nov 10

The Club – bar à cocktails et club sandwiches
24 rue Surcouf, 75007 Paris.
tél. : 01 45 50 31 54. Site Web.

Cocktails & club sandwiches

Presse favorable sur FranceGuide, Paris-Lifestyle by ADP, FoodInintelligence, ParisBouge, GuideParisMode, Gourmets & Co, le Chef.com. La déco volontairement décrépie et le principe cocktails et club swandwiches évoque chez beaucoup le bar d’hôtel (voire de palace pour les plus fumeux). C’est plus factuel sur lesRestos.com, et sur le FigaroScope (un cœur décerné).

Amateur de Clubs Sandwiches et de Cocktails, je succombe à la tentation de le tester pour me faire ma propre opinion. Réservation faite.

Déco old school

En ce lundi 7 novembre, j’y retrouve Louise, de Raids-Pâtisseries, un peu après 12h30. Nous sommes les premiers clients, installés au rez-de chaussée. Déco de Philippe Model, tentant de donner du cachet et du vécu au lieu, avec ses briques, son mur au revêtement délabré, son mobilier en bois et métal bruts. Une vague impression de vieux bar du Village ou de l’East Village, version années 1990. Je n’ai pas testé la banquette, mais la chaise en fer est moyennement confortable.

Carte quasi mono-plat prometteuse

Les clubs sont déclinés en une dizaine de versions (15-18€) : classique, saumon fumé de Pétrossian, king crab de Pétrossian, magret de canard du Mont St Michel, boeuf de Bavière, foie gras maison, thon Germon, sardines Quiberonnaise… Et si on ne veut pas de Club (quelle idée, pourquoi venir à The Club dans ce cas?), on trouvera quelques salades. Bien sur, pour se la péter « on vous emmène aux US », on propose du Grilled cheese plutôt que du fromage fondu sur une tartine (4-5€). Et on rement une couche d’éco-citoyen/bonne conscience avec un petit mot sur les matières premières fraiches, de préférence biologique ou de culture raisonnée. Magnifique, on a hâte de voir ça!

Les desserts, avec Berko comme fournisseur de cheescake et de tarte à la noix de pécan, ainsi que d’autres passe-partout (muesli, fruits, milshake, crumble) sont à 4-6€.

Le serveur qui prend notre commande nous explique que leur inspiration sont les bars de grand hôtels. Très bien, c’est beau l’assurance, mais il va falloir que ça suive et que ça délivre, parce qu’on ne crée pas de telles attentes impunément.

Club correct mais pas à la hauteur

Pas de cocktail au déjeuner en début de semaine. Une bouteille d’eau gazeuse corse, Orezza (prix mystère, puisqu’elle ne sera pas facturée), un club King Crab d’un côté, un club Classique de l’autre. Petites pommes de terres en accompagnement.

Nous avons le temps de prendre notre temps et de faire connaissance, alors que la petite salle se remplit peu à peu. Clientèle de quartier, mais aussi quelques pseudo-branchouilles et journaleux en quête de hype. Notre voisin de gauche est visiblement dans le milieu, alors que déjeune seul un pseudo François Simon.

Les bêtes arrivent en même temps. Présentation moins léchée que la déco. Assiette rectangulaire. Au milieu, un ramequin de pommes de terre, coupées en deux dans le sens de la longueur, et le sandwich coupé en deux dans le sens d’une diagonale autour. Les clubs sont, comme il se doit, maintenus par une pique en bois. Hélas, le bord du pain de mie n’a pas été supprimé! De plus, ils ne sont pas présentés pointe en haut! Bref, niveau présentation, on est plus proche du pub anglais ou irlandais que du bar de grand hôtel.

En bouche, ce n’est pas mal du tout, même si c’est un peu sec. Les clubs sont servis chauds/ tièdes au début. Je mange en général assez vite, et je ne sais pas si c’est l’intérêt de nos échanges ou l’appréciation tiède du contenu de mon assiette qui m’a fait manger plus lentement, jusqu’à ce que clubs et patates deviennent froids et plus difficiles à manger. J’ai terminé le club, qui n’est pas mal du tout, mais pas forcément très gourmand ni fun. Certes, l’usage de bons produits montre une bonne intention, mais la réalisation ne m’a pas convaincu. À la limite, je préfère celui de Bugsy.

Et j’ai laissé quelques patates. Non pas que ces patates soient mauvaises, elles étaient tout à fait correctes. Je suis habitué à attraper mes patates avec les doigts quand je mange un Club, donc je préfère les frites ou les chips! En face, l’utilisation de ketchup et de moutarde a peut être contribué à faciliter l’élimination de toutes les pommes de terre.

Bref, en soi, ce n’est pas mal, mais pour une adresse qui se veut vaisseau amiral (flagship pour nos amis hype) du Club Sandwich à Paris, je m’attendais à nettement plus consistant!

Pecan pie de chez Berko : bombe calorique

Sur les conseils de la serveuse (aimable, nous partageons une tarte aux noix de pécan (5€, prix appréciable par rapport à une majorité d’établissements où les desserts sont rarement à moins de 7-8€). Trop sucré pour moi, limite écoeurant. Quelques bouchées ça va, mais seul j’en aurais surement laissé plus de la moitié.

Bilan

Quarante euros tous ronds pour ce déjeuner à deux (un Club chacun, une eau non comptée, un dessert partagé), ça va, ce n’est pas la ruine et ça correspond à peu près au prix d’un déjeuner moyen au restaurant pendant la semaine. Ne travaillant pas dans le quartier du Club, et ayant une vie sociale assez réduite le soir, je ne pense pas lui donner une autre chance en revenant tester l’accord Cocktail & Club.

Pour finir par une note positive, je reconnais que l’endroit a au moins un avantage, avec son assiette correcte mais pas trippante : on ne se focalise pas dessus et on peut parler d’autre chose. Mieux vaut y aller en bonne compagnie, donc! Ce qui devrait très bien convenir aux clients que je devine ciblés par ce concept. Niveau bar de soir et de nuit, pas sur que ça rivalise avec feu Café Thoumieux, ni avec le Bar (rue de Condé).

nov 03

20091103 tico Tico, rue Mermoz, 75008 Paris : sympatico, avec un grand potentiel (ChrisoScope)

Tico, restaurant, brasserie, bar.
38 rue Jean Mermoz, 75008 Paris.
Tél. : 01 47 42 64 10. Site Web.

Tico est une nouvelle adresse ouverte fin octobre 2009. La presse professionnelle n’y est pas encore allée (enfin si, le FigaroScope, après première publication de cet article), mais on en parle déjà sur certains blogs : quelques photos sur les Petites Chroniques Gastronomiques, sur the Streets, et quelques mots chez CuisinerenLigne. Je suis passé de nombreuses fois à côté, pendant les travaux, sans vraiment me douter qu’il allait s’agir d’un restaurant. C’est en échangeant avec Stéphane, de CuisinerenLigne, que m’est venu l’envie d’y déjeuner.

L’entrée est un peu déroutante au départ : il y a un demi-étage par rapport à la rue. Une fois la porte franchie on a un peu l’impression d’être dans un hall d’entrée d’immeuble de bureaux, mais non, c’est bien ici que ça se passe. Tout de suite à droite, un ascenseur permettant aux personnes à mobilité réduite de passer d’un niveau à l’autre : niveau 0, l’entrée, +1/2, le restaurant, -1 les WC (très larges, un boulevard) et le bar/lounge. Arrivé en haut des marches, je demande une table pour un couvert.

20091103 tico 0 salle02 Tico, rue Mermoz, 75008 Paris : sympatico, avec un grand potentiel (ChrisoScope)

Je suis accompagné dans une grande salle qui doit bien pourvoir accueillir une grosse soixantaine de couverts à la fois. L’espacement entre les tables est convenable, il y a pas mal d’espace entre les tables qui ne sont pas côte à côte. L’ambiance est plutôt claire et vivante, c’est agréable de ne pas être dans un énième endroit beige, taupe ou anthracite… Aux murs, quelques toiles grand format apportent un peu plus de couleur et de vie.

20091103 tico 0 salle Tico, rue Mermoz, 75008 Paris : sympatico, avec un grand potentiel (ChrisoScope)

Service féminin plutôt gentil et voulant bien faire, motivé. Le responsable de salle (ex Maison du Danemark) n’a pas du me trouver à son goût puisqu’il préféra parler à presque toutes les tables sauf à moi. Pas bien grave, il a quand même eu la délicatesse de présenter des excuses pour le petit retard du soufflé, à la fin.

La carte est assez éclectique. On retrouve ce qui ressemble à des classiques au premier ordre :  carpaccio, le Burger (légèrement revisité), côte de boeuf (black angus US), des pâtes, un foie gras, de la volaille des poissons et deux salades. En fait, au prime abord, on a l’impression d’être dans une autre brasserie passe partout de plus. En fait, c’est mieux que ça : ça a l’air classique, mais il y a à chaque fois une touche d’innovation et de personnalisation (le chef est un ancien de chez Rostang). Bref, sous une apparence lisse, il y a en fait pas mal de personnalité. Les tarifs sont en ligne avec le quartier : pas donné, avec une entrée, un plat et un dessert on s’en sort à partir de 45€.

Quelques vins au verre (des noms assez connus et rassurants) pas forcément donnés (à partir de 6€, il me semble), mais très bon système (à la Lavinia) permettant de conserver les bouteilles au frais et d’extraire le vin par un robinet.

Un verre de Côte de Beaune (rouge,  6€), et une carafe d’eau pour accompagner. Le vin était un peu froid au départ, arrivé à bonne température, il s’est avéré agréable.

20091103 tico 0 table Tico, rue Mermoz, 75008 Paris : sympatico, avec un grand potentiel (ChrisoScope)

Le pain est classique et nickel, de chez Poujauran.

Je me laisse tenter par le pressé d’artichaut et foie gras, pain feuilleté aux épices (19€), accompagné d’une sauce rouge fraiche et légèrement relevée, dont je ne me souviens plus de la composition exacte. Le foie, une entrée de brasserie par excellence. Ici, il est loin d’être banal puisque la tranche de foie gras est entrecoupée d’artichaut pressé. C’est bien fait, servi à bonne température et c’est bon! Le pain feuilleté (en escargot), assez dense, change des ennuyants toasts. Et puis cette petite sauce apporte un léger coup de fouet exhausteur des papilles. Un très bon début!

20091103 tico 01 foie gras artichaut Tico, rue Mermoz, 75008 Paris : sympatico, avec un grand potentiel (ChrisoScope)

La clientèle n’est pas forcément très jeune. À ma gauche, un groupe de bientôt quinquagénaires qui se retrouvent entre anciens camarades et/ou collègues entre Paris, Londres, NYC ou Hong Kong. Plus loin, un ami du patron qui déjeune avec son associé, encore plus loin, d’autres repas d’affaires, ou alors quelques couples d’un certain âge, de passage dans le quartier pour du shopping ou des galeries d’art. Pour rajeunir un peu la clientèle, une formule déjeuner (entrée+plat ou plat+dessert, et éventuellement un verre de vin et ou un café un peu en dessous de 25€) pourrait fonctionner.

Après un début prometteur, j’ai hâte de voir la suite : « Tico Burger, boeuf et canard, foie gras, sucrine, marmelade d’oignons rouges » (21€). Je récolte un gros couteau à viande « pas de chez nous ». Amusant.

20091103 tico 02 couteau Tico, rue Mermoz, 75008 Paris : sympatico, avec un grand potentiel (ChrisoScope)

Le Tico Burger arrive, sobre, zen, au milieu d’une grande assiette. Piqué de haut en bas pour lui garder sa tenue le temps du transport depuis la cuisine. Deux traits assez épais de sauce rouge genre ketchup++. Bun de chez Poujauran, avec une beau morceau de foie gras (frais, cuit) sur un beau morceau de viande. Les oignons rouge et la salade apportent une jolie sensation de fraicheur et de légèreté.

20091103 tico 02 tico burger Tico, rue Mermoz, 75008 Paris : sympatico, avec un grand potentiel (ChrisoScope)

Les frites, apportées dans une petite casserole en étain cuivre sont tout à fait honnêtes, même si elles sont trop régulières à mon goût!

20091103 tico 02 frites Tico, rue Mermoz, 75008 Paris : sympatico, avec un grand potentiel (ChrisoScope)

Encore un classique revu et amélioré,  pour un résultat qui ne déçoit pas. On sent la qualité et l’envie de faire plaisir.

Alléché par le soufflé au Grand Marnier, j’hésite un peu. À la fois parce que j’ai très bien mangé déjà (en qualité et en quantité), mais aussi parce qu’un soufflé, c’est toujours délicat, tellement simple à louper. Mais bon, je me sens en confiance, l’entrée et le plat étaient très bien maitrisés, je prends le risque.

Alors oui, il a mis un moment à venir, le Maitre d’Hôtel s’en est même excusé, mais ça fait partie du jeu. Un soufflé, ça prend du temps, un peu de patience. Une patience récompensée, puisqu’en plus d’avoir une belle gueule, le soufflé (10€), servi dans une autre petite casserole en cuivre, est bon. Et ça, en général, c’est plutôt rare et je pense que cela mérité d’être signalé, puisque c’est un gage de qualité, de maitrise, et c’est aussi un révélateur. Ce n’est pas une brasserie/restaurant quelconque, ils ont la prétention de faire mieux et je les félicite.

20091103 tico 03 souffle Tico, rue Mermoz, 75008 Paris : sympatico, avec un grand potentiel (ChrisoScope)

Pas de café, comme d’habitude, ce qui ne me prive pas de ces deux mignardises. Pas fan du pavé multi-couches parce qu’assez riche en café, mais la sucette à la crème au chocolat est extra! Là encore, un détail, bien sur, mais qui prouve que l’on est entre de bonnes mains.

20091103 tico 04 mignardises Tico, rue Mermoz, 75008 Paris : sympatico, avec un grand potentiel (ChrisoScope)

56€ pour ce déjeuner qui sort de la routine, ce n’est bien sur pas pour tous les jours, mais pour s’accorder une pause détente et gourmande une ou deux fois par mois, à midi, ça le fait tout à fait. Je reviendrai!

Quelques modifications ont été apportées le 12/11/2009, j’avais rapidement confondu cuivre et étain et abusé du terme brasserie.

juil 25

20090725 the house cafe general yazgan The House Café, General Yazgan, Istanbul (ChrisoScope)

The House Café,
Gen Yazgan sk. 11, Asmalımescit, Istanbul, Turquie.
Site Web.

Chaine de bars/cafés/restos contomporains à Istanbul, on trouve un The House Café dans pas mal de quartiers en vogue d’Istanbul. L’emplacement de celui-ci, dans le quartier vivant et assez classe du Tünel/Asmalımescit, au coin d’une rue (General Yazgan, photo ci-dessus) piétonne et d’un petit passage semi ouvert (photo ci-dessous) est particulièrement agréable.

20090725 the house cafe passage The House Café, General Yazgan, Istanbul (ChrisoScope)

Service (un peu sec?) pendant toute la journée. La carte (3MO, image, que vous pouvez sinon retrouver sur leur site web : bel effort, il y a une photo et une petite description pour chaque plat, mais pas le prix) propose des plats et boissons (à des prix plus élevés que la moyenne, soit une bonne vingtaine d’euros pour un repas complet) à cheval entre cuisines turque et plus occidentale…

Samedi matin (ou plutôt midi), ayant déjeuné à l’hôtel, j’accompagne D et S pendant leur petit déjeuner. Ce qu’ils ont pris (des œufs, autour d’une petite dizaine d’euros) est plutôt appétissant, mais pas bien original. Leurs jus d’oranges sont fraichement pressés. Un cocktail de fruits centrifugés (smoothie style) pour moi, autour de 4-5€ : frais, bon, rafraichissant et purifiant.

20090725 the house cafe drink The House Café, General Yazgan, Istanbul (ChrisoScope)

Un endroit calme (la journée) et relaxant.

avr 14

I-Box Café, bar lounge
135 Hai Ba Trung, Saigon, Vietnam.

Le Routard range l’I-Box Café dans la catégorie « Où prendre un verre? – Cafés design et branchés« . On le retrouve dans un top 10 des cafés de Ho Chi Minh Ville. L’endroit est un bar-lounge à l’occidentale, où l’on peut boire de bons cocktails (autour de 70kVND), tranquilement, au calme.

20090414 saigon ibox I Box Café, Saigon (ChrisoScope)

Climatisé, musique européenne en fond sonore, les autres clients étaient des locaux, en couple ou en flirt. Un endroit reposant et agréable, typiquement pas vietnamien.

avr 02

20090402 mama shelter hotel Terrasse du Mama Shelter, au soleil (ChrisoScope)

Mama Shelter, hôtel, bar, restaurant.
109 rue de Bagnolet, 75020 Paris.
Tél. : 01 43 48 48 48. Site Web.

Situation

Installé en face de la Flèche d’Or (également propriété des Trigano), et longeant la voie ferrée de la petite ceinture désaffectée, Mama Shelter, a ouvert en septembre 2008. Assez discret et sobre vu de l’extérieur, l’intérieur est plus contemporain et décalé. Pour plus de détails sur le concept et l’alliance Trigano, Stark, Castro et Azouirate, vous pouvez lire Plurielles. Il y en a vraiment pour tous les goûts: les Geeks apprécient de passer une nuit avec un iMac, Estaminet Coquet y a fêté un anniversaire très agréable, Régis y a dormi, le Rose et le Noir aussi (avec Quelle Heure est-il àTokyo). Zutilpleut trouve que c’est une adresse où aller en hiver.

François Simon se moque un peu de l’accroche, relate l’insatisfaction d’Alain Senderens, et, au final, cautionne et valide, surtout à cause du lieu superbe. L’article de Libération sent bon le dossier de presse, mais ils ne s’en cachent pas.

Vous trouverez des photos sur le site de l’Express, d’autres informations ici. Garance Doré, contrairement à ce que laisse penser le titre de son article, ne parle pas du Mama Shelter.

Occasion

Ayant posé mon après midi du jeudi depuis un moment, je ne pouvais pas mieux tomber. Initialement, cela devait être le restaurant d’application du lycée hôtelier de Clichy. Pas possible, mais la solution de « rechange » proposée par A est plus qu’alléchante. Déjeuner presse, organisé par Emmanuelle, de l’agence 14 septembre, avec Alain Senderens, chef-conseiller. Vu combien je suis fan du Passage, et curieux de rencontrer cet homme doué et malin, je signe tout de suite. J’ai vraiment de la chance, il fait très beau, le mois d’avril commence bien. Je traverse une bonne partie de Paris à vélo, me gare devant la Flèche d’Or, constate que l’endroit est sobre et loin d’être tape à l’œil : un très bon point.

20090402 mama shelter terrasse 1 Terrasse du Mama Shelter, au soleil (ChrisoScope) 20090402 mama shelter terrasse 2 Terrasse du Mama Shelter, au soleil (ChrisoScope)

C’est surement mon jour de chance : il y a une terrasse très bien ensoleillée, au dessus de l’ancienne voie de chemin de fer. Je passe l’entrée, traverse un hall/lounge/salle à manger. Il y effectivement une table d’affaires (dress code affaires en tout cas)à l’intérieur : le 75020 est plein de ressources! Je crois reconnaitre Senderens, assis à une table, mais je préfère m’en assurer. Emmanuelle m’accueille, je salue et m’installe. Les autres convives (A, L et F) arriveront peu de temps après. Le temps est vraiment magnifique. Si la vue n’est pas aussi dégagée qu’au Saut du Loup, ou au Tir aux Pigeons, cela reste agréable, le vis à vis est assez loin et surtout on y est plus confortablement installé. Il faudrait installer une terrasse avec piscine en verre au dessus du chemin de fer, mettre quelques petits arbres et ce serait le paradis.

Ambitions

Fort du succès de la restauration le soir (près de 200 couverts servis), les ambitions sont de faire décoller le nombre de clients servis à midi (un peu plus de soixante dix actuellement). Pour cela, une formule déjeuner à prix d’appel (entrée+plat ou plat+dessert à 19€),  et une carte classique style brasserie moderne (entrée+plat+dessert à35-40€) avec salades, saumon fumé maison, foie gras, club sandwichs, croque, pasta, poissons et viandes. Desserts dans le même esprit, généreux : baba, moelleux, glaces… Le soir, c’est plus élaboré, et les prix montent en conséquence (45-50€). Entre les repas, même si la publicité recommande d’éviter de grignoter, la carte snacking permet de se sustenter avec les incontournables et incompressibles (salade, saumon, croque, macaronis, club…). Enfin, le dimanche, brunch à 39€. Alors oui, il n’y a pas que la déco qui est New Yorkaise, la possibilité de manger à toute heure, en continu, c’est pratique et appréciable. En cuisine, c’est Yann Tanneau, activement coaché par Alain Senderens (et Jérôme Banctel).

20090402 mama shelter table Terrasse du Mama Shelter, au soleil (ChrisoScope)

Boisson

À boire, il y a l’embarras du choix, que ce soit niveau cocktails ou vins. La table est simple, sans superflu. Alors que nous faisons connaissance entre nous et découvrons la carte, les personnages et le lieu, la jeune serveuse qui s’occupe de nous apporte une bouteille de Pouilly Fuissé 2006 (65€, Château de Fuissé, Tête de Cru) pour le blanc et un Yann Chave 2007 pour le rouge. Il fait chaud, le soleil tape, les seaux s’imposent.

20090402 mama shelter chatea fuisse 2006 yann chave 2007 Terrasse du Mama Shelter, au soleil (ChrisoScope) 20090402 mama shelter pouilly fuisse tete cru Terrasse du Mama Shelter, au soleil (ChrisoScope)

Ce Blanc de Bourgogne est extra, je deviens de plus en plus monomaniaque de Chardonnay! Doré, rond, une petite pointe d’acidité. Nous passons commande pour goûter la carte du soir.

Saumon et thon

Nous démarrons par une tranche de bon saumon fumé chacun (en assiette nordique, à 16€). Toast de pain de mie, crème légère au wasabi : frais, très agréable.

20090402 mama shelter samuon fume creme wasabi Terrasse du Mama Shelter, au soleil (ChrisoScope)

Jérémie (un Trigano Junior) qui supervise le restaurant, passe saluer Senderens et sa table. Le saumon fumé maison est devenu un « classique », même si peu de personnes choisissent de l’accompagner d’un verre de Whisky, comme place de la Madeleine. Les sushis revisités (12€, sans algue, mais avec des graines de sésame noir grillé autour), au thon rouge, nouveaux venus sur la carte du soir, sont redoutablement efficaces.

20090402 mama shelter shishi Terrasse du Mama Shelter, au soleil (ChrisoScope)

On ne s’en lasse pas, avec cette sauce relevée, aux airs Sud-Asiatiques.

20090402 mama shelter sushis again Terrasse du Mama Shelter, au soleil (ChrisoScope)

Dur d’y résister, n’est-ce pas?

20090402 mama shelter resto sauce sushi Terrasse du Mama Shelter, au soleil (ChrisoScope)

Continuation

Le Vitello Tonnato (14€), plat classique piémontais dont je ne raffole pas : fines tranches de veau, mayonnaise, thon et câpres, convient tout à fait à mes camarades de déjeuner.

20090402 mama shelter vitello tonnato Terrasse du Mama Shelter, au soleil (ChrisoScope)

Je me concentre sur l’œuf mollet (presque aussi bien cuit qu’au Passage), servi avec quelques asperges vertes (on est un peu en avance sur la saison, mais le temps est digne de mai, donc je fais ce qu’il me plait) croquantes et une sauce à l’olive Kalamata (14€). La sauce est assez crémeuse, on sent le goût de l’olive, sans que ce ne soit étouffant et écrasant comme dans une tapenade. Idéal vu le contexte et l’ambiance.

20090402 mama shelter oeuf asperges Terrasse du Mama Shelter, au soleil (ChrisoScope)

Transition

Nous passons à la suite, et au rouge de Yann Chave (pas mal, mais je retournerai vite au blanc, profitant de l’ouverture d’une seconde bouteille). Papillotte d’aubergines, avec une crème au basilic (15€). Après un petit raté, Alain Senderens a convoqué le chef qui a bien rattrapé le coup. Un bon plat léger, végétarien, ça peut faire du bien de temps en temps.

20090402 mama shelter papillotte Terrasse du Mama Shelter, au soleil (ChrisoScope) 20090402 mama shelter aubergine Terrasse du Mama Shelter, au soleil (ChrisoScope)

Mais avril, c’est le mois de l’agneau. Cocotte d’épaule d’agneau confite, raisons blonds, boulgour et citron (22€), il y a quasiment deux doses sur ces photos. Ce qui explique ma surprise quand on m’a apporté ce monstre. Agneau fondant mais qui se tient, maintenu au chaud par la fonte. À côté, le boulgour ne la ramène pas et remplit bien son rôle. Ce plat aux accents méditerranéens (rappel au couscous) n’a pas de prétentions gastronomiques exagérées, mais est tout simplement bien fait et généreusement servi. Yo Mama!

20090402 mama shelter boulghour Terrasse du Mama Shelter, au soleil (ChrisoScope) 20090402 mama shelter epaule agneau Terrasse du Mama Shelter, au soleil (ChrisoScope)

Terminons

Place au dessert et au moelleux au chocolat (10€). Personne n’a osé prendre le même, avec un cœur carambar.

20090402 mama shelter moelleux 1 Terrasse du Mama Shelter, au soleil (ChrisoScope) 20090402 mama shelter moelleux 2 Terrasse du Mama Shelter, au soleil (ChrisoScope)

Solide et sans reproche. Comme ce gros Baba de la Mama (20€, servi avec son petit pot de rhum) à partager à deux au moins. Très bon rhum ambré.

20090402 mama shelter baba Terrasse du Mama Shelter, au soleil (ChrisoScope)

Les profiteroles surprises (la glace est faite maison, bye bye Grom), natures, sont dans la bonne moyenne. Ce dessert semble encore en rodage, puisque la sauce au chocolat, pas mauvaise, était trop légère, pas assez dense, ni puissante. Encore quelques essais et ça devrait être à la hauteur.

20090402 mama shelter profiterolles Terrasse du Mama Shelter, au soleil (ChrisoScope)

Les avis sont partagés sur le crumble aux fraises pour 2 (19€). Les fraises chaudes et cuites sont excellentes, plus douces et plus moelleuses que crues. Par contre, deux écoles du crumble s’opposent : alors que certaines préfèrent que le haut (la pâte) soit bien cuit, compact, dense, d’autres, au contraire, apprécie la légèreté et la friabilité. Les partisans de la seconde tendance furent ravis.

20090402 mama shelter crumble fraises Terrasse du Mama Shelter, au soleil (ChrisoScope)

Révélation

Mais LE dessert absolu, c’est cet ananas rôti (10€), avec madeleines et boule de glace vanille. Superbe cuisson, légèrement caramélisé et un peu résistant à l’extérieur, doux et tendre dedans.

20090402 mama shelter ananas roti Terrasse du Mama Shelter, au soleil (ChrisoScope)

Résumons

Au cours du repas, nous avons eu l’occasion de croiser un Trigano Senior, Roland Castro. Le service, comme l’a expliqué Alain Senderens, est, conformément aux attentes et à l’esprit des Trigano, non professionnel, mais souriant et plein de bonne volonté. C’est relax, décontracté. Pas parfait, c’est sur, mais c’est l’intention qui compte. Pas aussi « smart » que dans un Costes, mais plus humain, plus compétent et plus efficace aussi.

Mama Shelter n’est pas seulement un projet entrepreneurial, ses créateurs y croient et y vivent (ou alors ils font bien illusion) et c’est sans doute ce qui donne cette touche différente, cette somme de petits détails qui fait qu’on se sent à l’aise et bien. Bien sur, ce n’est pas parfait, ce n’est pas un endroit où aller pour une grande expérience gastronomique, il peut y avoir des couacs. Mais le bon esprit qui règne, le cadre, l’ambiance et l’environnement font de cette Mama un personnage attachant et accueillant. À refaire, en mai, à mon retour, le soir ou pour le brunch.

Thanks

Merci à A, du guide LesRestos.com, à Emmanuelle, de l’Agence 14Septembre, et à Alain Senderens pour ce déjeuner très agréable et enchanteur.

Rédigé le 7 avril 2009.

oct 30

20081030 Sydr Sydr, La Sydrerie de LEtoile, by Dutournier (ChrisoScope)

Sydr, la Sydrerie de L’Etoile, by Alain Dutournier
6 rue de Tilsitt, 75017 Paris.
Tél. : 01 45 72 41 32. Site Web.

Le Sydr serait-il vraiment, comme on peut lire sur Sofoot, un non-lieu? Lors de son ouverture, à la rentrée 2007, il semblait y avoir des ratés, comme l’a écrit Thierry Richard et la presse. Sur « Toutes les bonnes choses ont une faim » on trouve un des rares avis favorables, ainsi que dans une « enquête » du Monde (dans laquelle on apprend pas mal de chose sur le Sydr, la boisson, mais pas grand chose de critique sur le restaurant). Son Poulet rôti avait quand même obtenu 12,5/20 au test du FigaroScope.
En 2008, il y en a bien eu un ou deux pour aimer, même s’il n’y a pas beaucoup de détails : Eric Blot, ou, au contraire, beaucoup d’adjectifs : Léon Mazzella. On peut avoir un aperçu rapide, neutre, sur lesrestos.com. Ils ne sont plus dans le Fooding. François Simon avait l’air de dire que ça allait mieux, en août 2008, même si sa dernière phrase restera inachevée à jamais. Pudlo nous apprend, en novembre 2008, que l’amélioration dans l’assiette est due au changement de chef. Niveau sites d’avis, c’est un peu biaisé sur Qype, et pas terrible sur l’Internaute.

Réservation pour une table pour deux, mais ce n’était pas la peine : il y a beaucoup de places libres! Service jeune, mais pas super affuté. Une des serveuses qui s’occupe de nous donne l’impression olfactive d’avoir transpiré : il y a des odeurs dont on se passe volontiers. Un carré posé en losange sur une grande table tout blanche, de la vaisselle contemporaine (avec le verre bas basque, bien sur)…

20081030 Sydrtable  Sydr, La Sydrerie de LEtoile, by Dutournier (ChrisoScope)

La salle est située sous une grande quasi-verrière. C’est tout blanc avec de la lumière qui traverse. Les écrans de télévision sont immenses, mais je ne suis pas fan. Sur les murs de la salle, une collection de maillots de rugby, dans des cadres.

20081030 Sydr toit Sydr, La Sydrerie de LEtoile, by Dutournier (ChrisoScope)

Le blanc immaculé d’ambiance générale est légèrement relevé par quelques touches de couleur (nappes bordeaux), quelques fruits… Ce n’est pas super funky.

20081030 Sydr toit2 Sydr, La Sydrerie de LEtoile, by Dutournier (ChrisoScope)

Nous prenons le menu cocotte du jour : une salade, un plat en cocotte, un café gourmand, avec un verre de cidre.

L’entrée est une salade croquante, œuf poché, un peu tristounette à l’œil, un peu trop aigre au goût (assaisonnement trop fort). L’œuf n’est pas mal.
20081030 Sydr salade croquante oeuf poche Sydr, La Sydrerie de LEtoile, by Dutournier (ChrisoScope)

Les cocottes, ensuite, sont déclinées en terre : le canard (une cuisse, quasi confite), plutôt pas mal, mais qu’on trouverait presque dans un bon petit bistrot de quartier à moins de quinze euros…
20081030 Sydr canard Sydr, La Sydrerie de LEtoile, by Dutournier (ChrisoScope)

Côté mer, la cocotte de poulpe au chou est un met auquel je suis moins habitué, donc moins de références.

20081030 Sydr cocotte Sydr, La Sydrerie de LEtoile, by Dutournier (ChrisoScope)

Ce n’est pas très beau, mais ça se mange bien.
20081030 Sydr poulpe chou Sydr, La Sydrerie de LEtoile, by Dutournier (ChrisoScope)

Le café gourmand consiste en un mini-gâteau, une pseudo panna cotta (coulis à l’abricot?) et, bien sur, un café : mouais…
20081030 Sydr cafe gourmand Sydr, La Sydrerie de LEtoile, by Dutournier (ChrisoScope)

On s’en sort pour 32€ par personne, dans le cadre de cette formule déjeuner rapide tout compris. Rien de foncièrement mauvais, mais rien non plus de vraiment enthousiasmant. Il me semble que ce restaurant a été la cantine de Vivendi. J’ai l’impression que l’endroit est toujours hanté par cette ambiance : une cantine d’entreprise, ce n’est jamais très bon, mais ça peut aller. Si l’on n’a pas le choix et que ce n’est pas cher, on y va et on y retourne souvent, s’il n’y a rien de différenciant, que ce soit au niveau de la qualité, des quantités ou du tarif, on va voir ailleurs. C’est ce que je fais depuis, parce que, pour 32€, même dans ce quartier, il y a des endroits où l’on peut se faire bien plus plaisir.

Publié le 23 février 2009.

oct 19

20081019 sos Smiths of Smithfield (ChrisoScope)
Smiths of Smithfield (SoS)
67-77 Charterhouse Street London EC1M 6HJ.
tél. : +44 (0)20 7251 7950. Site Web.

Situé juste à côté du légendaire club Fabric, en face du marché à viandes de Londres (Smithfield), Smiths of Smithfield est un bâtîment abritant plusieurs cafés et bars. Cinq niveaux, avec : au rez-de-chaussée, un bar/café qui sert de la restauration simple et abordable, au premier étage, un bar à vins, puis un étage privatisable. Les derniers niveaux sont deux restaurants, le plus élevé étant aussi le plus haut de gamme, avec une terrasse, alors que l’autre fait plutôt bistrot-brasserie.

C’est au rez-de chaussée que nous avons prévu de déjeuner/bruncher. Pas de réservations, il faut se présenter à l’accueil, préciser combien on sera et patienter au bar, le temps qu’une table se libère. Je demande donc une table pour cinq et m’installe au comptoir, vite rejoint par O et N. De l’eau (0.5€ la bouteille/carafe d’eau locale, plate ou avec des bulles) pour O et moi, alors que N démarre au Bloody Mary (5,5€). D&S arrivent un moment plus tard.  Une bonne vingtaine de minutes après avoir demandé la table, nous sommes enfin installés. Carte style dinner, pas mal de classiques, que ce soit côté sandwiches : burgers, BLT, salades ou oeufs… Avec de préférences des aliments d’origine biologique.

Ambiance assez décontractée dans la salle : clientèle assez jeune (moins de quarante ans), assez aisée, installées sur des canapés ou des tabourets bas, autour de tables basses. Déco assez épurée : murs de brique, canapés en gros cuir noir. Service plutôt d’Europe centrale et orientale, gentil, qui veut bien faire, mais qui n’a pas forcément été assez bien formé… On commence par commander les boissons, puis une seconde passe pour les plats…

Niveau boissons, en plus des cocktails classiques il y a aussi des milkshakes, des smoothies ou des cocktails de fruits, comme le SOS (pomme, citron, gingembre, betterave, carotte, cèleri, 4,5€), ou le Tutti Frutti (glace vanille avec des bananes, des fraises, de la mangue et du jus d’orange) : vivent les sucres rapides!

Pour manger, les choix se portent sur leur cheeseburger (8,5€), sur les œufs benedict (8,5€) ou le BLT (5,5€).

20081019 sos burger Smiths of Smithfield (ChrisoScope)

Tout arrive presque en même temps (sauf les frites demandées en plus, 2,5€ qui ont un peu trainé). Ce n’est pas mal, mais les steaks des burgers, demandés saignants, arrivent plus cuits que prévus. C’est dommage, parce que du coup, c’est sec et moins savoureux : dommage cette surcuisson. Ce n’est pas mal, sans égaler la qualité et le goût des burgers autour de 15-20€ auxquels je suis habitué à Paris. Certes, c’est près de deux fois moins cher. Les frites sont Ok, bien qu’un peu grasses. Un peu frustrant, quand même, en face du centre de la viande à Londres, de ne pas être tombé sur de la meilleure viande… Le BLT est plus que correct. Le Benedict, par contre, fait un peu triste et chiche, comme si l’on avait oublié de mettre des accompagnements dans l’assiette ou si ‘lon avait oublié d’apporter les sides.

Nous finirons avec des pancakes et bananes (5,5€, très copieux et bien bourratifs, du coup) ou un sundae chocolat (3,5€, correct).

20081019 sos chocolate sundae Smiths of Smithfield (ChrisoScope)

Pour environ 16£/personne, après tout, on a pas si mal mangé. Petite déception, mais, vu le prix, il ne fallait pas être trop exigeant. J’ai sans doute un peu de mal à revoir mes critères à la baisse lorsque le prix est plus abordable. Ce n’est pas si mal pour le prix, mais une autre fois, nous taperons dans une gamme supérieure.

Rédigé en fevrier 2009.

oct 13

Lundi 6 octobre 2008, déjeuner sandwiches à la Gerbe d’Or. Le pain de mon jambon-fromage-crudités était à peine fendu en deux dans le sens de la largeur (je veux dire que la fente faisait à peine un rayon de profondeur), et la garniture était assez riquiqui! Bonne tarte au chocolat noir. Avec une boisson (Badoit), ça fait quand même 8€, c’est agaçant de sandwich batard.

Mardi, déjeuner au Mac Do. Le soir, Cliente au Majestic Passy, puis Cocottes de Constant, avec O. Une cinquantaine d’euros à deux, pour une salade César, un velouté de cocos de Paimpol, une cocotte d’agneau fondant aux cocos et pimientos, un verre de vin chacun et une tarte au chocolat noir partagée. C’était très bien, et assez jouissif de mettre la main sur la dernière part de tarte de la soirée, au nez et à la barbe du jeune couple à ma gauche. Vive le timing!

20081007 cocottes salade cesar La nullité des uns fait elle le bonheur des autres? (ChrisoScope) 20081007 cocottes tarte chocolat La nullité des uns fait elle le bonheur des autres? (ChrisoScope)

Mercredi : sandwiches de Pivano, le soir, dîner thaï chez Wassana (10 rue Ganneron, 75018 Paris), avec O.

20081008 wassana pad thai La nullité des uns fait elle le bonheur des autres? (ChrisoScope)

Jeudi : tabac Marbeuf avec M. Un demi de Heineken, un plat et un dessert chacun pour environ 21€/personne. Tartare classique mais efficace, pour moi. Maintenant que c’est non fumeur, ce n’est pas mal du tout, dans le genre cantine classique à midi.
Le soir, Pot Supélec au N’importe Quoi, avec une très bonne soirée Plumes et Bulles. Et un Security Feel Better, un.
20081009 tabac marbeuf tartare La nullité des uns fait elle le bonheur des autres? (ChrisoScope)

Vendredi : Arôme à midi, avec C et L. Une valeur sure. Ci dessous : Royale de foie gras.

20081010 arome royale foie gras La nullité des uns fait elle le bonheur des autres? (ChrisoScope)

Samedi : Sale e Pepe (30, rue Ramey, 75018 Paris. 35€ à deux) avec O : j’avais peur d’être déçu, et si ce n’est effectivement pas de la grande cuisine, c’est honnête et pas mal du tout. Par contre, la clientèle est archi ultra bobo, belle caricature! Petit tour rapide dans le quartier, jusqu’à la mairie du 18e, ou un Daniel Vaillant tout rouge donnait un discours, à côté du Maire de Paris.
Résurrection de mes Chukka (talons et patins) en fin d’après-midi, c’est reparti pour quelques saisons! Vicky, Cristina, Barcelona, avec O à l’Arlequin. Et un verre à la Rhumerie (Boulevard Saint Germain, Mabillon). Depuis que c’est non fumeur, il y a encore plus de touristes étrangers ou de français qui y amènent des étrangères.

Dimanche : marché Raspail, galette et tarte aux oignons en entrées, pâtes aux légumes. Petit tour dans le Marais en fin d’après-midi et goûter au Queen Ann (rue Simon le Franc, derrière le centre Pompidou). Très bons scones et chocolat chaud à l’ancienne. Clientèle du quartier (sans doute un des seuls de Paris où il y a autant d’hommes dans un salon de thés). Un bon complément au Royal Bar.