nov 30

20100514 crotasc Crotasc : inoubliable! (ChrisoScope)

Ristorante Crotasc (fermé lundi et mardi)
Via Don Primo Lucchinetti, 63 23020 Mese (SO)
Tél. : +39 0343 41003. Site Web.

Il y a des adresses qui marquent durablement! Retour en mai 2010, très exactement deux mois avant la naissance d’A. O et moi profitions d’un de nos derniers voyages à deux. Italie, régions des lacs, et plus exactement celui de Côme au bord duquel nous étions hébergés.  Arrivés à l’extrémité nord de l’étoile à trois branches, nous remontons une rivière en direction des Alpes. Nous sommes à présent dans la Valteline. Avec l’aide du Guide Michelin, nous dénichons une adresse sympathique (une fourchette rouge), programmons le GPS et hop. Il fait plus frais, autour de nous c’est plus vert. Nous atteignons enfin Crotasc, restaurant installé au dessus d’une cave/domaine vinicole : Mamete Prevostini.

20100514 crotasc 0 cantina Crotasc : inoubliable! (ChrisoScope) 20100514 crotasc 05 riedel mamete Crotasc : inoubliable! (ChrisoScope)

La voiture garée, nous ne savons pas encore si c’est ouvert. Un peu de fumée se dégage du bâtiment, c’est bon signe. Nous montons les marches, passons une première salle dont la décoration ne laisse aucune place au doute. Bouteilles exposées, vins Riedel de dégustation dédiés, on est bien dans une Cantina. Avec une femme enceinte de sept mois, une dégustation de vin ne serait pas judicieuse. Heureusement, le restaurant est ouvert et il y a une table pour nous. La décoration du lieu est assez éclectique. Une vieille salle à l’ancienne qui a pu être une grange, qui fait office de salle à manger, et une partie plus moderne, où ont lieu les dégustations de vins ainsi qu’une annexe de la salle à manger.

20100514 crotasc 0 salle Crotasc : inoubliable! (ChrisoScope)

La carte (accessible en ligne) propose sept vins (pas uniquement maison) au verre et quelques suggestions de saison (à la carte ou menu à 48€). La vraie carte des vins tient sur 21 pages, à des prix plutôt doux, comme c’est souvent le cas en Italie! Sept entrées sont proposées (10-15€), sept primi (10-13,5€) et sept secondi piatti (20-27€). Ajoutons un menu à une quarantaine d’euros, des assiettes de fromages (8-16€). Ayant faim, mais ne voulant pas passer deux heures à tables, nous optimisons nos choix.

À table, ça hésite entre contemporain et ancien. Ces petits pots donnent une sacrée touche!

20100514 crotasc 0 table Crotasc : inoubliable! (ChrisoScope)

Le pain n’est jamais le fort des restaurants italiens. Celui-ce, pour une fois, était plus que correct. Autre détail que j’apprécie en Italie : on boit en général de l’eau locale, qui n’a pas parcouru des centaines de kilomètres pour remplir les caisses d’un grand groupe agro-alimentaire. Ici, de la Levissima, bien légère.
20100514 crotasc 01 pain eau Crotasc : inoubliable! (ChrisoScope)

Nous partageons une assiette de charcuteries : tagliere di prelibatezze (assiette de délices, 13,5€). Du saucisson, de la viande séchée (façon grisons) de cerf, de la coppa maturée et de la bresaola de chevreuil! Avec du pain de seigle! Une injection de bonheur! Un verre de vin rouge local, pour goûter. Pas mal du tout, à refaire dans des conditions plus propices.
20100514 crotasc 02 charcuterie Crotasc : inoubliable! (ChrisoScope)

Mais le plus beau et le plus bon restent à venir : O hésite, et finit par trancher, duo de gnochettis et de pizzocheris. Round 1, les gnochettis de Mese (localité où est situé le restaurant), dans leur bain de beurre fondu, parfumé à la sauge. Irrésistible. Il m’arrive de rêver de cette assiette!

20100514 crotasc 03 pasta round1 Crotasc : inoubliable! (ChrisoScope)

Quant à mois, ayant découvert les pizzocheris (avec choux et patates) lors d’un voyage précédent, je m’y consacre pleinement. Là encore, un grand moment, provoqué par un plat tout simple, classique et traditionnel, mais bien foutu et sacrément efficace! Splendide! Les Italiens font du sarrasin un bien meilleur usage que les Japonais. Même si j’aime bien les soba, les pizzocheris, c’est autre chose.

20100514 crotasc 03 pizzocheri Crotasc : inoubliable! (ChrisoScope)

O est calée après ses deux assiettes. Je décide d’explorer les fromages de chèvres locaux (14€). Du miel de rhododendron et de la mostarda apportent des touches sucrées/liquides à ces fromages fins, mais parfois un peu secs. On est loin d’un camembert coulant, mais certains sont crémeux à souhait!
20100514 crotasc 04 fromages Crotasc : inoubliable! (ChrisoScope) 20100514 crotasc 04 miel marmelades gelee Crotasc : inoubliable! (ChrisoScope)

Prendre un dessert aurait vraiment été déraisonnable et pure gourmandise. Pour une fois, nous avons résisté. On s’en tire à un peu plus de 23€/personne. Cela ne fait pas cher les souvenirs. Après cela, nous roulerons jusqu’en Suisse. Grâce à ces excellentes pâtes (et au reste) nous pourrons surmonter le froid et la neige!

Comme quoi, lorsque c’est bon, bien fait, simple et sans prétention, ça me convient très bien! Il faudra s’arranger pour y retourner.

Un autre avis, avec des photos (en italien).

oct 27

J’ai reçu la semaine dernière un guide, ma foi fort utile dans ma quête des meilleures pizzas de Paris. Merci à son auteur de m’avoir contacté et de m’avoir envoyé un exemplaire en avant-première.

« Paris Al Dente » de Stefano Palombari ; le meilleur de l’Italie, en 150 adresses, classées en restaurants, pizzerias, traiteurs, épiceries et glaciers. Et un lexique pratique pour se raffraichir la mémoire sur les spécialité gastronomiques italiennes à la fin de l’ouvrage.

Stefano Palombari anime depuis plusieurs années le très bon site l’Italie à Paris et sait de quoi il parle. Sans concession, mais ouvert, il décrit bien et avec justesse les adresses séledtionnées. Je dois avouer que je suis très souvent d’accord avec lui, que ce soit sur le Bistrot Napolitain, l’Emporio Armani Caffè, Mori Venice Bar, et même l’Impro’Vista

C’est pour cela que j’ai hâte de découvrir O’Scia et ses pizzas au four à gaz, peut être même dès ce week end.

12€, publié par Parigramme, et en vente à partir du 3 novembre.

fév 15

Cela commençait pourtant bien

Lors d’un récent week end prolongé à Naples et sa région, nous avons eu la bêtise de réserver une voiture en passant par ebookers , en choisissant le tarif le plus avantageux (offre ebookers Selection, qui, selon la description, propose des offres émises par de « grands loueurs internationaux » : Budget, Sixt…), et pour lequel le nom de la société de
location n’était pas indiqué avant paiement.

À la réception du voucher par e-mail, je découvre une société que je ne connaissais pas : AutoEuropa. Je fais une petite recherche sur Internet, tombe sur leur site Sicily by Car AutoEuropa. Assez moche, mais colle bien avec leur volonté de faire du « low cost ». Je ne m’inquiète pas plus que cela.

Départ : ne baissez pas la garde

Le jour J, à l’aéroport de Naples, au comptoir « Italy by Car, Sicily by Car AutoEuropa » (même entité, plusieurs marques), les formalités se déroulent normalement, jusqu’au moment où il faut laisser une empreinte de carte bancaire pour la caution. Ma carte Visa Gold signifie un refus, alors que j’étais très loin d’avoir « tiré » dessus ce mois-ci. Je ne m’inquiète pas plus que cela et donne ma Mastercard, qui passe sans problème. Nous avons la clé et les instructions.

Quelque soit le loueur de voitures choisi, il faut attendre un mini-bus qui fait la navette entre le terminal et le parking véhicules de location. On slalome entre les voitures garées en triple file, sur les passages piétons et on patiente à ce qui ressemble à l’arrêt indiqué. Le chauffeur est aimable et serviable. Quelques minutes plus tard, nous descendons dans le parking.

Low cost or low quality of service?

En bons loueurs low cost, les places réservées aux voitures AutoEuropa/Sicily by Car sont les plus éloignées. Je vais donc récupérer la voiture pour ne pas trimballer inutilement bébé et bagages. Notre véhicule est une Lancia Delta (je n’y connais rien en modèles récents de voitures, et encore moins à cette marque) , qui a été lavée récemment et dont l’apparence est correcte. On remarque, sans se forcer, que la carrosserie n’est plus vierge depuis un moment, plusieurs impacts, localisés, assez légers, mais bel et bien présents. Deuxième impression désagréable en s’asseyant dans la voiture : ça pue le tabac. Démarrage, aération… Tiens, le compteur kilométrique est à plus de 44.000 km. La voiture est tout sauf neuve, ce qui explique l’état extérieur…

Les valises et mes passagères embarquées, je fais un tour complet du véhicule et confirme qu’il y a plusieurs impacts. Je vérifie sur l’état des lieux : ce n’est pas très clair, il y a parfois plusieurs défauts dans la même zone, pas très clairement mentionnés. Nous refaisons donc un tour avec un employé de Sicily by Car qui nous dit, en gros, que ce n’est rien, que c’est marqué sur le papier… et que la voiture n’est pas neuve et que ce n’est pas bien grave. Confiants/insouciants/bien naïfs, nous n’insistons pas (nous ne sommes pas là pour perdre notre temps sur ce parking immonde, Naples et ses pizzas nous attendent). GPS programmé, je roule attentivement et prudemment vers Naples et notre hôtel.

Week end tranquile et paisible

Arrivés là bas, je laisse les clés au voiturier (~26€/jour). Le lendemain matin, nous chargeons la voiture et partons vers Pompéi, où nous déjeunons puis visitons le site archéologique. Nous continuons ensuite jusqu’à Sorrento. Là encore, la voiture est confiée aux bons soins du voiturier qui ira la garer dans un parking fermé (15€/jour). Dimanche, côte amalfitaine, fin janvier, avec un temps un peu pluvieux : pas grand monde sur la route, mais ça tourne tellement qu’on ne peut que faire attention.

Retour pourri

Lundi, retour à l’aéroport, avec juste une pause pour faire le plein de gazole, chercher de la mozzarella (que nous trouverons finalement dans le terminal, après avoir passé les contrôles). Après avoir déposé A, O et les bagages au terminal, je vais rendre la voiture. Une jeune femme peu aimable et taiseuse fait le tour de la voiture, vérifie le kilométrage, le plein de carburant, et griffonne sur l’état des lieux que je lui présente (il me semble que c’est un vice de procédure, elle aurait du le refaire de A à Z, ou en tout cas pas sur ma copie (encore une erreur de ma part). J’ai l’impression qu’elle a repassé une couche sur des points signalés au départ. Elle signale de nouveaux impacts, qui curieusement, ne sont pas localisés au même endroit, mais à des endroits différents! Elle joue aussi à celle qui parle très peu anglais. M’offusquant de ce traitement et lui signalant qu’il y avait des impacts mal signalés au départ, que la voiture n’est pas neuve et que ce n’était pas normal, elle me demande simplement de noter mes remarques par écrit. Ce que je fis.

Passablement énervé, mais n’ayant pas une après midi à passer avec une personne visiblement de mauvaise foi, je prends la navette qui me dépose au terminal. Enregistrement, contrôles, achat d’une douzaine de boules de mozzarella, je ne m’en fais pas plus que cela et me dit qu’à partir du moment où il y a contestation, il y aura forcément un minimum d’enquête et d’explications sur cette affaire. Le vol se déroule bien (exception faite d’un ignoble sandwich AirFrance au « jambon »), nous perdons 15 degrés et la vie reprend son cours.

Enflures

N’ayant pas eu de nouvelles, je ne m’inquiète pas plus que cela. Quelle surprise (mauvaise) vendredi, soit 4 jours après avoir rendu la voiture, quand je découvre un mail (limite égaré dans les spams), envoyé par le courtier en assurances d’AutoEuropa, m’informant que j’allais être débité de pas loin de 380€ pour des travaux de réparation.

Nous leur avons envoyé un mail, puisque je n’ai jamais eu de réponse à mes remarques. ebookers a également été mis dans la boucle. Pas de réponse du service client de Sicily by Car. Quant à ebookers, ils ont répondu deux jours ouvrés plus tard qu’ils allaient voir avec le loueur, mais que notre cause n’était pas gagnée, n’ayant pas « souscrit d’assurance rachat de franchise proposée sur le site« …

Conclusion

Je ne sais pas si j’aurai un jour une réponse d’AutoEuropa, s’ils étaient honnêtes et/ou de bonne foi les choses se seraient passées autrement. En tout cas j’ai bien compris le business model de cette compagnie low cost : on affiche un prix apparent légèrement inférieur aux loueurs Européens et Internationaux, on se cache en profitant des mensonges et tromperies d’une agence de voyage en ligne. À l’arrivée, les prestations sont nettement inférieures à celles des loueurs usuels : véhicules avec un kilométrage beaucoup plus important, en état moyen. Et, en plus de cela, on vous arnaque en vous facturant des travaux de réparation sur des dégâts dont vous n’êtes pas à l’origine et qui étaient déjà présents, mais négligés au départ. À l’arrivée, ça coute simplement 4 fois plus cher qu’un loueur usuel, avec moins de confort et des emmerdements. Vive le faux low cost!

J’ai été bête, pendant un week end en famille, de baisser la garde, je me suis fais bêtement avoir, alors que ce genre d’arnaque est fréquent et évident. Et pourtant, les endroits et les sites de location de location de voitures à Paris, ce n’est pas ce qui manque.On peut même louer une voiture à Orly ! Le plus triste, c’est que je n’ai pas pu utiliser ma carte Gold, et donc je n’ai pas pu bénéficier des assurances liées. Ma CB Mastercard était inutilisable (je n’ai pas pu m’en servir pour payer avec, mais les retraits fonctionnaient) pendant une semaine!

Et ce qui est encore plus dommage, c’est que je n’ai pas fait de recherches plus poussées : les avis sur cette compagnie sont quasi unanimement mauvais!

Quant à Ebookers, une filiale d’orbitz, agence de voyage en ligne, américaine et cotée sont des intermédiaires qui prennent leur commission quand tout va bien, et qui bottent en touche au moindre problème. Mais ce sont aussi des menteurs, qui n’hésitent pas à tromper leurs clients : AutoEuropa n’est pas un « grand loueur international« .

Je dois être difficile, mais j’ai un problème avec le soi-disant low cost (dont EasyJet) et tous ces parasites opportunistes qui font payer (parfois) moins cher, mais pour des prestations et service très souvent nettement en dessous des prestataires de services « classiques ». Inutile de vous dire que je ne me servirai plus d’Ebookers et que je vous déconseille très fortement de louer une voiture chez Sicily by Car, AutoEuropa (siège basé à Palerme)…

juin 18

Dernier jour d’un beau et long week end dans les lacs. Celui d’Iséo abrite une île assez grande en son centre. Interdite aux voitures, on peut y faire de belles promenades à pied et au calme (il y a quand même des scooters et des véhicules utilitaires pour la desserte). Avec un peu de soleil, c’est encore plus agréable.
20100517 ile iseo seche poissons Iséo : séchoirs en plein air (ChrisoScope)

L’air, moins pollué qu’ailleurs, est mis à contribution pour faire sécher des produits typiquement locaux. Que ce soient ces filets de poissons, accrochés sous un mât orné d’un drapeau tricolore, ou carrément cette cage à sécher, contenant une douzaine de saucissons, directement au dessus de l’eau claire du lac.

20100517 ile iseo sechoir charcuterie Iséo : séchoirs en plein air (ChrisoScope)

juin 17

20100515 bergame Bergame et pizza al taglio (ChrisoScope)

Le vieux Bergame, fortifié, en hauteur, a un charme certain. Bien que touristique, on y trouve quelques adresses appétissantes, comme cette pizzeria al taglio (pizza à la coupe). Les prix y sont, de façon générale, nettement plus décents que rue Neuve Popincourt.

20100515 bergame al taglio prix Bergame et pizza al taglio (ChrisoScope)

Le choix et la qualité sont au rendez-vous. Et non, Pierrick Jégu, ça n’a rien de « nouvelle époque, minimaliste et raisonnablement tendance« !

20100515 bergame al taglio Bergame et pizza al taglio (ChrisoScope)

C’est plutôt pratique, classique et éprouvé!

20100515 bergame al taglio2 Bergame et pizza al taglio (ChrisoScope)

juin 15

20100515 passo del bernina 2330m Neige et glaces (ChrisoScope)

Passage dans le Valtellina, au nord du lac de Côme. Après un déjeuner chez Crotasc, incursion en territoire Suisse (St Moritz) : ça monte, ça monte. Superbes paysages : montagnes encore enneigées, lacs, forêts. Une délicieuse fraicheur, en hauteur. La route croise souvent les voies de l’impressionnant Glacier Express (le train le plus haut d’Europe, mais aussi, relativement un des Express les plus lents).

20100515 sondrio yogurt chocolat Neige et glaces (ChrisoScope)

De retour dans les plaines, pause à Sondrio. Un petit tour, et un peu de shopping dans le centre piéton. Si près des Alpes, les glaces sont une spécialité locale. Cornet avec chocolat noir et yoghurt dans un premier temps, puis sorbets pêche et mure. Artisanales et de bon niveau dans les deux cas.

20100515 sondrio mure peche Neige et glaces (ChrisoScope)

Un goûter tardif mais fort agréable.

déc 15

20091128 treizo alpes2 Week end dautomne dans le Piémont (ChrisoScope)

Vendredi 27 novembre : Une fois de plus, le RER B est une honte. Comme l’embarquement par bus… Heureusement, à l’arrivée, nous récupérons sans problème notre Fiat Punto chez Europcar. Quelques bouchons pour arriver au centre de Turin. Petit tour en ville, shopping rapide. Puis direction le Lingotto. Petit tour et déjeuner à Eataly.

20091127 EATALY glace medium fraise zabaione yogurt Week end dautomne dans le Piémont (ChrisoScope)

Les courses terminées, nous roulons tranquillement vers les Langhe, au sud du Turin, via la route « ordinaire » : pas désagréable, mais quelques poids lourds allongent la durée de parcours. Nous arrivons à Treiso à la tombée de la nuit. Petit village sympathique qui ne possède pas moins de quatre restaurants, dont un étoilé Michelin. Quelques centaines de mètres après ce restaurant, nous arrivons à l’agriturismo il Bricco. La jeune et accueillante hôtesse de maison nous attendait. Nous prenons possession de notre chambre (celle des bisaïeux) et nous réchauffons. Petite promenade dans le village, autour de 20h, avant de rentrer au chaud et de pique niquer (gressins, burrata, mortadelle et clémentines d’Eataly…), dans la chambre. Pas de télévision, un temps maussade, la nuit, nous ne tardons pas à nous endormir…

Samedi 28 novembre : réveil assez tôt (pour un samedi), toilette, petit déjeuner dans la grande salle à manger, avec une très agréable cheminée. Buffet avec pas mal de produits Slow Food et locaux: confitures maison, miel de châtaigne, fromage de vache et vache+brebis, saucisson d’un petit artisan d’un village voisin,,cake maison, avec des kiwis de la région et des pommes. Pain très correct. Quelques intrus : des biscottes, des yaourts aux fruits (bien que locaux) et un jus de fruit façon tang. Un bon début de journée.

20091128 treizo petit dejeuner Week end dautomne dans le Piémont (ChrisoScope)

Après avoir pris des forces, le brouillard est toujours là.

20091128 treizo nebbia Week end dautomne dans le Piémont (ChrisoScope)

En prenant la voiture on aperçoit quand même la colline en face, flottant au dessus du vide… Et c’est parti pour un bout de Strada Romantica delle Langhe e del Roero.

20091128 treizo float Week end dautomne dans le Piémont (ChrisoScope)

Neive (un des plus beaux bourgs d’Italie), Mango, Boscasso… Entre vignes et noisetiers, bois de pins et de chênes blancs… Des panneaux facilement reconnaissables balisent assez bien l’itinéraire. Les centres d’intérêt sont indiqués plutôt convenablement. Seul reproche: c’est en italien, bien sur, en anglais, of course, en allemand, warum nicht, mais rien en français! Hormis un petit guide traduit de façon approximative. Cette route romantique est pourtant le fruit d’un projet européen, c’est dommage!

On essaie de profiter un peu de la vue depuis Trezzo Tinella puis on prend son élan pour monter jusqu’à Benevello et son vieux château. Un point étape sur les masche, ou sorcières, avec des légendes et histoires abracadabrantes, avant Sinio à l’urbanisme original.

20091128 treizo alpes Week end dautomne dans le Piémont (ChrisoScope)

Autour de Cissone, ça se dégage un peu et l’on entr’aperçoit les alpes au loin. Si, si, regardez bien!

20091128 treizo alpes2 Week end dautomne dans le Piémont (ChrisoScope)

Nous arrêtons la route romantique et sympathique pour rouler vers Alba. Après avoir laissé la voiture piazza Veneto, fait un petit tour sur le marché (fin du marché de truffes sur une place un peu en retrait), repéré les deux-trois adresses où nous reviendrons en acheter plus tard, nous sonnons à l’entrée de Piazza Duomo (Piazza Risorgimento 4
12051 Alba, Cuneo) où nous déjeunons d’un somptueux menu « évasion et territoire« .

20091128 piazza duomo 03 legumes Week end dautomne dans le Piémont (ChrisoScope)

Du très haut niveau!

20091128 piazza duomo 05 tartare fassona cepes crus bonbon huile olive Week end dautomne dans le Piémont (ChrisoScope)

Après ça, une petite marche digestive et acquisition de quelques truffes chez Morra.

20091128 alba tartufo tuber aestivum Week end dautomne dans le Piémont (ChrisoScope) 20091128 alba tuber magnatum pico morra Week end dautomne dans le Piémont (ChrisoScope)

Pas le temps de faire la sieste, ni de faiblir, direction Turin pour y voir les décorations de Noël. Deux bonnes heures de marche à travers les petites rues du quadrilatères, les places et sous les arcades… Un temps pas très clément, mais des températures relativement douces. Retour par l’autoroute passant par Asti, dodo.

Dimanche 29 : réveil plus tardif que la veille, petit déjeuner comme la veille. D’autres voyageurs ont passé la nuit à l’agriturismo, deux femmes d’un certain âge bavardes et sympathiques à une table, deux hommes et une femme (dont un frère et une sœur) entre trente et quarante ans, d’apparence et de sonorité néerlandaise, mais immatriculés en Suisse, bruyant et dénués de bienséance. La collazione terminée, il est temps de faire ses bagages (et de bien ranger les victuailles dans la valise qui voyagera en soute), de régler les deux nuits, de remercier nos hôtes et d’y aller.

Le brouillard est toujours là. Pas la peine de s’acharner, la vue et les paysages, ce sera pour une autre fois. Court circuit jusqu’à Asti. Visite du quartier ancien et piétonnier. Asti est la ville aux mille tours… Elle héberge également une pizzeria célèbre, celle de Beppe Francese. Trop tôt pour déjeuner. Hop, autostrade, Turin à nouveau. Encore un petit tour du côté du Lingotto. Visite de la pinacothèque Agnelli, l’endroit comme les œuvres valent le détour. Petit tour sur la pista.

Retour chez Eataly, en pleine heure du déjeuner. Pas moyen de trouver une table sans attendre un bon moment. Tant pis, quelques courses et puis s’en va, vers le centre. Hésitations entre le Sfashion café et le nouveau restaurant de de Filippis sur la via Lagrange (piétonne), il pleut, c’est complet en terrasse aussi, mais nous patientons un petit quart d’heure et le tour est joué. Pas autant de choix à la carte qu’en vitrine,mais ça n’est finalement pas mal. Trois plats de pâtes et une viande à deux, facile, sans forcer. Juste de la pure gourmandise…

20091129 de filipis 02 raviolis patate cepes faits main Week end dautomne dans le Piémont (ChrisoScope)

On bravera même la pluie pour une glace un cône de taille moyen chez Grom (2,5€, soit deux de moins qu’à Paris!) à la poire, au yoghurt et au sabayon. Ce sera tout niveau gourmandise pour le week end. Retour à la voiture, direction l’aéroport. Un petit arrête pour refaire le plein, enregistrer, s’ennuyer un peu dans le duty free et embarquer pour rentrer à Paris.

Quelques turbulences en vol, le snack infâme sera refusé. Ah, le RER B, toujours aussi pourri, toujours aussi lent. Même le rapide supposé rallier les deux aérogares de Roissyà la gare du Nord etc. se traine, s ‘arrête et prend finalement autant de temps qu’un omnibus! Quelle piètre image donnée aux visiteurs de Paris, quel douloureux retour à la triste réalité! Piémont, nous reviendrons!

déc 08

Jeudi 19 novembre : Beaujolais nouveau day! Déjeuner à la Cave Beauvau, avec A et O. Une jeune femme enceinte et un musicien assuraient l’animation… Déco très bistrot rétro. Carte archi classique. C’est un peu plus abordable que le Griffonnier voisin, la qualité est bonne, mais les portions peut être un moins copieuses… La salle du haut est bruyante (comme chez le voisin!).
Le soir, brève incursion à l’inauguration de la boutique Spring. Il y avait moins de monde au Foodin’. Entre eux et le Garde Robe en face, la rue de l’Arbre Sec était bien animée. Trop de monde pour moi, je m’esquive pour aller voir (500) jours ensemble : amusant mais fin décevante…

Vendredi 20 : pas grand chose à midi.

Samedi 21 : lentilles et saucisse de Morteaux. Glaces et sorbets chez Grom : pomme extra, chocolat fondant pas mal du tout, yogurt très bien…

Dimanche 22 : déjeuner à Chaville. Pintade & co. Le soir, par défaut, je vais voir ce qui reste : L’homme de Chevet. Dépaysant avant tout, jolis paysages, et Sophie Marceau, même complètement immobile est toujours aussi plaisante (j’essaie d’être positif).

Lundi 23 : Bagel & co (rue de Ponthieu) avec F. La formule bagel & potatoes est bourrative. Bagel correct.

Mardi 24 : Bistrot napolitain avec Y et N. Je fais dorénavant partie du cercle fermé des mangeurs de pizza à la truffe ; et suis reconnu en tant que tel. Ce sera pourtant une « simple » Enrico ce jour là.

200911 bisteot napolitain pizza truffe blanche Fin novembre (ChrisoScope)

Mardi, virée à Asnières sur Seine pour diner au Kaveri avec des amis bloggueurs. Le voyage ne fut pas vain.

20091124 kaveri 02 entrees bis Fin novembre (ChrisoScope)

Mercredi 25 : Bugsy (75008). Le soir, dîner rue du Bac.

Jeudi 26 : Hippopotamus avenue Roosevelt. Avec la baisse de la TVA et la carte FNAC, le Burger DS (double steak) est à moins de 15€. Dernier diner de l’année avec AM et O rue du Bac.

Vendredi 27 : départ pour Turin pour un week end de trois jours dans le Piémont.