
Restaurant Aki (japonais, Okonomiyaki)
11 bis, rue Sainte Anne, 75001 Paris.
Tél. : 01 42 97 54 27.
L’Okonomiyaki, kesako? Une espèce de galette (certains disent aussi omelette ou pizza) japonaise. On en trouve aussi chez Azabu et à Lyon. C’est Aki, rue Sainte Anne, qui s’en est fait le spécialiste à Paris. Trois avis plutôt favorables sur Mmmm!!!, j’imagine que cela devait être infernal quand tout le monde fumait. Cinq avis récents sur CityVox, exclusivement féminins, avec un score moyen de 4/5 (j’ai quand même un doute sur bonite = porc séché!). Quelques avis sur Voozici, certains regrettent que les okonomiyaki ne soient plus préparés minute.
« Room service » l’a testé peu après son ouverture, fin 2006 et conseille cette adresse. Aki semble avoir un petit succès auprès de la communauté geek manga japon (P{i}o de citron et Mukatsuku). Mr. Lung a lui aussi testé et reconnait que ce n’est pas son plat japonais préféré. Ratemytiramisu apprécie la spécialité, mais déplore le piètre niveau du reste (salade, soupe).
Cela faisait près d’un an que je voulais tester cette adresse (depuis un dîner à l’Unico). Après avoir retrouvé Clément, Marie et Nicolas et Guillaume au croisement Saint Anne/Avenue de l’Opéra, et comme il n’y avait pas beaucoup d’attente pour cinq places de choix au comptoir, nous nous sommes retrouvés chez Aki. En se mettant dans l’angle (2+3), c’est un peu plus convivial, puisqu’on peut tous (presque) se voir. Ceux qui sont sur les bords (moi à l’extrême droite, Marie à l’extrême gauche) doivent juste hausser un peu plus la voix ou tendre l’oreille, pour participer aux échanges. Le cadre est assez quelconque, comme la plupart des adresses japonaises dans ce quartier. Du bois clair, du fonctionnel. Une salle au rez de chaussée et une au sous-sol, avec la partie « front office » des cuisines où sont préparés ces okonomiyaki.

Dans un premier temps, chou chinois, poudre et autre liant liquide sont mélangés et disposés en tas sur la plaque chauffante. En cuisant, ça se contracte et ça se lie, ça s’aplatit un peu aussi. Le caquelon intervient alors pour homogénéiser, arrondir la bestiole et permettre une cuisson plus diffusée. On l’aura bien sur retournée pour qu’elle cuise des deux côtés.

Le porc (ou autre ingrédient incorporé dan l’okonomiyaki : poulet, fruits de mer) cuira à côté et sera incoporé. Un dernier tour sous cloche, un jet de mayonnaise (un peu sucrée, à la prune?). Saupoudrer de copeaux de bonite séchée (katsuobushi). Sous l’effet de la chaleur, ça a l’air vivant, ça flotte et ondule légèrement. Et hop, c’est prêt, directement déposé devant nous par un des deux chefs. Une recette maison ici.
Nous opterons presque tous pour le menu standard à 13,5€ (salade, soupe miso, okonomiyaki au porc), sauf Nicolas et Marie qui partageront un menu et un plat au riz. Soupe on ne peut plus basique, salade sans grand intérêt (d’accord avec Rate my Tiramisu). Nous prendrons des bières japonaises (Kirin Ichiban ou Asahi ~5€) et une carafe d’eau. Robert-Gilles, voici la carte des sakés.

Le plat au riz a une tête correcte, mais je ne sais pas ce que c’est, je n’ai pas goûté.

Quant à l’okonomiyaki, voilà à quoi ça ressemble! La surface qui bouge encore, quelques minutes encore, c’est assez bluffant. Même si ce n’est pas d’une très grande finesse, je dois avouer que j’ai bien apprécié ce plat. Adoucie par la sauce, cette préparation populaire et ludique d’Hiroshima se mange bien. C’est un peu un gros mélange, mais on parvient à retrouver les grandes saveurs : chou, galette, porc, prune…

Nous zapperons le dessert pour aller au Pain Quotidien de la place du marché Saint Honoré.
Pour environ 18€ par personne (formule + bière), c’est copieux, ça cale bien, c’est original. Une fois de temps en temps, pour changer un peu, pourquoi pas! Service correct. Ambiance bruyante. Les places sont chères : une bonne douzaine de personnes attendait sagement quand nous sommes partis. Nos vêtements ne puaient pas trop après.