jan 20

Pâtisseries/Boulangeries/Salons de thé/

  1. Pâtisserie des Rêves, 75007 et 75116. Toujours très bien.
  2. Hugo & Victor, 75007. Amusant, frais et bon.
  3. Tholoniat, 75010. Choix réduit mais très bonne qualité.
  4. Queen Ann, 75004. Déco moyenne, mais bon et prix doux.
  5. Du Pain et des Idées, 75010. Bobo bread.
  6. Julhès, 75010. Multifonctions, bon et pratique.
  7. Comme à Lisbonne, 75004. Choix réduit, mais fidèle.
  8. Le Valentin, 75009. Bonne surprise vu l’emplacement!

Sandwicheries/boulangeries (essentiellement dans le 8e, par défaut)

  1. Julien, 75008, pas mal, mais cher. S’ils ne faisaient pas leur ciabatta, jambon fromage fondu crudité, je n’irais plus!
  2. Deret, 75008, augmentation de tarifs agaçante!

Restaurants Burgers:

  1. Mrs Robinson, Centre-ville de Beyrouth. Bon, copieux et bio!
  2. Bar du Montalembert, 75007.
  3. Charbon Rouge, 75008. Simple, copieux.
  4. La Cuisine, Raffles Royal Monceau, 75008, mini burgers du brunch, mignons et bons.
  5. Comptoir de Brice, 75010. Amusant et bobo.
  6. Schwartz Deli, 75004. Classique mais bon.
  7. Alivi, 75004, original, bon!
  8. 1, Place Vendôme, 75001. Bon, mais cher!
  9. Napoléon, 75010. Pas mal du tout, bon bun, dommage que la viande ne soit pas un peu meilleure et saignante.
  10. Petit Resto dans la Prairie, 75010. Pas fan du thème, ni du service, en fin de service débordé! Burger correct.
  11. Empire du 8e, 75008.
  12. Swinging Londress, 75010. Bof!

 

jan 16

Ce soir, alors que je comptais diner de burgers emportés chez Big Fernand, ils n’étaient pas encore ouverts. Passé devant vers 18h45 pour récupérer la carte et le menu, je n’ai pas tiqué lorsque j’ai vu que ce n’était pas en état, me disant qu’ils remettaient tout en place entre deux services. Quand j’y suis retourné à 20h15, ce n’était visiblement pas prêt à servir. Une petite douzaine de personnes avait l’air de s’affairer. Dégât des eaux, ouverture repoussée à mercredi!

J’en profite pour ajouter deux photos du vrai flyer à la galerie.

Pas de tarifs affichés, mais pas mal de choix, avec des burgers sur mesure :

  • Pains : buns sésame ou pain spécial, MOF 2010 (lequel?)
  • Viandes : boeuf, veau, agneau, poulet (origine française, haché sur place façon bouchère)
  • Légumes : tomates fraîches, oignons, concombre, soja, sucrine, oignons confits, tomates séchées, aubergines grillées, courgettes grillées et poivrons grillés (on dirait une pizza!)
  • Fromages : chèvre, bleu des Causses, St Nectaire fermier, tomme de Savoie (tous français et non pasteurisés)
  • Sauces : 4 choix, confectionnées par le chef Thomas Boutin (Atelier des Chefs).

Les créations maisons (et mystère) : Fernand, Marius, Jules, Emile, Alphonse.

Dommage! Je remonte donc la rue du Faubourg Poissonnière et me rabats, avec chance, sur deux pizzas de La Famiglia.

jan 16

La Famiglia, restaurant italien pizzeria
71 rue du Faubourg Poissonnière  75009 Paris.
Tél. : 01 48 24 40 79. Site Web.

Une pizzeria qui ne paie pas de mine de l’extérieur, dont la déco n’est pas particulièrement soignée à l’intérieur : cela peut en faire fuire beaucoup, qui iront se rabattre au gentil-joli-bobo I Cugini voisin (avec sa terrasse agréable et ses produits assez bons mais sa pizza au four électrique). Les courageux feront abstraction du cadre, se diront que finalement, ça ressemble beaucoup à une pizzeria comme on en trouve en Italie et seront attirés par le four à bois et ses belles flammes. Ce courage sera récompensé, puisque les pizzas sont tout à fait honnêtes (même si les ingrédients ne sont pas très recherchés) et coûtent moins de 10€ à emporter.

Le hasard fait bien les choses

Vexé d’avoir marché pour découvrir que Big Fernand n’ouvre vraiment que mercredi. Je reviens sur mes pas et observe les enseignes des restos/fast food de la rue du Faubourg Poissonnière. Guère inspiré par la Pizza (four électrique, Hallal, mais propose des pizzas au jambon-de dinde?), je commence à me dire que c’est chez I Cugini que je vais prendre deux pizzas à emporter. Et puis, à l’angle Paradis, Faubourg Poissonnière, Papillon, Bleue, j’aperçois Diana, restaurant-traiteur libanais où j’avais pris un chawarma mangeable, il y a un an. Hum, hum, avant d’arriver au niveau de Diana, les flammes du feu du four à bois de ce restaurant à la déco sans style captent mon attention.

Un coup d’œil  rapide à la carte (ils proposent antipasti et salades, pizzas, pâtes et viandes, à des prix raisonnables) confirme que c’est bien un four à pizza. Merci à mes sens aiguisés et à mon esprit de survie, je pense être sauvé. Je lève le nez et regarde à l’intérieur : à part le four, ce n’est pas super sexy. Hésitations, appel d’une amie (qui ne répond pas). Tant pis, je me lance. Je repère deux pizzas qui me paraissent convenables. J’entre, me dirige vers le pizzaïolo. Les flammes rouges (après 15-20 minutes dehors à basse température) me réchauffent, me réconfortent. Mes pizzas seront faites sous mes yeux, en quelques minutes, et elles cuiront aussi très vite.

La Famiglia Pizza 75009 02 four 03 La Famiglia, Pizzeria et restaurant italien, 75009 Paris (ChrisoScope)

Éloge de la simplicité

Tel le fils prodigue et ingrat, je me rappelle que, si j’aime beaucoup les Burgers, je suis encore plus fan des bonnes pizzas. Le pizzaïolo me laisse le prendre en photo avec son joli four, le temps passe très vite, les pizzas sont déjà dans leurs cartons (sobres, rouges), je lui laisse deux tickets restaurants de neuf euros et cinquante centimes (le prix d’une pizza au Bistrot Napolitain), ressors affronter le froid et 5-10 minutes de marche tonique dans le froid. Il ne reste plus qu’à monter les cinq étages (saleté de travaux d’ascenseur), au trot, de fermer la porte, se débarasser des pull, veste, écharpe, imper et chaussures…

De l’eau et deux pizzas (Chef : sauce tomate, oeuf jambon fromage ; quatre fromages) bien au chaud, vive la simplicité. Même si elles ne sont pas très larges, ces pizzas ont une pâte qui a très bon goût (j’aurai bien apprécié 30-40 secondes de cuisson en plus, histoire de la bronzer un peu plus), légère, élastique. La garniture a bien fondu et n’est pas mal du tout, mais ne vous attendez pas à des ingrédients prestige. Ça ne se la pète pas, on est loin des Pizza Chic et co.

Tout fut dévoré avec entrain.

Bilan

Dans notre nouveau quartier, après avoir testé les pizzas d’I Cugini (bons ingrédients, mais cuisson du four électrique qui assèche), de Lucky Luciano (bons ingrédients aussi, pâte plus agréable, meilleure maitrise du four électrique, mais plus de 14€ la pizza emportée) et enfin celles de la Famiglia, je dois dire que c’est cette dernière que je préfère. Elle n’est pas parfaite, mais, grâce au four à bois et à sa bonne pâte, c’est elle qui se rapproche le plus de l’idée que je me fais d’une bonne pizza. La déco n’y est pas top, et je ne sais pas ce que valent le service et la clientèle, mais dans le genre à emporter, même si j’aurais préféré qu’elle soit cinq minutes plus près, c’est une bonne affaire.

jan 13

Après le Camion qui Fume (camion itinérant proposant des burgers. Des andouilles font la queue pendant plus d’une demi-heure. Testé dans de mauvaises conditions qui nous ont valu un mal au ventre), Blend HamBurger Gourmet (bonne viande, bon bun, très bonnes frites, mais recettes inutilement compliquées), la semaine prochaine (lundi 16 janvier 2012), c’est au tour de Big Fernand, l’Atelier du Hamburger (55 rue du Faubourg Poissonnière, 75009 Paris, tél. : 01 47 70 54 72. Site Web. Page Facebook).

Big Fernand devait initialement ouvrir le 3 janvier

C’est Steve Burggraf, serial entrepreneur, qui est derrière ce projet. Big Fernand est déjà référencé sur RestoàParis, WebCity

Niveau budget, ça devrait être plus doux que les deux ouvertures précédentes : Hamburger+boisson à 9€, Hamburger+boisson+dessert à 12€. Niveau boissons, il est question d’un bar à sirops! Et en principe ça devrait être bio, frais et vrai, aucun fromage pasteurisé

Je ne sais pas si ce Flyer (trouvé ici : http://camillehourdeaux.blogspot.com/2011/06/big-fernand.html)  fonctionne vraiment, mais, si c’est le cas, vous pourrez manger gratuitement en l’imprimant et en présentant ce bon pour un déjeuner… Ne me remerciez pas!

BF flyer Paris Burger War épisode 3 : Big Fernand ouvre lundi! (ChrisoScope)

Cliquer dessus pour l’afficher en grand…

À suivre de très près donc (c’est à moins de 10 minutes de chez moi, donc ce serait top et pratique si c’était le meilleur des trois).

jan 09

Maze Grill (restaurant Gordon Ramsay), steak house et restaurant d’hôtel (Marriott).
10-13 Grosvenor Square London W1K 6J.
Tél. : 020 7107 0000. Site Web.

Où manger une très bonne viande autour de Bond Street, un jour férié (Boxing Day)? Hawksmoor et Goodman, les deux steakhouses de référence à Londres, étant en vacances, nous avons réservé chez Gordon Ramsay, au Maze Grill, ouvert en 2008, qui fait aussi office de restaurant. Une bonne adresse pour manger de la très bonne viande à Londres, mais visiblement pas la meilleure. Le principe des suppléments pour les accompagnements, les sauces, fait vite monter la note.

Situation

La salle donne sur Grosvenor Square et est exposée sud, ce qui donne une belle lumière au déjeuner. En prime, vous pouvez presque espionner ce qui se passe à l’Ambassade US, mais aussi chez les Canadiens et les Italiens. En ce lendemain de Noël, et premier jour des soldes, le restaurant est loin d’être complet. La clientèle est assez invraisemblable et très touriste, tendance yankee plouc : des vieux moches, des gros moches, des jeunes moches et même un Italien avec d’horribles Adidas. Chose assez surprenante,ces clients-crétins ne semblent pas avoir saisi le concept de grill, puisqu’ils sont nombreux à commander du poisson ou des pâtes! On mettra ça sur le compte de la fin d’année, la clientèle usuelle de financiers travaillant dans le quartier (grosse concentration de hedge funds) étant au ski ou à la campagne. J’avais déjeuné au Maze (gastro assez inventif mêlant influences françaises et asiatiques) début décembre, en semaine et c’était presque rempli, ambiance déjeuner affaires. Le contraste fut donc surprenant.

La décoration de la majorité de la salle fait très resto d’hôtel contemporain et relativement sobre. Seule la partie la plus à l’est, sur-élevée, avec les cuisines et la « table du boucher » sont vraiment dans l’ambiance Steak House.

L’adresse avait eu droit à de nombreux papiers depuis l’ouverture : Guardian, Bloomberg, meilleure adresse pour une entrecôte à Londres, Meat Blog, ChowHound, Steak Club (plusieurs avis). Gordon Ramsay a aussi ses détracteurs : un canadien de l’Alberta qui trouve que sa viande n’avait pas de goût, LondonEater ou Chef Sandwich.

Il faut dire que le Maze et le Maze Grill actuels ont perdu leur chef fondateur, Jason Atherton, porti voler de ses propres ailes en 2010.

Carte

Pour les petits budgets, il est possible de déjeuner à 21£ (entrée+plat ou plat+dessert) ou à 24£ (entrée+plat+dessert) en choisissant le Set Menu (i.e. le menu déjeuner). À la carte (à jour), c’est tout de suite plus dispendieux, puisque la viande la moins chère démarre à 18,5£ (sans accompagnement à 4£ l’un, ni sauce à 2,5£ l’une), pour culminer à 85£. Cinq types de viandes sont proposés :

  • Casterbridge (il ne s’agit pas d’une race, mais d’une marque pour le boeuf de qualité élevé en Grande Bretagne), nourri aux céréales, 21 jours de maturation,
  • Hereford (la race de viande anglaise, rousse foncée, tête blanche, de plus en plus sans corne, dont je vous avais parlé il y a quelques années, à l’occasion d’un déjeuner de promotion du boeuf irlandais), nourri à l’herbe, 28 jours de maturation,
  • Aberdeen Angus (la race de vache écossaise, rouge ou noire, elle aussi sans corne, très populaire, puisqu’utilisée notamment chez Marks & Spencer, Burger King…), nourri à l’herbe, 28 jours de vieillisement,
  • Creekstone prime USDA (de la Black Angus élevée aux US, de première qualité, dans une ferme bio, appartenant à un groupe de Private Equity, Sun), nourri au maïs, 35 jours de rassiment,
  • Wagyu « 9th Grade », « Gold Style » (la race des boeufs de Kobé, élevée en Australie). Marbrage niveau 9, sur une échelle pouvant en atteindre 12. Autrement dit : la Rolls du steak.

Niveau pièces, pas facile de s’y retrouver à cause des différentes découpes (France, UK, US), rien ne remplace un beau dessin, dommage qu’il n’y en ait pas à leur carte :

  • rump, découpe anglaise, soit à peu près l’équivalent de notre rumsteak (rump steak), assez maigre,
  • sirloin (mot d’origine française), qui correspond à des découpes différentes selon que l’on soit aux US ou en GB, en gros, ça correspond à tout l’aloyau, mais, c’est en fait plus spécifiquement le faux-filet, voire le contre-filet,
  • rib-eye, entrecôtes,
  • ou bone in rib-eye, qui s’apparente à une côte de boeuf,
  • New-York strip steak, i.e. du contre-filet,
  • fillet, notre filet.

Il est précisé que la viande cuit d’abord sur un feu de charbon, avant d’être finie au broiler (four à rôtir à très haute température, 650°C, qui finit de saisir et de marquer la viande à l’extérieur, alors que l’intérieur reste bien saignant).

Les desserts, anglo-américains, sont à 9£.

Les taxes sont comprises, mais il faut ajouter 12,5% de service à la note totale, et 1€ (facultatifs, mais mis d’office) reversés à Street Smart (aide aux sans-logis).

Notre repas

Service OK, international, formaté UK-US (entrainés, mais pas très malins, au fond). Voyant que O était enceinte, ils insistèrent à deux-trois reprises en nous disant qu’ils pouvaient faire cuire sa viande plus que saignante. Nous restâmes fermes et ne transigeâmes pas. Visiblement, le pain n’est pas un accompagnement, mais un amuse-bouche, puisque l’on nous apporta deux tranches de pain de campagne (avec du beurre) en même temps que les cartes, et que la planche sur laquelle le pain était fut reprise une fois les deux morceaux pris, sans nous demander si nous en aurions souhaité davantage….

Voulant nous consacrer pleinement à la viande, nous partageâmes une salade de poires, noix, pissenlit et sauce au bleu (11£ en version grande). Frais, simple, goûteux, grâce à de bons produits et une sauce bien dosée. Aurait pu être plus généreuse pour une version « grande ». Nous sommes en vacances donc pas pressés. En temps normal, en semaine, je pense que ça mériterait d’être un peu plus rapide.

Ne voyant pas l’intérêt de manger du boeuf US ou Australien à Londres, nous orientâmes nos choix vers l’Angus Aberdeen. Un filet saignant (8oz, soit 230g, 36£) et une sauce au bleu (2,5€) pour O. Une entrecôte saignante (annoncée à 10oz, soit 280g, 30£) pour moi, avec une sauce au poivre (peppercorn, 2,5£). Chacun de nous deux prit des grosses frites (4£ la portion) et nous partageâmes de gros champignons de Paris (Portobello Mushrooms, 4£).

Les viandes arrivèrent sur une grosse planche en bois, chacune avec sa sauce dans une mini carafe en métal. Un couteau à viande, avec étui indiquant le niveau de cuisson était planté dans une entaille de la planche. Une grosse gousse d’ail rôti décore chaque planche. Joli et sobre, mais le premier réflexe en voyant les morceaux de viande fut : « hum, c’est moins copieux que prévu, je risque d’avoir encore faim après… ». Les viandes furent excellentes, archi tendres, bien saignantes à l’intérieur, avec un léger goût de grillé dehors. Chose curieuse, elles rendirent très peu de sang/jus, bien que saignante (peut-être la cuisson-finale à haute température qui assèche?). Surprenant et même agréable (pas de sauce, mais pas sec pour autant). Les sauces n’étaient pas mal, mais superflues. L’ail, fondant et digeste aurait pu suffire. Une fois la viande terminée, il s’avéra que nous aurions pu en manger encore, mais ce que nous avions déjà avalé était déjà nettement suffisant. Rien à dire sur la viande, top!

Les frites ne valent pas celles de nos établissements parisiens favoris (Charbon Rouge, Sévéro, Drouant) : pas assez cuites, ni dorées, un peu mornes. Les champignons, par contre, nous bluffèrent : préparées comme des cèpes, à s’y méprendre!

Par curiosité et gourmandise, je terminai avec un Mississipi Mud Pie (9£) : un gâteau au chocolat compact, dense (moelleux) et pas très fin, une boule de glace vanille et un milkshake fraise. Une autre fois, autant rester sur une touche viandarde et se passer de dessert.

Bilan

Un bon déjeuner, dans un endroit agréable, de très bons produits et une cuisson bien maitrisée. Une autre fois, je pense qu’il est possible d’économiser les sauces, de prendre autre chose que les frites et de sauter le dessert. Clientèle et service passables. 107£+12.5% de service (13.38£)+1£ de StreetSmart =121.38£ (soit un peu plus de 145€ au taux de change en vigueur ce jour là. C’est assez cher, surtout que nous n’avons bu que de l’eau (Evian, 4£). C’est plus cher qu’un diner au Charbon Rouge ou au Sévéro. Une expérience intéressante donc, la viande valait nettement le coup, mais le reste ne suit pas, et les tarifs sont un peu gonflés : une autre fois, il faudra tenter autre chose. Je sais en tout cas que l’Angus Aberdeen servi dans des steak houses à Londres peut être mangeable voire nettement mieux, pas comme dans les horribles Aberdeen Angus Steak Houses. Et ça devrait s’arranger la prochaine fois!

jan 06

Blend Hamburger Gourmet, burgers sur place ou à emporter,
44 rue d’Argout, 75002 Paris.
Tél. : 01 40 26 84 57.  Site Web. Commande en ligne.
Ouvert au déjeuner et au diner, sauf dimanche.

Blend Hamburger, c’est une nouvelle adresse à burgers, ouverte fin 2011 rue d’Argout. Son concept est de proposer des burgers « gourmet », avec un maximum de fait maison (buns, pâtisseries, frites, sauces…) et une viande de qualité fournie par Yves-Marie Le Bourdonnec. En attendant de se faire livrer, on peut commander et emporter ou manger sur place, dans une petite salle fonctionnelle, mais un peu étroite. Une demi-douzaine de burgers à 10€, frites maison à 3€, formule déjeuner (burger au choix+frites maison+boisson soft) à 15€. Accueil sympathique. Service et cuisine terminent leur rodage. Les burgers sont originaux et bons, mais je les aurais bien aimé un peu plus gourmands et copieux!

Blend Hamburger ouvre, enfin…

Comme évoqué il y a quelques semaines dans un petit récapitulatif des nouveautés burger-esques parisiennes, Blend Hamburger a ouvert ses portes pendant la dernière semaine de 2011. La bloggueuse et pâtissière Camille Malmqvist (Croque Camille) y prépare les buns, les desserts et supervise le choix de bières US. Le Gérant, Victor Garnier, n’a pas lésiné sur la com’ en faisant travailler un chargé de communication Web. Si l’on ajoute le réseau du boucher-fournisseur Yves-Marie Le Bourdonnec (bidoche-on?), après le buzz du Camion qui Fume, cela en fait de Blend Hamburger une adresse dont l’ouverture était plutôt attendue.

Déjà plusieurs échos

Parisbouge en a parlé fin 2011 (le 28 décembre). Début 2012, Le Fooding en parle. Restau du jour aussi et parle de meilleur burger de Paris. Blend Hamburger se retrouve référencé sur ParisbyMouth, en attente de premiers avis. Alexander Lobrano lui décerne un B+ après un diner. D’autres suivront, ou pas…

Déjeuner du mercredi 4 janvier 2012

Cadre et déco

Pour ma part, j’ai testé les burgers de Blend mercredi 4 janvier 2012, au déjeuner, avec O. Arrivé un peu avant 12h30, je m’étonne (après avoir lu le Fooding) de trouver de la place. En fait, les moutons bobos arrivent en troupeau à partir de 13h, et c’est là que ça se remplit. Une fois la porte vitrée coulissante et automatique passée, on se retrouve au niveau d’un comptoir. Ce comptoir, qui présente les desserts, est ridiculement bas à côté du grand gaillard qui se tient derrière, et qui sert donc les desserts, les boissons et tient la caisse. J’espère qu’il ne va pas avoir mal au dos à force de se baisser. La salle de restaurant est un couloir assez large où tiennent, le long de chaque mur, une demi douzaine de tables en bois assez massif, ton chêne. On s’assied sur de lourds tabourets carrés, faits du même matériau et customisé avec le logo de l’enseigne gravé. Joli, mais un peu enombrant, et pas forcément très pratique à la longue. Aux murs, des cadres présentent des créations originales de graphistes : slogans de la maison et autres. On apprécie l’effort pour nous plonger dans leur univers, que je trouve plus réussi que leur blog Burgerness (n’étant pas fan de skate et surf culture). Au fond du local, la cuisine (salé) et les WCs (porte coulissante). Sous la salle, le stock, peut-être une autre partie de la cuisine, et vraisemblablement la pâtisserie, puisqu’une trappe s’ouvrit un moment, laissant entrevoir un escalier, et une jeune femme qui passa un plateau de cupcakes au serveur à chemise à carreaux (le gérant?).

Carte

La carte tient sur deux volets. À gauche, le salé (i.e. les burgers et accompagnements), à droite, un petit lexique, les desserts (appelés blendies) et les boissons. Six burgers, dont deux végétariens et un au veau, tous à 10€. Ce qui fait trois burgers au boeuf, seulement. Côté accompagnements, pas de coleslaw, ni d’onion rings (pour l’instant?), mais des frites fraiches maison (3€, sauce maison comprise) ou des frites de patate douce (5€, sauce comprise).

Niveau desserts, quatre choix de « blendies » : cheescake (5€), cookies (2€), cupcake (3€) ou chili brownie (2€). Six bières en bouteilles, à des tarifs « doux » et originales, pour Paris (3-5€) sont servies. Peu de choix pour les « softs » : évian, badoit rouge, coca-cola, ou Pimento++, plus original. Vin à 4€ le verre ou 20€ la bouteille. Café à 2€.

Au déjeuner, l’on peut économiser 50 centimes d’euros en choisissant la formule à 15€ : burger (10€ seul)+frites (3€ seules)+boisson (2,5€ seule) sans alcool.

Deux formules déjeuner. Evian pour O, Pimento pour moi. Signature pour O, Cheesy pour moi. Le choix se fait assez vite, en fait, puisqu’il n’y a que trois vrais burgers (à la viande de boeuf).

Pimento : chaud et frais

Niveau boisson aussi. Commande prise efficacement. Les boissons arrivent assez vite. Le Pimento est frais, mais son goût réchauffe (gingembre). Il est, malgré la mention « allégé en sucres » , assez sucré. Jolie couleur claire, goût un peu chimique… Pour 2,5€, servi à table, au même prix qu’un Caca cola, c’est honorable!

Burgers Signature et Cheesy

Les burgers mettront un petit moment (au moins cinq minutes) pour arriver. C’est bon signe, puisqu’ils semblent préparés minute, avec la viande cuite à la demande. Le cheesy (boeuf, bun nature, cheddar anglais, bacon,s auce barbecue maison, oignon, pickle, laitue iceberg) et le signature (boeuf, bun nature, bleu d’Auvergne bacon, oignon, pomme, emmenthal, pousses d’épinard) ont de bonnes têtes (peut-être trop de vert qui dépasse). C’est net joli, tranché en deux selon un diamètre, probablement pour faciliter la prise en main. Mais ça a l’air un peu mini, niveau taille. Et j’avoue que je préfère saisir la bête en un morceau. Trancher un burger en deux, comme faire des mini-burgers, donnent un côté précieux et trop recherché à ce sandwich à la viande, qui n’a rien de noble et qui doit être consistant.

Prise en main facile et agréable, grâce à un bun qui se respecte. En bouche, j’ai beaucoup aimé le cheesy, probablement grâce au bon cheddar et au goût barbecue. O, de son côté, n’est pas fan de sauce barbecue et a moins accroché. Elle a préféré le signature, même si elle regrette que le goût de bleu ne soit pas plus présent. J’ai trouvé le signature pas mal, mais inutilement compliqué. Un bon burger, c’est de la très bonne viande, un bon bun, éventuellement du fromage fondu, pourquoi pas du bacon, un pickle, et une pointe de sauce. Avec une viande top, bien saignante et juteuse, on peut presque se passer de tout, sauf du bun et d’un peu de fraicheur (pickle, feuille de salade ou tomate). Ok, ce n’est pas la saison des tomates, donc bon point de ne pas en servir, mais pourquoi autant de complexité?  Le mieux est l’ennemi du bien!

Bonnes frites

J’ai quasiment liquidé ma seconde moitié de burger quand arrivent enfin les frites (c’est vrai, je mange vite). Mignonnes, et encore très chaudes, elles auraient été parfaites si elles étaient arrivées en même temps, ou juste avant le burger. Moins grasses que celles du Camion qui Fume, avec parfois encore un peu de peau. Très bonnes nature, et pas mal du tout avec la sauce maison (un ketchup/barbecue?).

Les frites bien entamées, je sens encore que je vais avoir encore faim.

Simple burger

Nous commandons donc un simple (boeuf, bun nature, sauce tomate maison, fenouil, pignons de pin) que nous partagerons. Il arrive plus vite que les deux premiers burgers. Le nom de ce Simple Burger m’évoque tout de suite « Simple Jack« , ce qui n’est pas forcément un compliment. Après ce que j’ai écrit plus haut sur le burger simple et pur, il fallait goûter cette recette-ci. Si la viande est très bonne, et que visuellement l’absence de vert qui dépasse colle mieux à mon idéal de burger, je n’ai pas été convaincu par le fenouil, et n’ai pas senti les pignons de pin…

Vivement un simple vraiment simple On l’appellerait Core, ou Basic, voire classic en lui adjoignant au maximum deux élements de plus.

Blendies

La salle étant de plus en plus remplie, et contenant essentiellement des tables de 4, certaines personnes venues à deux se retrouvent à table avec deux inconnus. On peut aimer ou pas… L’aimable serveur s’en est plutôt bien sorti pendant le coup de feu, puisque la carafe d’eau demandée est arrivée assez vite, sous forme d’un verre d’eau. Etant donné qu’il n’y a pas énormément d’espace, je propose à O de payer et de manger les desserts dehors.

Des cookies (2€) pour moi et un cupcake (3€) pour elle. La texture des cookies, bien moelleux, est fort agréable, et le goût est plaisant. Le cupcake est plutôt léger et sain, loin des horreurs chimiques et artificielles que l’on croise trop souvent. Et les prix sont plutôt sympahiques, même si l’on reste dans des petites portions.

La note : 45€

Note finale à 45€ (deux menus déjeuner à15€/personne, un burger à 10€, un cupcake à 3e et des cookies à 2€), soit un peu plus de 20€/personne. Pas de référence du prix d’un déjeuner assis pour une prestation équivalente dans le quartier. Niveau qualité, c’est très bien, niveau quantité, j’en aurais bien mangé plus…

Bilan : prometteur, mais peut mieux faire!

Les affaires de Blend semblent bien démarrer, tant mieux. Si la qualité des produits et le soucis du fait maison sont louables, je regrette deux choses : que les burgers ne soient pas plus copieux, et qu’ils ne soient pas proposés en version plus simple, sans complications inutiles. À suivre pour voir comment ils vont évoluer (s’ils parviennent à maintenir ce niveau de qualité pendant deux ans, ce sera déjà très bien), en espérant qu’ils me lisent et mettent au point une recette type Double Burger Gourmand.

Il faudra aussi redonner une chance au Camion qui Fume, quand la météo sera plus favorable et qu’il y aura moins d’attente ; et surtout se faire des burgers maison plus souvent…

jan 03

Bar Le Passage, annexe de Senderens.
Ouvert tous les jours, de 12h à 14h45 et de 19h à 23h30.
9 place de la Madeleine, 75008 Paris.
Tél. : 01 42 65 22 90. Site Web.

Le Passage de Senderens, cela fait bientôt 5 ans que j’en suis fan. J’y suis surtout allé au déjeuner. Un seul repas le soir, avant cette fois. Et, même si je n’y vais plus aussi souvent qu’avant, chaque repas là-bas est toujours un plaisir.

Profitons des qualités

Le soir comme à midi, un menu dégustation (en quatre services+) sorti des cuisines d’un double étoilé à 36€. Ouvert midi et soir, tous les jours de la semaine. Réservation assez facile, du coup. Un emplacement central, place de la Madeleine. Un nom prestigieux : « Alain Senderens », le chef-propriétaire. Des murs chargés d’histoire (ex Lucas Carton***). Un chef en cuisine talentueux, Jérôme Banctel, ancien de l’Ambroisie. Une déco dorée et chic, avec vue sur la place pour certaines places. Un service jeune, efficace et pas ampoulé.

Balayons les petites imperfections

Alors oui, il faut savoir pourquoi on y va : une haute cuisine en version simplifiée et abordable, avec son service moins formel et parfois un peu débordé, dans un cadre chic, mais avec des banquettes sans dossier qui peuvent en incommoder certains. Allez, continuons de chercher la petite bête :  devant ce très beau succès, les prix à la carte ont (bien) augmenté, sans doute pour pousser les clients à choisir le menu à 36€; les vins, et boissons en général, ne sont pas donnés. C’est vrai, le Passage de Senderens (powered by Jérôme Banctel) n’est pas parfait. Mais quel restaurant l’est?

Diner du 21 décembre 2011

Près de six mois après en avoir parlé par commentaires interposés, nous y dinons enfin avec Aude, Mr. Q et O. Réservation par mail, confirmation au téléphone deux jours avant. Pas de problème. Toujours le même rituel : passer par le Passage de la Madeleine, sonner à l’interphone du Passage, monter l’escalier. À gauche, les cuisines ne sont pas loin. À droite, un couloir débouche sur le bar du Passage. Accueillis par un jeune serveur, nous le suivons jusqu’à notre table, avoir laissé nos impers/manteaux au vestiaire. Nous retrouvons Mr. Q peu après 20h30.

N’ayant jamais goûté leurs cocktails (le comble pour un bar), je décide de prendre un Mojito (15 ou 16€, oups) pour patienter en attendant l’arrivée d’Aude. Très rafraichissant, bien dosé et juste ce qu’il faut de sucre. Très agréable. Cela fait quelques années que je ne consomme plus beaucoup de cocktails. À part dans les grands hôtels où l’on dépasse allégrement les 15€, j’étais plutôt resté sur une fourchette de 8-12€. Le Mojito du Passage de Senderens est très bon, et plutôt cher. Surtout si l’on considère, que, au rebours des bars d’hôtels, le mojito est servi « sec », c’est à dire sans accompagnement qui se grignote.

Peu après l’arrivée d’Aude, juste avant 21 heures, le serveur nous annonce enfin le menu du soir : formule unique à 36€, carte blanche au chef. Il s’enquiert d’éventuelles allergies ou impasses alimentaires. Rien à signaler.

Carte blanche en cinq actes

Le menu carte blanche se déroulera sans accroche (mais avec parfois un peu de temps mort -tolérable- entre les plats) et avec des « oh! » et des « miams ».

On démarre avec un velouté de champignons, crème fouettée et noisettes : très de saison ; malin fin et bien réussi. Les assiettes creuses liquidées, on attend un petit moment, avant d’ enchainer sur un œuf en émulsion, sur une réduction de légumes et feuilles vertes : simple en apparence, mais belle construction technique autour de saveurs, odeurs, textures et couleurs (pas très bien mises en valeur à cause de l’éclairage assez intimiste). Très bon aussi. J’en profite pour commander un verre de vin blanc (9€, Muscat Sec d’Alsace du Domaine Frédéric Mochel, sec et fruité).

On peut produire de très belles et bonnes choses avec des ingrédients « ordinaires » (i.e. pas de pièce de viande noble ou de poisson de luxe), mais de bonne qualité. Il suffit d’un peu d’imagination et de maitrise. Nous enchainons avec un tableau « clin d’oeil aux végétariens (et amis de Passard?) » : des racines d’automne-hiver, croquantes, un peu d’herbes vertes, qui font la ronde autour d’un pavé de tofu frit. Surprenant, puisque je n’avais pas le souvenir d’avoir vu de telles compositions ici. J’imagine que ça doit être l’influence japonaise et le nouvel équipement en cuisine. Le résultat est tout à fait réussi. On reste dans le simple, mais sublimé.

Pour le dernier plat avant le dessert, nous avons droit à du cou de canard farci, chou braisé : original, très bonne sauce. La viande se mange bien (désolé, je n’ai aucune autre référence pour le cou de canard). La cuisson du chou et sa texture sont épatants!

Pour terminer, un baba au chocolat, sauce whisky et chocolat, malin, bien dosé et léger.

Le Compte est bon

177€ en tout pour ce diner à 4. Soit moins de 45€/personne. En étant plus précis, cela fait 38€/personne (menu +1/4 de bouteille d’eau à 8€) pour mes trois camarades de tablée et 63€ pour moi (menu à 36€ +1/4 de bouteille d’eau + 1 cocktail à 15€ et un verre de vin à 9€). Ce qui reste raisonnable, et d’un très très bon rapport qualité prix. Le Passage de Senderens reste une excellente adresse pour manger dans un gastronomique à un prix bien plus doux que certains bistrots gastros…

déc 17

 

Ces derniers temps, plus nouvelles adresses à burgers ont vu le jour ou sont annoncées à Paris. Parmi elles :

  • Le Camion qui Fume : camion itinérant avec une chef américaine, on trouve leur position via leur site web ou Twitter, tél. : 06 36 43 49 00 ; le buzz du moment (bientôt 1000 moutons sur Twitter)… Le Fooding cite même Adrian Moore!
  • Bioburger (46 Passage Choiseul, 75002 Paris, tél. : 01 49 26 9390) : bio, développement durable, ouvert depuis cet été. Récemment chroniqué par Caroline Mignot, et il y a un trimestre sur Sweet Paris. 200-250k€ investis, mais seulement 10k€ de capital social.
  • Blend Hamburger Gourmet (44 rue d’Argout, 75002 Paris, tél. : 01 40 26 84 57), ouvre dans quelques jours (déjà dans Yelp) et se fournit en viande chez Yves-Marie Le Bourdonnec (I love Bidoche).  Le projet est en gestation depuis au moins un an et des moyens non négligeables ont été investis (capital social de 50kEUR). Positionnement à priori haut de gamme.
  • D’après le FigaroScope, une nouvelle adresse américaine devrait voir le jour courant 2012 dans le 75010. Le FigaroScope n’est pas à une incohérence près : ce restaurant doit être « monté par l’actuel boss de l’impeccable Joe Allen« , alors que François Simon l’a descendu (Joe Allen, pas le patron) dans un haché menu.
  • On attend aussi avec impatience le steakhouse « Beef Club » (58 rue Rousseau, 75001), avec des viandes de Y-M Le Bourdonnec, en association avec le patron de Hawksmoor.
  • Sans parler des rumeurs (un marronier) du retour de Burger King en France. Incroyable ce pauvre mythe à deux frites. Burger King, c’est presque aussi dégueulasse que Mc Do, ce n’est pas parce qu’il n’y en a pas en France qu’il faut le déplorer.

Bref, il va falloir trier un peu tout ça, non?

20100908 Fins Gourmets 02 burger tomates pelees Nouveaux Burgers Parisiens (ChrisoScope)

Burger des Fins Gourmets, Boulevard St Germain  (75007 Paris). Proposé uniquement en été.

Niveau fournisseurs de viandes, Y-M Le Bourdonnec avance et s’affirme comme un concurrent sérieux d’Hugo Desnoyer. Le boeuf Irlandais, lui, semble stagner un peu (à Paris, en tout cas) : Jean Denaux, qui les distribue, n’est pas sectaire et travaille aussi avec les Anglais.

20101013 Aishti Seaside 02 angus burger Nouveaux Burgers Parisiens (ChrisoScope)

Burger d’Aïshti SeaSide, Liban, Angus.