avr 05

Le Zakouski est un restaurant de cuisine russe, familial, du quatorzième arrondissement, quasiment à l’intersection des rues du Château et Raymond Losserand. On y mange une bonne cuisine russe (je n’ai pas parlé de gastronomie), et on y va surtout pour l’ambiance, réchauffée à coup de !ampées de vodka glacée.

Zakouski, bistro Russe,
127 rue du Château, 75014 Paris.
Tél. : 01 43 22 23 41.

Russe blanc inconnu au bataillon

Le bistro Zakouski ne surfe pas vraiment sur la tendance. C’est un restaurant russe de la vieille école (tendance Russe Blanc, i.e. les monarchistes opposés aux bolchéviks, pas la boisson à base de Vodka, de Kalhua et de lait…), où les oligarques et autres mafieux de la Russie actuelle ne se retrouveraient pas. J’ignorais complètement l’existence de cette adresse, et sans une invitation à retrouver mes anciens collègues de Renault le temps d’un diner, je n’y aurais jamais mis les pieds. Pour moi, cuisine russe, c’est essentiellement vodka, blinis, et poissons fumés. Autant se fournir chez un bon traiteur, se faire des blinis maison et boire la vodka que l’on souhaite à prix correct.

Ne pensez pas que je dédaigne la cuisine Russe. Il y avait bien Maxoff, rue de Verneuil, Petrossian, bien sur dans une certaine mesure ; et j’étais allé, en 2002-2006, quelques fois dans un restaurant géorgien du quartier latin : le Pirosmani (un des rares géorgiens de Paris, à l’époque : DeDa et la Maison Géorgienne n’existaient pas). Disons que je n’ai pas d’attachement particulier pour cette cuisine et que je ne suis pas demandeur.

Le score est correct sur LaFourchette (un peu plus de 8/10) pas mal du tout sur Qype, OK sur Yelp. Bref, tout ça pour dire que j’allais au Zakouski sans attente particulière niveau prestations. Je savais simplement que c’était une réservation LaFourchette avec une petite réduction (15%?).  Le but était avant tout de passer une bonne soirée avec mes anciens collègues.

Joyeux bordel en salle et en cuisine

En fait, c’est un endroit où les habituées semblent se retrouver souvent : leurs photos décorent les murs et alternent avec ceux de célébrités et personnalités russes passées. Ce soir là, notre table, d’une dizaine de personnes, était la seule réservation en plus du groupe de paroissiens de la Cathédrale Orthodoxe Russe Saint Alexandre, de la rue Daru (75017), qui fêtait le nouvel an russe. Difficile de dire si cela se passe toujours comme ça, en tout cas, c’était joyeux, chaleureux, convivial, assez vivant, même si les convives de la paroisse n’étaient plus tous jeunes. Il régnait une bonne ambiance de fête et d’amitié. Même si nous étions extérieurs à cela, quelques voisins de tables ont pris le soin de nous initier et de nous expliquer ce qui se tramait.

Alors forcément, cette ambiance de village gaulois, arrosé à la vodka et à la bière brune se ressentait un peu sur le service en salle et sur la cadence en cuisine. Ce fut assez long (plus de deux heures pour entrée+plat+dessert), mais pas désagréable. La bonne ambiance et la compagne compensant ce désagrément.

Menu

On peut bien sur composer son choix de Zakouskis (caviar aubergines, caviar pommes-tomates, salade russe, mini-zakouskis ou bortch et pirog) et de poissons avec blinis (harengs à l’aneth ou fumés, oeufs de saumon, saumon mariné ou fumé, tarama) et les partager à plusieurs, façon mezzés ou tapas (6,5€-15,5€ la portion), éventuellement prendre un plat (12,5-14,5€ : goulash, le ragoût de boeuf au paprika, kotleti, à la viande hachée, sorte de keftas, pelmeni, raviolis fourrés, à la dinde, au boeuf et au porc ou à la pomme de terre)… Pour finir un petit choix de desserts (5-6€ : blinis à la confiture de fruits rouges, vatrouchka, sorte de cheesecake, ou les vareniki cerise, en saison.

À défaut de partager des Zakouskis, on a le choix, justement, entre une grande assiette composée de Zakouskis ou un menu avec des mini zakouskis en entrée, un plat (pas mal de raviolis avec des farces différentes) et un dessert. Niveau budget, le menu est clairement plus intéressant, puisqu’il est à peine plus cher que la grande assiette (une vingtaine d’euros).

Cela se laisse manger

Je vous laisse parcourir les photos pour voir à quoi ça ressemble. Niveau dressage, c’est plutôt rudimentaire. Ce n’est pas de la grande cuisine, mais cela se manger sans trop se poser de questions : pas mal de fait maison, du frais, pas la peine de chercher beaucoup plus loin. Avec un peu de vodka ou une bière brune, ça passe tout seul, aucun problème. La partie légumes et salades est même plutôt réussie, à défaut d’être photogénique. Certes, l’assiette déjà composée que j’ai choisie ne fait pas la part belle aux poissons, ce qui est un peu dommage, j’aurais bien aimé tester leurs saumons, sur lesquels, je ne pourrais, hélas, rien dire.

Niveau desserts, comme nous passons après le groupe, il ne reste pas grand chose. La vatrouchka que j’ai testée n’était pas désagreable, même si elle manquait un peu de tenue!

Bilan

Pour moins de 25€/personne réduction incluse, on mange correctement (menu+boisson ou assiette+dessert et boisson) et on s’évade quelques heures dans cette atmosphère plutôt dépaysante, d’un autre temps. Pourquoi pas, à condition de savoir où l’on va!

ChrisoScope, Juwen Echonoz liked this post
déc 01

Nuxis, bistrot moderne.
129 rue du Château, 75014 Paris.
Tél. : 01 43 27 32 56.  Restaurant fermé, remplacé par le Bistrot des Jumeaux.

Dîner Slow Food autour de la découverte des vins du Jura. Un producteur passionné nous présentera, expliquera et commentera différentes bouteilles de sa production. Pour accompagner ces vins assez particuliers, qui ne plaisent pas à tout le monde (je ne suis pas très fan, même de ceux comprenant un peu de Chardonnay), un menu élaboré par Thierry Curiale, chef-propriétaire du Nuxis. Ancien d’Orange-France Télécom (dans le marketing), il a fini par revenir à son rêve d’enfant-adolescent : avoir son restaurant et être chef.

L’adresse accueille une trentaine de couverts, dans une salle en longueur, décoré très sobrement.

20081201 nuxis carte Diner Slow Food (dégustation vins du Jura) au Nuxis (ChrisoScope)

Diner Slow Food oblige, les tables sont disposées pour former un U, ou plutôt un J…

20081201 nuxis salle Diner Slow Food (dégustation vins du Jura) au Nuxis (ChrisoScope)

Table en bois foncé, couverts fonctionnels et un brin raffinés…

20081201 nuxis table Diner Slow Food (dégustation vins du Jura) au Nuxis (ChrisoScope)

Je ne m’attarderai pas sur les vins dégustés, qui ne sont vraiment pas ma tasse de thé. Je m’attacherai un peu plus à la description et à la restitution des plats découverts et mangés.

Pour commencer, un volupté (ou velouté?) de lentilles corail au lait de coco, curry et amandes, présenté dans une grande assiette creuse blanche et striée. C’est élaboré, recherché. Le dosage n’a pas du être facile à trouver, quand on associe autant de produits différents, il faut faire en sorte que chacun s’exprime, mais ni trop, ni trop peu. Une prise de risque récompensée, puisque cette entrée ce mange très bien.

20081201 nuxis volupte lentilles corail lait coco curry amandes Diner Slow Food (dégustation vins du Jura) au Nuxis (ChrisoScope)

Le plat de résistance : crevettes, brocolis et quinoa, bénéficie lui aussi d’une préparation recherchée et d’une présentation soignées. Le quinoa est une bonne idée, mais je suis moins fan des brocolis en semi purée, un peu trop doux, à mon goût.

20081201 nuxis crevettes brocolis quinoa Diner Slow Food (dégustation vins du Jura) au Nuxis (ChrisoScope)

Nous finissons avec une poire pochée au thé Puer (le patron nous fera un topo sur l’accord thés+plats qu’il propose). Intéressant d’utiliser ce thé fermenté et compressé (pour stockage long) qui est assez prisé en France, mais qui n’a pas forcément le même crédit en Chine.

20081201 nuxis poire pochee puer Diner Slow Food (dégustation vins du Jura) au Nuxis (ChrisoScope)

Une cuisine créative et abordable (participation autour de 30€), des accords intéressants, pas toujours extraordinaires, mais efficaces et globalement agréables… Thierry Curiale semble avoir réussi son pari! Bravo.

Bon, je suis surement naïf, mais, en récupérant ma veste au sous-sol, je suis tombé sur la réserve, et il faut bien l’admettre, tout n’est pas complètement fait maison…

20081201 nuxis reserves Diner Slow Food (dégustation vins du Jura) au Nuxis (ChrisoScope) 20081201 nuxis backstage Diner Slow Food (dégustation vins du Jura) au Nuxis (ChrisoScope)

Rédigé en juillet 2009.

juin 14

20070614 Enzo Pizza chez Enzo (ChrisoScope)
Enzo, pizzeria, pasta,
72, Rue Daguerre, 75014 Paris.
Tél. : 01 43 21 66 66.Site Web.

Squeamish Girl, ou encore une américaine qui croit que le coca est une boisson digne de ce nom et qui nous fait du name dropping à 2 nickels. Trop cool, le serveur m’a parlé! Le FigaroScope a donné un 8/10 à Enzo. Sans surprise, le Fooding en parle aussi. Sur CityVox, c’est moins rose!

Pour une fois, je suis loin de trouver ça bien. Les commentaires du Figaroscope et du Fooding sont, au mieux, dépassés, au pire, faux! Sauf peut être sur la finesse de la pâte et de la pizza aussi! En plus, il y avait pas mal de place (entre 20h et 21h15), donc pas forcément besoin de réserver. Clientèle plus de touristes que d’habitués, endroit pas très grand, déco sans grand intérêt : tables hautes et tabourets style bar.

20070614 Enzo vue Pizza chez Enzo (ChrisoScope)

Choix de pizzas assez important (entre 9 et 12-13€), mais rien de très original, pas inspirant, on ne sait pas quoi choisir. Une Enzo spéciale : honnêtement s’il y avait du gorgonzola, c’était peut être de la crème de gorgonzola, mais il n’y avait pas de saveur. J’y suis allé avec Philippe et Julien, des collègues de chez Renault, qui veulent eux aussi se reconvertir en trading! Julien a pris la même chose que moi, Philippe a eu droit à une pizza saumon (12€) avec plein d’arêtes et des morceaux pas très beaux. Une bouteille de vin de Sicile, le même, il me semble, que vendredi dernier, Mandra Rossa, 2004, mais à 17€ , cette fois. Même les pizzas Sodebho m’ont parfois fait plus plaisir que cette Enzo spéciale! Je rejoins l’avis du Figaroscope, on dirait une flammenkueche, mais ce n’est pas ça que je voulais!

20070614 Enzo pizza Pizza chez Enzo (ChrisoScope)

Tiramisu pour finir (7€), là encore forme non conventionnelle. C’est un peu comme Julien, celui qui gagné la nouvelle star, ou aussi comme le Canada Dry, on dirait que, mais en fait non, ça n’a pas grand chose à voir avec l’original. Pas mal, sans plus.

20070614 Enzo tiramisu Pizza chez Enzo (ChrisoScope)

Bilan : pas la peine de venir de loin : rue d’Odessa, Cotti, c’est presque du même niveau. Pas excessivement cher dans l’absolu (~25€ personne, mais pour une déception, c’est un peu cher). On dit du bien sur Paparazzi, que je n’ai pas encore testé…

Après ça, nous avons marché rue Daguerre, jusqu’au bout, côté Denfert Rochereau et pris un verre (Mojitos à 8€, pas top) et chocolat viennois (~5€), au Café Daguerre : pas grand intérêt.

Heureusement que j’aime bien Philippe et Julien et que juste avec eux la soirée valait la peine, parce que ni resto ni bar , n’étaient à la hauteur!