jan 16

Ce soir, alors que je comptais diner de burgers emportés chez Big Fernand, ils n’étaient pas encore ouverts. Passé devant vers 18h45 pour récupérer la carte et le menu, je n’ai pas tiqué lorsque j’ai vu que ce n’était pas en état, me disant qu’ils remettaient tout en place entre deux services. Quand j’y suis retourné à 20h15, ce n’était visiblement pas prêt à servir. Une petite douzaine de personnes avait l’air de s’affairer. Dégât des eaux, ouverture repoussée à mercredi!

J’en profite pour ajouter deux photos du vrai flyer à la galerie.

Pas de tarifs affichés, mais pas mal de choix, avec des burgers sur mesure :

  • Pains : buns sésame ou pain spécial, MOF 2010 (lequel?)
  • Viandes : boeuf, veau, agneau, poulet (origine française, haché sur place façon bouchère)
  • Légumes : tomates fraîches, oignons, concombre, soja, sucrine, oignons confits, tomates séchées, aubergines grillées, courgettes grillées et poivrons grillés (on dirait une pizza!)
  • Fromages : chèvre, bleu des Causses, St Nectaire fermier, tomme de Savoie (tous français et non pasteurisés)
  • Sauces : 4 choix, confectionnées par le chef Thomas Boutin (Atelier des Chefs).

Les créations maisons (et mystère) : Fernand, Marius, Jules, Emile, Alphonse.

Dommage! Je remonte donc la rue du Faubourg Poissonnière et me rabats, avec chance, sur deux pizzas de La Famiglia.

jan 16

La Famiglia, restaurant italien pizzeria
71 rue du Faubourg Poissonnière  75009 Paris.
Tél. : 01 48 24 40 79. Site Web.

Une pizzeria qui ne paie pas de mine de l’extérieur, dont la déco n’est pas particulièrement soignée à l’intérieur : cela peut en faire fuire beaucoup, qui iront se rabattre au gentil-joli-bobo I Cugini voisin (avec sa terrasse agréable et ses produits assez bons mais sa pizza au four électrique). Les courageux feront abstraction du cadre, se diront que finalement, ça ressemble beaucoup à une pizzeria comme on en trouve en Italie et seront attirés par le four à bois et ses belles flammes. Ce courage sera récompensé, puisque les pizzas sont tout à fait honnêtes (même si les ingrédients ne sont pas très recherchés) et coûtent moins de 10€ à emporter.

Le hasard fait bien les choses

Vexé d’avoir marché pour découvrir que Big Fernand n’ouvre vraiment que mercredi. Je reviens sur mes pas et observe les enseignes des restos/fast food de la rue du Faubourg Poissonnière. Guère inspiré par la Pizza (four électrique, Hallal, mais propose des pizzas au jambon-de dinde?), je commence à me dire que c’est chez I Cugini que je vais prendre deux pizzas à emporter. Et puis, à l’angle Paradis, Faubourg Poissonnière, Papillon, Bleue, j’aperçois Diana, restaurant-traiteur libanais où j’avais pris un chawarma mangeable, il y a un an. Hum, hum, avant d’arriver au niveau de Diana, les flammes du feu du four à bois de ce restaurant à la déco sans style captent mon attention.

Un coup d’œil  rapide à la carte (ils proposent antipasti et salades, pizzas, pâtes et viandes, à des prix raisonnables) confirme que c’est bien un four à pizza. Merci à mes sens aiguisés et à mon esprit de survie, je pense être sauvé. Je lève le nez et regarde à l’intérieur : à part le four, ce n’est pas super sexy. Hésitations, appel d’une amie (qui ne répond pas). Tant pis, je me lance. Je repère deux pizzas qui me paraissent convenables. J’entre, me dirige vers le pizzaïolo. Les flammes rouges (après 15-20 minutes dehors à basse température) me réchauffent, me réconfortent. Mes pizzas seront faites sous mes yeux, en quelques minutes, et elles cuiront aussi très vite.

La Famiglia Pizza 75009 02 four 03 La Famiglia, Pizzeria et restaurant italien, 75009 Paris (ChrisoScope)

Éloge de la simplicité

Tel le fils prodigue et ingrat, je me rappelle que, si j’aime beaucoup les Burgers, je suis encore plus fan des bonnes pizzas. Le pizzaïolo me laisse le prendre en photo avec son joli four, le temps passe très vite, les pizzas sont déjà dans leurs cartons (sobres, rouges), je lui laisse deux tickets restaurants de neuf euros et cinquante centimes (le prix d’une pizza au Bistrot Napolitain), ressors affronter le froid et 5-10 minutes de marche tonique dans le froid. Il ne reste plus qu’à monter les cinq étages (saleté de travaux d’ascenseur), au trot, de fermer la porte, se débarasser des pull, veste, écharpe, imper et chaussures…

De l’eau et deux pizzas (Chef : sauce tomate, oeuf jambon fromage ; quatre fromages) bien au chaud, vive la simplicité. Même si elles ne sont pas très larges, ces pizzas ont une pâte qui a très bon goût (j’aurai bien apprécié 30-40 secondes de cuisson en plus, histoire de la bronzer un peu plus), légère, élastique. La garniture a bien fondu et n’est pas mal du tout, mais ne vous attendez pas à des ingrédients prestige. Ça ne se la pète pas, on est loin des Pizza Chic et co.

Tout fut dévoré avec entrain.

Bilan

Dans notre nouveau quartier, après avoir testé les pizzas d’I Cugini (bons ingrédients, mais cuisson du four électrique qui assèche), de Lucky Luciano (bons ingrédients aussi, pâte plus agréable, meilleure maitrise du four électrique, mais plus de 14€ la pizza emportée) et enfin celles de la Famiglia, je dois dire que c’est cette dernière que je préfère. Elle n’est pas parfaite, mais, grâce au four à bois et à sa bonne pâte, c’est elle qui se rapproche le plus de l’idée que je me fais d’une bonne pizza. La déco n’y est pas top, et je ne sais pas ce que valent le service et la clientèle, mais dans le genre à emporter, même si j’aurais préféré qu’elle soit cinq minutes plus près, c’est une bonne affaire.

jan 06

Blend Hamburger Gourmet, burgers sur place ou à emporter,
44 rue d’Argout, 75002 Paris.
Tél. : 01 40 26 84 57.  Site Web. Commande en ligne.
Ouvert au déjeuner et au diner, sauf dimanche.

Blend Hamburger, c’est une nouvelle adresse à burgers, ouverte fin 2011 rue d’Argout. Son concept est de proposer des burgers « gourmet », avec un maximum de fait maison (buns, pâtisseries, frites, sauces…) et une viande de qualité fournie par Yves-Marie Le Bourdonnec. En attendant de se faire livrer, on peut commander et emporter ou manger sur place, dans une petite salle fonctionnelle, mais un peu étroite. Une demi-douzaine de burgers à 10€, frites maison à 3€, formule déjeuner (burger au choix+frites maison+boisson soft) à 15€. Accueil sympathique. Service et cuisine terminent leur rodage. Les burgers sont originaux et bons, mais je les aurais bien aimé un peu plus gourmands et copieux!

Blend Hamburger ouvre, enfin…

Comme évoqué il y a quelques semaines dans un petit récapitulatif des nouveautés burger-esques parisiennes, Blend Hamburger a ouvert ses portes pendant la dernière semaine de 2011. La bloggueuse et pâtissière Camille Malmqvist (Croque Camille) y prépare les buns, les desserts et supervise le choix de bières US. Le Gérant, Victor Garnier, n’a pas lésiné sur la com’ en faisant travailler un chargé de communication Web. Si l’on ajoute le réseau du boucher-fournisseur Yves-Marie Le Bourdonnec (bidoche-on?), après le buzz du Camion qui Fume, cela en fait de Blend Hamburger une adresse dont l’ouverture était plutôt attendue.

Déjà plusieurs échos

Parisbouge en a parlé fin 2011 (le 28 décembre). Début 2012, Le Fooding en parle. Restau du jour aussi et parle de meilleur burger de Paris. Blend Hamburger se retrouve référencé sur ParisbyMouth, en attente de premiers avis. Alexander Lobrano lui décerne un B+ après un diner. D’autres suivront, ou pas…

Déjeuner du mercredi 4 janvier 2012

Cadre et déco

Pour ma part, j’ai testé les burgers de Blend mercredi 4 janvier 2012, au déjeuner, avec O. Arrivé un peu avant 12h30, je m’étonne (après avoir lu le Fooding) de trouver de la place. En fait, les moutons bobos arrivent en troupeau à partir de 13h, et c’est là que ça se remplit. Une fois la porte vitrée coulissante et automatique passée, on se retrouve au niveau d’un comptoir. Ce comptoir, qui présente les desserts, est ridiculement bas à côté du grand gaillard qui se tient derrière, et qui sert donc les desserts, les boissons et tient la caisse. J’espère qu’il ne va pas avoir mal au dos à force de se baisser. La salle de restaurant est un couloir assez large où tiennent, le long de chaque mur, une demi douzaine de tables en bois assez massif, ton chêne. On s’assied sur de lourds tabourets carrés, faits du même matériau et customisé avec le logo de l’enseigne gravé. Joli, mais un peu enombrant, et pas forcément très pratique à la longue. Aux murs, des cadres présentent des créations originales de graphistes : slogans de la maison et autres. On apprécie l’effort pour nous plonger dans leur univers, que je trouve plus réussi que leur blog Burgerness (n’étant pas fan de skate et surf culture). Au fond du local, la cuisine (salé) et les WCs (porte coulissante). Sous la salle, le stock, peut-être une autre partie de la cuisine, et vraisemblablement la pâtisserie, puisqu’une trappe s’ouvrit un moment, laissant entrevoir un escalier, et une jeune femme qui passa un plateau de cupcakes au serveur à chemise à carreaux (le gérant?).

Carte

La carte tient sur deux volets. À gauche, le salé (i.e. les burgers et accompagnements), à droite, un petit lexique, les desserts (appelés blendies) et les boissons. Six burgers, dont deux végétariens et un au veau, tous à 10€. Ce qui fait trois burgers au boeuf, seulement. Côté accompagnements, pas de coleslaw, ni d’onion rings (pour l’instant?), mais des frites fraiches maison (3€, sauce maison comprise) ou des frites de patate douce (5€, sauce comprise).

Niveau desserts, quatre choix de « blendies » : cheescake (5€), cookies (2€), cupcake (3€) ou chili brownie (2€). Six bières en bouteilles, à des tarifs « doux » et originales, pour Paris (3-5€) sont servies. Peu de choix pour les « softs » : évian, badoit rouge, coca-cola, ou Pimento++, plus original. Vin à 4€ le verre ou 20€ la bouteille. Café à 2€.

Au déjeuner, l’on peut économiser 50 centimes d’euros en choisissant la formule à 15€ : burger (10€ seul)+frites (3€ seules)+boisson (2,5€ seule) sans alcool.

Deux formules déjeuner. Evian pour O, Pimento pour moi. Signature pour O, Cheesy pour moi. Le choix se fait assez vite, en fait, puisqu’il n’y a que trois vrais burgers (à la viande de boeuf).

Pimento : chaud et frais

Niveau boisson aussi. Commande prise efficacement. Les boissons arrivent assez vite. Le Pimento est frais, mais son goût réchauffe (gingembre). Il est, malgré la mention « allégé en sucres » , assez sucré. Jolie couleur claire, goût un peu chimique… Pour 2,5€, servi à table, au même prix qu’un Caca cola, c’est honorable!

Burgers Signature et Cheesy

Les burgers mettront un petit moment (au moins cinq minutes) pour arriver. C’est bon signe, puisqu’ils semblent préparés minute, avec la viande cuite à la demande. Le cheesy (boeuf, bun nature, cheddar anglais, bacon,s auce barbecue maison, oignon, pickle, laitue iceberg) et le signature (boeuf, bun nature, bleu d’Auvergne bacon, oignon, pomme, emmenthal, pousses d’épinard) ont de bonnes têtes (peut-être trop de vert qui dépasse). C’est net joli, tranché en deux selon un diamètre, probablement pour faciliter la prise en main. Mais ça a l’air un peu mini, niveau taille. Et j’avoue que je préfère saisir la bête en un morceau. Trancher un burger en deux, comme faire des mini-burgers, donnent un côté précieux et trop recherché à ce sandwich à la viande, qui n’a rien de noble et qui doit être consistant.

Prise en main facile et agréable, grâce à un bun qui se respecte. En bouche, j’ai beaucoup aimé le cheesy, probablement grâce au bon cheddar et au goût barbecue. O, de son côté, n’est pas fan de sauce barbecue et a moins accroché. Elle a préféré le signature, même si elle regrette que le goût de bleu ne soit pas plus présent. J’ai trouvé le signature pas mal, mais inutilement compliqué. Un bon burger, c’est de la très bonne viande, un bon bun, éventuellement du fromage fondu, pourquoi pas du bacon, un pickle, et une pointe de sauce. Avec une viande top, bien saignante et juteuse, on peut presque se passer de tout, sauf du bun et d’un peu de fraicheur (pickle, feuille de salade ou tomate). Ok, ce n’est pas la saison des tomates, donc bon point de ne pas en servir, mais pourquoi autant de complexité?  Le mieux est l’ennemi du bien!

Bonnes frites

J’ai quasiment liquidé ma seconde moitié de burger quand arrivent enfin les frites (c’est vrai, je mange vite). Mignonnes, et encore très chaudes, elles auraient été parfaites si elles étaient arrivées en même temps, ou juste avant le burger. Moins grasses que celles du Camion qui Fume, avec parfois encore un peu de peau. Très bonnes nature, et pas mal du tout avec la sauce maison (un ketchup/barbecue?).

Les frites bien entamées, je sens encore que je vais avoir encore faim.

Simple burger

Nous commandons donc un simple (boeuf, bun nature, sauce tomate maison, fenouil, pignons de pin) que nous partagerons. Il arrive plus vite que les deux premiers burgers. Le nom de ce Simple Burger m’évoque tout de suite « Simple Jack« , ce qui n’est pas forcément un compliment. Après ce que j’ai écrit plus haut sur le burger simple et pur, il fallait goûter cette recette-ci. Si la viande est très bonne, et que visuellement l’absence de vert qui dépasse colle mieux à mon idéal de burger, je n’ai pas été convaincu par le fenouil, et n’ai pas senti les pignons de pin…

Vivement un simple vraiment simple On l’appellerait Core, ou Basic, voire classic en lui adjoignant au maximum deux élements de plus.

Blendies

La salle étant de plus en plus remplie, et contenant essentiellement des tables de 4, certaines personnes venues à deux se retrouvent à table avec deux inconnus. On peut aimer ou pas… L’aimable serveur s’en est plutôt bien sorti pendant le coup de feu, puisque la carafe d’eau demandée est arrivée assez vite, sous forme d’un verre d’eau. Etant donné qu’il n’y a pas énormément d’espace, je propose à O de payer et de manger les desserts dehors.

Des cookies (2€) pour moi et un cupcake (3€) pour elle. La texture des cookies, bien moelleux, est fort agréable, et le goût est plaisant. Le cupcake est plutôt léger et sain, loin des horreurs chimiques et artificielles que l’on croise trop souvent. Et les prix sont plutôt sympahiques, même si l’on reste dans des petites portions.

La note : 45€

Note finale à 45€ (deux menus déjeuner à15€/personne, un burger à 10€, un cupcake à 3e et des cookies à 2€), soit un peu plus de 20€/personne. Pas de référence du prix d’un déjeuner assis pour une prestation équivalente dans le quartier. Niveau qualité, c’est très bien, niveau quantité, j’en aurais bien mangé plus…

Bilan : prometteur, mais peut mieux faire!

Les affaires de Blend semblent bien démarrer, tant mieux. Si la qualité des produits et le soucis du fait maison sont louables, je regrette deux choses : que les burgers ne soient pas plus copieux, et qu’ils ne soient pas proposés en version plus simple, sans complications inutiles. À suivre pour voir comment ils vont évoluer (s’ils parviennent à maintenir ce niveau de qualité pendant deux ans, ce sera déjà très bien), en espérant qu’ils me lisent et mettent au point une recette type Double Burger Gourmand.

Il faudra aussi redonner une chance au Camion qui Fume, quand la météo sera plus favorable et qu’il y aura moins d’attente ; et surtout se faire des burgers maison plus souvent…

nov 14

Deuxième visite dans ce bar à jamon de la rue de Ponthieu. Les deuxièmes fois sont toujours plus délicates. En effet, on a plus d’attentes, un début d’habitude et d’exigence.

Le Bellota est redoutable, ça n’a pas changé. Nous avons, cette fois, testé les plats chauds qui sont bons et sympathiques. C’est avant tout le produit qui est mis en avant, la préparation est classique et simple mais bien exécutée. La crème catalane reste de très bon niveau. C’est une autre serveuse, espagnole, cette fois, et le patron, qui se sont occupés de nous.

En partageant le Bellota, en prenant chacun un plat chaud, un verre de vin pour moi et en partageant une crème pour finir, on parvient à abaisser la note moyenne par personne [>40EUR/personne). Mais on reste encore sensiblement au dessus du prix d'un repas moyen "ordinaire". La formule ou les sandwiches devraient permettre de s'en sortir à moindre coût. À suivre...

nov 08

El Sol, bar, épicerie, restaurant espagnol
22 rue de Ponthieu, 75008 Paris.
Tél. : 01 45 63 89 19. Site Web.

Dans le style bar-épicerie-resto espagnol à Paris, je connaissais déjà Da Rosa (surcoté! et trop cher), et Bellota Bellota (trop cher, et qui sert essentiellement des tapas sous vide) : deux adresses où il vaut mieux acheter son jambon et aller le manger chez soi. D’une part ça revient un peu moins cher, et d’autre part le service et l’accueil sont nettement en dessous de ce que l’on est en droit d’espérer lorsque l’on paie ces prix. Ne lisant pas la presse qui a parlé d’eux, et n’ayant rien lu sur cette adresse parmi les media que je consulte, je ne savais pas à quoi m’attendre. J’avais donc quelques réticences à entrer chez El Sol, rue de Ponthieu, alors que je passe devant plusieurs fois par semaine depuis la rentrée (l’adresse a ouvert en seconde partie de l’été 2011).

Et puis, ce vendredi 4 novembre 2011, seul, je décide de prendre des risques inconsidérés et de tenter ma chance. J’entre, suis chaleureusement accueilli et m’installe au bar (ce n’est pas plein, on m’a aussi proposé une vraie table). Tout de suite, José, le patron me propose un verre de vin : blanc fruité (Bianca, cépage verdejo de la Rueda, 6,5€). Pas donné, mais plutôt bon. Un peu plus cher, cela dit, qu’au Caffè, où mon blanc de Vénétie  était à 5€ le verre, mais plus abordable que chez Tico (où les prix sont vites passés d’un peu plus de 5€ à près de 10€). Mon autre verre de vin, rouge, Pagos de Araiz (rouge de Navarre), sera facturé à 6,3€, mais servi très généreusement. Nez très prometteur, mais un peu light en bouche, pas forcément adapté à la fin du jamon et au dessert…

Décidant de me lâcher en cette fin de semaine, je commande une assiette de Jambon Bellota (27€) et des Navajas (couteaux galiciens, 11€). Un peu anxieux à l’idée de ne pas pouvoir finir ce que j’ai commandé, je me suis vite rassurée dès la première bouchée de jambon. Pour varier un peu les plaisirs, j’en prends avec les doigt, à la fourchette, avec pain, sans pain, avec écrasée de tomates ou sans. Un mélange de puissance et de finesse grandioses. Alors que dans certaines adresses le jamon est coupé archi fin, tel une feuille de papier au gras translucide, les tranches sont ici plus épaisses, ce qui permet de prolonger le plaisir. Les couteaux ne sont pas mal, mais il vaut mieux les partager à 2-3 plutôt que de se prendre une assiette en solo. L’alliance terre mer ajoute encore un peu de relief à ce repas agréable à base de très bons produits.

Je ne résiste pas à la crème catalane (6,5€), tout à fait mangeable, au bon goût d’œuf et servie tiède.

Service attentif et bienveillant du patron, José Maria, et d’une blonde qui a du répondant. Par rapport aux deux adresses citées plus haut, cela fait une belle différence.

À l’arrivée, c’était bon, pour essentiellement des produits bien sélectionnés. Je n’ai pas vraiment testé leur cuisine, à part le dessert, honorable.

On s’en tire à 57,3€, c’est à dire trois fois le prix d’un déjeuner ordinaire dans le quartier, ou près de six fois celui d’une formule sandwich boisson dessert. Ce n’est pas rien, et c’est en ligne avec les Bellota Bellota et da Rosa. Et c’est à peu près le prix par personne du déjeuner chez Kunitoraya 2. Pas grand chose de comparable, sauf le budget et les tapas. Contrairement à Kunitoraya 2, j’étais rassasié physiquement et mentalement en sortant d’El Sol. Et l’adresse peut être plus accessible : 7€ le sandwich de Bellota avec une boisson à emporter. Sur place, il existe une formule (plutôt simple) à18€ le midi.

À refaire bientôt pour goûter leurs plats chauds, et aussi acheter du jamon pour la maison.

oct 24

Ce matin, en découvrant via Pudlo que Ma Bourgogne (bar à vin sur le déclin assez poussif) avait été remplacé par un bistrot/traiteur libanais, L’Emir Café, je me suis dit que je tenais mon adresse pour le déjeuner de ce lundi (24/10/2011).

Arrivé là bas vers 12h30, il y a presque autant de monde en salle (quelques tables de deux) qu’au service. Hum hum, ça sent le rodage (même s’ils sont déjà sur laFourchette). C’est un jeune serveur (non libanais, peut-être d’origine algérienne/kabyle?) s’occupera de moi. L’intérieur a été rafraichi et rendu plus net, mais n’a pas vraiment changé par rapport à l’ancienne affaire. À part un petit drapeau libanais , la carte et le pain libanais sur les tables, on pourrait être dans un bistrot à vins classique. À la carte, des classiques, sans grande surprise : mezzés, grillades…

Formules mezzés à partir de deux personnes (compter un peu plus de 20€/personne) ; assiettées composées si l’on est en solo. Je me laisse tenté par un chawarma « royal » (17,9€) servi avec une portion de hommos et une ration de taboulé. J’aurais bien pris une bière libanaise (Almaza, ou, à défaut, Laziza, je ne demandais même pas de la 961! ), mais ils n’en ont pas! Une carafe d’eau, alors, pas de bière alsacienne, merci!

Le temps de goûter un peu de pain libanais (en sachet plastique sur la table, hygiène?) et de me laver les mains au sous-sol (WCs à côté de la cuisine), maa carafe d’eau et mon Chawarma Royal m’attendaient.

Au premier coup d’oeil, je trouve ça un poil chiche (pas kebab), mais on est dans le 8e, en 2011, donc je me dis que ce handicap est surmontable si c’est bon. Je commence par quelques bouchées de taboulé : sans conteste frais, bourghoul utilisé peut être un peu gros, mais un poil trop citronné. Le hommos n’est pas mal, malgré un léger surplus d’acidité.

Quant au chawarma, il est servi dans un ramequin posé au centre de l’assiette. Déjà assaisonné de tarator (en renfort à côté), il baigne dans son jus. Un bon chawarma rend toujours un peu de jus, mais là je trouve qu’il y en a trop. Je suis obligé de sortir les morceaux de viande (tendre et fondante), de les égoutter et de les mettre directement dans l’assiette. Le goût est à peu près là, si ce n’est qu’il y a, comme dans le taboulé, une pointe d’acidité en trop (celle qui irrite la bouche et risque de faire mal pendant la digestion). Je termine tout ça, il fait froid dehors et j’avais faim.

Pour les desserts, mon serveur me propose une tarte maison. Dubitatif, il m’apporte la carte des desserts. Avec des baklawas à plus de deux euros pièces, je pourrais vite devenir riche! Il m’en reste chez moi, donc non merci, mais l’Osmaliyé me tente bien. Hélas, il n’en ont pas plus que des bières libanaises. Je demande donc des katayefs au achta (crème en principe assez aérienne). Deux « crêpes » fourrées arrivent quelques minutes après devant moi. Je ne sais pas s’ils sont maison ou pas, en tout cas il ont été préparés à l’avance et gardés au frais. Seul le dressage est effectué à la commande. Résultat, c’est un peu froid, et, surtout, la crème (achta) s’est densifiée au froid. Pas top, pour un dessert à 8€.

Il ne me reste plus qu’à demander l’addition (25,9€) à régler et à rentrer travailler. En partant, j’emporte un dépliant sur le service traiteur et emporter. Je n’ai pas vraiment été convaincu, ni par la qualité, ni par la générosité, ni par le rapport qualité prix… Peu de chance que j’y retourne donc, sauf, à la limite, pour tester un jour un sandwich (5€).

Mes conclusions :

  • la prochaine fois, si je veux manger Libanais, je marcherai un peu plus pour refaire un point sur
    Rimal Malsherbes(quelques retours contrastés, voire négatifs ces derniers temps)
  • finalement, au Bistrot Napolitain, une vraie bonne pizza et un tiramisu, c’est juste quelques euros de plus, c’est vraiment autre chose, et c’est plus chaleureux!

Si vous voulez vraiment aller à l’Emir Café, voici quand même les coordonnées.

L’Emir Café
133 boulevard Haussmann, 75008 Paris.
Tél. : 01 45 63 50 61. Site Web (en construction).

déc 31

20101217 Allan s Allans bagels et autres, rue de Ponthieu, 75008 Paris (ChrisoScope)

Allan’s, american diner, bagels
35-37 rue de Ponthieu, 75008 Paris.
Tél. : 01 45 63 24 48.

Les occupants du 35 et du 37 rue de Ponthieu n’ont pas tant de chance que ça. À côté d’un Franprix non désiré, et alors qu’il y avait déjà un « Jour », ISIS (institut de beauté) est remplacé par Allan’s, ouvert, il  me semble, il n’y a pas si longtemps. Plus grand que le Monteko Café (et à la clientèle moins typée), plus chic que Bagel & Co, Allan’s est un diner/bagel shop cacherisant qui surfe sur une tendance du quartier. Ah, oui, et comme ils ont du remarquer que le PDG (où je ne vais plus, frites/patates pas top, et odieuse tentative de s’octroyer le rendu de monnaie) refuser souvent du monde, ils ont une carte burger, sandwiches autres que bagel.

Ce jour-là, alors que j’avais envie de déjeuner rapidement d’un bagel, et que le service était lent et bouché chez Bagel & Co, je suis vite ressorti, pour tester Allan’s. Les formules sont affichées en grand. Prise de commande assez rapide. Une formule New York+ à 9,9€ : un bagel plus, une boisson et un dessert. Formule typique/classique/usuelle dans ce quartier où les actifs pullulent. Je prends ma boisson, énonce mon choix (bagel pavot et pastrami), je paie, je choisis un dessert (un muffin au citron). Hop, on me rend la monnaie et je patiente, alors qu’un employé d’origine étrangère me prépare soigneusement mon sandwich. Poli, cordial, il me le remet tranché en deux et bien empaqueté, avec un sourire. Sandwich minute, préparé sous mes yeux (pas forcément un argument de qualité, Subway fait pareil).

Il ne me reste plus qu’à retourner à mon desk bureau et à déballer le paquet. Le muffin dans un sachet en plastique scellé ne rassure pas!

20101217 Allan s 01 all Allans bagels et autres, rue de Ponthieu, 75008 Paris (ChrisoScope)

Le bagel est plus catholique. Le pain est un peu, mais pas trop, caoutchouteux en apparence, pas mal en bouche, même s’il pourrait être plus léger.

20101217 Allan s 01 bagel Allans bagels et autres, rue de Ponthieu, 75008 Paris (ChrisoScope)

La vue de coupe révèle les différents composants du bagel. On est bien loin des standards New Yorkais niveau quantités. Niveau qualité, ce n’est pas trop mal. Bien sur, ce n’est pas très fin, mais ce n’est pas ce qu’on recherche dans un bagel, n’est-ce pas? La bestiole se laisse finir sans trop forcer.

20101217 Allan s 02 coupe Allans bagels et autres, rue de Ponthieu, 75008 Paris (ChrisoScope)

Pour finir, et comme l’annonçait son emballage, le muffin au citron, industriel et chimique, est sans intérêt.

C’est rapide, propre, pas mauvais, il faut juste éviter les muffins (je ferai mieux une autre fois, pour le dessert). Bien sur, on est loin de ce qu’on peut manger à NY, les bagel ne sont pas aussi frais, et ils mériteraient d’être plus légers. Niveau goût, c’est un peu meilleur que Bagel & Co, mais ça reste un peu en dessous de Monteko. Et cela change un peu d’une formule sandwich, boisson et dessert à 8,5€, chez Julien.

nov 30

Le Bistrot Napolitain a rouvert ses portes jeudi dernier, après plusieurs mois de fermeture pour travaux. Le nouveau four à bois a été rodé, la déco n’a pas trop changé, hormis une petite modification de la disposition des tables, un comptoir plus grand et un peu d’insonorisation. Les pizzas, elles, sont toujours aussi bonnes et leur prix n’a pas bougé! On ne change pas une formule qui marche, c’est plein, comme avant, voire encore plus!

Chez Tico, il parait qu’il y a maintenant un menu à 28€ (35€ auparavant). Chez Makoto Aoki, c’est toujours aussi bon, mais un peu mesquin.

Le Bistrot de Jean Luc (41 rue de Penthièvre) n’est plus, maintenant, c’est le Nouveau Bistrot!

L’autre nouveauté, ce n’est ni l’ouverture d’un Subway (rue de Ponthieu), il y a quelques temps déjà, ni (quoique) celle de Sum (avenue Roosevelt, à la place d’un coiffeur), encore moins les travaux d’agrandissement et de relooking de la boulangerie Deret (angle St Honoré Mermoz : 97 Rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris), mais l’ouverture du Petit Centre du Monde (concept étonnant : restaurant vietnamien et bar à Champagne), à la place du Sensi et feu Gatsby.

Enfin, mais c’est à vérifier, parce que je suis passé un peu vite, j’ai l’impression que la Crèmerie Montaigne est remplacée par un traiteur italien à la façade plus contemporaine et moins années 60-70.