oct 17

Ce blog me permet de m’exprimer et, accessoirement, d’apporter des informations aux gens, à les éclairer, en toute humilité et modestie, puisque je suis le premier à admettre que je n’ai pas la science infuse. Il y a un but pédagogique évident, j’apprends ou je découvre des choses, et parfois je me dis que d’autres peuvent être intéressés. Je n’aime pas généraliser et je suis conscient que tout le monde ne sera pas intéressé. Certains parce qu’ils savaient déjà et que ça ne leur apporte pas grand chose, d’autres, parce que c’est un sujet qui n’évoque rien pour eux. Ah oui, je rappelle qu’il y a parfois des tentatives d’humour sur ce blog et des articles à ne pas prendre au premier degré.

Aujourd’hui, je vais aborder deux termes : « über alles » et « in Uranus ».

Le terme allemand « über alles » signifie littéralement : au dessus de tout. En fait, le vrai sens serait : « plus que toute autre chose, avant tout. « Deutschland über alles », est la première ligne du premier couplet de l’hymne national allemand. Son auteur, Fallersleben voyait cette phrase comme un appel à l’union, à faire passer l’intérêt nationale avant les querelles partisanes. C’était au XIXe siècle. Dans les années, 1930-1940, il est tristement associé au IIIe Reich, à cause de son appropriation par les nationalistes. Il reste très prisé des Néo-Nazis, comme on peut le lire sur Wikipedia. Toutefois, il serait réducteur de ne voir que cet aspect de « über alles ».

En musique, über alles a déjà été utilisé à plusieurs reprises. Je pense notamment au groupe punk hardcore américain Dead Kennedys, et à leur morceau « California über alles« , sorti la même année que moi (1979). L’album d’Hubert-Félix Thiéfaine, sorti en 1988, s’appelait « Eros über alles » en 1998. En 2000, c’est Gonzales qui sort un album intitulé « Gonzales über alles« . Notons également Phallus über alles et Punk Elite über alles de Guerilla Poubelle. On ne peut pas reprocher à ces artistes des positions d’extrême droite, au contraire. Il s’agit, tout au plus, de provocation…


Cette expression « über alles » est utilisée assez souvent en football : récemment dans 20 minutes, dans un article sur l’équipe nationale de football allemande, ou encore sur l’Organe. Alors bien sur, on pourra me dire qu’il y a des néo-nazis parmi les supporters du PSG, mais il ne faut pas exagérer, utiliser « über alles », ce n’est pas si méchant que certains peuvent le penser.

Passons à présent à « in Uranus ». Littéralement : sur Uranus (la planète). Mais attention, c’est en fait un magnifique jeu de mots, puisque in Uranus se prononce comme : « in your anus », c’est à dire, dans ton anus, dans ton cul. Cette charmante expression aurait pour origine un grand film américain, Rambo 3 et résulterait d’un choix des traducteurs. Il y aurait même une association de sympathisants.


Voilà, donc, d’un côté, nous avons « über alles », de l’autre côté « in Uranus », quand on met les deux bout à bout, ça fait un beau résultat! Bon week end…

mai 13

Les Ludwig von 88 avaient vu juste, une fois de plus. En tout cas, au Liban, c’est encore la merde. Bientôt 9 mois sans président… Le Hezbollah, le seul groupe armé arabe à avoir réussi à tenu tête et à infliger des pertes cinglantes et sanglantes à Tsahal, « fièreté arabe », avait pourtant promis de ne jamais utiliser les armes de la Résistance contre des Libanais. Il faut croire que les temps changent…

Cassage de burnes
Un bulletin dans une urne
Il reste une place vacante
À la tête d’une patrie
Démagogues prostitués
Aux oreilles d’une nation
Les mots passent comme des oiseaux
Mais ne laissent que du vide
Sous les yeux des projos
Sous les laves des volcans
Embrigader les uns
A massacrer les autres
Promettre l’impossible
Aux limites du crédible
En enculant les mouches
Pour sauver la patrie
Les vicissitudes
Des pulsions meurtrières
Des lois en décrets
Nous mènent droit à la guerre
Le pouvoir avilit
Et pousse au sénilisme
Le peuple est ébahi
Il reconnait son guide
Les héros d’aujourd’hui
Sont les criminels d’hier
Bellicistes acclamés
Des foules en mal de schlage
Donnez-leur des flingues
Nous les feront danser
Aux rythmes terroristes
Qu’ils prétendent condamner
Une vengeance subséquente
D’aphasiques éloquents
Physique pseudo-passible
De faire grimper les sondages
A bas les dictateurs
A bas les démocrates
Sus aux besoins bancals
Des larves nationales
(Cassage de burnes, LV 88)


La sortie de Sous les Bombes, le nouveau film de Philippe Aractingi (à qui l’on doit l’excellent Bosta), tombe à un drôle de moment. C’est triste de voir que certains n’apprennent pas grand chose du passé, et qu’ils sont incapables d’évoluer. En 2006, les Libanais, certains malgré eux, avaient assumé les agissements du Hezbollah pour faire front uni face à une attaque extérieure, aussi violente et injuste que disproportionnée.

En 2008, la soi disant majorité et la stérile opposition sont clairement soutenus par des « puissances » étrangères qui préfèrent s’affronter par procuration et trouvent des pantins libanais assoiffés de pouvoir, prêt à tout pour rester en place ou prendre celle de leurs petits camarades (ex alliés de la veille). Un peu comme des mauvais joueurs qui sentent qu’ils ne s’en sortiront pas seuls et qui appellent leurs parents ou quelqu’un d’extérieur en renfort. C’est minable.

fév 17

Maximo Café (Sarl Pacific Palissade)
3 rue Gabriel Péri, 31 000 Toulouse.
Tél. : 05 61 62 08 07. Site Web.

***Attention, ce qui suit peut heurter votre sensibilité!***

En lisant la description de CityVox, je comprends mieux pourquoi je ne suis pas fan de l’endroit : un ancien hôtel des impôts. C’est un peu comme un ancien cimetière indien, c’est un peu maudit! Sinon, les avis sont assez variés. Mais pas mal de monde n’est vraiment pas fan de cet endroit.

Après un début de soirée chez Anaïs, nous prenons des Vélooz ou marchons jusqu’au Maximo. Finalement, en groupe, le temps de trouver assez de vélos, puis de trouver des emplacements libres pour les remettre, c’est aussi rapide d’y aller à pied. Petite file d’attente pour entrer (droit de 3€), Sandra, Christine et le des D’nis sont déjà là, nous nous rajoutons au lot, sauf que Cindy vient de se faire subtiliser sa carte bleue par un saligaud dans la rue. Léger doute/espoir : peut être qu’elle est tombée chez Anaïs ou dans les escaliers. Aller retour, pas de trace de la CB, appel pour faire opposition.

Quand nous revenons devant le Maximo, une grosse vingtaine de minutes après, il y a moins de queue. Cela avance moyennement vite, droit d’entrée acquitté, puis nous retrouvons les autres + Jérém’ dans la mezzanine « vip » (seul endroit assez grand en fait pour que nous puissions tous nous assoir, avec de l’Absolut et des jus. Cela n’a de vip que le nom! En fait, c’est la même personne qui fait la salle et le bar, il faut aller chercher soi même de la glace ou d’autres jus au bar (ou être très très patient). Je le redis, le seul intérêt, c’est de pouvoir s’assoir. Cela se remplira peu à peu en haut, alors qu’en bas, c’est plutôt debout, service au bar (enfin, en haut aussi, sauf que c’est plus cher!) et ça danse.

Ambiance en bas, gros calme chiant en haut! Du coup, au bout d’un moment et de la seconde bouteille (80€, pas un centime de pourboire, j’ai même du rapporter moi-même les seaux vides pour que cette gueuse les remplisse), on a envie de descendre et de se mêler au peuple. Ah oui, et on a encore soif, donc on remplit son verre et on descend. Au bout d’un moment, comme la musique est passe partout et qu’on a bu, on fait une pause, on essaie de se rafraichir aux toilettes. Mauvaise idée : c’est tout simplement dégueulasse, la preuve en vidéo…


Il n’est pourtant que 3h du matin! Le verre vide, il faut boire pour oublier cette horreur. Hélas, il y a un petit gros (moche et vieux en plus) qui fait office de filtre en bas de l’escalier qui monte vers la mezzanine. Mon verre est quasiment vide, je lui dis que je remonte à ma table, il me dit qu’il ne faut pas monter et descendre avec un verre. -Ah oui, pourquoi, lui demandé-je? -Parce que les gens en hauts veulent être tranquilles et que tout le monde ne peut pas monter. -Oui, bien sur, je suis d’accord, d’ailleurs je le félicite pour ce beau travail, mais par contre ceux qui sont en haut ont le droit de monter et descendre, non? -Oui, mais sans verre. -Sans verre? Mais pourquoi? Vous êtes raciste anti-verre? Là j’ai du dire un truc qu’il n’a pas aimé, alors que j’essayais de faire de l’humour. Il l’a tellement mal pris qu’il ne veut plus me laisser passer. Heureusement, les chef des videurs (un autre petit, gros, moche, mais moins vieux) intervient et je remonte me servir à boire. Pensant que le vieux cerbère moche se souvient de moi, je continue à monter et descendre en planquant (plus ou moins) discrètement mon verre. J’ai du faire ça 2-3 fois avant de ne plus avoir soif et de laisser définitivement mon verre en haut. Musique commerciale, rien d’extraordinaire, mais ça plait à tout le monde, donc why not? Il n’y a pas que les WC qui sont dégueulasses, à certains moments, ça puait sur la piste aussi (problème d’aération, des gens qui ont des flatulences?).

Un peu avant cinq heures, alors que je dansais en bas avec mes amis et que je résistais tant bien que mal aux gens qui passaient en poussant (le toulousain a l’air assez bourrin et ne maitrise pas très bien les limites de son corps, passées une certaine heure et quelques verres), on me pousse par derrière, je réponds à l’aveugle avec un petit coup de hanches en direction de l’origine de la pression. Manque de bol, c’est le responsable des videurs, qui me reconnait, n’est pas content (ne m’avait-il pas poussé volontairement, d’ailleurs?), l’autre petit gros (le vieux) n’est pas loin, et tous les deux décident que je dois partir, parce que j’ai été violent (le petit a même raconté que je l’avais tenu par le col) : n’importe quoi. Les autres me voient, essaient de calmer le jeu. Certains, dans la foule, avaient l’air chauds pour se battre. On ne m’autorise même pas à aller prendre mon manteau au premier (c’est une idée fixe?). Il fait froid, le ton monte, je gagne un peu de temps. D’autres videurs petits et gros arrivent, 3 nabots m’escortent jusqu’à la sortie, pendant que ceux du groupe ramassent leurs affaires au premier et liquident les boissons . Nous nous retrouvons finalement tous à la sortie.

Retour maison, dodo. Bizarre quand même, j’ai vraiment du dire un truc anodin pour moi qui a du fâcher les videurs lors de notre premier « contact ». En même temps, nous n’étions plus loin de la fin (et de Partenaire particulier), donc ça ne tombait pas plus mal.

Sans les videurs, ça aurait juste été une soirée entre amis dans un endroit pas top, mais OK pour un groupe d’une petite dizaine, à l’improviste. Avec ce qui s’est passé, je place le Maximo au top de ma liste des boites de merde qui puent. La dernière boite de merde en date était le Métis, à Beyrouth : musique française 70-90 abominable, trop de monde, beaucoup de cons, patron qui n’a aucun sens de l’humour : je lui avais dit (pour rigoler) qu’il avait de la salade bloquée entre les dents, il l’a mal pris.

Enfin bon, malgré ces cons, j’ai passé une excellente soirée, en plus ça fera des souvenirs dont on reparlera encore dans quelques années, comme les 20 ans d’Anaïs au Pompéï, il y a quelques années;)!

fév 11


Envoyé par Pierre (de Boston) : cette horreur version remix allemande de mon hymne de soirées version Masséna, Supélec (et un peu après, mais de moins en moins). C’est vraiment de mauvais goût. Je ne laisserai pas ça impuni. Prochainement, une réponse avec un Jawohl canal historique.

En attendant, je suis un peu à la bourre niveau blog, mais j’ai une excellente raison. Prochainement : les Saveurs de Flora (good), Carmine (très bonnes pizzas), un brunch chez Drouant (extra) et le Breizh Café (je voulais leur donner une autre chance, en 2008, ils m’ont encore plus déçu!). À bientôt!

fév 01

20080201 sens Le Sens Paris, by Compagnie des Comptoirs : plutôt un contresens ou un sens intedit! (ChrisoScope)

Sens, par la Compagnie des Comptoirs, restaurant, bar, lounge, club.
23, rue de Ponthieu, 75008 Paris.
Tél. : 01 42 25 95 00/02. Site Web.

Les Frères Pourcel et leur Compagnie des Comptoirs essaiment un peu partout dans le monde et en France. À Paris, dans le huitième arrondissement, ils ont repris les locaux autre fois occupés par le Tanjia, maghrébo-lounge des Guetta. C’est à la fois un restaurant, un bar et un club. Le soir, ça peut donner ça. À midi, ils servent uniquement à manger, et c’est très moyen. Critique assez moyenne dans le Lebey 2008, alors qu’ils étaient plutôt encourageants dans l’édition 2007. Si vous voulez une description dossier de presse : ici. Sur l’internaute, alors que les critiques sont souvent gentilles, ils frôlent le zéro pointé. Lesrestos.com, sont, une fois n’est pas coutume, trop complaisants. La carte n’a plus grand chose à voir avec cette description.

Je retrouve ma mère, qui vient d’arriver en taxi (circulation difficile rue du Bac à cause de l’incendie chez Deyrolle, parait-il), vers 12h30, à l’entrée du Sens. Nous donnons notre nom pour la réservation, laissons nos manteaux et duffle-coat respectifs au vestiaire en échange d’un ticket, sommes installés à droite en entrant dans la grande salle, grise, terne, triste à mourir. C’est lounge version 8e sous antidépresseurs, mochement monotone. Nappes en tissu gris, serviettes aussi. Il y a bien quelques couleurs avec les coussins rouges, mais ça ne sauve pas grand chose. Le soir, sans lumière, ou avec très peu de lumière, c’est peut être bien? Je ne le saurais sans doute jamais!

20080201 sens table Le Sens Paris, by Compagnie des Comptoirs : plutôt un contresens ou un sens intedit! (ChrisoScope) 20080201 sens salle Le Sens Paris, by Compagnie des Comptoirs : plutôt un contresens ou un sens intedit! (ChrisoScope)

À ma gauche, une grande table de quinqua-sexagénaires, que je qualifierai de touristes provinciaux (la Province a souvent un côté bon enfant et positif, pas cette fois, on dirait des ploucs). Ce sera à peu près plein après 13h, quelques repas d’affaires, peut être d’autres touristes égarés, le reste étant finalement assez indescriptible. Service longiligne, tout de noir vêtu. Parce que le gris ne suffit pas, il faut encore du sombre. À part la serveuse qui était presque à la hauteur, les autres ne valaient pas une peau de cacahouète (surtout l’espèce de responsable, un Monsieur Jourdain contemporain). Jad nous rejoint un peu après 12h40. Nous sautons les formules (entre 18 et 28€, si mes souvenirs sont bons) et choisissons parmi les propositions de la carte. Ma mère tient à ce qu’il y ait de l’eau en bouteille lorsqu’il y a des invités : donc un litre d’Evian (8€, nous prendrons une seconde bouteille un peu plus tard) : elle n’a pas encore complètement assimilé le concept de la carafe d’eau au restaurant! Un verre de Brouilly (6€) pour elle, un verre de vin espagnol (rioja : riscal, 7€) pour moi. Jad ne boit de vin que le soir… La commande prie, on nous apportera un amuse bouche (gratuit, encore heureux, mais marqué sur la note) : toast de pain de campagne grillé, guacamole et tourteau. Cela se mange, mais ce n’est pas particulièrement original.

20080201 sens deco Le Sens Paris, by Compagnie des Comptoirs : plutôt un contresens ou un sens intedit! (ChrisoScope) 20080201 sens amuse bouche guacamole crabe Le Sens Paris, by Compagnie des Comptoirs : plutôt un contresens ou un sens intedit! (ChrisoScope)

Velouté de potimarron et châtaignes (18€) pour ma mère. C’est encore la saison? Toujours est-il que l’intéressée ne l’a pas trouvé mauvais. Une salade verte (7€) pour Jad.

20080201 sens soupe potimarron chataigne Le Sens Paris, by Compagnie des Comptoirs : plutôt un contresens ou un sens intedit! (ChrisoScope) 20080201 sens salade verte Le Sens Paris, by Compagnie des Comptoirs : plutôt un contresens ou un sens intedit! (ChrisoScope)

Pour moi, ce seront des croquettes de cabillaud (18€). Un peu sèches toutes seules, elles passent mieux avec un peu de sauce. C’est assez copieux et plutôt gras, mais j’ai plutôt aimé.

20080201 sens croquettes cabillaud Le Sens Paris, by Compagnie des Comptoirs : plutôt un contresens ou un sens intedit! (ChrisoScope)

Jad enchaine sur un parmentier de volaille (26€) : du poulet sur de la purée quoi?

20080201 sens parmentier volaille Le Sens Paris, by Compagnie des Comptoirs : plutôt un contresens ou un sens intedit! (ChrisoScope)

Un pavé de canard aux épices + polenta (26€) : très subtiles les épices, on les sent à peine, la polenta n’est pas mal, mais servie en mini portion. Quant au canard, rosé, il se mange, mais pourquoi diable le couper en 3 pour le cuire puis le servir? La brandade de morue et compotée de légumes (23€) de ma mère semblait convenable.

20080201 sens pave canard Le Sens Paris, by Compagnie des Comptoirs : plutôt un contresens ou un sens intedit! (ChrisoScope) 20080201 sens brandade morue Le Sens Paris, by Compagnie des Comptoirs : plutôt un contresens ou un sens intedit! (ChrisoScope)

Niveau service, cela traine. Le pire, c’est quand on veut demander quelque chose et qu’il n’y a personne, ou qu’ils ne regardent pas du bon côté… Mais la coupe du scandale et du foutage de gueule arrivera lors du dessert. Mon choix initial était un soufflé (ou un moelleux à la châtaigne). Le maitre d’hôtel pédant m’annonce 10 minutes d’attente. Il est 14h passées, je n’ai plus le temps. Je demande donc une poire pochée au vin (12€), alors qu’en face ce seront deux brochettes d’ananas, sauce à la mangue (12€). Ce ne seront pas 10 minutes d’attente, mais plus d’un quart d’heure. Un gros raté, surtout que la grande table de ploucs, qui a pourtant commencé après nous, et qui n’avait pas l’air pressée, a finalement été servie en desserts avant nous!

On aurait pu penser que l’attente valait le coup et le coût, mais le pire, c’est que ma poire au vin est grossière et n’a pas vraiment de goût. Et bien figurez-vous que j’avais de la chance : pas de goût c’est mieux que mauvais goût. Sans intérêt et pas bon, voilà comment ma mère a décrit sa brochette d’ananas. Ce n’est pourtant pas très compliqué comme recette!

20080201 sens poirre pochee vin Le Sens Paris, by Compagnie des Comptoirs : plutôt un contresens ou un sens intedit! (ChrisoScope) 20080201 sens brochette ananas mangue Le Sens Paris, by Compagnie des Comptoirs : plutôt un contresens ou un sens intedit! (ChrisoScope)

Ma mère terminera avec un décaféiné à 3,5€.

L’addition ne trainera pas trop à arriver : un peu plus de 60€ par personne, alors que nous avons été plus que raisonnable sur les boissons. Malgré le quartier, c’est bien trop cher! En effet, le service est lent, désorganisé, inefficace. Dans l’assiette, ça alterne entre pas mal et pas bon. C’est moyennement copieux. Le cadre et l’ambiance sont déprimants. Même pour récupérer mon Duffle Coat ça a trainé, alors qu’il n’y avait personne (à part le manager, encore lui, qui prenait de la place inutile). Jad a testé l’adresse le soir, version boîte de nuit et a confirmé que le service et l’accueil étaient ausi mauvais et détestable la nuit.

J’ai volontairement laissé passer un peu de temps entre le déjeuner et la rédaction de cette note, mais je ne parviens pas à leur trouver de circonstances atténuantes. Nous avons vu, nous n’y retournerons plus. En même temps, je suis presque content de cette triste expérience, à force de ne fréquenter que de bonnes adresses dans le 75008, je commençais à me dire que l’endroit pseudo in, avec de la nourriture quelconque et un service exécrable n’étaient plus qu’un mythe et un lointain souvenir. Grâce au Sens, me voilà rassuré, il est toujours possible de passer de mauvais moments au restaurant.

jan 18

Tu as tout faux Bernard, Samedi soir, à Beyrouth, le 21 janvier, ça ne veut rien dire! D’une part parce que le 21 tombe cette année un lundi, et pas un samedi! D’autre part, je ne suis pas fan de ce morceau, et je trouve dommage d’y associer Beyrouth et le 21 janvier. Déjà qu’il y avait Beirut

20080117 lavilliers Cette fois cest la bonne? (ChrisoScope)

Le 21 janvier, il y a souvent des miracles (squik, la tête d’un monarque de droit divin a été séparé du reste de son coprs un 21 janvier), je sens que ces andouilles de députés libanais vont enfin se décider et élire Sleimane président (j’espère que je ne vais pas me planter sur mon call cette fois!). Et attention, si ce n’est pas Sleimane, c’est peut être parce que Farès lui a réglé son compte.


Ne cherchez pas, c’est n’importe quoi cet article!

jan 17

L’Escale Pakito, bar basque, concerts, salsa, tapas.
15 rue Monsieur Le Prince, 75006 Paris.
Tél. : 01 43 54 63 47 – 06 60 49 88 98. Site Web.

Je retrouve Guilhem vers 20h15 sur la place Henri Mondor, bise, ça faisait 2 mois que nous ne nous étions plus vus. J’avais repéré l’escale Pakito il y a quelques temps, sans avoir forcément envie de tester. En voyant la liste des tapas sur leur site web, et après un passage devant un vendredi soir, je me dis que ça se teste. Guilhem était pour aussi, donc hop! Ah oui, Pakito, c’est une chaine de bar à tapas basques (des pinxo on dit, je crois).

Nous sommes les premiers clients de la soirée semble-t-il. Il y aura un concert un peu plus tard en bas, mais c’est assez vide pour l’instant. Grâce à Guilhem et au PSG, le contact avec le patron (Vincent?), originaire de la région  de Bayonne passe bien. Une pinte d’Oldarki blonde (7€? peut être 8€, il semble qu’il y ait eu une majoration concert…) chacun. Pinte en plastique pour ceux qui fument, en verre pour les autres, pas bête! On demande ce qu’ils ont comme tapas. Et là, petite déception : il n’y a plus de fromages (moi qui révait justement de fromage basque), je crie presque au sabotage. Par contre, il y a de la charcuterie, et des mini-piquillos. Nous demandons donc une assiette, avec piquillos, chorizo, lomo, et serrano. Bon pain.

20080117 escale pakito assiette Lescale Pakito, bar basque (ChrisoScope)
Pas léger, mais ça passe plutôt bien, c’est bon, mais le lomo tient mal la comparaison avec le serrano. Moi j’aurai pu m’arrêter là, mais pas Guilhem, que je découvre fan de ce blog. Il faudra que tu m’épèles le nom du japonais dont tu m’as parlé, je ne le retrouve pas. Et comme je fais des messages perso : Aude, merci! Guilhem est allé chez Pepone et a bien aimé, très bon contact avec le patron qui leur a offert la grappa en fin de repas. Voilà, on va s’arrêter là pour les messages personnels. Le patron nous abandonne pour s’occuper du bar du bas (où il commence à y avoir foule, puisque le concert démarre). Nous nous retrouvons avec un autre bar-tender, moins bavard. Mais nous lui recommandons quand même à manger. Piquillos again, petites saucisses chaudes (top, légèrement épicées), et un mix chorizo fine tranché et serrano. Ouf, nous avons tout liquidé, c’est moche la gourmandise, mais ça a l’air de famille, nos origines communes parisiano-bourguignonnes ne sont pas éteintes. Ah oui, et encore une pinte chacun…
20080117 escale pakito assiette2 Lescale Pakito, bar basque (ChrisoScope) 20080117 escale pakito piquillos Lescale Pakito, bar basque (ChrisoScope) 20080117 escale pakito saucisses Lescale Pakito, bar basque (ChrisoScope)

Malgré la petite déception (carte limitée, nous apprendrons d’ailleurs qu’ils ne proposent que charcuterie et fromage ici, pas la place pour faire autre chose, par contre, il faudra tester celui de Bastille), nous avons plus que bien picoré et bu (3 pintes chacun, finalement, mais ce sont des pintes basques, ça trompe).

Bilan : 73€ à deux (6*8=48€ de bières + 25€ de tapas, ou alors 6*7=42€ de bières + 31€ de tapas). On ne saura pas. En voyant ma masse le lendemain, je me dis que finalement, ce n’est pas cher du kilo pris… À part ça, l’endroit n’a rien de remarquable à l’intérieur, le bar du haut prend une grande partie de la profondeur à droite, il y a quelques mini tables+ tabourets à gauche, miroir, un écran géant qui passe infosport. La clientèle était assez biaisée, puisque des amis des musiciens. J’ai testé, je ne suis pas sur d’y retourner (le PSG et le foot à la TV, bof), j’ai vu qu’il y avait parfois des soirées electro, why not, pour voir. Faudra tester celui de Bastille.

jan 12

Les 10 ans d’Automatik, au Rex (Rex Club 5 boulevard Poissonnière 75002 Paris), avec Laurent Ho aux platines, Anthony Rother, en live, David Caretta (live, moustache, pattes et style),  et pour finir, Mick Wills aux platines.

15€ en principe, j’arrive à me retrouver sur la liste du Rex, mais il y a hélas pas mal de queue, quand j’arrive devant le club, vers 1h10. Seul, l’incrust est facile : on coupe la file de droite, ipod aux oreilles, on fait semblant d’attendre devant le marchand de sandwich, on s’insère discrètement dans la queue. En 10 minutes, ça n’avance pas vraiment. Je sors de la queue pour aller parler au physio (« des gens qui faisaient la queue depuis 23h, mais ça va repartir »). En effet, ça repart doucement et vers 1h30, je laisse mon blouson au vestaire. Déjà pas mal de monde, et ça tape fort. Laurent est très Ho (et folle) ce soir, avec ses talons aiguilles et sa jupe + haut échancré. Contrairement à pas mal de DJ qui font ça de puis des années, il donne encore l’impression de s’amuser, bouge dans sa cabine, met une belle pression en montant le son, calme le jeu, repart… Pas fan de sa tenue, mais pour le reste, c’est du très bon!

Quelques vodkas, Burn, Dark Dog (il faut préciser, sinon c’est burn par défaut) ou Cranberry pour prendre des forces. Ils ont aménagé le passage « issue de secours » du fond (derrière le petit bar) en zone fumeurs, un vrai couloir de la mort, c’est horrible! Sans fumée, c’est extra, peu de gens qui sentent mauvais sur la piste. Par contre, plein de verres cassés, et de bouts de verre un peu partout, ce n’est pas top (la semelle des Tod’s est trop tendre et a tendance à coller, stick to the Prada tennis next time/profiter des soldes pour trouver des remplaçants).


Vers 3h-3h30, Laurent Ho laissera sa place à ce « Freaks » d’Anthony Rother, qui, installé  au fond à droite de la cabine, entouré de tout ses outils (deux micros, boite à rythme, samplers, voCoder…) nous fera une bonne performance d’une grosse heure. Viendra ensuite David Caretta (devant la cabine, moins de matériel, mais quel look!), qui terminera en « tuant la radio ». Efficace, mais je trouve que, pour un Gigolo, il aurait pu être plus à l’aise.

C’est Mick Wills qui enchainera jusqu’au bout. Fin un peu épique un peu après 6h30, avec notamment un Supernature trituré. Il a fallu que, juste devant moi, deux débiles aient perdu leurs tickets de vestiaires (je les interdirais d’entrée pendant deux ans, quels idiots), pour que ça traine 10 minutes quand 30 secondes suffisaient. Paris se lève, je vais me coucher! Je crois que j’ai vaincu grippe, rhume, fièvre et toux.