sept 09

20090809 saquana 03 homard En attendant le texte, les images daoût (ChrisoScope)

Une grande partie du retard « back office » est enfin rattrapée. Les photos prises, il faut les transférer, les choisir, les trier, les adapter (je ne retouche plus rien, sauf parfois de légers re-centrages et je floue les visages ou informations trop personnelles), avant de les télécharger sur le serveur.

20090826 martin berasategui 08 coeurs legumes En attendant le texte, les images daoût (ChrisoScope)

Ouf, ça y est, c’est fait, je n’ai plus de retard sur ce point. Pour récompenser votre patience, voici la galerie d’août 2009.

En vrac : L’Angélique, Makoto Aoki, Sa.Qua.Na, La Guérinière, Martin Berasategui, le Moulin d’Alotz, 33 à Tudela, Etche Ona, Iratze, la Plancha d’Ilbaritz, Olatua à St Jean du Luz…  sans oublier quelques adresses parisiennes : Chez Françoise, Libre Sens, Charlie Birdy… ainsi que quelques bestioles. Enjoy!

août 28

Vendredi 28 août : après avoir pris congé de notre hôtesse, nous retournons à Pamplona, pour petit déjeuner et faire quelques emplettes pour le pique-nique.

Chocolat et lait chauds dans une petite boulangerie (encore une chaine), de meilleure qualité que la veille.

20090828 chocolat Pays basque jour 8 : Zangoza, Leyre, Vallées des Pyrénées, Ochagavia (ChrisoScope)

Ravitaillement en cochonnailles chez Fernandez, très populaire, juste à côté du marché. On ne rigole pas avec le stationnement payant à Pamplona : pour 10 minutes de dépassement, c’est plusieurs dizaines d’euros d’amende… Sauf si l’on remet rapidement quelques euros dans l’appareil pour se dédouaner.

20090828 charcuterie Pays basque jour 8 : Zangoza, Leyre, Vallées des Pyrénées, Ochagavia (ChrisoScope)

Nous quittons Pamplona et roulons vers l’est. Zangoza, avec sa jolie rue principale et ses vieilles églises (dont Santa Maria). Fromages chez un charcutier-fromager. Puis direction Xabier, ville natale du missionnaire jésuite Saint François-Xavier. Pas grand chose à voir, le château+église est assez banal.

20090828 xabier Pays basque jour 8 : Zangoza, Leyre, Vallées des Pyrénées, Ochagavia (ChrisoScope)

Monastère de Leyre, où nous pique-niquons. Belle vue sur un grand lac artificiel et superbes couleurs.

20090828 leyre  Pays basque jour 8 : Zangoza, Leyre, Vallées des Pyrénées, Ochagavia (ChrisoScope) 20090828 leyre 2 Pays basque jour 8 : Zangoza, Leyre, Vallées des Pyrénées, Ochagavia (ChrisoScope)

Visite du monatère, ou de ce qui en reste. Très belle crypte. Vieille église tordue.

20090828 leyre 3 Pays basque jour 8 : Zangoza, Leyre, Vallées des Pyrénées, Ochagavia (ChrisoScope)

Slalom dans les vallées, au pied des Pyrénées. C’est vert, c’est calme, c’est tranquille. Pause à Ochagavia, charmant petit village aux rues étroites et au pont de pierre.

20090828 village ochagavia 2 Pays basque jour 8 : Zangoza, Leyre, Vallées des Pyrénées, Ochagavia (ChrisoScope) 20090828 village ochagavia eglise Pays basque jour 8 : Zangoza, Leyre, Vallées des Pyrénées, Ochagavia (ChrisoScope) 20090828 village ochagavia Pays basque jour 8 : Zangoza, Leyre, Vallées des Pyrénées, Ochagavia (ChrisoScope)

La route continue, succession de lacets, de montées, de descentes, de cols à franchir. En prenant de l’altitude, le paysage change sensiblement, ça devient de plus en plus humide et vert. La route qui traverse la frontière et qui relie aux Aldudes est calme, tranquille, presque relaxante. Dommage pour le brouillard.

Arrivée à l’Auberge Erreguina en soirée. Un endroit chaleureux et douillet, où l’on se sent bien.

août 27

20090827 treintaitres Treintaitres (33), Tudela (ChrisoScope)

Treintaitrés
Capuchinos, 7, 31500 Tudela.
tél. : +34 948 82 7606. Site Web.

Adresse réputée dans la région (guide Repsol, Routard), mais pas facile à trouver en voiture, à cause des sens interdits et des travaux… Après une bonne fin d’après midi découverte, nous arrivons à Tudela avec le soir… Un petit tour dans la vieille ville et ses rues étroites, quelques demi-tours après, nous parvenons à garer le véhicule, trouver l’impasse en question et enfin atteindre le 33. Sans réservation, mais arrivés assez tôt (à l’heure espagnole : 21h30), nous sommes installés au fond de la première salle (la seconde, avec le bar, ne servira pas).

Comme d’habitude, les différences entre les description du Routard font sourire : décoration assez discrète?

20090827 treintaitres 0salle Treintaitres (33), Tudela (ChrisoScope)

Ambiance un peu sombre malgré la profusion de lumières… Nous nous laissons tester par le menu degustación de verduras (40€+IVA) qui propose, comme son nom l’indique, de découvrir et savourer la cuisine d’auteur appliquée aux produits rois de la région. Le menu ci-dessous est uniquement indicatif, tout dépend de la saison et des arrivages…

20090827 treintaitres 0 degustacion Treintaitres (33), Tudela (ChrisoScope)

Nous sommes tombés chez des afficionados de légumes, comme Alain Passard. S’il y a quelques points communs avec l’Arpège, il ne faut pas pousser la comparaison trop loin! Va pour ce menu végétal. À boire : une belle bouteille de Solan de Cabras (3€+IVA) et nous laissons le soin au patron de nous choisir une bouteille de vin de la région : Pedro de Ivar Crianza (15€+IVA).

20090827 treintaitres 0 verduras Treintaitres (33), Tudela (ChrisoScope)

Couverts modernes, pain maison tout frais tout chaud. On sent la qualité! Ce menu verduras sera très agréable, mais on regrette simplement le rythme, un peu infernal : ça va très vite, on a à peine terminé son plat que le suivant arrive. Une ou deux fois, le plat suivant arrive (et repart) alors que nous n’avons pas encore fini. Dommage pour cet enchainement effréné.

20090827 treintaitres 01 table Treintaitres (33), Tudela (ChrisoScope)

Nous commençons avec un gazpacho de tomates renforcé au pain mixé et à l’œuf. La texture est donc plus consistante que pour un gazpacho ordinaire. Cela enrichit et renforce sensiblement ce plat. C’est bon, mais la légèreté ne semble pas la principale préoccupation de la maison. C’est servi légèrement frais, donc ça passe bien.

20090827 treintaitres 02 tomate pain oeuf Treintaitres (33), Tudela (ChrisoScope)

Round 2 : poivrons verts et rouges, qui ont du être passés rapidement au four (ils ne sont pas secs), coupés en fines lamelles, liés avec une touche d’huile d’olive. Pas mal du tout!
20090827 treintaitres 03 poivrons Treintaitres (33), Tudela (ChrisoScope)

20090827 treintaitres 03 zoom Treintaitres (33), Tudela (ChrisoScope)

Round 3 : gros oignon blanc confit au Chardonnay. C’est fondant, fin et doux, sans supprimer le goût d’oignon.
20090827 treintaitres 04 oignon chardonnay Treintaitres (33), Tudela (ChrisoScope)

Round 4 : borracha (des feuilles de bourrache?), borraja (merci sopadeajo pour la correction, c.f commentaire), parmesan, sauce riche et jus de feuilles. Un plat un peu extraterrestre, venu de nulle part! On ne sait pas exactement ce que c’est, mais ça se mange très bien. La sauce est redoutable!

20090827 treintaitres 05 borracha Treintaitres (33), Tudela (ChrisoScope)

Round 5 : gratin de blettes et jambon. Là encore, pas de répit, j’essaie de ralentir un peu le rythme, sinon nous allons exploser en vol. Une composition plutôt simple, moins fine que certaines préparations mangées plus tôt, mais très efficace.

20090827 treintaitres 06 blettes Treintaitres (33), Tudela (ChrisoScope)

Round 6 : de gros haricots frais avec une touche de sauce tomate. Ouf, on souffle un peu, c’est un peu plus léger et ça détend un peu. Un plat rustique qui marche très bien.

20090827 treintaitres 07 haricots tomate Treintaitres (33), Tudela (ChrisoScope)

Round 7 : le coup de grâce est donné par cet artichaut frit accompagné d’une tranche de foie gras frais sauté! L’offensive du gras a raison d’O, qui ne terminera pas. La friture et le foie gras sont très bons séparément, mais les marier à ce moment du repas, c’est un coup bas.

20090827 treintaitres 08 articjaut foie gras Treintaitres (33), Tudela (ChrisoScope)

Round 8 : cornichons de petits piments et minstrone. Une sorte de trou navarrais? La légère acidité dissous un peu les graisses avalées précédemment, ça libère bien!

20090827 treintaitres 09 cornichons Treintaitres (33), Tudela (ChrisoScope)

Le minestrone onctueux calme le léger feu des piments. Bon, comme il n’est pas très léger, on recroque dans un piment et le cercle vicieux/vertue se met en place. Un intéressant cycle d’hystérésis (ça change du tandem bière cacahouètes, non?).

20090827 treintaitres 09 minestrone Treintaitres (33), Tudela (ChrisoScope)

Et voilà, c’est fini pour le salé! O jette définitivement l’éponge. Quantités raisonnables, mais ingurgitées trop vite. À quoi est du ce zèle? Est-il habituel? Mystère!

Dessert : Pour la science, je goutte l’intrigante tomate en confiture et son yaourt. Légère déception : c’est mieux écrit que réalisé. Concept amusant, mais résultat moyen.

20090827 treintaitres 10 tomate confiture yaourt Treintaitres (33), Tudela (ChrisoScope)

Bilan : environ 105€ pour deux personnes, pour ce menu dégustation délivré en quatrième vitesse, une bouteille d’eau et une autre de vin. Le mur du son a failli être franchi! La faute au service ou aux cuisines? Aux deux j’ai envie de dire, puisque la serveuse ne pouvait pas ignorer qu’elle nous brusquait! Dommage, je pense qu’en prenant un peu son temps on apprécie mieux! Diner agréable malgré cela. Les produits sont très bons, mais simples. Les préparations pourraient être un peu plus légères. Une adresse satisfaisante, mais pas la peine de faire le trajet depuis Pamplona uniquement pour ça.

août 26

20090826 martin berasategui Martin Berasategui (ChrisoScope)

Restaurante Martin Berasategui (Les Grandes Tables du Monde, Relais & Châteaux)
Loidi Kalea, 4 2060 Lasarte. Gipuzkoa.
Tél. : +34 943 36 471 ou +34 943 361 599. Site Web.

Berasategui, ce n’est pas une découverte, on peut lire les récits ou baver en regardant les photos du Bite Club, de Passionate Foodie (plus gros que le chef, ouille, ouille), d’Assiettes Gourmandes, de l’Ambroisie+, ou des GastrosOnTour.

Désireux de nous faire plaisir et de goûter la cuisine d’un grand chef du Pays Basque, nous choisissons de faire confiance à Martin Berasategui. Réservation par mail un bon mois à l’avance. Nous avions effectué un répérage la veille (mais c’était fermé), il y a bien des panneaux pour ceux qui arrivent de la France ou de Donostia, mais en arrivant de l’ouest, c’est moins évident, surtout avec les travaux qu’il y a dans le centre. Nous garons la voiture sur le parking. Par mail, on nous avait demandé d’être là à l’heure, à 13 heures! Surprenant pour ce côté des Pyrénées, mais nous nous plions à leur demande et entrons dans le restaurant vers 13h10. Accueil très agréable, nous choisissons de profiter de la terrasse et traversons une grande salle à manger pour nous retrouver en plein air. Il y a déjà un couple japonais et leur enfant, il faut donc croire que nous sommes parmi les premiers arrivés.

20090826 martin berasategui 0 vue Martin Berasategui (ChrisoScope)

Sous nous, c’est tout vert et agréable. Dommage qu’il y ait une autoroute/voie rapide un peu plus loin (ça s’entend un peu).

La carte est tentante, mais ce n’est pas facile de choisir! Nous bottons en touche en prenant le meilleur (best of) de Martin Berasategui, un menu dégustation à 155€ (avec treize compositions annoncées). En fait, nous aurons droit à un peu plus encore (quinze créations, voir ici l’intégralité de ce menu dégustation).

Nous accompagons ce déjeuner d’une bouteille de Vallegarcia 2007 (45€, du Viognier). Au passage, signalons que le coefficient sur les bouteilles de vin dans les grands restaurants espagnols semble, comme en France, une fonction des étoiles (la même bouteille de Txacoli répérée la veille chez Elkano est vendue plus de deux fois plus cher!).

20090826 martin berasategui 0 couverts Martin Berasategui (ChrisoScope)

Couverts customisés, personnalisés avec la signature du chef.

Il y a de l’espace entre les tables, les parasols nous abritent du soleil, le service, international, est aux petits soins (certes, on ne comprend pas toujours tout l’intitulé des plats annoncé, mais, heureusement  il y a un fil conducteur). Grande tenue et grande classe : gants blancs et tout le toutim.

20090826 martin berasategui 0 service Martin Berasategui (ChrisoScope) 20090826 martin berasategui 0 tables Martin Berasategui (ChrisoScope)

Succession de compositions très recherchées visuellement et excellentes gustativement. Trois entrées pour démarrer : à chaque fois, l’année de création de l’oeuvre. Les plats à eux seuls méritent le détour!

20090826 martin berasategui 01 poisson fume parmesan Martin Berasategui (ChrisoScope)

2007 : Laminé de cabillaud légèrement fumé sur poudre de noisette, café et vanille. Crème fine au parmesan. C’est archi fin, quasi translucide. Le goût n’a rien à voir avec le cabillaud auquel on a l’habitude : sans doute la finesse et la texture, le léger fumé, c’est fondant. Le parmesan apporte un peu de piquant bienvenu, alors que la poudre de noisette café et vanille est plutôt douce.

Les deux entrées suivantes arrivent en même temps.

20090826 martin berasategui 02 gazpacho mille feuille Martin Berasategui (ChrisoScope)

20090826 martin berasategui 02 zoom mille feuille Martin Berasategui (ChrisoScope)

1995 : Mille-feuille caramelisé d’anguille fumée, foie-gras, petits oignons et pomme verte. Là encore, c’est de la micro chirurgie : une finesse extraoridinaire, rien ne dépasse! On sent à peine l’anguille, dont le fumé apporte une belle opposition au moelleux et à la douceur du foie gras, et au croustillant et sucré légèrement acide du caramel et de la pomme verte. Le goût d’oignon vert est très subtil. Un classique indémodable, près de quinze ans après sa création?

2007 : Gazpacho de pêche de vigne avec infusion de coques au Txakoli. Frais, léger, fruité mais pas trop sucré, avec un petit goût iodé au fond. Pas mal du tout!

20090826 martin berasategui 02 bis tartare legumes Martin Berasategui (ChrisoScope)

2008 : jus de crustacés et gingembre, arômes de légumes. On dirait une espèce de tartare de légumes. Le jus est un peu gélifié. Encore une composition très technique, tout plein de petites touches minutieuses et précieuses. Le gingenmbre et le jus apportent un côté tonifiant et vivifiant. Par contre, j’ai eu un peu de mal à reconnaitre les légumes… un peu trop compliqué pour moi!

20090826 martin berasategui 04  Martin Berasategui (ChrisoScope)

20090826 martin berasategui 04 squid Martin Berasategui (ChrisoScope)

2001 : soupe aux encornets, ravioli d’encornet crémeux à l’encre, servi avec croutons d’encornets. Un plat monomaniaque, un ingrédient, trois déclinaisons. Pas forcément grand fan d’encornets en général, j’ai laissé mes préjugés au vestiaire. C’est assez surprenant, surtout le ravioli rond qui explose en bouche, libérant son encre. Une bonne surprise, qui reconcilie avec ce mollusque. C’était fin, et le contraste bouillon chaud, croutons initialement secs fonctionne bien.

20090826 martin berasategui 03 huitre Martin Berasategui (ChrisoScope)

2006 : Huître à la chlorophylle de cresson, roquette et pomme; crème de citronnelle et herbes d’oxalis acetosella (trèfle). Encore un ingrédient que je mange, mais que je ne choisis pas si j’ai le choix. Aller, un petit effort, ça doit quand même valoir le coup d’essayer. L’énorme huître n’est pas trop iodée et n’écrase pas l’ensemble, ouf! Parce que bon, si je veux des huitres, je peux me prendre un plateau dans une brasserie quoi… Mer et vert, c’est un accord intéressant, surtout que le vert est un peu acide et légèrement corrosif (grâce au cresson, à la pomme verte et à la citronelle). La crème fait la jonction grâce à son onctuosité. OK!

20090826 martin berasategui 05 fenouil Martin Berasategui (ChrisoScope)

2009 : petites perles de fenouil, crues, en risotto et en émulsion. Un deuxième plat monomaniaque, beaucoup plus à mon goût cette fois, je suis fan de ce triptyque, frais, léger et très bien vu. Extra!

20090826 martin berasategui 06 cheese carabana endives Martin Berasategui (ChrisoScope)

2009 : bulles de fromage et huile de Carabanã, endives, jus d’oignons rouges et lard (bacon) ibérique. On reste dans l’excellent avec cette composition un peu tirée par les cheveux. Les petites bulles de fromage, crémeuses, onctueuses, goûteuses, légèrement mais délicieusement grasses, jouent avec l’autre côté gras, un tout petit visqueux, celui de l’huile. Le jus d’oignon et lard délaie et fluidifie l’ensemble. Je suis fan!

20090826 martin berasategui 07 oeuf zoom Martin Berasategui (ChrisoScope)

20090826 martin berasategui 07 oeuf Martin Berasategui (ChrisoScope)

2007 : œuf de ferme à la betterave, et salade d’herbes liquides, carpaccio de ragoût basque et fromage. L’oeuf est bien planqué sous une espèce de couverture végétale. Très bien, même si j’aurais bien aimé voir l’oeuf dans une position un peu plus centrale… Ragoût basque? Je n’ai pas réussi à savoir ce que c’était, la salade d’herbes liquides étant bien présente.

20090826 martin berasategui 08 coeurs legumes Martin Berasategui (ChrisoScope)

2002 : salade de cœurs de légumes tièdes aux crustacés, crème de cœurs de laitue et jus iodé. Encore une superbe composition colorée. Un vrai tableau, qui rappelle l’arlequin d’Alain Passard. Le jus gélifié lie l’ensemble, amandes, coeur et graines de tomates, petites fleurs, c’est très beau, c’est très bon!

20090826 martin berasategui 09 rouget Martin Berasategui (ChrisoScope)

2009 : rouget rôti et ses écailles comestibles, jus au chocolat blanc aux algues. Superbe, même si je ne suis pas fan des deux sauces (ou plutôt de la sauce et de l’émulsion) en simultané. L’émulsion est beaucoup plus fine et discrète que la sauce, qui a tendance à dominer. Quelque chose a du m’échapper!

20090826 martin berasategui 10  couvert Martin Berasategui (ChrisoScope)

Tout au long du repas, jusqu’à présent, nous n’avions eu que des cuillers et fourchettes comme couverts. Pour le pigeon, seule viande servie dans ce menu festin, ce sera un couteau au joli manche bleu funky.

20090826 martin berasategui 10 pigeon Martin Berasategui (ChrisoScope)

2008 : Pigeon d’Araiz rôti avec pâtes fraîches aux champignons et petits oignons, touches de crème truffée. Une belle bête dont on ne fait que quelques bouchées. Puissant et fin, balancé avec le côté terrien des champignons et des pointes de truffe. Et toujours quelques feuilles de trèfle, pour la fraicheur et la légère acidité. Une très belle chute pour le salé.

Passage aux desserts (pas de fromage!).

20090826 martin berasategui 11 dessert01 Martin Berasategui (ChrisoScope)

2008 : Chaud-froid de pomme et racines de plantes. Un shot en deux phases, tout simplement. Raffraichissant et apaisant, subtil.

20090826 martin berasategui 12 dessert Martin Berasategui (ChrisoScope)

2009 : miettes de charbon au yaourt glacé avec de petites touches acides de fraise, citronnelle et fruit de la passion. Un dessert qui donne des ailes. Là encore, le chef s’est lâché. Le yaourt glacé est sublime. Les « miettes de charbon » sont très réussies.

20090826 martin berasategui 13 dessert Martin Berasategui (ChrisoScope)

2009 : comme une soupe froide, ragoût de banane et vanille, agrumes et glace. Glace à la coco? Dessert un peu compliqué, dont je n’ai pas saisi tout l’esprit, j’ai eu l’impression d’une accumulation des ingrédients sans trouver de lien entre eux. Bon, mais un petit goût de passé à côté.

20090826 martin berasategui 14 mignardises Martin Berasategui (ChrisoScope)

Une infusion « mint splash » (7€) pour finir et entamer la digestion. En mignardises : demi sphère de chocolat façon truffe, deux shots (fruit de la passion) et lait d’amandes, petit chocolat (abricot?) et mini financier like au citron.

Pour environ 200€/personne (les prix donnés plus haut n’incluaient pas les 7% d’IVA), une très belle expérience, beaucoup de « wow », la présentation est vraiment épatante. C’est très technique, archi précis, très recherché. En bouche, c’est de très grand niveau, et même si je n’ai pas forcément eu d’atomes crochus avec quelques compositions (soit parce que je ne suis pas fan de certains produits utilisés, soit parce que c’était trop compliqué pour moi), je suis très content d’avoir vécu cette expérience. À refaire en hiver, d’ici quelques années…

Le gros de la clientèle (des ibères) arrivera à partir de 14h15. La terrasse sera remplie, et quelques tables à l’intérieur seront aussi occupées. Clientèle locale, globalement décontractée. Je suis ouvert, mais je trouve qu’accompagner un tel repas avec 4-5 bouteilles d’Heineken, comme j’ai vu faire à une table, c’est un peu sacrilège, comme ceux qui fument entre les plats! Le chef viendra prendre nos impressions, nous échangerons quelques instants et il nous dédicacera un menu « fil conducteur » (« grandes amigos« , c’est vrai, notre couple mesure 1.83m de moyenne icon wink Martin Berasategui (ChrisoScope) ), nettement plus pratique qu’une assiette!.

Après ça, baignade bien méritée à Zarautz!

août 25

20090825 elkano Elkano, el asador (ChrisoScope)

Elkano, restaurant, asador
Calle Herrerieta, 2, 20808 Getaria, Espagne.
Tél. :  (+34) 94 31 40 614. Site Web.

Très bon avis par les américains de FindEatDrink, etde PauperedChef. Une recommandation par JC Ribaut dans le Monde. Deux couverts au Michelin, une description très élogieuse sur loMejordelaGastronomia, où l’on apprend que Pedro Arregui, le chef de cette adresse ouverte il y a plus de quarante cinq ans, fait encore évoluer sa carte et sa technique. Son fils, Aitor, anime l’équipe en salle.

Le Routard en dit du bien et les autres restaurants de Getaria ne nous emballaient pas autant. Ayant lu pas mal de choses sur les asador, et ayant très envie d’une txuletta (côte de bœuf), nous nous présentons chez Elkano un peu avant 22 heures, sans réservation, après une journée bien remplie. La salle avait l’air vide de l’extérieur, mais c’était loin d’être le cas, en fait, dedans. Heureusement il reste une table pour nous. Salle de standing, mais à la décoration un peu passée de mode, quelques éléments marins rappellent que lq mer est à trois minutes et que la spécialité sur la côte, ce sont avant tout les produits de la mer. La lecture de la carte (ici et ) confirme que la spécialité locale n’est pas la viande. Bah, on s’adaptera… N’ayant pas une immense faim, nous choisissons deux entrées légères et un poisson grillé. Les turbots qui restaient étaient trop grands pour deux, il n’y avait plus de soles, par contre, un bar pouvait faire l’affaire. Pas la peine de le préciser, c’est sous-entendu, mais tous les poissons sont sauvages et de ligne.

20090825 elkano 01 table Elkano, el asador (ChrisoScope)

À boire, ce sera un Txacoli. Aitor nous explique que, pour des raisons « politiques » et de bon voisinage, il ne pouvait pas dire qu’il trouve un Txacoli (produit dans les collines au dessus) meilleur qu’un autre. Qu’à cela ne tienne, nous en prenons donc un au hasard (Etxaniz, tout frais, tout jeune, 2008, 12EUR ht la bouteille). Léger, agréable et très finement  gazeux. La carte des eaux minérales est assez riche, avec des eaux de toutes provenances. Notamment de la Karoo sud-africaine. Mon envie cruelle de boire de l’eau africaine alors que des milliers d’habitants de ce continent ne disposent pas d’un accès « sûr » à l’eau ne se réalisera pas, puisqu’il y a rupture de stock. Nous nous consolons avec de l’eau écossaise (en plus mon envie initiale de malveillance se transforme en charité), une bouteille de Speyside Glenlivet (4,5EUR). De l’eau de et à whisky. Un peu absurde cette starification des eaux minérales et de faire payer plus cher le contenant, le marketing, le transport et la marge du restaurateur que le contenu et le produit lui-même, mais bon… Cette eau donne mauvaise conscience mais est plutôt bonne…

20090825 elkano 0 speyside glenlivet Elkano, el asador (ChrisoScope)

La commande passée et les boissons apportées, goûtées, approuvées et servies (il me semble que c’est l’épouse d’Aitor qui est en charge de la carte des eaux) , nous avons droit à un petit amuse bouche. Du thon en ceviche : en plus du citron et de l’oignon qui imbibent la chair du poisson, un peu de tomate pour adoucir l’ensemble. Frais, léger, ça réveille le palais et l’estomac.

20090825 elkano 01 amuse bouche poisson cru tomate Elkano, el asador (ChrisoScope)

Ces débuts prometteurs seront un peu refroidis avec l’arrivée de la salade (6EUR). Clairement préparée à l’avance et gardée au frais, comme le montrent les gouttes d’eau condensée sur le plat. Tomates quelconques, asperges blanches en boite banales!

20090825 elkano 02 salade Elkano, el asador (ChrisoScope)

Certes, c’est la deuxième entrée la plus abordable à la carte, très nettement en dessous (niveau prix en tout cas) du reste, plus original, plus typique sans doute et nettement au dessus de 20EUR. Une simple salade verte de bonne qualité aurait bien plus d’effet que cette banalité!

20090825 elkano 02 salade zoom deja preparee Elkano, el asador (ChrisoScope)

Dommage! Face à ça, mon velouté de langoustines (10EUR), c’est presque le paradis. Une bonne bisque, réalisée comme il faut, mais pas de quoi crier au génie… Bref, ces deux entrés (relativement) abordables déçoivent pour l’une et sont juste en ligne avec nos attentes pour l’autre. Les entrées plus typiques vues ailleurs avaient l’air dún tout autre niveau.

20090825 elkano 02 veloute langoustines Elkano, el asador (ChrisoScope)

Heureusement, le poisson, un joli petit bar de 1,1kg (44EUR), est une réussite totale. Servi seul, tout simplement, sans accompagnement!

20090825 elkano 03 bar Elkano, el asador (ChrisoScope)

Du très bon, que l’on s’amuse, en s’appliquant sérieusement, à attaquer de tous les côtés pour cerner et distinguer les différences de texture, de saveurs et de consistance. Un régal! Le pourtour de la tête est particulièrement intéressant, surtout au niveau des joues.

20090825 elkano 03 bar02 Elkano, el asador (ChrisoScope)

Un vrai champ de bataille, aucun survivant à l’arrivée.

20090825 elkano 03 bar apres Elkano, el asador (ChrisoScope)

Nous finissons sur une petite touche douce : un genre de pain perdu bien caramélisé, surmonté d’un espuma à la cannelle. Je ne sais plus à quoi était la glace. Dessert (7,5EUR) sympathique et bon, d’une bonne trempe.

20090825 elkano 04 dessert Elkano, el asador (ChrisoScope)

Pour terminer ce diner, deux cuillers aux manches retournés nous présentent chacune un petit pavé de pâte de coing friahe surmonté d’une fine crème très légèrement sucrée.
20090825 elkano 05 pate creme Elkano, el asador (ChrisoScope)

Bilan de ce diner chez Elkano : adresse agréable, volonté de bien faire, copieux, souvent très bon, mais inégal (ou élitiste?) notamment sur nos entrées simples et low cost. On s’n sort pour un peu moins de 50 EUR par personne (une entrée chacun, un poisson dún peu plus d’un kilogramme pour deux et un dessert pour deux). Peut-être que si nous avions eu plus faim et pioché dans les entrées plus nobles l’ensemble du repas aurait été plus harmonieux et plus cohérent (et sensiblement plus onéreux)? Cette petite déception sur les entrées ne doit surtout pas faire oublier l’excellent moment passé avec le bar! L’adresse ne vaut surement pas un grand détour, mais si vous êtes à moins de 30km, vous ne devriez pas le regretter.

Rédigé le 20 décembre 2009. D’autres photos ici.

août 24

Lundi 24 août : petit déjeuner vers 9h30. Les gérant du Relais Linague en profitent pour rafraichir notre chambre, et, par la même occasion, changer les draps et préparer au maximum la chambre pour les suivants. Ils sont très stricts sur l’heure de départ. Après un dernier passage dans la salle de bain pour me brosser les dents, je retrouve le patron sur le seuil de la porte, prêt à finir la chambre. Humpf! Hôtes gentils, mais un peu tatillons et dirigistes. Une soixantaine d’euros par nuit pour une chambre grande et agréable, propre assez coquette, très calme. Je suis un peu moins fan de la déco (collection de mini flacons de parfums, de nounours…).

Petit crochet par la Bastide Clairence, dont nous avait parlé notre hôtesse, avant de remonter un peu la Nive puis de la traverser à Ustaritz.

À Saint-Jean-de Luz, le ciel est un peu couvert. Marche au bord de la plage, sur les promenades, avant de faire l’achat d’un sachet de macarons à la maison Adam. Peu convaincus par le Bar Basque, nous déjeunons, à quelques pâtés de maison, au restaurant Olatua (boulevard Thiers).

Nous traversons Ciboure, et faison une halte un peu avant Hendaye, pour visiter le Château d’Antoine d’Abbadie (encore un doux dingue qui s’est fait plaisir), conçu par l’incontournable Viollet-le-Duc.

Après cette pause culturelle et rafraichissante, nous continuons la route à travers Hendaye, traverson la Bidassoa qui fait office de frontière et nous arrêtons à Fontarrabie.

20090824 fontarabie 01 Pays basque, jour 3 : Saint Jean de Luz, Fontarrabie, Getaria (ChrisoScope)

Très belle vieille ville fortifiée (Casco Viejo) avec son chateau de Charles Quint transformé en Parador.

20090824 fontarabie Pays basque, jour 3 : Saint Jean de Luz, Fontarrabie, Getaria (ChrisoScope)

Nous prenons un peu d’altitude sur la GI3440, pour profiter de la vue et du paysage. Cette route est extra : la montagne se jette directement dans la mer, c’est bien vert, harmonieux… Jusqu’à Pasai Donibane, victime de l’ère industrielle, coincée entre port et usines… Zone assez industrieuse, que nous zappons en prenant une autoroute, jusqu’à Zarautz, cité balnéaire pas désagréable.

La route qui mène à Getaria a été gagnée sur la mer. La vue et le cadre sont très différents entre ces deux villes : Zarautz est une mini baie, alors que Getaria est un ilot montagneux qui a fini par être rattaché à la terre ferme. Getaria est la patrie du Txakoli (vin blanc légèrement gazeux), les collines qui surplombent la mer sont bien fournies en vigne. Après un peu de tâtonnements et un peu de chance, nous trouvons Itsas Lore, où nous avons retenu une chambre chez l’habitant, pour deux nuits. Superbe vue plongeante sur l’océan. C’est un peu plus cher qu’en France (85€+7% de TVA la chambre avec vue sur la mer, avec salle de bain privative, petit déjeuner à 6€/personne), la baie vitrée permet de profiter de la vue, mais la déco est un peu moche… Nous avons été accueilli par Xeri, qui parle anglais, alors que son époux Anton se débrouille bien en Français. Quelques brochures sur la région pour compléter les suggestions du Routard.

Après une petite pause, nous descendons en ville, nous promenons dans la vieille partie, jusqu’au petit port. Elkano est repéré (nous y dinerons le lendemain). Elkano, c’est le second de Magellan (mort pendant l’expédition) qui a bouclé le premier tour du monde. Nous prenons une boisson (bière ou Txakoli) et quelques tapas au Taxco (Herrerieta. 5-7), avant de rentrer.

20090824 getaria taxco Pays basque, jour 3 : Saint Jean de Luz, Fontarrabie, Getaria (ChrisoScope)

juin 15

Les distributeurs qui suggèrent quelque chose aux magasiniers, dans l’intérêt des clients? Trop beau pour être vrai!

20090613 monoprix Avocat du diable (ChrisoScope)

Je suis fan de guacamole maison. Quasiment chaque fois que je fais les courses et que je trouve des avocats, j’en prends quelques uns. Dans 80% des cas, ils sont très verts et doivent murir de quelques jours à une semaine, dans ma cuisine. Samedi, soir, pendant un ravitaillement au Monoprix de la rue de Rennes, je constate qu’il y a des barquettes avec trois avocats murs (à 2€). Juste à côté, des avocats plus fermes, de la même provenance (Amérique latine), vendus en principe à 0,75€ l’unité, mais à 1,5€ (soit 0,5€ l’unité) par lot de 3.

Il y a vraiment un paquet de lots d’avocats murs, qui seront surement à jeter d’ici à lundi, s’il ne sont pas achetés et consommés avant. Pourtant, quand on lit cette « circulaire », rédigée par le distributeur espagnol, on a vraiment l’impression que l’on marche sur la tête. En petites quantités, les avocats murs peuvent avoir un avantage par rapport à ceux encore verts, puisqu’ils peuvent être consommés tout de suite. Mais quand il y en a trop et qu’il y a un risque de gaspillage, ce n’est pas très judicieux, ni très citoyen de proposer des avocats murs à un tarif plus élevé que les mêmes un peu plus verts.

Résultat : Il y aura un beau lot d’avocats invendables, ce qui est bien dommage. Je ne sais pas qui décide des prix (Monoprix ou distributeur?) mais il y a clairement une marge de progrès.

mar 15

Après un vol Paris-Bilbao, un taxi nous dépose, pour un peu plus de 20 euros, à l’Hôtel Ercilla, sympathique hôtel-usine (qui ne l’empêhce pas de faira aussi garage-hôtel) avec plus de 200 chambres, une cafétéria, un restaurant traditionnel, un hall-lounge pas top, et une salle de sport + jacuzzi et bain turc au dernier étage, avec vue sur les toits de la ville.

Petite promenade en ville, jusqu’au Guggenheim et au fleuve Nervion, que nous longeons vers l’amont. C’est calme tranquille, il n’y a pas grand monde. Peu après le Zubizuri, nous nous éloignons du fleuve. Nous passons devant le Zortziko, puis, Calle Colon de Laratgui, devant l’Iruña. Pas assez faim, ni assez attirés par ce que nous voyons. Dodo.

Samedi matin, après un solide petit-déjeuner à l’hôtel, nous nous lançons à la découverte de la ville de jour.

20090314 hotel ercilla petit dejeuner 2 Week end à Bilbao (ChrisoScope) 20090314 hotel ercilla petit dejeuner Week end à Bilbao (ChrisoScope)

Au nord jusqu’au fleuve, nous prenons un semblant de chemin déjà vu la veille. Traversée par Zubizuri, Volantin… Puis on pénètre dans la veille ville (Casco Viejo). Ascensor de Begoña, pour voir la vue, puis descente par Calzadas de Mallona. Petit tour dans le Casco Viejo, puis plaza Nueva. Pas assez faim pour Victor Montes. Le centre est vraiment bondé. Pas mal de boutiques plutôt populaires.

Tour rapide au Mercado de la Ribera, dont le niveau supérieur est en travaux. Attention, les photos qui suivent peuvent heurter la sensibilité des plus fragiles… C’est moche une langue, non?

20090314 bilbao ribera langues Week end à Bilbao (ChrisoScope)

Qui veut un masque tête-de-chochon?

20090314 bilbao ribera masque cochon Week end à Bilbao (ChrisoScope)

Nif-nif, Naf-naf et Nouf-nouf, les trois petits cochons, la ramènent moins, vous ne trouvez pas?

20090314 bilbao ribera tetes cochons Week end à Bilbao (ChrisoScope)

Traversée du fleuve et retour vers la partie moderne de la ville via San Francisco (Bilbao la Vieja). Nous n’avons vu ni ateliers d’artistes, ni discothèques, ni nouveaux restaurants. Quartier pas très beau, population parfois un peu patibulaire.

20090314 bilbao iruna Week end à Bilbao (ChrisoScope)

Une bière et un cava au Café Iruña. Nous ne tenterons pas les « kebabs » (brochettes), soit disant les meilleurs au monde.

Nous avons déjà vu une bonne partie de ce qu’il y a à voir de l’extérieur. Halte récupératrice à l’hôtel. Goûter à la cafétéria du Guggenheim. Le service est d’une rare nonchalance!

20090314 bilbao cafe Week end à Bilbao (ChrisoScope)

Murakami a bien évolué depuis son expo au MFA de Boston, en 2001. Dessiner des motifs pour Louis Vuitton, Malletier, quelle consécration!

Quant à la monumentale expo de Richard Serra, j’espère que les difficultés financières de son mécène, ArcelorMittal, n’auront pas de répercussions négatives sur sa pérennité.

20090314 bilbao ribera arcelor mittal Week end à Bilbao (ChrisoScope)

Chassés par la fermeture du musée, nous en profitons pour nous délasser dans le jacuzzi et bain turc de l’hôtel. Mais pas trop longtemps, Zortziko nous attend! Le repas sera agréable, même si tout ne nous a pas forcément laissé la même impression (un article dédié sera écrit un jour, inch’allah). Petite marche digestive avant de s’endormir.

Dimanche, petit déjeuner salé au Marakay Campuzano, à côté du Musée des Beaux Arts.

20090315 marakay campuzano Week end à Bilbao (ChrisoScope)

Pintxos de base, classiques et bons, dans l’ensemble.

20090315 bilbao pintxos Week end à Bilbao (ChrisoScope)

Le plein d’énergie fait, nous visitons le musée des Beaux Arts de Bilbao. Bien conçu et assez intéressant. Moins connu, moins moderne que le Guggie, il permet de se familariser avec les courants artistiques de la région (notamment l’oeuvre de Chillida).

20090315 bilbao musee beaux arts Week end à Bilbao (ChrisoScope)

Après deux bonnes heures de visite, nous guettons quelques rayons de soleil. Promenade à travers un jardin jusqu’au Palais des Expositions, vide de chez vide. Tant pis, nous retournons vers l’autre rive, qui était si animée la veille.

Hélas, il est plus de 15h30, c’est presque trop tard pour déjeuner, tout ferme, ou presque. Nous finissons sur la terrasse du Casco Viejo

20090315 bilbao praillada verduras Week end à Bilbao (ChrisoScope) 20090315 bilbao croquetas Week end à Bilbao (ChrisoScope)

Pour pas très cher, nous avons droit à quelques croquetas, une parillada de légumes et des champignons baignant dans l’huile. Hum hum…

20090315 casco viejo Week end à Bilbao (ChrisoScope)

Après une tentative désepérée dans tous les grands hôtels de la ville pour pouvoir prendre un dessert, entre 16h30 et 17h30, nous tombons sur une pâtisserie ouverte rue Ercilla. Un peu de sucré dans la bouche, ça fait du bien, sauf que le palmier nappé au chocolat, avec un arrière-goût d’after eight, bof!

Pas la peine d’insister, il est temps de partir. Navette jusqu’à l’aéroport (très design, lui aussi), où nous patienterons une bonne heure.

Voir également ainsi qu’un plan avec quelques adresses.

Verdict : La ville est jolie, les deux musées sont intéressants. Je n’ai pas été emballé par l’accueil des Bilbanais. Même si nous n’avons pas optmisé niveau restaurants, je reste un peu sur ma faim. Ce n’est pas bien grand et l’on a vite fait le tour : pas la peine de passer un week end entier à Bilbao.