jan 18

Restaurants/bistrots

  1. Maxan, 75008. Adresse solide.
  2. Luc Salsedo, Nice. Soirée agréable, à refaire si l’occasion se présente à nouveau.
  3. Pramil, 75003. Agréable, relaxant, bon rapport qualité prix.
  4. FL Restaurant, 75007. Intéressante alternative aux classiques de la rue St Dominique.
  5. PlayTime, 75010. Sympathique bobo-gastro
  6. Restaurant Astier, 75011. Classique.
  7. Au Bon Accueil, 75007. Une autre bonne adresse pas loin de la tour Eiffel.
  8. Abordage, 75008. Bien, même si je préférais quand c’était plus petit.
  9. Sud Ouest Monceau, 75017. Classique.
  10. Fines Gueules, 75001. Bon emplacement, bons produits.
  11. Pantruche, 75009. Amusant d’y avoir déjeuné début 2011 avec le patron du Fooding, qui semblait d’accord pour le qualifier de bon bistrot de quartier, et de le voir récompensé par le Fooding fin 2011. Peut-être que ça a changé entre temps?

Restaurants d’ambiance :

  1. Le Restaurant-bar de l’Hôtel Montalembert, 75007. Terrasse agréable, salle sympathique et bon niveau en cuisine.
  2. Plongeoir Hermès, 75007. Plus discret que le Ralph’s. On y mange bien des compositions assez banales, pour cher.
  3. Gourbi Palace, 75010. Si je me remets à sortir à nouveau le soir, ça pourrait être un bon QG.
  4. La Société, 75006. Terrasse sur St Germain. On y mange correctement, mais ce n’est pas bon marché.
  5. Market, 75008. Pas mal du tout dans l’assiette, mais toujours des lenteurs.

Restaurants libanais :

  1. Chez Sami, Jounieh. Un classique pour les poissons. La cantine de mes parents.
  2. Jammal, Batroun. Hors saison, c’est calme et agréable, bon poisson!
  3. Varouj, Beyrouth. À faire au moins une fois, ça y est c’est fait!
  4. L’Emir Café, 75008. Pas convaincu!
  5. The Chase, Zouk. Encore un souvenir d’enfance qui s’envole. Dommage.
oct 24

Ce matin, en découvrant via Pudlo que Ma Bourgogne (bar à vin sur le déclin assez poussif) avait été remplacé par un bistrot/traiteur libanais, L’Emir Café, je me suis dit que je tenais mon adresse pour le déjeuner de ce lundi (24/10/2011).

Arrivé là bas vers 12h30, il y a presque autant de monde en salle (quelques tables de deux) qu’au service. Hum hum, ça sent le rodage (même s’ils sont déjà sur laFourchette). C’est un jeune serveur (non libanais, peut-être d’origine algérienne/kabyle?) s’occupera de moi. L’intérieur a été rafraichi et rendu plus net, mais n’a pas vraiment changé par rapport à l’ancienne affaire. À part un petit drapeau libanais , la carte et le pain libanais sur les tables, on pourrait être dans un bistrot à vins classique. À la carte, des classiques, sans grande surprise : mezzés, grillades…

Formules mezzés à partir de deux personnes (compter un peu plus de 20€/personne) ; assiettées composées si l’on est en solo. Je me laisse tenté par un chawarma « royal » (17,9€) servi avec une portion de hommos et une ration de taboulé. J’aurais bien pris une bière libanaise (Almaza, ou, à défaut, Laziza, je ne demandais même pas de la 961! ), mais ils n’en ont pas! Une carafe d’eau, alors, pas de bière alsacienne, merci!

Le temps de goûter un peu de pain libanais (en sachet plastique sur la table, hygiène?) et de me laver les mains au sous-sol (WCs à côté de la cuisine), maa carafe d’eau et mon Chawarma Royal m’attendaient.

Au premier coup d’oeil, je trouve ça un poil chiche (pas kebab), mais on est dans le 8e, en 2011, donc je me dis que ce handicap est surmontable si c’est bon. Je commence par quelques bouchées de taboulé : sans conteste frais, bourghoul utilisé peut être un peu gros, mais un poil trop citronné. Le hommos n’est pas mal, malgré un léger surplus d’acidité.

Quant au chawarma, il est servi dans un ramequin posé au centre de l’assiette. Déjà assaisonné de tarator (en renfort à côté), il baigne dans son jus. Un bon chawarma rend toujours un peu de jus, mais là je trouve qu’il y en a trop. Je suis obligé de sortir les morceaux de viande (tendre et fondante), de les égoutter et de les mettre directement dans l’assiette. Le goût est à peu près là, si ce n’est qu’il y a, comme dans le taboulé, une pointe d’acidité en trop (celle qui irrite la bouche et risque de faire mal pendant la digestion). Je termine tout ça, il fait froid dehors et j’avais faim.

Pour les desserts, mon serveur me propose une tarte maison. Dubitatif, il m’apporte la carte des desserts. Avec des baklawas à plus de deux euros pièces, je pourrais vite devenir riche! Il m’en reste chez moi, donc non merci, mais l’Osmaliyé me tente bien. Hélas, il n’en ont pas plus que des bières libanaises. Je demande donc des katayefs au achta (crème en principe assez aérienne). Deux « crêpes » fourrées arrivent quelques minutes après devant moi. Je ne sais pas s’ils sont maison ou pas, en tout cas il ont été préparés à l’avance et gardés au frais. Seul le dressage est effectué à la commande. Résultat, c’est un peu froid, et, surtout, la crème (achta) s’est densifiée au froid. Pas top, pour un dessert à 8€.

Il ne me reste plus qu’à demander l’addition (25,9€) à régler et à rentrer travailler. En partant, j’emporte un dépliant sur le service traiteur et emporter. Je n’ai pas vraiment été convaincu, ni par la qualité, ni par la générosité, ni par le rapport qualité prix… Peu de chance que j’y retourne donc, sauf, à la limite, pour tester un jour un sandwich (5€).

Mes conclusions :

  • la prochaine fois, si je veux manger Libanais, je marcherai un peu plus pour refaire un point sur
    Rimal Malsherbes(quelques retours contrastés, voire négatifs ces derniers temps)
  • finalement, au Bistrot Napolitain, une vraie bonne pizza et un tiramisu, c’est juste quelques euros de plus, c’est vraiment autre chose, et c’est plus chaleureux!

Si vous voulez vraiment aller à l’Emir Café, voici quand même les coordonnées.

L’Emir Café
133 boulevard Haussmann, 75008 Paris.
Tél. : 01 45 63 50 61. Site Web (en construction).

jan 06

En me promenant sur YouTube, je suis tombé sur Remy, un jeune allumé qui sévit en musique et se met en scène dans des clips décalés. Parmi ses compositions, une chanson dédiée au taboulé, et un rap à la gloire du hommos!


C’est assez déconnant.


juil 07

20090707 la branche d Olivier  La Branche dOlivier (ChrisoScope)

La Branche d’Olivier. Cuisine contemporaine de la mer, restaurant d’inspiration libanaise.
44-46 rue de Naples,  75008 Paris.
Tél. : 01 45 63 28 92. Site Web.

Réputation

Quelques mois déjà que la Branche d’Olivier était dans mes notes. La dernière fois que j’évoquais l’avocat tourné chef et homme d’affaire libanais, c’était chez Madeleine (à refaire bientôt). On ne trouve presque rien dans le FigaroScope, ni restoàparis. Deux avis sur Qype, et c’est sur LesRestos.com que l’on trouve le plus de détails. Le Fooding est allé chez Liza en septembre 2008 et en pensait toujours autant du bien, mais ils n’ont rien sur la Branche d’Olivier, alors que le Lebey 2009 le référence. Karim Haidar s’est désengagé de Liza. Je n’y suis pas allé depuis un bon moment, il faudra que je me fasse ma propre opinion.

En effet, Stéphane Balène, l’ex chef du Liza, officie dorénavant à la Branche d’Olivier. C’est lui qui est aux fourneaux, alors que Karim Haidar continue, bien sur d’apporter sa touche sur les compositions, mais est plutôt présent en salle, en fin de semaine.

Action

Ce mardi là, on peut dire qu’il n’y avait vraiment pas grand monde au restaurant. Arrivé vers 20h, je suis accueilli par un homme sympathique, avec une touche d’accent de la côte du sud-est de la France. J’ai l’embarras du choix pour la table. Deux salles à la déco plutôt contemporaine, avec quelques couleurs vives (du rouge chaleureux) et du bois plus classique. Les deux salles ne sont pas exactement au même niveau, il faut descendre une marche (clin d’œil au 29 où l’escalier était particulièrement rude?) pour accéder à la salle de gauche.

20090707 la branche d Olivier 01 table La Branche dOlivier (ChrisoScope)

À table, c’est net, clair : nappe et serviettes blanches. Couverts de bonne facture. La carte est presqu’exclusivement consacrée à la mer. Ce qui peut surprendre et dérouter ceux qui ne connaissent pas ce genre de cuisine. O, arrivée quelques minutes après moi, est d’abord déçue puisqu’elle s’attendait à des mezzés. Un peu sceptique au départ (elle ne prendra pas d’entrée), elle se laissera gagner et finira conquise par cette cuisine.

Délectation

Parmi les entrées : assortiment de trois kebbés de la mer et leurs sauces respectives (11€), salade de mulet noir à la coriandre et au cumin (13€) ou ormeaux poêlés, ail et persil (27€), côté plats : pavé de cabillaud et petits légumes vapeur, sauce aux pignons de pin (29€), Calamar façon Hugo (27€), sole rôtie, blé vert grillé en risotto (29€) ou encore les filets de rouget aux blettes et fèves vertes, sauce au citron et au sésame. C’est précis, presque limpide, pourtant, les intitulés de dévoilent pas tout. Mélange de saveurs et de touches olfactives et gustatives, à base de classiques de la cuisine libanaise : ail, persil cumin, sésame, blé, mélasses de grenade… Pour celles et ceux qui ne veulent vraiment pas manger marin, on trouve une entrée et un plat qui devraient leur éviter de saliver en regardant les autres se faire plaisir.

Les desserts (9€, sauf la fondue de chocolat et friandises, 12€) ne dénotent pas : « poire pochée à l’arak, glace à l’arak et mélasse de caroube« , sorbets de fleurs ou de fruits, « beignets de yaourt de brebis et sorbet de citron« …

Une carafe d’eau. Un verre de vin blanc (Chardonnay d’Ardèche, Louis Latour, 4,5€) pour moi. Des petits roulés au zaatar (mélange de thym, sumac) en guise d’accompagnement de l’apéro. Simple, mais tellement original à Paris. De la cuisine moléculaire? Oui, c’est sans doute une ré-inteprétation sèche et tiède du man’ouché! Et en plus ça se mange sans fin, ni faim.

20090707 la branche d Olivier 01 roules zaatar La Branche dOlivier (ChrisoScope)

Dégustation

En guise d’amuse-bouche, une brochette de crevette finement dorée, sur lit d’avocat bien mur et légèrement épicé. Délicate intention, qui amorce bien cette petite escapade en mer.

20090707 la branche d Olivier 02 avocat crevettes La Branche dOlivier (ChrisoScope)

Je démarre avec le tartare de pagre à la coriandre et avocat. Servi dans un écrin de pain libanais fin et grillé, avec quelques touches d’huile d’olive. Pas un poisson très sympathique le pagre (hermaphrodite, cousin de la Daurade), par contre, sa chair se prête très bien à un tartare. Certes, l’accord poisson et coriandre n’est pas archi original, mais ici, le poisson est cru, et ça change tout! L’avocat apporte un peu de rondeur et d’onctuosité, qui répondent à la fraicheur de l’herbe et à la relative fermeté de la chair.

20090707 la branche d Olivier 03 tartare La Branche dOlivier (ChrisoScope)

Après ces débuts convaincants, la suite est très attendue! La bonne impression sera confortée et même renforcée :

Deux beaux filets de rouget, avec un peu, mais pas trop d’huile d’olive (le poisson n’en est pas imbibé), avec un cylindre de blettes et fèves vertes concassés, le tout surmonté d’une quenelle de sauce sésame et citron (téhiné). J’ai réussi à en goûter une bouchée (O défend bien ce qui est à elle, quand ça lui plait) et c’était très bon.

20090707 la branche d Olivier 04 rouget La Branche dOlivier (ChrisoScope)

Mon pavé de cabillaud et petits légumes vapeur arrive dans un panier vapeur. Joli tableau coloré. Cuisson parfaite des légumes : mini maïs, radis, tomates cerises, courgettes jaunes, et une sorte de pâtisson. Beau et bon morceau de poisson, la dos est légèrement croquante, le reste tient bien en fourchette mais n’oppose pas de résistance particulière en bouche. La petite sauce aux pignons relève un peu le tout, mais c’est aussi très bon sans. Ah, ça sent le soleil, ça réchauffe et ça fait vraiment plaisir (alors que dehors, il ne fait pas si chaud). J’ai repris un verre de Chardonnay pour continuer.

20090707 la branche d Olivier 04 cabillaud La Branche dOlivier (ChrisoScope)

Douce fin, avec ces beignets de yaourt de brebis et sorbet citron. Un beau contraste chaud/froid, onctueux/croustillant, légère amertume et douceur. Le sorbet citron 100% naturel déchire. Un dessert sublime!

20090707 la branche d Olivier 05 boules brebis sorbet citron La Branche dOlivier (ChrisoScope)

Ma salade-soupe de fraises parfumée à la fleur d’oranger, poudre d’agrumes est fraiche, rafraichissante, apaisante et douce. Simple, mais bien vu.

20090707 la branche d Olivier 05 fraises La Branche dOlivier (ChrisoScope)

Conclusion

Un diner extra, qui s’est déroulé sans accroche. De bons produits, une superbe inspiration (j’y suis peut-être plus sensible que la moyenne, parce que je suis ravi de voir que la cuisine libanaise n’est pas figée et qu’elle peut être source de préparations fines, délicates et délicieuses), une réalisation à la hauteur des attentes. Service fluide et sympathique. 105€ pour ce diner à deux, ce n’est pas donné, mais c’est justifié, vu la qualité et le plaisir procurés. Le prix des verres au vin est raisonnable (à partir de 4,5€ le verre), cela mérite d’être souligné!

Dommage que la salle n’ait pas été un peu plus remplie et plus vivante. Ayant sympathisé avec le serveur, nous avons eu l’occasion, une fois le diner terminé et la note réglée, d’échanger avec lui et avec Stéphane Balène, le chef. Petite dégustation de glace à l’arak et discussion passionnée autour de la gastronomie libanaise, à Paris, Londres et ailleurs…

Félicitations

Une adresse comme je les aime! Qui me fait penser à 35 Degrés Ouest, pour la cuisine de la mer, bien sur, mais aussi pour des réalisations impeccables, le cadre et l’accueil à tailles humaines. À refaire bientôt!

mai 07

20090507 chez Madeleine note Chez Madeleine, amen! (ChrisoScope)

Chez Madeleine, restaurant Libanais.
39 rue de Paris, 92100 Boulogne Billancourt.
Tél. : 01 46 89 46 57.

L’Avis des autres

Ouvert début 2007, ce restaurant a pas mal de bonnes critiques sur l’Internaute (il y a également des avis très remontés, mais il s’agit de bruit. L’avis [cache] de Sarah Atallah (apparentée à Madeleine?), daté du 19 mai 2007 ressemble beaucoup à ce qui est écrit dans le Mignot 2008 (Caroline, le Taboulé libanais, le seul, le vrai, est toujours composé en grande majorité de persil). Etrange, non? 5 étoiles pour 4 avis sur Cityvox, coup de coeur pour le blog de Boulogne Billancourt. Chez Madeleine est aussi dans le Fooding, qui lui aussi, écrit des choses suspectes (22 ans que ça dure?). Fin 2007, Pudlo en a parlé rapidement.

Background

C’est Patrick « Cuisine de la Mer« , qui m’a « vendu » ce restaurant libanais de Boulogne Billancourt, fin 2007! Peu d’occasions d’aller quasiment jusqu’au bout de la ligne 10 pour aller manger dans ce coin. Erreur, Madeleine vaut le détour! Je n’attendrai surement pas six mois de plus avant d’y retourner. Madeleine Atallah, originaire de Ghazir, dans le Kesrouan (Maronistan, Liban), est née au Liban, y a effectué sa scolarité (Collège central) et ses études universitaires (Université Saint Esprit, Kaslik), avant, d’émigrer, comme beaucoup de jeunes Libanais et Libanaises. Après un début de carrière dans une agence de publicité/communication, elle décide de se lancer dans la restauration.

20090507 chez Madeleine 01 table Chez Madeleine, amen! (ChrisoScope)

Premières impressions

C’est avec Aude et Mr Q (de Resto de Paris), et O (de Presque Moi), que je dine chez Madeleine ce soir-là. Vu de dehors, ce restaurant ne fait pas trop libanais et c’est déjà un bon point, pas besoin de clichés ou de poudre aux yeux. Autre surprise, le jeune serveur qui s’occupe de nous n’est pas libanais. C’est un peu déstabilisant pour commander, parce qu’il faut parler en français, mais pour tout le reste, il s’acquitte très honorablement de sa mission, gentil efficace, tout en restant discret. De l’intérieur, la salle pourrait être celle de n’importe quel bon bistrot de quartier, avec son bar, sa décoration contemporaine, ses nappes blanches et son piano. Il me semble qu’il y a une seconde salle, derrière. Les seuls éléments qui nous rassurent en nous montrant que l’on ne s’est pas trompé d’adresse, ce sont les photos aux murs. C’est sobre, discret et, si l’on ne crie pas wow comme pour la déco de chez Liza, on se sent bien en se disant qu’il n’y aura pas d’esbrouffe.

20090507 chez Madeleine 02 salle Chez Madeleine, amen! (ChrisoScope)

Au menu

La carte tient sur quelques pages : on commence avec les formules (15€, à midi, en semaine) et les menus (à 20 et 30€), si l’on ne sait pas trop ce qu’on veut, les mezzés tiennent sur deux pages : d’abord les entrées froides (5,5€ à 7€, viandes crues à 9€), puis les chaudes (6-8€ la portion, assortiments pour 2, 3 ou 4 personnes, à 20€/personne, avec 4 mezzés par personne à chaque fois). Si vous avez encore faim après les mezzés, les plats ont l’air appétissants, ainsi que les desserts.

Mes camarades de diner me laissent carte blanche pour le choix des mezzés, je pioche donc dans la liste et choisit, en vrac :

du moujadra (lentilles), du mousakka (aubergines) et du chanklich (fromage de chèvre),

20090507 chez Madeleine 03 mezzes Chez Madeleine, amen! (ChrisoScope)

les trois mêmes que précédemment, avec en plus du taboulé, des feuilles de vignes farcies et du fattouch (l’autre salade libanaise). Pour accompagner ces agapes, en plus de l’eau du robinet, nous partageons une bouteille de Réserve du Couvent 2006 (Château Ksara, 23€). Un vin assez gentil, qui passe bien, mais je trouve dommage qu’il n’y ait pas plus de vins libanais à la carte…

20090507 chez Madeleine 04 mezzes  Chez Madeleine, amen! (ChrisoScope) 20090507 chez Madeleine 0chateau kasara 2006 reserve couvent Chez Madeleine, amen! (ChrisoScope)

Au fur et à mesure, la table se remplit : makanek (saucisses), kebbé, falafel, hommos viande, rikakat, arayess…

20090507 chez Madeleine 05 mezzes Chez Madeleine, amen! (ChrisoScope)

Analyse

C’est joli, ça occupe, on ne sait plus sur quoi aller, on butine, on goute et on regoute. Les portions servies sont raisonnables, c’est dans la bonne moyenne de ce qu’on peut trouver chez les « meilleurs » libanais de Paris. Mais, et je trouve que c’est là que Madeleine se différencie et surpasse beaucoup de ses compatriotes et néanmoins concurrents à Paris : c’est bien plus fin, c’est sensiblement moins gras, on sent mieux les nuances et les saveurs. L’explication, nous l’aurons en discutant avec Madeleine au moment de partir, devant le restaurant : c’est elle qui prépare tout, avec des vrais produits, en évitant au maximum les solutions de facilités (préparations déjà faites, « faux jus de citron »). Une différence et une qualité qui justifient complètement des prix légèrement supérieurs à la moyenne. Les 12 mezzés choisis reviennent un peu en dessous de 80€ (20€/personne).

Douce fin

Ok, les desserts ne sont pas offerts (6€ le dessert), mais là encore, il ne s’agit pas de vulgaires étouffes chrétiens, qui arrivent à la fin d’un repas un peu lourd et chargé en graisses. Non, les mezzés étaient très bien, et l’on ne s’est pas fait péter l’estomac. C’était fin, nous avons apprécié, et laissé un peu de place pour partager deux desserts à quatre.

20090507 chez Madeleine 06 desserts Chez Madeleine, amen! (ChrisoScope)

Le mouhalabieh de Madeleine est un vrai dessert, une belle réussite tant au niveau de l’apparence, de la texture, que du gout. Rien à voir (je n’écris pas ça pour être méchant avec Al Karam, un de mes préférés, grâce à son bon rapport qualité prix et à l’accueil très gentil), avec les desserts offerts ailleurs, mais ce n’est pas la même catégorie! Et l’assortiement de baklawa, à l’image de tout ce qui a précédé, ne déborde pas de calories, il n’y a que l’essentiel : goût, saveur et plaisir, sans sucres ajoutés inutilement. Je ne vais pas dire qu’on sort complètement léger, mais on n’a pas été accablé, on se sent bien, tout simplement.

Bilan et comparaison

Un peu moins de 31€/personne à quatre pour ce très bon diner, avec deux apéros (10€ en tout), une bouteille de vin à 23€, douzes mezzés à 77,5€ et deux desserts (12€ pour les deux) : c’est certes plus cher qu’un Al Karam (où l’on paie une vingtaine d’euros par personne à 4, avec une bouteille de vin), et l’on taquine plutôt le budget d’un Rimal (Atelier). Cela fait quelques temps que je n’y ai plus mangé, mais il me semble que c’est plus fin chez Madeleine.

Bref, il faudra confirmer, aller voir Karim Haidar bientôt, retourner chez Liza après le clash avec Karim Haidar, mais je peux d’ores et déjà dire que Madeleine figure dans mon top trois des restaurants libanais de Paris et de ses environs. À refaire avant juillet.

Rédigé le 9 mai 2009. Le même diner, vue par Aude.

fév 14

J’ai appris que le chef du restaurant libanais, « La Branche d’Olivier » (44-46 rue de Naples,  75008 Paris. Tél. : 01 45 63 28 92) n’était autre que Stéphane Balène, qui interprétait et réalisait la carte du Liza (75002), sous l’égide de Karim Haidar, chef de l’ex 29 (rue Dauphine), du Fakhreddine (à Londres). La cuisine libanaise sans les mezzés clichés de Karim Haidar m’avait déjà ravi rue Dauphine, c’était très bien chez Liza. Je suis curieux de voir ce que ça donnera à la Branche d’Olivier, à quelques pas du classique Rimal.

À suivre donc!

nov 27

Noura Mayfair
16 Curzon Street, Mayfair, London W1J 5HP
Tél. : +44 (0)20 7495 1050. Site Web.

Entre deux rendez-vous clients, nous nous retrouvons (Y et moi) sur Curzon Street. Il y a parfois des temps morts. Aussi, après avoir travaillé dans un café, nous décidons de déjeuner, assez rapidement. Noura Mayfair, situé juste à ôté de l’ambassade d’Arabie Saoudite rassure. Contrairement à la chaine de restaurant éponyme à Paris, les restaurants Noura de Londres sont plus petits et font moins « usine ». Il n’y aura que 5-6 tables prise ce midi là, sur une bonne douzaine de disponibles. Nous optons pour le menu à £19,5, avec une bouteille de Voss.

20081127 noura mezzes Noura, Londres (ChrisoScope)

Une assiette de mezzés archi classiques (taboulé, hommos, moutabbal, samboussik, falafel et feuille de vigne), sans grande originalité donc, mais pas mal faits du tout. Le pain libanais est apporté chaud.

Nous continuons avec deux brochettes (mixed grill) : kafta t chice taouk, avec une salade sur le côté. La bonne suprise : la présence de sauce à l’ail (toum!), qui rélève un peu les saveurs. La viande est peut être un peu trop cuite (donc légèrement sche) à mon goût.

20081127 noura mixed grill chic taouk kafta Noura, Londres (ChrisoScope)

Café pour Y et puis nous ne trainons pas (malgré le faible nombre de clients), l’assiette de mezzés puis le plat on tardé à arriver. Service libanais, mais assez effacé. Un peu moins de 50€ à deux (menu+eau+service), pour ce repas agréable, mais sans plus. Heureusement que nous avions un peu de temps…

Rédigé le 20 juin 2009.

oct 16
20081016 Rimal table Rimal, traiteur, Malsherbes (ChrisoScope)

Rimal, traiteur, Malesherbes, parc Monceau, table haute

20081016 Rimal mezzes Rimal, traiteur, Malsherbes (ChrisoScope)

Rimal, traiteur libanais à Paris, 75008/75017, mezzés

Chez Rimal, Je préfère nettement le traiteur de Monceau à celui d’Odéon.