jan 03

Je vous souhaite plein de bonnes et belles choses pour 2013.

Ce que je souhaite aux blogs pour 2013, c’est que les journalistes, bloggueurs et chroniqueurs restaurants sur internet apprennent à vérifier au minimum ce qu’ils écrivent. Qu’ils aillent chercher de l’information de première main. Par exemple, comme expliquer que le nom de famille du chef du restaurant Garance (34 rue Saint Dominique),  ouvert fin 2012, se retrouve amputé de ses deux dernières lettres : le pauvre Guillaume Iskandar (Alexandre) est devenu « Guillaume Iskand ».

Cela a commencé avec Anne Demay sur son blog, (10/11/2012), et Yves Nespoulous dans le Fooding (12/11/2012). Puis Monsieur A dans le Carnet des Fines Gueules (20/11/2012) et Pudlowski sur son blog (4/12/2012). Et ça continue : Bruno Verjus sur son blog (25/12/2012). À quoi attribuer cette « erreur »? Une ouïe défaillante? ou une coquille pour les premiers à publier, un copier-coller trop rapide pour les suivants?

Une simple recherche sur Internet aurait pourtant permis d’éviter cette erreur grossière (ex: le site du restaurant, Facebook, Twitter du chef).

Merci à Alain Neyman, Sophie Brissaud, et François Audouze pour l’orthographe correcte.

Oanèse Le Maout, ChrisoScope liked this post
juin 15

Cette histoire pénible et douloureuse s’est déroulée il y a bientôt un an. Elle n’a, certes, pas grand chose à faire sur ce blog, mais il me fallait bien un support, donc voilà.

Grand deux pièces à vendre

Les propriétaires de l’appartement que nous occupions (mes parents) avaient décidé de le mettre en vente, puisque nous déménagions (enfin !). Pour cela, ils l’avaient montré à quelques agences immobilières du quartier et décidèrent de confier un mandat à Alexandre Ferey, de l’agence immobilière Isambert, située rue du Bac.

Motivations principales : agence (située 25 rue du Bac) à deux pas de l’appartement, avec une bonne réputation et l’agent prétendait pouvoir en tirer un prix plus élevé que ses concurrents consultés et mis en concurrence.

Le brave homme s’empressa alors de faire signer un mandat d’exclusivité aux vendeurs, probablement alléchés par la promesse d’en tirer un meilleur prix qu’avec les autres.

Acheteurs, où êtes vous?

L’annonce de vente fut affichée en vitrine de sa boutique, et elle fut peut être diffusée via d’autres canaux (visiblement peu efficaces, à en juger par le nombre de visites).

Quelques jours passèrent, puis une semaine, puis deux… Toujours aucune visite. Visiblement, Monsieur Ferey avait (volontairement?) eu les yeux plus gros que le ventre et surestimé le prix de vente. Pour avoir cherché un appartement pendant plus d’un an, je peux écrire que quand une offre m’intéressait, il fallait dégainer son téléphone, tenter d’en savoir un maximum au téléphone et tenter de décrocher un rendez-vous. Si l’offre correspondait à peu près à l’annonce et que le prix était correct, il fallait vite décider de faire une offre ou de laisser filer l’affaire.

Visiblement, l’annonce rédigée par ce baratineur n’attirait pas grand monde. Hop, une première baisse du prix fut demandée aux vendeurs…

Jusqu’à présent cela ne me dérangeait pas plus que cela. Certes, je n’approuvais pas la stratégie du vendeur (en contradiction avec les conseils donnés ici), mais ce n’étaient pas mes affaires, ni mon problème.

Deux visites et un cambriolage!

Et puis, tout à coup, plus de deux semaines après avoir « fait entrer le bien », Monsieur Ferey nous contacte un petit peu en avance pour nous annoncer deux visites mercredi 13 juillet 2011, le matin et à midi. Les horaires nous convenaient, puisque nous partions quelques jours en Bretagne, et qu’il avait les clés. Nous donnâmes donc le feu vert et l’informions de notre de retour le 18 juillet).

La première visite ayant lieu quelques minutes après notre départ, nous avions laissé l’appartement de la façon la plus présentable et la plus avantageuse qui soit (compte tenu de nos contraintes, l’appartement était surchargé, raison de notre déménagement proche) : volets roulants ouverts, rideaux ouverts, pour laisser entrer la lumière (appartement au premier étage). Ayant aperçu l’agent immobilier dans la rue juste au moment de partir, deux fenêtres furent laissées ouvertes (une des trois fenêtres du séjour et celle de la cuisine, en mode oscillo-battant). Histoire de se rassurer, nous lui avions demandé peu après notre départ, par un message SMS, de bien tout refermer à la fin de ses visites. Il accusa réception : « bien noté ».

Monsieur Ferey entra donc chez nous à deux reprises ce mercredi 13 juillet 2011. D’après ce qu’il nous dit à posteriori, c’était pour faire visiter l’appartement à des collaborateurs et autres vendeurs de son agence. Nous n’avons jamais réussi à savoir qui était vraiment entré chez nous pendant notre absence, sous la resposnabilité de Monsieur Ferey. Après sa deuxième et dernière visite, il partit et referma la porte d’entrée à clé. S’il avait refermé la fenêtre du séjour donnant sur la rue de Beaune, il avait laissé la fenêtre oscillo-battante de la cuisine ouverte. Il n’avait pas non plus jugé utile de baisser les volets, ni de tirer les rideaux.

Certes, on peut mettre ça sur le compte d’un oubli, d’une négligence. Mais cela en dit long sur le personnage : baratineur, er irresponsable ! Et quel sens de l’observation! quelle attention! l’appartement ne fait pourtant que 55m2 et comporte cinq fenêtres.

N’importe quelle personne dotée d’une intelligence normale et d’un minimum de conscience aurait pris 3 minutes pour vérifier que tout est bien fermé. Et n’importe quelle personne un peu plus intelligente que la normale aurait pris l’initiative de fermer les volets ou de tirer les rideaux, ou au moins d’appeler les occupants partis pour le week end pour leur demander s’il est judicieux et approprié de le faire. Visiblement, Monsieur Ferey n’y avait pas pensé (à fermer les volets) : on ne lui avait pas demandé. Et pour les fenêtres : il n’a pas vu. Monsieur a réponse à tout ! Au téléphone, il eut même le toupet de me dire qu’il n’était pas entré dans la cuisine (qui comporte deux parois vitrés ce qui la rend visible depuis l’entrée et le couloir!), et que ce n’est pas de sa faute!

Résultat : que ce soit depuis la cour intérieure ou la rue, n’importe quel observateur attentif avait pu remarquer que notre appartement était inoccupé pendant le week end du 14 juillet. Cependant, il fallait bien connaitre l’immeuble et notre appartement et avoir un œil assez attentif pour remarquer, depuis le palier de l’immeuble, ou depuis la cour intérieure, que la fenêtre de notre cuisine était restée ouverte en mode oscillo-battant.

Alors qu’en temps normal (fermées convenablement), les fenêtres double vitrage sont un moyen assez efficace contre les intrusions, en mode oscillo-battant, c’est autre chose. Il suffit de faire levier au niveau de la « faiblesse » (en bas, du côté opposé aux charnières) et hop, ça saute et la fenêtre est complètement ouverte. Cela crée donc un accès « facile » à un appartement.

Malheureusement, cela ne manqua pas. À notre retour lundi en fin d’après-midi, nous avons eu confirmation de ce que nous avaient annoncé plus tôt dans l’après-midi deux personnes de confiance : notre appartement avait été cambriolé et mis sans dessus-dessous, tous les bijoux (de ma femme, de ma fille, la montre ayant appartenu à mon grand-père décédé), les petits objets de valeur et la majorité du cash (en USD, GBP, CHF et EUR) avaient été volés!

La sensation de se retrouver dans un cauchemar, qui avait commencé trois heures plus tôt en voiture au moment du premier coup de fil, que l’on avait essayé de modérer en espérant que les malfaiteurs n’aient pas tout trouvé et emporté. Hélas, une énorme tristesse, une colère immense en découvrant et en comprenant ce qu’il s’était passé : la fenêtre de la cuisine n’avait pas été pas fermée correctement, ce qui avait constitué une voie royale pour les cambrioleurs

Troublantes coïncidences

J’avais habité cet appartement depuis 2001-2002, je l’ai géré et je suis parti plusieurs fois les weeks ends et souvent en vacances pour plusieurs semaines. Conscient qu’il s’agit d’un premier étage, donc plus vulnérable au vol, je vérifiais toujours que la porte d’entrée était bien fermée, que les fenêtres étaient entièrement fermées, les volets roulants baissés et les volets tirés (pour éviter que l’on voit ce qu’il se passe depuis la rue, mais aussi pour protéger l’intérieur du soleil et de la lumière). Je n’avais jamais eu aucun problème, mais parfois quelques inquiétudes (des appartements de la rue et de l’immeuble, généralement aux derniers étages, avaient été cambriolés il y a quelques années).

Monsieur Ferey refusa d’admettre une quelconque responsabilité (directe ou indirecte) dans ce cambriolage. Pour lui, on ne lui avait pas demandé de fermer les volets et de tirer les rideaux, il n’avait pas vu qu’il avait laissé une fenêtre ouverte, il ne voyait pas non plus de lien de cause à effet entre le fait qu’il était la dernière personne responsable à avoir pénétré dans notre appartement par la porte principale et le cambriolage qui eut lieu peu de temps après. Ce qui nous était arrivé semblait lui faire ni chaud ni froid.

Ce lundi là, ce courageux personnage n’avait pas le temps de passer chez nous avant 20 heures. Cependant, il avait eu amplement le temps de contacter les vendeurs (qui se trouvaient à l’étranger au moment des faits), pour tenter de se dédouaner et nous faire porter la responsabilité. Et il prétexta une excuse vaseuse pour ne pas se présenter à l’heure dite.

Morale et conclusion

Cette histoire nous a coûté très cher, à la fois parce que ces objets volés avaient une valeur pécuniaire, mais surtout parce que beaucoup étaient des cadeaux, avaient une vieille histoire et nous étions très attachés. Et s’il faut bien sur relativiser et accepter la malchance et les coups du sort, ce cambriolage horrible que nous avons subi n’aurait sans doute jamais eu lieu sans la négligence de Monsieur Ferey.

La Police accomplit son devoir en passant pour constater les faits, mais la Police Scientifique confirma, hélas, que ces salauds avaient des gants dès le début, rendant les recherches impossibles. Hélas, aucun témoignage fiable de la part des voisins.

Attention aux fenêtres oscillo-battantes, fermez les quand vous sortez de chez vous, même pour quelques minutes. Si vous vendez votre appartement, ne jamais faire confiance à un idiot, ne jamais faire confiance à un idiot, surtout quand vous avez un à priori négatif sur lui, avant même de l’avoir rencontré! Si vous n’avez pas le choix, ne laissez pas vos clés, et ne laissez pas entrer des quasi inconnus chez vous si vous êtes absents.

Je sais, ce sont des évidences, mais il ne faut jamais les perdre de vue et ne jamais baisser la garde. On ne se remet que petit à petit d’un cambriolage, et, hélas, on n’oublie jamais complètement.

avr 16

L’Antre Amis, bistro gastro
9 rue Bouchut, 75015 Paris.
Tél. : 01 45 67 15 65. Site web. Fermé samedi et dimanche.

En bref

L’Antre Amis, abstraction faite du jeu de mots discutable, est un agréable et recommandable bistrot de quartier, où le chef fait un effort pour privilégier produits de saison, fait maison. La carte-ardoise est courte et efficace. Clientèle de quartier donc (quelques bureaux et l’UNESCO pas très loin), pour cette adresse à la déco rétro. Un rapport qualité prix tout à fait honorable pour l’emplacement. Attention, quand même, certains plats peuvent être trop salés.

Sous-exposition médiatique

L’équipe du Giufeli installé dans le 14e (dans ce qui est brièvement devenu le Nuxis, maintenant le Bistrot des Jumeaux) s’est embourgeoisée en s’installant à deux pas de la place de Breteuil, dans le haut 15e, limite 7e. Bizarrement, la critique n’a pas suivi, puisque l’on trouve peu d’avis en ligne sur ce restaurant. Télérama trouve l’Antre Amis « Pas Mal » (été 2010). Le FigaroScope et lesRestos.com l’ont référencé, mais aucun avis de la rédaction. Les Restos nous apprend que le chef s’appelle Michel Craca, la patronne Gaëlle Potel et que les fromages viennent de chez Marie Quatrehomme. Plus de Cirage a aimé (début 2011). Pas d’avis récent sur CityVox (il semble que les avis concernent l’ancienne formule), à peine plus sur RestoàParis et sur Qype. John Talbott y est allé deux fois pendant l’été 2011, plus enthousiaste la première que la seconde (qui était quand même très bien).

Déjeuner du vendredi 16 mars 2012

J’avais repéré l’adresse la dernière fois que j’avais fait des recherches sur des adresses autour de l’avenue de Suffren, fin décembre 2011. L’Antre-Amis étant fermé début janvier, nous étions finalement allés au Casse-Noix. Ce vendredi-là, jour des 3-4 sorcières, je m’échappe du bureau pour assister à la première visite chez la pédiatre d’H. Tout va bien, il fait un beau soleil de printemps, nous décidons donc de l’emmener pour la première fois au restaurant. L’Antre Amis, dont je ne me souviens pas tout de suite du nom, me revient à l’esprit, il ne reste plus qu’à trouver l’adresse, la rue et tenter. Trois minutes après, nous entrons.

Il y a bien encore quelques places en terrasse, mais avec un bébé de 11 jours, il vaut mieux s’installer à l’intérieur. Un grand comptoir/bar à l’ancienne, ainsi qu’une trancheuse vintage posent un peu l’ambiance. Nous nous installons dans un coin tranquille. Sur la quarantaine de couverts que semble pouvoir accueillir l’Antre Amis, il devait y avoir une grosse douzaine de personnes dehors, et un peu plus à l’intérieur. La salle du fond, pourtant pas désagréable, est resté inanimée. À table, nappe en tissu sur fond de bois old fashion.

L‘ardoise/carte/menu propose une formule « découverte » en trois services à 32€, une formule « dégustation » en cinq plats à 45€ et à 69€ en tout si l’on choisit en plus un accord mets et vins. Cela reste assez abordable. Deux choix d’entrées, trois de plats, une assiette de fromages et deux possibilités pour le dessert. À deux, nous pourrons donc couvrir presque toutes les propositions. Pas trop de suppléments : seule la côte de boeuf de Blonde d’Aquitaine, pour deux, est marquée d’un +25€ (en tout ou par personne?).

Nos choix fais et transmis, nous avons droit à un amuse-bouche qui mérite bien son nom (puisque vraiment amusant) : un club/croque monsieur encore bien chaud-tiède. Sans prétention, mais très bien pour se chauffer et patienter un peu. Mon Riesling sec (pas noté les références, dommage) est vraiment très bien! Heureusement, à 8€ le verre!

O commence avec un bien rouge « tartare de boeuf, copeaux de foie gras et son toast« . Présentation sobre, rectiligne, et à angles droit. Pas très copieux, mais suffisamment riche et goûteux pour une entrée, même si le tartare, agrémenté de câpres, aurait été meilleur avec un peu moins de sel! Pour moi, un « œuf bio cuit à basse température, émulsion cressonnière » , probablement inspiré du recueil « Terroir Parisien » de Yannick Alléno. La cuisson basse température m’amuse toujours, mais elle commence à fait un peu « has been » maintenant, on l’a un peu trop vue et revue… Cela n’empêche pas mon entrée d’être agréable, surprenante et bien fraiche. Le cresson me rappelle notre diner au Galopin, où tout était très réussi, sauf peut être cette petite sauce au cresson qui était trop forte. Je me réjouis (un peu vite, vous comprendrez pourquoi après) de la forme de mon plat à œuf, signé le Creuset? Bref, des entrées agréables, pas forcément révolutionnaires, mais plutôt bien pensées et réalisées.

O enchaine sur le « filet de biche, gratiné de macaronis« . Présentation en parallèle, toujours dans le même type de grande assiette ronde et blanche qu’à l’entrée, pas mal de sauce. Viande bien cuite saignante/rosée et plutôt tendre, bon gratin. Pas très originale mais bien, bref, un bon plat de bon bistrot de quartier. Mon plat, la « lotte cuite tout doucement, farce de champignons sauvages et jambon ibérique, émulsion légère » est un poil plus inventive et audacieuse. Certes, poisson et jamon, ou poisson et chorizo, et aussi les champignons, déjà vus ailleurs,  mais plutôt dans des restos gastros ; saluons donc l’effort d’innover un peu et de proposer une déclinaison bistrot-gastro. C’est joliment bon. Ond écouvre les petite légumes de fin d’hiver, encore croquants. Autant le plat d’O se concentre autour de deux essentiels, autant ce plat est beaucoup plus riche en saveurs et ingrédients. Un contraste surprenant, mais un peu perturbant : le chef aurait donc différents styles? Dur de le cerner! On fermera les yeux sur le fait que nos plats ont chacun été servis dans le même type d’assiette que nos entrées respectives (grand assiette blanche, plate et ronde d’un côté, plat à œufs rouge et noir de l’autre).

O a plus de chance que moi, pour le dessert elle a enfin droit à un autre contenant : une coupe à glace assez élancée contient sa « crème à la vanille bourbon, feuilletage et caramel cassant« .  Une bonne pioche, pas trop sucrée ni écœurante malgré le généreux caramel. Sobre et efficace, digne du gastro. La présentation de la « compotée de rhubarbe au miel de châtaigne, crème et financiers au thé matcha, sorbet perrier-citron« , toujours dans ce satané plat à œufs et son esprit rappellent furieusement mon lotte : ça part un peu dans tous les sens, mais c’est bon, très bon même, et pour le coup bien original et réussi, avec ce mélange de saveurs, textures et températures! Cela détonne et cela dénote assez avec le cadre! Clairement du gastro+.

Service correct, un peu dissipé ou trop occupé ailleurs en fin de service.

Bilan

72€ à deux, avec un menu E+P+D chacun (2*32=64€ et un bon verre de Riesling sec, pas donné, à 8€). Le menu est plutôt une bonne affaire (même tarif qu’au Casse-Noix à midi), et si le choix est limité, les propositions sont plutôt inventives, même si tout n’est pas au même niveau! Dommage qu’il y ait parfois un peu trop de sel. Et dommage aussi que les trois plats que j’ai choisis et mangés aient été tous servis dans le même plat!

Nous n’aurons pas beaucoup d’occasions d’y retourner, sauf peut-être après une visite chez notre pédiatre, et dans ce cas, pourquoi ne pas retenter… Mais ce genre d’adresse pourrait plus intéresser Vanessa, Mix la Malice ou encore Vincent, qui n’habitent pas très loin.

avr 10

Les grandes heures de l’Atelier Robuchon Rive Gauche sont-elles derrière lui? Bien que la qualité de l’assiette et des produits restent excellents, j’ai été déçu par le reste lors de notre dernier déjeuner. D’abord, les prix ont sensiblement augmenté (ex: les desserts de 12 à 17€, l’entrecôte maintenant à plus de 50€…). Ensuite, après l’ouverture de l’Atelier de Robuchon au Drugstore Publicis sur les Champs Elysées et des départs/rotations de personnel, les équipes en salle et en cuisine m’ont semblé plus jeunes, moins appliquées et moins rigoureuses. Plus d’une demi-heure pour obtenir nos premières entrées, poussant à la consommation et traitant tous les clients comme des touristes gogos, pas vraiment ressenti la tension, l’énergie et le charisme qui émanent d’habitude de la cuisine ouverte. Enfin, la clientèle est très nettement composée de touristes.

Suis-je le seul à avoir remarqué ces changements à l’Atelier? Est-ce parce que j’y vais habituellement le dimanche et que les équipes du vendredi n’ont rien à voir? Toujours est-il que je n’ai pas retrouvé les excellentes prestations habituelles. Depuis que l’Atelier s’appelle St Germain, a-t-il hérité des mauvaises habitudes des cafés touristiques (Flore, Deux Magots), en se disant que le nom et la réputation de l’adresse étaient faits et figés et que les touristes fortunés continueraient de venir y dépenser leur argent de tout façon? Je suis preneur d’autres avis récents.

Seul point positif (peut-être une conséquence des points négatifs précédents) : l’accueil est devenu poli, voire gentil et les réservations sont plus faciles à obtenir.

Notre déjeuner du vendredi de Pâques 2012 en images.

L’Atelier de Joël Robuchon.
5 rue de Montalembert, 75007 Paris. (ouvert tous les jours de 11h30 à 15h30, puis de 18h30 à minuit)
Tél. : 01 42 22 56 56.

mar 05

Retour dans le septième, avec le 122 Bistrot d’Hier et d’Aujourd’hui, au 122, rue de Grenelle, 75007 Paris (tél. : 01 45 56 07 42, fermé samedi et dimanche), que je voulais tester depuis quelques années déjà. Ouvert en 2009, je suis passé devant plusieurs fois, pour aller à la Mairie du VIIe, chez Auguste… Un article récent de John Talbott, parlant d’améliorations depuis l’arrivée d’un nouveau chef (après vérifications, ce chef semble en place depuis fin 2010), l’avait remis en haut de pile.

Verdict : bon, mais cher. Trop cher même, surtout que les prix affichés sur la carte (au déjeuner, entrée+plat à 35€, entrée+plat+dessert à 39€) ne correspondaient vraiment pas à ce qui était affiché sur leur site web (moins de 30€ au déjeuner-photo datant de fin 2009-site maintenant en travaux?). Isabelle, ma camarade de déjeuner, avait bien lu la même chose que moi sur internet. Sans compter cette histoire de supplément de 6€ pour une entrée (foie gras) qui ne compte pourtant qu’un ou deux euros de plus à la carte que les autres entrées!

En bref, une adresse très Septième, au cadre agréable et chic, au service un peu maniéré et attentif, à la cuisine tout à fait honorable, mais qui n’a pas pour autant laissé un souvenir notable (à part peut-être le baba, pour finir). Le repas était agréable et nous avons bien mangé, mais pas la peine de venir de loin pour manger au 122! Surtout quand on sait que l’on peut payer 35€ chez Auguste, rue de Bourgogne, à trois minutes, pour le menu entrée+plat+dessert au déjeuner!

Leçon à ne pas oublier : toujours vérifier ses sources et recouper les informations, surtout pour les adresses légèrement sous le radar…

Pour une cinquantaine d’euros par personne, vin compris, on s’amuse beaucoup plus au Galopin, dans le 75010. Je vous en parle bientôt.

ChrisoScope, Louise Chauchard liked this post
fév 01

Brasserie Thoumieux, par Jean-François Piège et Thierry Costes
79 rue St Dominique, 75007 Paris.
Tél. : 01 47 05 49 75 . Site web.
Ouvert tous les jours de midi à minuit.

En bref

Une brasserie classique reprise et revisitée par Thierry Costes et Jean-François Piège, en 2009. Des avis assez divergents lus au début. Un service à la Costes (avec ses tics), mais qui tient bien la route. Un premier test peu concluant il y a eviron un an (viandes trop fermes et pas très bonnes, après des entrées plutôt réussies). Une seconde chance accordée la semaine dernière et le verdict : une bonne brasserie gastro, où les propositions ont le mérité d’être originales et travaillées. Tout n’est pas au même niveau, mais cela n’empêche pas de passer un déjeuner agréable, mais à un prix pas donné (à 50-60€/personne pour entrée+plat+dessert et un peu à boire).

Contexte/cadre/service

C’est Alain (LesRestos.com) qui m’a donné envie de retourner à la Brasserie Thoumieux, avec la photo de leur Big Burger, sur sa page Facebook. Me voilà donc, ce vendredi 27 janvier 2012, en sa compagnie et celle de Fabien (« Fabulous« ). Le cadre est celui d’une jolie brasserie contemporaine, avec quelques touches retro. La salle, profonde, mais pas gigantesque (pour une ancien Bouillon Chartier), est joliment rendu vivante par l’éclairage et les grands miroirs, qui donnent une impression de volume. Contrairement à la viste précédente, ce n’était pas plein ce jour-ci. Accueil et service tout à fait convenables (dommage que l’addition ait trainé un peu avant d’arriver, merci pour les cafés offerts).

Et on mange quoi?

La carte (en ligne) propose pas mal de choix : 11 entrées (11-27€ et 46€ pour 20 grammes de caviar de France), quatre poissons (27-32€), cinq viandes(20-33€), fromages de Bordier à 9€, une petite dizaine de desserts (8-14€). Menu enfant (steak haché, frites et churros’n roll : 18€). Formule déjeuner : entrée+plat ou plat+dessert à 29€, ajouter 5€ pour un verre de vin.

Une Badoit et une Evian (5€ la demi-bouteille). Un verre de Saumur, correct, mais cher (9€).

Pour commencer :

On enchaine :

  • Big Burger Thoumieux, frites (24€), c’est pour lui que nous sommes ici aujourd’hui. Très jolie présentation, sobre et nette. C’est bon, même s’il manque un petit quelque chose pour lier le tout (sauce? jus?). Bonne prise en main au départ, mais à mi chemin, je passe à la fourchette et au couteau parce qu’il montre des signes d’affaissement. Les frites « sculptées » sont fines et assez légères. Je les aurais bien aimées un peu plus cuites et foncées. Un bon burger de restaurant, même si, à ce prix, j’aurai bien aimé : un burger plus copieux et plus d’effort sur l’accompagnement : coleslaw, onion rings… Comparé à celui mangé au 1 Place Vendôme il a un mois (photo), je préfère le Thoumieux, plus abouti et plus stylé. Mais ce n’est pas mon burger préféré dans un restaurant (ceux d’Aishti Seaside, du Montalembert et des Fins Gourmets mangés en été m’ont fait meilleure impression).
  • Quasi de veau cuit tout doucement, condiment de ventrèche de thon, citron, parmesan (20€). Je n’ai pas gouté. F (toujours très difficile) semblait à moitié convaincu.

Un bon point pour le joli couteau sur mesure et siglé (Thiers).

Pour finir :

Mes deux amis terminent avec un café chacun.

Conclusion et bilan

Devant être rentré au bureau avant 14h30, je dois m’éclipser et n’ai donc pas le plaisir de rencontrer le chef (le restaurant gastronomique- deux étoiles Michelin- à l’étage, était complet). 157€ pour ce déjeuner agréable à trois. L’endroit est confortable et le service, sympathique, nous met à l’aise, aucun reproche à formuler. Dans l’assiette, c’est en moyenne bon, avec, hélas, un peu de volatilité (pour mon goût, en tout cas). Dans les restaurants de Thierry Costes, un jour c’est très bon et, la fois d’après, c’est decevant et frustrant (ou l’inverse, c.f. le Caffè Burlot). Chez Thoumieux, c’est en tout cas plutôt léger et bien fait, et l’on sent un esprit ludique et plaisant dans la carte et les plats.

Pas sur, cependant de retourner chez Thoumieux de si tôt (pour le même budget, on mange aussi bien dans plusieurs autres adresses du quartier ou de l’autre côté de la Seine). On le gardera en tête pour un déjeuner du week end, étant donné qu’ils ont le bon goût d’être ouverts samedi et dimanche midi et qu’en plus on peut trouver de la place pour une poussette.

PS : j’aimais bien le Café Thoumieux, ses vodkas arrangées, son ambiance minets du 7e et du 16e qui s’encanaillent. Dans le quartier c’était une bonne alternative au pub irlandais qui fait l’angle. Fermé pendant un moment, j’ai l’impression qu’il a rouvert fin 2011 ou que ça ne va pas tarder?

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déc 21

Di Como, restaurant italien (Nord)
16 rue du Bac, 75007 Paris.
Tél. : 01 42 60 37 74 . Site Web.

En quelques phrases

C’était une pizzeria, qui a perdu son four en devenant la Taverna degli Amici, au début des années 2000. Changement d’enseigne mais le nom reste le même. L’adresse se transforme en Di Como en 2009. C’est une bonne adresse pour manger correctement italien dans le quartier.

Récit plus détaillé

Retour en juillet 2010, à l ‘époque où j’habitais encore à deux minutes de Di Como.

La carte à jour est visible sur le site. Les prix n’ont pas vraiment bougé depuis l’été 2010, mais la carte change en fonction des saisons. Pas mal de choix d‘antipasti, de pasta et risotto, 3 viandes ou poissons, quelques fromages et une dizaine de desserts. Au déjeuner, une formule du jour à 17€ (entrée+plat ou plat+dessert).

20100722 Di Como 0 salle Di Como, restaurant italien, rue du Bac, 75007 Paris (ChrisoScope)

La déco est plus contemporaine et moins « originale » qu’aux débuts de la Taverna degli Amici. Exit le bois brut et clair, les boxes rustiques. Les tons sont maintenant sobres, du gris, du taupe, version chic. Sur la table, c’est net et fonctionnel.

20100722 Di Como 00 table Di Como, restaurant italien, rue du Bac, 75007 Paris (ChrisoScope)

Malgré notre encombrante poussette, nous sommes accueillis avec le sourire et installés à une table derrière la vitrine. Service gentil et attentioné (nous verrons, avec l’expérience, qu’être accompagné d’un bébé a tendance à rendre les restaurateurs plus détendus et accuillants que sans bébé!). Nous partageons deux entrées à la carte : la bruschetta italienne (11€ : mozzarella di buffala, pain frotté à l’ail, tomates cerises, sauce pesto et un peu de roquette). Le fromage est de bonne qualité (tresses au goût bienf rais), les petites tomates sont mures. Une entrée simple mais bien faite, avec de bons produits.
20100722 Di Como 01 bruschetta italiana Di Como, restaurant italien, rue du Bac, 75007 Paris (ChrisoScope)
L’assiette de Culatello (14,5€) est joliment et copieusement servie. Moins gras que du jambon (puisque composé essentiellement de muscle), le culatello est tendre et fin et se mange sans faim.
20100722 Di Como 01 culatello Di Como, restaurant italien, rue du Bac, 75007 Paris (ChrisoScope)

Nous passons ensuite à la formule, avec les fusilli au pesto et les fusilli au thon.
20100722 Di Como 02 fusilli pesto Di Como, restaurant italien, rue du Bac, 75007 Paris (ChrisoScope) 20100722 Di Como 02 fusilli tonno Di Como, restaurant italien, rue du Bac, 75007 Paris (ChrisoScope)
Rien à dire sur la cuisson, al dente comme il faut. Les sauces sont bonnes et les plats de pâtes se mangent bien. Du simple et bon, efficace mais pas très original.

Pour finir, un gratin de fruits frais et sabayon au Champagne au dessus joliment brulé. Frais, gourmand et goûteux
20100722 Di Como 03 gratin fruits frais sabayon champagne Di Como, restaurant italien, rue du Bac, 75007 Paris (ChrisoScope)
Le tiramisu n’est pas mal, mais ne laisse pas un souvenir impérissable.
20100722 Di Como 03 tiramisu Di Como, restaurant italien, rue du Bac, 75007 Paris (ChrisoScope)

À l’arrivée, avec une entrée et une formule plat+dessert par personne plus deux verres de vin (4,5€ le verre), on s’en sort à un peu moins de 35€ par personne. Pas donné, mais on ne s’en sort pas mal pour le quartier. Les produits proposés sont bons, la cuisine et le résultat satisfaisants, même si l’on reste dans la simplicité avant tout. Pas la peine de venir de loin, mais si vous êtes dans le quartier et que vous voulez manger corrrectement italien et que vous voulez changer du Perron, Di Como est une bonne alternative, avec en prime un bon accueil.

20100722 Di Como Di Como, restaurant italien, rue du Bac, 75007 Paris (ChrisoScope)

nov 10

The Club – bar à cocktails et club sandwiches
24 rue Surcouf, 75007 Paris.
tél. : 01 45 50 31 54. Site Web.

Cocktails & club sandwiches

Presse favorable sur FranceGuide, Paris-Lifestyle by ADP, FoodInintelligence, ParisBouge, GuideParisMode, Gourmets & Co, le Chef.com. La déco volontairement décrépie et le principe cocktails et club swandwiches évoque chez beaucoup le bar d’hôtel (voire de palace pour les plus fumeux). C’est plus factuel sur lesRestos.com, et sur le FigaroScope (un cœur décerné).

Amateur de Clubs Sandwiches et de Cocktails, je succombe à la tentation de le tester pour me faire ma propre opinion. Réservation faite.

Déco old school

En ce lundi 7 novembre, j’y retrouve Louise, de Raids-Pâtisseries, un peu après 12h30. Nous sommes les premiers clients, installés au rez-de chaussée. Déco de Philippe Model, tentant de donner du cachet et du vécu au lieu, avec ses briques, son mur au revêtement délabré, son mobilier en bois et métal bruts. Une vague impression de vieux bar du Village ou de l’East Village, version années 1990. Je n’ai pas testé la banquette, mais la chaise en fer est moyennement confortable.

Carte quasi mono-plat prometteuse

Les clubs sont déclinés en une dizaine de versions (15-18€) : classique, saumon fumé de Pétrossian, king crab de Pétrossian, magret de canard du Mont St Michel, boeuf de Bavière, foie gras maison, thon Germon, sardines Quiberonnaise… Et si on ne veut pas de Club (quelle idée, pourquoi venir à The Club dans ce cas?), on trouvera quelques salades. Bien sur, pour se la péter « on vous emmène aux US », on propose du Grilled cheese plutôt que du fromage fondu sur une tartine (4-5€). Et on rement une couche d’éco-citoyen/bonne conscience avec un petit mot sur les matières premières fraiches, de préférence biologique ou de culture raisonnée. Magnifique, on a hâte de voir ça!

Les desserts, avec Berko comme fournisseur de cheescake et de tarte à la noix de pécan, ainsi que d’autres passe-partout (muesli, fruits, milshake, crumble) sont à 4-6€.

Le serveur qui prend notre commande nous explique que leur inspiration sont les bars de grand hôtels. Très bien, c’est beau l’assurance, mais il va falloir que ça suive et que ça délivre, parce qu’on ne crée pas de telles attentes impunément.

Club correct mais pas à la hauteur

Pas de cocktail au déjeuner en début de semaine. Une bouteille d’eau gazeuse corse, Orezza (prix mystère, puisqu’elle ne sera pas facturée), un club King Crab d’un côté, un club Classique de l’autre. Petites pommes de terres en accompagnement.

Nous avons le temps de prendre notre temps et de faire connaissance, alors que la petite salle se remplit peu à peu. Clientèle de quartier, mais aussi quelques pseudo-branchouilles et journaleux en quête de hype. Notre voisin de gauche est visiblement dans le milieu, alors que déjeune seul un pseudo François Simon.

Les bêtes arrivent en même temps. Présentation moins léchée que la déco. Assiette rectangulaire. Au milieu, un ramequin de pommes de terre, coupées en deux dans le sens de la longueur, et le sandwich coupé en deux dans le sens d’une diagonale autour. Les clubs sont, comme il se doit, maintenus par une pique en bois. Hélas, le bord du pain de mie n’a pas été supprimé! De plus, ils ne sont pas présentés pointe en haut! Bref, niveau présentation, on est plus proche du pub anglais ou irlandais que du bar de grand hôtel.

En bouche, ce n’est pas mal du tout, même si c’est un peu sec. Les clubs sont servis chauds/ tièdes au début. Je mange en général assez vite, et je ne sais pas si c’est l’intérêt de nos échanges ou l’appréciation tiède du contenu de mon assiette qui m’a fait manger plus lentement, jusqu’à ce que clubs et patates deviennent froids et plus difficiles à manger. J’ai terminé le club, qui n’est pas mal du tout, mais pas forcément très gourmand ni fun. Certes, l’usage de bons produits montre une bonne intention, mais la réalisation ne m’a pas convaincu. À la limite, je préfère celui de Bugsy.

Et j’ai laissé quelques patates. Non pas que ces patates soient mauvaises, elles étaient tout à fait correctes. Je suis habitué à attraper mes patates avec les doigts quand je mange un Club, donc je préfère les frites ou les chips! En face, l’utilisation de ketchup et de moutarde a peut être contribué à faciliter l’élimination de toutes les pommes de terre.

Bref, en soi, ce n’est pas mal, mais pour une adresse qui se veut vaisseau amiral (flagship pour nos amis hype) du Club Sandwich à Paris, je m’attendais à nettement plus consistant!

Pecan pie de chez Berko : bombe calorique

Sur les conseils de la serveuse (aimable, nous partageons une tarte aux noix de pécan (5€, prix appréciable par rapport à une majorité d’établissements où les desserts sont rarement à moins de 7-8€). Trop sucré pour moi, limite écoeurant. Quelques bouchées ça va, mais seul j’en aurais surement laissé plus de la moitié.

Bilan

Quarante euros tous ronds pour ce déjeuner à deux (un Club chacun, une eau non comptée, un dessert partagé), ça va, ce n’est pas la ruine et ça correspond à peu près au prix d’un déjeuner moyen au restaurant pendant la semaine. Ne travaillant pas dans le quartier du Club, et ayant une vie sociale assez réduite le soir, je ne pense pas lui donner une autre chance en revenant tester l’accord Cocktail & Club.

Pour finir par une note positive, je reconnais que l’endroit a au moins un avantage, avec son assiette correcte mais pas trippante : on ne se focalise pas dessus et on peut parler d’autre chose. Mieux vaut y aller en bonne compagnie, donc! Ce qui devrait très bien convenir aux clients que je devine ciblés par ce concept. Niveau bar de soir et de nuit, pas sur que ça rivalise avec feu Café Thoumieux, ni avec le Bar (rue de Condé).