si quelque a déjà testé la nouvelle adresse, je suis preneur de ses retours.

avr 05

Le Zakouski est un restaurant de cuisine russe, familial, du quatorzième arrondissement, quasiment à l’intersection des rues du Château et Raymond Losserand. On y mange une bonne cuisine russe (je n’ai pas parlé de gastronomie), et on y va surtout pour l’ambiance, réchauffée à coup de !ampées de vodka glacée.

Zakouski, bistro Russe,
127 rue du Château, 75014 Paris.
Tél. : 01 43 22 23 41.

Russe blanc inconnu au bataillon

Le bistro Zakouski ne surfe pas vraiment sur la tendance. C’est un restaurant russe de la vieille école (tendance Russe Blanc, i.e. les monarchistes opposés aux bolchéviks, pas la boisson à base de Vodka, de Kalhua et de lait…), où les oligarques et autres mafieux de la Russie actuelle ne se retrouveraient pas. J’ignorais complètement l’existence de cette adresse, et sans une invitation à retrouver mes anciens collègues de Renault le temps d’un diner, je n’y aurais jamais mis les pieds. Pour moi, cuisine russe, c’est essentiellement vodka, blinis, et poissons fumés. Autant se fournir chez un bon traiteur, se faire des blinis maison et boire la vodka que l’on souhaite à prix correct.

Ne pensez pas que je dédaigne la cuisine Russe. Il y avait bien Maxoff, rue de Verneuil, Petrossian, bien sur dans une certaine mesure ; et j’étais allé, en 2002-2006, quelques fois dans un restaurant géorgien du quartier latin : le Pirosmani (un des rares géorgiens de Paris, à l’époque : DeDa et la Maison Géorgienne n’existaient pas). Disons que je n’ai pas d’attachement particulier pour cette cuisine et que je ne suis pas demandeur.

Le score est correct sur LaFourchette (un peu plus de 8/10) pas mal du tout sur Qype, OK sur Yelp. Bref, tout ça pour dire que j’allais au Zakouski sans attente particulière niveau prestations. Je savais simplement que c’était une réservation LaFourchette avec une petite réduction (15%?).  Le but était avant tout de passer une bonne soirée avec mes anciens collègues.

Joyeux bordel en salle et en cuisine

En fait, c’est un endroit où les habituées semblent se retrouver souvent : leurs photos décorent les murs et alternent avec ceux de célébrités et personnalités russes passées. Ce soir là, notre table, d’une dizaine de personnes, était la seule réservation en plus du groupe de paroissiens de la Cathédrale Orthodoxe Russe Saint Alexandre, de la rue Daru (75017), qui fêtait le nouvel an russe. Difficile de dire si cela se passe toujours comme ça, en tout cas, c’était joyeux, chaleureux, convivial, assez vivant, même si les convives de la paroisse n’étaient plus tous jeunes. Il régnait une bonne ambiance de fête et d’amitié. Même si nous étions extérieurs à cela, quelques voisins de tables ont pris le soin de nous initier et de nous expliquer ce qui se tramait.

Alors forcément, cette ambiance de village gaulois, arrosé à la vodka et à la bière brune se ressentait un peu sur le service en salle et sur la cadence en cuisine. Ce fut assez long (plus de deux heures pour entrée+plat+dessert), mais pas désagréable. La bonne ambiance et la compagne compensant ce désagrément.

Menu

On peut bien sur composer son choix de Zakouskis (caviar aubergines, caviar pommes-tomates, salade russe, mini-zakouskis ou bortch et pirog) et de poissons avec blinis (harengs à l’aneth ou fumés, oeufs de saumon, saumon mariné ou fumé, tarama) et les partager à plusieurs, façon mezzés ou tapas (6,5€-15,5€ la portion), éventuellement prendre un plat (12,5-14,5€ : goulash, le ragoût de boeuf au paprika, kotleti, à la viande hachée, sorte de keftas, pelmeni, raviolis fourrés, à la dinde, au boeuf et au porc ou à la pomme de terre)… Pour finir un petit choix de desserts (5-6€ : blinis à la confiture de fruits rouges, vatrouchka, sorte de cheesecake, ou les vareniki cerise, en saison.

À défaut de partager des Zakouskis, on a le choix, justement, entre une grande assiette composée de Zakouskis ou un menu avec des mini zakouskis en entrée, un plat (pas mal de raviolis avec des farces différentes) et un dessert. Niveau budget, le menu est clairement plus intéressant, puisqu’il est à peine plus cher que la grande assiette (une vingtaine d’euros).

Cela se laisse manger

Je vous laisse parcourir les photos pour voir à quoi ça ressemble. Niveau dressage, c’est plutôt rudimentaire. Ce n’est pas de la grande cuisine, mais cela se manger sans trop se poser de questions : pas mal de fait maison, du frais, pas la peine de chercher beaucoup plus loin. Avec un peu de vodka ou une bière brune, ça passe tout seul, aucun problème. La partie légumes et salades est même plutôt réussie, à défaut d’être photogénique. Certes, l’assiette déjà composée que j’ai choisie ne fait pas la part belle aux poissons, ce qui est un peu dommage, j’aurais bien aimé tester leurs saumons, sur lesquels, je ne pourrais, hélas, rien dire.

Niveau desserts, comme nous passons après le groupe, il ne reste pas grand chose. La vatrouchka que j’ai testée n’était pas désagreable, même si elle manquait un peu de tenue!

Bilan

Pour moins de 25€/personne réduction incluse, on mange correctement (menu+boisson ou assiette+dessert et boisson) et on s’évade quelques heures dans cette atmosphère plutôt dépaysante, d’un autre temps. Pourquoi pas, à condition de savoir où l’on va!

fév 27
Le Dauphin, restaurant-bar
131 avenue Parmentier, 75011 Paris.
Tél. : 01 55 28 78 88.
Femé samedi midi, dimanche et lundi.
Septime
80 rue de Charonne, 75011 Paris.
Tél. : 01 43 67 38 29. Site Web.
Ouvert du lundi soir au vendredi soir

Mise en bouche

Le Dauphin d’Inaki Aizpitarte et Fred Peneau (avec l’ancien second d’Inaki en cuisine au Chateaubriand), avec sa déco marmoréenne et miroitée tendance toilettes du XXe siècle,  signée un junior de chez Rem Koolhas, vous ne pouvez pas ne pas connaitre. D’abord parce que c’est Inaki, sinon, parce que c’est Rem. Récompensé d’un prix Fooding avant son ouverture, fin 2010, c’est un bar à vins et tapas le soir, qui propose un court menu (E+P+D avec deux choix maxi) au déjeuner, à27€/personne.

Septime n’a ouvert qu’en 2011, mais était également très attendu. Bertrand Grébaut en cuisine (ancien de Passard, il avait vite obtenu une étoile à l’Agapé), associé à Julien Cohen et co. Distingué par le Fooding fin 2011. C’est un bistrot-resto-gastro-bobo, qui propose, au déjeuner, un menu avec à peine plus de choix qu’au Dauphin, E+P+D à 26€ (ou une carte blanche en cinq étapes à 55€).

Il se trouve que j’ai déjeuné chez Septime, puis au Dauphin, deux vendredi de suite ; vous comprendrez aisément ce qu’il y a derrière ce duel.

Round 1 : emplacement, cadre, ambiance

Petit avantage au Dauphin quant à l’emplacement, puisque l’on est vraiment tout près du métro Goncourt et pas si loin de République. Septime est plus éloigné du métro, et un peu plus excentré. Une fois à l’intérieur, cependant, Septime prend le dessus : la déco n’est pas de Rem Koolhas, mais elle est, à défaut d’être très originale, efficace, propre et bobo ce qu’il faut, mais pas trop. Chez Septime, c’est assez aéré, pas trop bruyant (en tout cas ce jour-là, presque plein). Au Dauphin, le marbre et le miroir réfléchissent les bruits, on n’entend pas son voisin de table sauf s’il se met à hurler.
La clientèle de Septime est un peu moins bobo et probablement un poil moins artiste/créative/profession libérale que celle du Dauphin. Elle est également plus mixte.

Septime est en tête à l’issue de cette première partie.

Round 2 : accueil et service

Au Dauphin, il faut comprendre comment fonctionne cette grande porte, ensuite on essaie de se repérer et de trouver le premier arrivé. Pas super pratique. Chez Septime, l’espace étant divisé en deux (une partie entrée/accueil, avec bar et une grande table d’hôtes, et, ensuite, la salle donnant sur la cuisine ouverte), on s’occupe forcément de nous lorsque l’on arrive. Tout au long du repas, même si ce n’est parfait ni chez l’un ni chez l’autre, on est quand mieux mieux servi, et plus vite, chez Septime. Au Dauphin, le concept de bar central est surement une riche idée en version tapas, mais à midi il faut redoubler d’effort et de patience pour attirer l’attention d’un serveur ou d’une serveuse. Moins castés qu’au Septime, ils s’avèrent très gentils et efficaces lorsqu’on arrive à attirer leur attention ; même s’ils n’ont même pas demandé à Sami, arrivé un peu plus tard, s’il souhaitait un verre de vin… Septime creuse l’écart.

Round 3 : dans l’assiette

C’est plus joli et plus complexe chez Septime, plus limpide et direct au Dauphin. À l’arrivée, même si on mange plus que bien au Dauphin, on s’étonne et on s’amuse quand même plus chez Septime. C’est bien dosé et digeste chez les deux. Je suis bien plus fan du Grébaut version Septime que de la version Agapé quelques années plus tôt. Septime consolide son avance.

Round 4 : vins

Au déjeuner, même un vendredi, ce n’est généralement pas les meilleures conditions pour goûter du vin. Le vin est autour de 5-6€ chez l’un et l’autre (un peu moins cher que dans l’ouest, où j’ai plus d’habitudes, mais pas donné pour autant). Mode opératoire différent d’un endroit à l’autre : je me suis laissé guider chez Septime, avec des choix « découvertes » (Chardonnay du Jura, assez original et rare et rouge de Grèce sortant encore plus de l’ordinaire) et réussis, alors que j’ai choisi à la carte, plutôt classique (Bourgogne blanc!) au Dauphin. Septime loin devant.

Round 5 : addition et bilan

Note un peu plus élevée chez Septime, où j’ai pris deux verres de vin. En ajustant, à prestations égales, on est au même budget, à un euro près. Niveau timing, si vous n’avez pas trois heures de pause au déjeuner, préférez Septime, qui joue beaucoup plus le jeu que le Dauphin (notamment parce qu’il est difficile de capter l’attention du personnel), même si c’est un peu plus loin du centre de Paris. Septime l’emporte sur presque tous les tableaux. C’est un restaurant le jour et le soir, alors que le Dauphin fait restaurant le jour, et bar à tapas le soir : ce changement de format est peut être préjudiciable. En tout cas leur version du déjeuner ne m’a pas emballé (qui peut le plus peut le moins, mais qui ne peut pas le moins…), alors que la prestation Septime, malgré quelques défauts, donne envie de revenir avec plus de temps pour tester le « grand menu ».

fév 21

Critique comparée du déjeuner dans deux adresses bobo-branchées du 75011.

rue de Charonne ou avenue Parmentier?

Quel est votre préféré?

à suivre…

fév 16

Big Fernand, l’Atelier du Hamburger
55 rue du Faubourg Poissonnière, 75009 Paris.
Tél. : 01 47 70 54 72. Site web. Facebook.

Troisième et dernier venu de la New Wave of Paris Hamburgers, Big Fernand est, à mes yeux, l’adresse la plus réussie et la mieux équilibrée. Une organisation efficace qui limite le temps d’attente et permet à l’ensemble de la commande d’être prête au même moment et donc de manger chaud. Des portions gourmandes et assez copieuses pour bien manger et ne plus avoir faim avec un burger, une frite et une boisson,  (on peut ajouter un dessert pour quelques euros de plus). Des produits de qualité, des recettes réussies ou la possibilité de composer le burger de son choix… Pas de problème de digestion, un accueil et un service agréables, un cadre sans prétention et confortable. Une adresse recommandée et hautement recommandable!

Bouche à oreille?

Big Fernand a pris son temps pour ouvrir, finalement le 18 janvier, d’abord au déjeuner uniquement, puis également (depuis début février) au diner, et très bientôt samedi midi et soir aussi.

Presque-Moi, ma chère et tendre, semble la première à en avoir parlé (le 19 janvier). LeFooding y a envoyé YN qui est un peu blasé (visite le 19 janvier). Annouchka a bien aimé. Cocottes en Stock compare Big Fernand à Blend et donne ce premier gagnant (fin janvier). FoodParis voit en Big Fernand le meilleur burger de Paris catégorie Fast-Food. Quelques jolies photos chez My Little Bazart. Une vidéo du Point début février, une honorable deuxième position (8/10) décernée par le FigaroScope et un cœur attribué par E. Rubin. Parisbouge s’y met aussi.

Take away

Je n’ai pas testé Big Fernand version sur place, mais deux fois, le soir, en version take away. Le restaurant, situé entre les rues de Paradis/Bleue/Papillon au nord et Richer-Petites Ecuries au sud, est à la limite entre le 75009 et le 75010. Le local est tout en profondeur, puisque la largeur sur rue n’est pas immense. Tout de suite en entrant, sur la gauche, un comptoir/vitrine réfrigérée qui présente les boissons maison, stockées dans de petites bouteilles en verre rétro (façon mini bouteille de limonade), boissons à base de lait, eau plate, gazeuse aux saveurs plutôt douces.

Derrière le comptoir, une équipe de trois/quatre gaillards moustachus, chemises à carreaux et casquette ouvrière. L’un d’eux s’occupe de la prise de commande, et de la préparation des boissons et desserts ;  les autres s’affairent pour réaliser les commandes et finir la préparation et la remise. La décoration de la salle est fonctionnelle, sobre, avec pas mal de bois. Un banc permet d’attendre dehors s’il y a beaucoup de monde au comptoir. Les deux soirs où j’y suis allé, il y avait quelques personnes avant moi. On prend le temps de choisir son menu, d’observer les moustachus en action, de trouver qu’utiliser un appareil à raclette pour faire fondre le fromage est une bonne idée… Entre le début de commande, le règlement, la préparation et le retrait de la commande, moins de cinq minutes s’écoulent. On ne sent pas le temps passer, puisqu’entre les quelques échanges avec le chef commande puis avec le moustachu qui finit d’emballer nos sandwiches tout chaud, on ne s’ennuie pas.

Il convient de préciser à la commande si l’on emporte ou mange sur place. Les burgers ou formules à emporter sont 1€ moins chers que ceux consommés sur place. On ajoute 3 euros au prix d’un burger pour se retrouver avec frites et boisson fraiche, et encore deux euros de plus pour un dessert. Ce qui met la « petite formule » à 13-15€, et la grande à 15-17€ (tarifs à emporter, ajouter un euro de plus pour manger sur place).

Il faut compter 10-12€ le burger. Quatre compositions : Philibert, au poulet, Big Fernand, au boeuf, Victor, au veau et Alphonse, à l’agneau, sont proposées, mais l’on peut également choisir les ingrédients qui entreront dans la préparation de son burger (d’où l’appellation « atelier »). Cela laisse beaucoup de possibilités! Les fromages sont français et non pasteurisé, la viande est de qualité, préparée sur place, pas grasse et cuite comme il faut. Le poulet est un vrai morceau de poulet, avec une forme, une texture, une consistance, et du goût. L’agneau et le veau sont assez délicats et doux. Le boeuf a de la gueule. Les burgers tiennent bien en main, ont une vraie présence en bouche, nourrissent leur homme (ou femme), sans peser sur l’estomac après (contrairement aux gras burgers du Camion qui Fume). C’est très bon et très bien!

Les frites (fernandines) supportent assez bien cinq bonnes minutes de trajet à l’extérieur par moins quelques degrés, mais sont probablement meilleures sur place. Les desserts sont encore en rodage. Ils ne sont pas mauvais pour l’instant, même s’ils pourraient avoir plus de personnalité, ils peuvent mieux faire (c’est peut-être le seul point sur lequel Blend fait mieux que Big Fernand).

Big Fernand est ouvert depuis moins d’un mois et monte encore en puissance (ouverture le soir, puis le week end, bientôt du vin et des bières pour accompagner les burgers). C’est prometteur et j’espère que la progression et la stabilisation en vitesse de croisière permettront de maintenir la qualité, la bonne ambiance et des tarifs pas donnés pour de l’emporté (41€ la première fois, 37€ la deuxième, pour grosso modo, trois burgers, deux frites, une ou deux boisson ou un dessert), mais justifiés par la qualité des produits et de la prestation.

À continuer de suivre…