avr 05

Le Zakouski est un restaurant de cuisine russe, familial, du quatorzième arrondissement, quasiment à l’intersection des rues du Château et Raymond Losserand. On y mange une bonne cuisine russe (je n’ai pas parlé de gastronomie), et on y va surtout pour l’ambiance, réchauffée à coup de !ampées de vodka glacée.

Zakouski, bistro Russe,
127 rue du Château, 75014 Paris.
Tél. : 01 43 22 23 41.

Russe blanc inconnu au bataillon

Le bistro Zakouski ne surfe pas vraiment sur la tendance. C’est un restaurant russe de la vieille école (tendance Russe Blanc, i.e. les monarchistes opposés aux bolchéviks, pas la boisson à base de Vodka, de Kalhua et de lait…), où les oligarques et autres mafieux de la Russie actuelle ne se retrouveraient pas. J’ignorais complètement l’existence de cette adresse, et sans une invitation à retrouver mes anciens collègues de Renault le temps d’un diner, je n’y aurais jamais mis les pieds. Pour moi, cuisine russe, c’est essentiellement vodka, blinis, et poissons fumés. Autant se fournir chez un bon traiteur, se faire des blinis maison et boire la vodka que l’on souhaite à prix correct.

Ne pensez pas que je dédaigne la cuisine Russe. Il y avait bien Maxoff, rue de Verneuil, Petrossian, bien sur dans une certaine mesure ; et j’étais allé, en 2002-2006, quelques fois dans un restaurant géorgien du quartier latin : le Pirosmani (un des rares géorgiens de Paris, à l’époque : DeDa et la Maison Géorgienne n’existaient pas). Disons que je n’ai pas d’attachement particulier pour cette cuisine et que je ne suis pas demandeur.

Le score est correct sur LaFourchette (un peu plus de 8/10) pas mal du tout sur Qype, OK sur Yelp. Bref, tout ça pour dire que j’allais au Zakouski sans attente particulière niveau prestations. Je savais simplement que c’était une réservation LaFourchette avec une petite réduction (15%?).  Le but était avant tout de passer une bonne soirée avec mes anciens collègues.

Joyeux bordel en salle et en cuisine

En fait, c’est un endroit où les habituées semblent se retrouver souvent : leurs photos décorent les murs et alternent avec ceux de célébrités et personnalités russes passées. Ce soir là, notre table, d’une dizaine de personnes, était la seule réservation en plus du groupe de paroissiens de la Cathédrale Orthodoxe Russe Saint Alexandre, de la rue Daru (75017), qui fêtait le nouvel an russe. Difficile de dire si cela se passe toujours comme ça, en tout cas, c’était joyeux, chaleureux, convivial, assez vivant, même si les convives de la paroisse n’étaient plus tous jeunes. Il régnait une bonne ambiance de fête et d’amitié. Même si nous étions extérieurs à cela, quelques voisins de tables ont pris le soin de nous initier et de nous expliquer ce qui se tramait.

Alors forcément, cette ambiance de village gaulois, arrosé à la vodka et à la bière brune se ressentait un peu sur le service en salle et sur la cadence en cuisine. Ce fut assez long (plus de deux heures pour entrée+plat+dessert), mais pas désagréable. La bonne ambiance et la compagne compensant ce désagrément.

Menu

On peut bien sur composer son choix de Zakouskis (caviar aubergines, caviar pommes-tomates, salade russe, mini-zakouskis ou bortch et pirog) et de poissons avec blinis (harengs à l’aneth ou fumés, oeufs de saumon, saumon mariné ou fumé, tarama) et les partager à plusieurs, façon mezzés ou tapas (6,5€-15,5€ la portion), éventuellement prendre un plat (12,5-14,5€ : goulash, le ragoût de boeuf au paprika, kotleti, à la viande hachée, sorte de keftas, pelmeni, raviolis fourrés, à la dinde, au boeuf et au porc ou à la pomme de terre)… Pour finir un petit choix de desserts (5-6€ : blinis à la confiture de fruits rouges, vatrouchka, sorte de cheesecake, ou les vareniki cerise, en saison.

À défaut de partager des Zakouskis, on a le choix, justement, entre une grande assiette composée de Zakouskis ou un menu avec des mini zakouskis en entrée, un plat (pas mal de raviolis avec des farces différentes) et un dessert. Niveau budget, le menu est clairement plus intéressant, puisqu’il est à peine plus cher que la grande assiette (une vingtaine d’euros).

Cela se laisse manger

Je vous laisse parcourir les photos pour voir à quoi ça ressemble. Niveau dressage, c’est plutôt rudimentaire. Ce n’est pas de la grande cuisine, mais cela se manger sans trop se poser de questions : pas mal de fait maison, du frais, pas la peine de chercher beaucoup plus loin. Avec un peu de vodka ou une bière brune, ça passe tout seul, aucun problème. La partie légumes et salades est même plutôt réussie, à défaut d’être photogénique. Certes, l’assiette déjà composée que j’ai choisie ne fait pas la part belle aux poissons, ce qui est un peu dommage, j’aurais bien aimé tester leurs saumons, sur lesquels, je ne pourrais, hélas, rien dire.

Niveau desserts, comme nous passons après le groupe, il ne reste pas grand chose. La vatrouchka que j’ai testée n’était pas désagreable, même si elle manquait un peu de tenue!

Bilan

Pour moins de 25€/personne réduction incluse, on mange correctement (menu+boisson ou assiette+dessert et boisson) et on s’évade quelques heures dans cette atmosphère plutôt dépaysante, d’un autre temps. Pourquoi pas, à condition de savoir où l’on va!

ChrisoScope, Juwen Echonoz liked this post
juin 24

Lu ici et . On apprend que le Montparnasse 25 (19 Rue du Commandant René Mouchotte, 75014 Paris), restaurant gastronomique du Méridien Montparnasse (Groupe Starwood), ferme ses portes en juillet 2010, à cause de la crise! Il est déjà retiré du site web de l’hôtel.

Victime de la crise, c’est un peu fort. Ils sont peut être victimes de ne pas avoir réussi à s’adapter à la nouvelle donne, elle même conséquence de la crise. En effet, sur Viamichelin, les menus sont à 59/110€, la carte à 90/137€. Pour le déjeuner, c’est toooooo much! L’autre point à noter c’est qu’une étoile Michelin, ça ne suffit pas!

Dommage, parce que les avis étaient plutôt très positifs sur CityVox, sur l’Internaute ou sur Paris Secret. Où iront donc Christian Moine (le chef), Emmanuel Petit (le sommelier) et le reste de l’équipe?


juin 10

Le Sévero, bistrot de viandes, bar à vins.
8 rue des Plantes, 75014 Paris.
Tél. : 01 45 40 40 91.

20100526 severo Le Sévero : viandes de compétition (ChrisoScope)

Quand : Deux diners en semaine (le Sévero est fermé les week ends), en mai, d’abord le 04/05/2010 puis le 26/05/2010.

: dans le 14e arrondissement, en haut de la rue des Plantes, à deux pas de l’avenue du Maine.

Avec qui : un cliché veut que les femmes ne sont pas très viande. C’est faux, j’en connais au moins deux qui en sont accros, à tel point que, à la fin de la première soirée, en partant, nous avons réservé pour la semaine d’après! La seconde fois, l’amie de Neuilly, trop fatiguée, a déclaré forfait. Mr Lung, toujours partant quand il s’agit de bien manger, complète notre tablée la seconde fois. Je ne sais pas à quoi ça ressemble à midi. Le soir, il y a un savant dosage de stars, de parisiens, pas forcément uniquement du quartier, et de touristes. Le Severo est une valeur sure, et nombreux sont les guides ou bloggueurs à en avoir parlé. Récemment : Aude, Let eat Be, et même le FigaroScope dans un dossier viandes.

20100504 severo 0 bar01 Le Sévero : viandes de compétition (ChrisoScope) 20100504 severo 0 salle01 Le Sévero : viandes de compétition (ChrisoScope)

Pourquoi : parce que l’adresse est très attachante, qu’on y est tranquille, toujours bien reçu, que la qualité de l’assiette est de très bon niveau et constante et que l’on s’y sent bien (un peu comme le 5 Mars, par exemple). Une valeur refuge, quoi! En plus de cela, des envies de viandes, grillées ou crue, et hop, on décroche son téléphone pour réserver.

Qui : William Bernet, ancien boucher, sélectionne et fait rassir lui même ses viandes. Pendant le service, il anime la salle, est affable, prévenant et efficace.

Quoi : pour faire simple : de la viande, crue (en tartare) ou cuite comme il faut (pas plus que saignante). Autrefois la viande provenait de chez Hugo Desnoyers, dont l’établissement est voisin, mais il semble que William Bernet  traite à présent en direct avec des éleveurs. La carte, courte, est remise à jour tous les jours. Entrées à partir de 7,5€, pas mal de cochonnailles (charcuterie, boudin noir, pâté), un peu de légumes, en fonction de la saison. Viandes de 13,5€ (le steak haché) à 40€ (la côte de boeuf) par personne. Fromages à 6€. Desserts autour de 6-7€. Sans oublier la très  belle carte des vins, qui occupe une grande partie du mur.

Acte 1 : pour patienter et accompagner un verre de vin, une belle assiette d’andouille de Guémené (7,5€). Sympathique, généreuse et bonne. Certes, il faut quand même aimer ça.

20100504 severo 01 andouille Le Sévero : viandes de compétition (ChrisoScope)

Acte 2 : Comme on essaie de manger équilibré, les légumes ou champignons de saison sont une très belle et bonne façon de s’acheter une bonne conscience. Des produits de très bonne qualité, préparés simplement et servis sans mis en scène. Que ce soient les asperges (12€) ou les girolles (20€, ce qu’on voit ci dessous est une demi-assiette), c’est brut, bien cuit et bon. Nickel, comme à la maison, mais à moindre effort.

20100526 severo 01 asperges Le Sévero : viandes de compétition (ChrisoScope) 20100526 severo 01 girolles Le Sévero : viandes de compétition (ChrisoScope)

Acte 3 : on peu enfin attaquer le cœur du sujet. Que ce soit le superbe faux filet (30€), déjà découpé en épaisses et savoureuses tranches, le tartare de boeuf (16€), haché minute, à peine assaisonné (pas besoin de cacher quoi que ce soit derrière une sauce ou des condiments relevés), ou le filet (32€), c’est un régal. En 2008, peut être en réaction à un article annonçant le meilleur tartare de Paris, j’avais dit tout le bien que je pensais déjà du Severo, mais je lui avais aussi reproché une certaine monotonie. Je ne sais pas si c’est du au changement de provenance de la viande, ou à ma mémoire qui me joue des tours, mais j’ai nettement plus été emballé ces deux dernières fois.

20100504 severo 02 faux filet Le Sévero : viandes de compétition (ChrisoScope) 20100504 severo 02 tartare Le Sévero : viandes de compétition (ChrisoScope)
20100526 severo 02 faux filet Le Sévero : viandes de compétition (ChrisoScope) 20100526 severo 02 filet boeuf Le Sévero : viandes de compétition (ChrisoScope)

Comme on peut le voir, avec la viande, ce sont de belles grosses frites, irrégulières, un peu sauvages, mais redoutablement bonnes. Un steak frites, c’est tout bêtes, mais, hélas, peu d’adresses arrivent à ce niveau de qualité et de goût.

Acte 4 : pour finir, on continue dans le même registre, le classique bien fait maison, comme la crème caramel (5€), les fraises, nature, ou en soupe (6€), la mousse au chocolat (6€) ou la tarte aux mirabelles (6€).

20100504 severo 03 creme caramel Le Sévero : viandes de compétition (ChrisoScope) 20100504 severo 03 fraises Le Sévero : viandes de compétition (ChrisoScope) 20100504 severo 03 mousse chocolat Le Sévero : viandes de compétition (ChrisoScope)
20100526 severo 03 clafoutis Le Sévero : viandes de compétition (ChrisoScope) 20100526 severo 03 creme caramel Le Sévero : viandes de compétition (ChrisoScope) 20100526 severo 03 fraises Le Sévero : viandes de compétition (ChrisoScope)

Attention : je n’ai pas beaucoup parlé des vins pour l’instant, mais là aussi, il y a du lourd et du sur, surtout si comme moi, vous êtes plus Bourgogne et Rhône que Bordeaux. Il y en a pour toutes les bourses, à partir d’un peu plus d’une vingtaine d’euros.

Combien : en se faisant plaisir, on s’en sort autour de 60-70€ par personne (une dizaine d’euros pour l’entrée, jusqu’à une trentaine pour la viande, 7€ pour un dessert et le reste en vins). C’est une belle somme, certes, mais on la paie sans rechigner, tellement ces diners sont agréables et plaisants.

Alors : une valeur sure, qui semble se bonifier avec le temps. Pour une très bonne viande à Paris, c’est un must!

fév 23

Dimanche 15 février 2009 : marché bio du boulevard Raspail. Noix de St Jacques, sauce citron et poireaux. Un tour dans le Marais, et un goûter au Bar Royal, décevant (même budget, mais la qualité n’a rien à voir)  par rapport aux bonnes choses auxquelles nous nous sommes habitués au Queen Ann, rue Simon le Franc, derrière Beaubourg.
20090215 st jacques poireaux Rouge boeuf (ChrisoScope)

Lundi : sandwich, San Pellegrino et salade de fruits frais (9,5€) chez David Lunch (Miromesnil).
20090216 david lunch Rouge boeuf (ChrisoScope)

Mardi : Bistrot Napolitain avec J, un camarade de Sup à Masséna, qui bosse pour un des leaders français des services au collectivités et à l’environnement. Pas mal de temps à rattraper! Le soir, soirée entre collègues à l’Empire du Huitième (rue Mermoz) : soirée super-size-me, apéro, entrées à gogo, plats consistants, et dessert. Le budget explose!
20090217 empire huiti%e8me tiramisu chataigne Rouge boeuf (ChrisoScope)

Mercredi : David Lunch, à nouveau.

Jeudi : Carbonara de pasta basta (rue Mermoz). Le soir, nocturne avec un verre d’eau.

Vendredi : déjeuner au Cercle du 17e (rue Labie, 75017), qui a changé de propriétaires. La formule est à peu près inchangée (entrée-plat-dessert pour 23-24€/personne). Il me semble que le chef n’est plus le même non plus, puisque je n’ai pas décelé de touche niponne dans ce que j’ai mangé. Pas trop fan de leur tartare (filandreux), mais à ce prix, il ne faut pas être trop exigeant.
20090220 glou vins burger Rouge boeuf (ChrisoScope)
Le soir, dîner au Glou (rue Vieille du Temple), avec A, A, M et O. Je m’attendais à être déçu, après tout le tapage qu’il y a eu autour. Certes, il n’y a pas de quoi sauter au plafond, mais ça tient largement la route. Au Café Rouge, c’est vide mais l’on ne fait aucun effort pour que l’on reste. Une dizaine de minutes plus tard, nous sommes à l’Experimental Cocktail Club (rue St Sauveur) et ce n’est pas plus mal.

Samedi : très bon déjeuner Slow Food chez Charles Victor (rue Brézin, 75014), dégustation de Châteauneuf du Pape (ah, le Domaine de la Solitude!)et de la race Limousine, et belle rencontre avec d’autres amateurs de bonnes chauses (A, C et F). Un thé blanc au Café Malongo (rue Saint André des Arts, wifi 2*20minutes, une belle alternative au Starbucks), avec G et F.
20090221 slow food charles victor anans avocat Rouge boeuf (ChrisoScope)

Dimanche : pizza maison au Comté et au Gorgonzola. Pâte différente (à cause de la farine bio ou de la levure?) pas assez cuite : dommage la garniture (sauce tomate, fromages, champignons frais) était très réussie. La bouteille de Comte de M 2001 (Kefraya), fut extra, contrairement à la précédente ouverte au printemps dernier (encore sous le choc du transport?).

20090222 comte de m kefraya 2001 Rouge boeuf (ChrisoScope)

Meilleures ennemies à l’UGC George V, pour finir de se vider le cerveau (Kate Hudson se fait atomiser par Anne Hathaway)…

déc 04

Pas vraiment de critiques publiées récemment, je n’ai pas le temps!

Lundi 24 novembre 2008 : déjeuner au Berkeley (avenue Matignon, 75008) avec J. Un tartare (~24€) et un pseudo moelleux fondant (~11-13~€) pour moi. Pas mal, mais pas donné. Service standard. Pour un déjeuner de travail/affaires, ce n’est pas mal. Je n’ai pas été déçu comme lors de ce déjeuner, peut-être parce que je savais déjà où j’allais. C’est fou, il y a des gens qui trouvent que je travaille bien et qui viennent me chercher pour d’autres missions. Tant mieux. Le soir, festin au Cinq Mars (rue de Verneuil, 75007), avec O et C. Côte de boeuf et mousse au chocolat d’anthologie.

Mardi : BN, avec Y. Rituel hebdomadaire.

Mercredi : EuroStar Paris Londres, un problème avant Lille, et nous arrivons à Londres avec environ une heure de retard. Cela fera une réduction de 50% sur un prochain aller retour. La nourriture proposée en Business Premier est assez peu appétissante. Le premier rendez-vous saute. Nous ne verrons que deux clients le matin. Déjeuner express (moins de 20 minutes), à la Brasserie Oriel (50-51 Loane Square) : une salade cesar et une eau gazeuse, avec Y et A. Meeting à 13h. Passage par le Westbury à Mayfair, avant d’aller voir un client bien informé. Un bon bain chaud en fin de journée, ça relaxe. Drinks au bar Polo, avant de diner au Star of India (157 Old Brompton Road), avec I, K et Y.

Jeudi : j’ai bien fait de zapper le petit déjeuner. Peu appétissant visuellement, Y me confirme que son jus d’orange a été pressé tôt le matin et qu’il est glacé! Un rendez-vous rapide vers la City, puis nous squattons/bossons dans un Starbucks de Mayfair. Déjeuner chez Noura, Curzon Stree, juste à côté de l’Amabassade Saoudienne. Un dernier rendez-vous, sans doute le plus intéressant des deux jours, puis taxi pour King’s Cross. Petite attente dans l’espace Business, le temps de boire une bière. Dans le train, c’est toujours aussi mauvais, nous nous abstenons. On parlera, avec A, de Cinq Mars, Yen et Quai-Quai. Gare du Nord, la queue pour les taxis est longue et ça n’avance pas : vive le métro. Si on compare à Londres, ce sont les anglais qui l’emportent, nous avons attendu moins de cinq minutes mercredi à Saint Pancras.

Vendredi : sandwich jambon cheddar pain au lait à la Gerbe d’Or. Le soir, choucroute chez Lipp au premier, au milieu des touristes.

20081129 manif Time warp... (ChrisoScope)

Samedi : courses chez Barthélémy, Grande Epicerie, Kayser. Petite manif verte au carrefour Raspail Saint Germain. Il n’y a pas grand monde. Il faut dire que le temps hivernal jette un froid sur la question de réchauffement climatique. Quelques politiciens verts…
20081129 manif2 Time warp... (ChrisoScope)
Déjeuner d’un Mont d’Or (en provenance de la rue de Grenelle). Desserts vers 17h chez Jean-Paul Hévin (rue Saint Honoré, 75001). Lafayette Gourmet à la recherche d’un foie gras de canard au torchon.

Dimanche : mission gâteau à récupérer chez Gérard Mulot (cœur frivole pour 5). Déjeuner rue du Bac avec C, L et O. 25 ans de C. Foie gras et salade de mâche pour commencer. Raviolis cêpes+épinards (du Bon marché), sauce Au bon beurre et sauge du bac en plat. Fromages (brie, cantal, baragnaudes, chêvre sec) de chez Barthélémy. Cœur frivole pour finir. Avec un M&C rosé 1999.
Visite bébé pour voir le petit L, chez M et G. Hélvètes.

Two Lovers à l’UGC Danton, puis passage très sympathique chez Grom. Bien meilleur contact qu’une semaine auparavant.

Lundi 1er décembre : je zappe le déjeuner, pour être en appétit pour la dégustation Slow Food de vins du Jura, au Nuxis (rue du Château, 75014). Soirée agréable, mais je ne suis pas fan des vins de cette région.

Mardi : déjeuner à l’Elysées Bonheur (rue de Ponthieu, 75008), avec Y, A et N. Le soir, un pot (Magner’s) au Bugsy’s avec M, avant de retourner bosser jusqu’à pas d’heure. Quelques tranches de fromages pour ne pas s’endormir le ventre complètement vide.

Mercredi : BN (avenue Roosevelt, 75008) weekly, avec Y et JF. Le soir, salade d’endives, fromages et fin du saucisson bio italien.

déc 01

Nuxis, bistrot moderne.
129 rue du Château, 75014 Paris.
Tél. : 01 43 27 32 56.  Restaurant fermé, remplacé par le Bistrot des Jumeaux.

Dîner Slow Food autour de la découverte des vins du Jura. Un producteur passionné nous présentera, expliquera et commentera différentes bouteilles de sa production. Pour accompagner ces vins assez particuliers, qui ne plaisent pas à tout le monde (je ne suis pas très fan, même de ceux comprenant un peu de Chardonnay), un menu élaboré par Thierry Curiale, chef-propriétaire du Nuxis. Ancien d’Orange-France Télécom (dans le marketing), il a fini par revenir à son rêve d’enfant-adolescent : avoir son restaurant et être chef.

L’adresse accueille une trentaine de couverts, dans une salle en longueur, décoré très sobrement.

20081201 nuxis carte Diner Slow Food (dégustation vins du Jura) au Nuxis (ChrisoScope)

Diner Slow Food oblige, les tables sont disposées pour former un U, ou plutôt un J…

20081201 nuxis salle Diner Slow Food (dégustation vins du Jura) au Nuxis (ChrisoScope)

Table en bois foncé, couverts fonctionnels et un brin raffinés…

20081201 nuxis table Diner Slow Food (dégustation vins du Jura) au Nuxis (ChrisoScope)

Je ne m’attarderai pas sur les vins dégustés, qui ne sont vraiment pas ma tasse de thé. Je m’attacherai un peu plus à la description et à la restitution des plats découverts et mangés.

Pour commencer, un volupté (ou velouté?) de lentilles corail au lait de coco, curry et amandes, présenté dans une grande assiette creuse blanche et striée. C’est élaboré, recherché. Le dosage n’a pas du être facile à trouver, quand on associe autant de produits différents, il faut faire en sorte que chacun s’exprime, mais ni trop, ni trop peu. Une prise de risque récompensée, puisque cette entrée ce mange très bien.

20081201 nuxis volupte lentilles corail lait coco curry amandes Diner Slow Food (dégustation vins du Jura) au Nuxis (ChrisoScope)

Le plat de résistance : crevettes, brocolis et quinoa, bénéficie lui aussi d’une préparation recherchée et d’une présentation soignées. Le quinoa est une bonne idée, mais je suis moins fan des brocolis en semi purée, un peu trop doux, à mon goût.

20081201 nuxis crevettes brocolis quinoa Diner Slow Food (dégustation vins du Jura) au Nuxis (ChrisoScope)

Nous finissons avec une poire pochée au thé Puer (le patron nous fera un topo sur l’accord thés+plats qu’il propose). Intéressant d’utiliser ce thé fermenté et compressé (pour stockage long) qui est assez prisé en France, mais qui n’a pas forcément le même crédit en Chine.

20081201 nuxis poire pochee puer Diner Slow Food (dégustation vins du Jura) au Nuxis (ChrisoScope)

Une cuisine créative et abordable (participation autour de 30€), des accords intéressants, pas toujours extraordinaires, mais efficaces et globalement agréables… Thierry Curiale semble avoir réussi son pari! Bravo.

Bon, je suis surement naïf, mais, en récupérant ma veste au sous-sol, je suis tombé sur la réserve, et il faut bien l’admettre, tout n’est pas complètement fait maison…

20081201 nuxis reserves Diner Slow Food (dégustation vins du Jura) au Nuxis (ChrisoScope) 20081201 nuxis backstage Diner Slow Food (dégustation vins du Jura) au Nuxis (ChrisoScope)

Rédigé en juillet 2009.

oct 23

L’Imprévu, café bar brasserie
35 rue Didot (place Flora Tristan) 75014 Paris.
Tél. : 01 45 43 25 75. Site Web.

Rien à voir avec l’Imprévu, café concert rue de Quincampoix.

20081023 imprevu table À lImprévu, cest sympa, mais... (ChrisoScope)

Il y a des soirs, où l’on ne sort pas pour manger, mais uniquement pour le plaisir de la compagnie. À l’occasion du diner Networking et Gourmandise, je retrouve quelques stars de la blogosphère, culinaire ou pas. Hélène Frebourg, organisatrice de ce diner rencontre, n’est malheureusement pas parmi nous. Je me suis retrouvé, par chance, à la table des Bordelaises, que je ne connaissais que par Internet, et qui valent le détour. Des rencontres enrichissantes, c’est bien, et tant pis si, dans l’assiette, ce n’était pas vraiment ça. L’apéro avait pourtant plutôt bien débuté, avec un vin blanc doux. Hélas…

Sur la photo de la salade (magret, noix, pignon) on pourrait croire qu’il y a du fromage fondu : non, c’est juste une espèce de sauce épaisse, qui me rappelle la sauce qui accompagne les salades vertes dans les cantines ou restaurants d’entreprise… La salade est simple, pour un café, c’est tout à fait compréhensible, voire normal, mais les produits sont quelconques.

20081023 imprevu salade À lImprévu, cest sympa, mais... (ChrisoScope)

Le poulet aux légumes est, sur le papier, une bonne idée, sauf que ce sont des morceaux de blanc sans trop de goût et que certains légumes sont insipides (trop cuits?).

20081023 imprevu poulet legumes À lImprévu, cest sympa, mais... (ChrisoScope)
Le fromage (du camembert président et un autre fromage quasi-industriel) ne fait pas mieux, surtout qu’on a le retour de la feuille de salade de base, avec la tomate de base et un fond de sauce.
20081023 imprevu fromages À lImprévu, cest sympa, mais... (ChrisoScope)
Quant au dessert au chocolat, hum hum, on se doutait qu’il n’y avait pas grand chose de fait maison, on dirait qu’il y a confirmation.
20081023 imprevu dessert chocolat À lImprévu, cest sympa, mais... (ChrisoScope)

20081023 imprevu dessert chocolat2 À lImprévu, cest sympa, mais... (ChrisoScope)

Bref à l’arrivée, c’est vrai que c’est mangeable, que ce n’est pas vraiment mauvais, mais on a l’impression d’être dans un self, de manger de la restauration industrielle. Et pour trente euros, c’est toujours trop cher!

Le côté café, avec la terrasse, avec peut-être de l’archi simple genre croque monsieur passe peut-être, mais je ne conseillerai pas de faire un vrai repas à l’imprévu.

oct 04

20081004 opportun Déjeuner à lOpportun (ChrisoScope)

L’Opportun. Bistro-restaurant Lyonnais.
“Beaujolothérapie”.
62 Boulevard Edgar Quinet, 75014 Paris.
Tél. : 01 43 20 26 89.

J’y avais déjeuné avec C en mai 2007, j’en ai gardé un bon souvenir, entre la cote de bœuf pantagruelique et le baba au rhum XL. L’Opportun a le bon goût d’être ouvert samedi à midi, ce qui est toujours un très bon point. Malgré des avis récents pas forcément élogieux sur Cityvox, nous y allons. Quand on sait comment ça marche (ambiance old school, et combien c’est copieux), ça se passe mieux. D’ailleurs, Une Russe à Paris, qui y a mangé en mars, semble apprécier.

20081004 opportun table Déjeuner à lOpportun (ChrisoScope)

Ambiance et déco de bouchon lyonnais, c’est un peu vieux jeu, assez viril, très beaujolais. Je comprends mieux pourquoi Jacques Chirac apprécie cette adresse. Attablés, nous examinons la carte, ainsi que les spécialités du jour. Les entrées vont de 9 (terrine maison) à28€ (foie gras), en passant par les ravioles les anchois, le saumon, les oeufs ou les salades. Les plats vont de 14€ (andouillette) à 42€ (entrecôte) avec une grande variété de viandes.

Dans nos verres, du bon vin rouge du Rhône, bien sur : Moulin à Vent (5€), Chiroubles (5€)…

20081004 opportun endives fourme Déjeuner à lOpportun (ChrisoScope)

Nous partageons une salade d’endives (11€), copieuse, enrichie d’oignons, de tomate et de fromage bleu (de la fourme). C’est frais, plus varié qu’une salade endives roquefort habituelle et ça réveille bien.

O enchaine sur un agneau de Lozère (25€) : quatre belle côtes, une bonne purée et même un peu de gratin de légumes, c’est costaud, ce n’est pas un plat pour demi-portion.

20081004 opportun agneau Déjeuner à lOpportun (ChrisoScope)

Fricassée de ris de veau (37€) à leur façon, avec des salsifis. Présentation en vrac, le ris de veau et les bâtonnets de légumes ont du finir de sauter ensemble. Cela explique surement cet aspect un peu grillé, limite brulé. C’est très bon, et malgré le prix relativement élevé, le rapport qualité prix plaisir est acceptable.

20081004 opportun ris de veau Déjeuner à lOpportun (ChrisoScope)

Nous pensions caler avant le dessert. Pour ma part, je n’ai rien laissé sur mon assiette. O a presque terminé son agneau, mais s’est ménagé une dernière place pour le dessert. Elle avait en effet repéré la tarte aux pommes et crème fraiche (7,5€). Mais comment fait-elle? La crème fraiche après tout ça, c’est un peu violent, non? Figurez-vous que non, zut aux calories, samedi, c’est permis.

20081004 opportun tarte Déjeuner à lOpportun (ChrisoScope)

Pour dissoudre les graisses, rien ne vaut le rhum du baba au rhum (9€). Oui, oui, vous avez bien vu, non seulement il n’a pas l’air menu, amis en plus il est accompagné d’une bouteille de rhum et d’un petit peu de chantilly. Apothéose, explosion calorique : boum!

20081004 opportun baba Déjeuner à lOpportun (ChrisoScope)

Service sans histoires, pro. Niveau ambiance, on sent bien qu’il y a les habitués et les copains de Serge, et les autres, mais ce n’est déjà pas mal d’être avec les autres clients. 106,5€ à deux, pour ce repas bien copieux, bon, sans être forcément d’un grand raffinement (mais ce n’est pas toujours ce qu’on cherche, n’est-ce pas?), avec des produits frais et de qualité. On n’y retournerait pas tous les jours, mais une fois par an, pourquoi ne pas succomber à la Beaujolothérapie?

Rédigé le 21 mai 2009.