fév 06

Restaurant Gill
8-9 quai de la Bourse, 76 000 Rouen.
Tél. : 02 33 71 16 14. Site Web.
Ouvert tous les jours, au déjeuner et au dîner, sauf dimanche et lundi.

En bref

Gill, c’est le restaurant gastronomique so chic de Rouen. Le chef Gilles Tournadre (deux étoiles Michelin depuis 1990) propose une cuisine de luxe, plutôt classique, qui met le produit en avant. C’est bon, parfois même très bon, mais j’ai trouvé que ça manquait un peu d’âme, que ce soit dans l’assiette ou en salle, très bourgeois en province. La salle du restaurant est assez grande, elle a du être refaite il y a quelques années, puisque la décoration est très contemporaine, avec des tons beige blanc et gris, qui manque un peu de chaleur

Menu déjeuner à 37€, menu dîner à 68€, dégustation à 95€ (menus homard ou truffe en saison). À la carte, compter une centaine d’euros sans les boissons.

Gill : Gilles Tournadre

Gill, c’est le restaurant gastronomique (affilié Relais & Châteaux) du chef Gilles Tournardre (2 étoiles Michelin depuis 1990, quatre toques G&M) et de son épouse Sylvie, depuis le milieu des années 1980. Le couple possède également un bistrot-gastro, un bistrot nippon à Rouen, et une annexe du gastro au Japon!

Peu d’avis en ligne.

On retrouve Gill sur les CityVox, TripAdvisor, Qype, Itaste, avec généralement des avis positifs ou très positifs. Dans la presse (parisienne) et sur les blogs, peu de mentions de Gill. Il faut croire que les deux étoiles Michelin et les toques G&M suffisent. L’excellent Pêcheur Life a moyennement aimé, alors que c’est un coup de cœur pour Pudlo. L’Ordre des Canardiers y a fait un diner amical. Mon p’tit guide y a pris des photos et « adore ».

Déjeuner du 14 mai 2011

Accueil agréable, service entre jeune et plus expérimenté, relativement distant et pas vraiment attachant. Pas de défaut majeur, mais pas vraiment d’attitude propice à l’échange et au partage. C’est le boulot, nous sommes les clients, ils font leur boulot, ni plu, ni moins ; et c’est comme ça. Dans la salle, pas beaucoup de clients en dessous de 40-45 ans, quelques enfants. Tous sont bien vêtus, ambiance parisien de l’ouest qui passe le week end à Deauville : pas de cravates, nous sommes samedi, mais des chemises fantaisie, quelques polos et des grands pulls en coton  épais aux couleurs pâles. Cela fait un joli tableau avec les tons de la salle. A étant gardée par sa mamie ce week end, nous avons le temps de prendre le menu dégustation (95€, sept services). Pour fêter ça, une bouteille de St Géron (6,5€) et une de Saint Joseph blanc (2009, 48€).

Un menu qui défilera à rythme assez régulier (un peu de flottement à la fin). Près de neuf mois après, la mémoire a fait son travail. Je dois avouer que, si je n’avais pas pris de photos, j’aurais du mal à me souvenir en quoi consistait exactement de repas. Et certaines photos, hélas, n’évoquent plus grand chose. Vous verre dans ce qui suit que j’ai gardé peu de souvenirs impérissables!

Cela commence avec de petits amuses bouche présentés sur des petites cuillers en porcelaine. Du bon saumon mariné maison, au très bon goût et une bouchée de crème. C’était frais, bien pour commencer mais pas éblouissant (à l’image de l’ensemble du repas).

Maquereau : jolies couleurs, belle fraicheur de cette composition mer-terre (herbes+radis).

Foie gras : très belle cuisson, superbe texture, le reste sert à faire joli et n’apporte pas énormément.

Homard servi froid : pois gourmands, crème gouteuse et encore des herbes. Le homard est impeccable, bien mis en valeur dans cette assiette qu’on aurait bien aimé plus copieuse!

Filet de bar : jus au cidre, marmelade d’oignons et de pommes, crème mousseuse au Calvados. Mois visuel que ce qui précède. Je ne vous étonnerai pas en écrivant que le bar est cuit comme il faut, et que cette composition aux accents locaux est réussie. Encore une tige verte!

Agneau : quelle surprise! Pas de feuilles vertes sur le dessus pour ce plat! Non, le vert est la couleur primaire de cette joli composition printanière. L’agneau se cache derrière les asperges, les fèves et quelques feuilles de truffe. Le vert est également présent sous forme de mousse-purée décorative, avec une trainée sur le côté de l’assiette. Le chef ne se contente pas de bien travailler les produits de la mer, il maitrise aussi la viande fraiche et tendre des jeunes agneaux.

Ce qui a précédé était bien servi, bon, mais sans quantités excessives. Nourrissant mais pas roboratif, ce qui laisse de la place pour profiter du riche plateau de fromages : profusion en version locale ou inter-régions.

Ce pré-dessert, sorbet fraise-basilic, avec ses fins fils de sucre, est pour moi le point culminant et LE souvenir le plus fort de ce repas. Une claque de fraicheur, de jeu de textures et de goût, obtenu à partir d’une composition simple, voire classique, revue et interprétée de manière sublime! C’est là que l’on se dit, que, si tout ce qui avait précédé avait été du niveau de pureté et avec l’éclat de ce sorbet, les trois étoiles auraient été amplement méritées!

Les mignardises nous font retourner à terre : très classique (en présentation, même si certaines recettes sont customisées, avec un emploi original de produits), très bon, mais pas époustouflant.

Le mille-feuilles minute à la vanille Bourbon (le feuilletage est encore tiède) est classique et de très bon niveau, mais pas extasiant pour autant. Il manque un peu de je ne sais quoi dans la crème, qui aurait pu avoir plus de goût ou être plus légère.

Les fruits et sorbet sont une belle façon de terminer. Fraicheur, saveurs, goûts sont au rendez-vous, assurément. Du très bon niveau, mais il n’y a plus l’effet de surprise après avoir goûté le pré-dessert superstar. Et si l’on est content de retrouver le même esprit (avec les fils de sucre) et la même qualité, on est aussi un peu déçu de ne pas voir plus de nouveauté.

Une bonne infusion (6€, indiquée sur l’addition comme « thé, infusion et mignardises », faut-il comprendre qu’il n’y a de mignardises que si l’on prend une boisson chaude? pas certain, puisque je pense que les mignardises sont arrivées avant qu’on ne commande la tisane) pour terminer ce déjeuner, commencer à digérer. On paie et on va se promener dans la veille ville (avec un aller-retour inutile pour retrouver l’appareil photo perdu dans une poche intérieure).

Bilan : très bien, mais pas particulièrement marquant!

Deux menus dégustation (2*95=190€), une bouteille de St-Géron (6,5€), une de St Joseph Blanc (2009, 48€) et une tisane (6€), cela nous fait 250,50€. Un budget assez raisonnable pour un deux étoiles de province. Néanmoins, c’est tout de même un sacré budget et le rapport émotions/prix n’est pas très bon. Deux heures et demie agréables, au cours desquelles s’enchainent les créations du chef, toujours bonnes, parfois très bonnes. Pour autant, nous n’avons pas été touchés par la grâce. C’est léger, bien dosé. Le meilleur souvenir que j’en garde, 9 mois plus tard, c’est ce pré-dessert fraise basilic, époustouflant de fraicheur, de goût et de légèreté.

Gill était sur mon radar depuis plusieurs années (en fond, et pas forcément au premier plan). Je suis content d’y avoir déjeuné et je n’ai aucun regret. Le cadre, le standing, la qualité des assiettes lui valent deux étoiles bien méritées. Autant j’ai envie (même si j’ai un peu d’appréhension) de retourner une troisième fois au Sa.Qua.Na. d’Alexandre Bourdas (pour y avoir été très enthousiaste les deux fois), autant je pense que je ne chercherai pas à retourner de si tôt au Gill de Gilles Tournadre. Si l’occasion de déjeuner à Rouen se présente à nouveau, pourquoi ne pas essayer ses « petites » adresses (bistrot gastro, japonais).

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juil 28

20100715 Grand Vefour 00 facade Guy Martin au Grand Véfour : toujours dans le vent (ChrisoScope)

Grand Véfour, restaurant gastronomique.
17 rue de Beaujolais, 75001 Paris.
Tél. : 01 42 96 56 27. Site Web.

Quand : un beau jeudi de la mi-juillet (15/07/2010). Alors que Paris commence à se vider, et qu’il faity bien chaud. Le Véfour est ouvert du lundi midi au vendredi midi (fermé vendredi soir, samedi et dimanche). Un rythme d’ouverture « de luxe« , puisqu’ils peuvent se permettre de ne pas travailler vendredi et samedi soirs, qui sont pourtant, en général, les deux créneaux les plus courus (et donc les plus populaires/rentables?).

: au Palais Royal, le plus beau et plus agréable jardin du centre de Paris. Petit, mais relativement épargné par les hordes de touristes, qui ne devinent pas son existence, puisque cerné de bâtiments, et qui préfèrent dévaster les Tuileries et le Louvre voisins. Le Véfour est sis dans le petit côté nord du rectangle, donnant sur la rue de Beaujolais, en des murs riches en histoire.

Avec qui : une belle tablée de blogueurs et blogueuses amateurs, mais aussi des chroniqueurs de référence et même des journalistes professionnels, tous gourmands et gourmets, invités par Fabien, de Paysages Culinaires. La clientèle oscille entre hommes d’affaires (plutôt dans le salon privé au premier étage, discrétion et confidentialité obligent), touristes fortunés, souvent nippons ou anglo saxons, quelques parisiens, pour fêter une grande occasion (le lieu est mythique) et aussi quelques habitués.

20100715 Grand Vefour 00 tablee Guy Martin au Grand Véfour : toujours dans le vent (ChrisoScope) 20100715 Grand Vefour 00 vernis Guy Martin au Grand Véfour : toujours dans le vent (ChrisoScope)

Pourquoi : pourquoi lancer une opération de communication sur le web? Ces réponses n’engagent que moi, mais ça pourrait être : pour rajeunir l’image du Véfour (qui jouit, mais pâtit sans doute aussi, de son statut d’institution, cf. la Tour d’Argent) et montrer ou rappeler que ce n’est pas uniquement un endroit historique, mais surtout un grand restaurant avec une véritable identité, une équipe de salle de très haute volée, un chef très doué dont l’équipe prépare de superbes et excellents plats et, sans doute le point le plus important : un lieu vivant et hautement recommandable, pour de nombreuses raisons. Une preuve parmi tant d’autres? Il n’y a qu’à voir le vernis à ongles de deux de mes camarades de déjeuner. Endroit vivant où l’on se sent à l’aise, bien entouré, loin de la guinderie et de la morgue de certains grand restaurants « historiques »…

Sinon, la réponse au pourquoi habituel (pourquoi avoir choisi cet endroit) : l’occasion fait le larron, cela faisait très longtemps que j’avais ce lieux mythique en tête, mais sans trouver véritablement l’occasion. Grâce à Fabien, cette lacune se comble enfin.

Chez Chantal, certains anonymes se lâchent et lynchent l’adresse. 4/5 sur l’Internaute, 4,5/5 sur CityVox; ce qui est bien. Very Easy Kitchen y a fait un menu déjeuner globalement très satisfaisant, malgré quelques imperfections ou plutôt incompatibilités de goût, voire erreurs de sélection. In the Mood for Luxe y a été traité(e?) royalement, le Lapin gourmand s’est régalé. Quant à xperience, elle s’est tout simplement offert « une parenthèse divine hors du temps!« . Sur Mmmm, c’est, là encore, très favorable (même si ça n’empêche pas quelques critiques).
Côté presse professionnelle, à part du blabla début 2008 (comme Gaudry), lors de la perte de la troisième étoile Michelin, pas grand chose. Quant au Fooding (borné comme il faut), il ignore tout simplement le Véfour (même si GM a participé à la semaine du Fooding 2008)… Et, François Simon, comme c’est surprenant, n’aime pas ce que fait Guy Martin.

20100715 Grand Vefour 00 guy martin Guy Martin au Grand Véfour : toujours dans le vent (ChrisoScope)

Qui : Guy Martin dirige le restaurant et règne en maitre incontesté des cuisines, avec suffisamment de cran et de confiance en soi pour avoir accepté de succéder au mythique Raymond Oliver, avec énormément de talent et de travail pour avoir décroché les trois étoiles Michelin en 2000, et ce qu’il faut de recul pour ne pas se formaliser de la rétrogradation à deux en 2008. Un chef avant tout humain, un timide qui se soigne bien. En effet, une fois que l’on est au sommet, on ne peut plus que perdre de l’altitude. Guy Martin a, comme d’autres chefs, capitalisé sur son nom et sa renommée pour se diversifier à travers Sensing (Paris et Boston), l’Atelier Guy Martin, Miyou, le Cristal Room Baccarat et d’autres activités de conseil.

20100715 Grand Vefour 00 salle Guy Martin au Grand Véfour : toujours dans le vent (ChrisoScope)

La salle est dirigée par Christian David, la cave par Patrick Tamissier, tous les deux hautement compétents et très honnêtes.

Quoi : la salle surprend par sa dimension finalement très humaine, son service très attentif, attentionné, qui se met à la portée des clients. Décor entre Louis XVI et Empire, bien restauré et classé, mais l’atmosphère est loin d’être figée, pour autant. Très gracieusement invités par Guy Martin, nous avons eu droit à une dégustation en règle, en pas moins de huit services, avec vins choisis.

20100715 Grand Vefour 00 table Guy Martin au Grand Véfour : toujours dans le vent (ChrisoScope)

 

Acte 1 : arrivé avec près de trente minutes de retard suite au premier bain d’A, je tente de combler mon retard avec une coupe de Champagne Taittinger (non millésimé, les Taittinger sont aussi propriétaires du lieu) servi en magnum, et quelques petits amuse-bouches qui me mettent en condition et en appétit. J’ai raté le début et la présentation des lieux et de l’histoire du Véfour, et je tente de rattraper mon retard. Deux morceaux de pain aux graines avec du beurre salé, et hop, c’est parti!

20100715 Grand Vefour 01 amuse bouche Guy Martin au Grand Véfour : toujours dans le vent (ChrisoScope)

Acte 2 : « écrevisses et caviar osciètre dans un consommé froid de légumes parfumé à la sauge-ananas« . Une superbe entrée tout en fraicheur, finesse et légèreté, servie dans une assiette à soupe traditionnelle. Un accord mer/vert qui tombe à pic. Le caviar, au centre du plat, est emprisonné dans un nid transparent qui se rompt sans forcer. Le duo grains de caviar, iodés, et consommé, finalement assez doux, fonctionne bien : pop, pop; ça explose en bouche. La petite résistance de la chair d’écrevisses, le caviar et les petites fèves vertes, compactes et uniformes apportent un dégradé de textures remarquable. Niveau saveurs, c’est très équilibré, simplement exquis. Un premier « wow » collectif.

20100715 Grand Vefour 02 ecrevisses caviar oscietre consomme froid legumes parfume sauge ananas Guy Martin au Grand Véfour : toujours dans le vent (ChrisoScope)

À table, alors que les conversations étaient encore assez généralistes et dispersées, on sent une concentration certaine et un recueillement indiscutable autour des saveurs de cette première préparation. Dans nos verre, un très agréable blanc, cépage Sauvignon, du Pays d’Oc, domaine la Madura, 2007, d’un beau jaune, très agrumes.

Acte 3 : les « ravioles de foie gras, crème foisonnée truffée » sont le plat signature de Guy Martin. Il les proposait déjà au Chateau de Divonne, à la fin des années 80. M. Taittinger, au moment de son embauche, lui avait fait entièrement confiance et avait simplement demandé que ce plat soit repris. Du foie gras frais, cuit, encore chaud, bien moelleux et archi savoureux (à une température telle que le gras est encore entre liquide et solide), très joliment complété par cette crème légère, d’un blanc immaculé, rehaussée et maculée du noir de truffe (d’été ou de Saint-Jean). Servie dans une assiette non traditionnelle, pour le coup. Alors bien sur, certains grincheux diront qu’associer foie gras et truffe, c’est facile et somme toute d’un grand classique. Sans doute, mais la composition proposée ici est très légère et n’a rien d’écœurant. Une belle réussite, même si je ne pense pas m’inscrire au fan club.
Je suis cependant très curieux de tester à nouveau ce plat, avec de la truffe du Périgord.

20100715 Grand Vefour 03 ravioles foie gras creme foisonnee truffee Guy Martin au Grand Véfour : toujours dans le vent (ChrisoScope)

Plat best seller, Guy Martin nous a confié, après coup, que certains clients étaient complètement accros, au point d’en demander en entrée, en plat, voire en dessert!

Acte 4 : « cuisses de grenouilles enrobées et croustillantes jus à la tomate acidulé, mélange de fines herbes », de belles grosses cuisses de grenouilles, bien rebondies, discrètement panées et dorées, que l’on saisit entre deux-trois doigts et que l’on savoure, en agrémentant, à souhait de ce jus de tomates légèrement aigre. Les herbes apportent fraicheur et un peu plus de légèreté à l’ensemble. J’ai particulièrement accroché et apprécié! Les cuisses de grenouilles (comme les escargots), sont un produit si classique, mais aussi tellement exigeant, qu’elles sont de plus en plus rares de nos jours. Cette version très contemporaine et tout à fait réussie les remet au gout du jour : c’est du finger food, du dipping… Quel dommage que les donneurs de la et de leçons ne soient pas venus voir ce qui se passe ici. Pour le coup, j’en aurais bien grignoté une deuxième portion. J’espérais bien qu’un ou une de mes voisins ne le dédaigne et en laisse, mais non, succès pour l’ensemble de la table!

20100715 Grand Vefour 04 cuisses grenouilles enreobees croustillantes jus tomate acidule melange fines herbes Guy Martin au Grand Véfour : toujours dans le vent (ChrisoScope)

Dans les verres, nous sommes remontés un peu plus au nord est, et passés au rouge, avec un Crozes Hermitage 2005, cuvée Albéric Bouvet, domaine Gilles Robin. Équilibré, belle robe, très bien pour moi.

Acte 5 : « filet d’agneau à la sarriette, mitonnée de tomates vertes, compressé de tomates et petits pois ». Ce qui frappe dans ce menu, c’est la constance avec laquelle des produits de première qualité sont mis en valeur. Je pense que cela fait aussi partie du package grand restaurant. Que des produits nobles, pas d’ersatz ni de subterfuges pour faire du très bon avec du moyen (comme c’est souvent le cas dans certains bistrots, où l’on propose des morceaux de boeuf oubliés, autrement dit, moins recherchés et moins chers). Bref, que du premier choix ici. La viande rosée à souhait est archi tendre, son goût encore délicat fait face aux saveurs plus marquées de la croute parfumée.

20100715 Grand Vefour 05 filet agneau sarriette mitonnee tomates vertes compresse tomates petits pois Guy Martin au Grand Véfour : toujours dans le vent (ChrisoScope)

Le compressé de tomates est une façon élégante de présenter de la tomate cuisinée. Les demi sphères aux petit pois surprennent délicatement. Cuisson impeccable, agréable douceur de l’agneau et de la tomate, dynamisé par le punch de la sarriette, du petit pois et des chips d’ail (voir photo suivante). Tout cela dans une belle portion, que l’on finit avec plaisir, sans que ça ne pèse sur l’estomac. Contrairement à la cuisine plus classique et plus traditionnelle (reproche parfois formulé à l’égard de la cuisine de Guy Martin), il n’y a pas de sauces riches ou lourdes, ce qui fait que l’ensemble passe très bien et est tout à fait digeste.

20100715 Grand Vefour 05 chips ail Guy Martin au Grand Véfour : toujours dans le vent (ChrisoScope)

Acte 6 : la « petite salade à la truffe d’été » est une belle attention. Une truffe de la Saint Jean de beau gabarit est sacrifiée pour notre table.

20100715 Grand Vefour 05 truffe Guy Martin au Grand Véfour : toujours dans le vent (ChrisoScope)

C’est tout simple, mais très agréable! Cette justesse et ce sens de la mesure expriment la confiance et la force de caractère du chef. Cette liberté qu’il s’accorde de passer du classique au plus innovant, du simple au complexe et technique, sans toujours courir après la surenchère reflètent une assurance qui fait souvent défaut à d’autres grands. Est-ce parce que Guy Martin est issu d’une « famille aisée, qui ne manquait de rien« ? On sous estime souvent l’importance de l’hérédité et de l’éducation sur la cuisine des chefs : est-ce qu’une enfance et une jeunesse plus insouciantes et plus confortables ne limiteraient pas les complexes et névroses?

20100715 Grand Vefour 05 salade truffe Guy Martin au Grand Véfour : toujours dans le vent (ChrisoScope)

À propos d’enfance, mon statut de jeune papa me donne droit à un deuxième service particulièrement généreux et chaleureux. Merci!

20100715 Grand Vefour 05 truffe ++ Guy Martin au Grand Véfour : toujours dans le vent (ChrisoScope)

Acte 7 : la « table des fromages de France et de Savoie » propose un très beau choix. Pourquoi de France et de Savoie? Parce que le chef est originaire de cette région et parce que la Savoie n’a été rattachée à la France qu’en 1860 (il y a tout juste 150 ans, d’ailleurs Guy Martin était de la partie).

20100715 Grand Vefour 06 fromages france savoie Guy Martin au Grand Véfour : toujours dans le vent (ChrisoScope)

Trop de choix fait quen’arrive pas à me décider. Ayant repéré un cabri Ariégeois et, à défaut de Bethmale, je demande une petite sélection autour de ce fromage (drôle d’idée de choisir un fromage des Pyrénées quand on vous propose des Savoyards, je sais). Le Cabri Ariégeois est un cousin du Mont d’Or (Franc-comtois, voisin de la Savoie). Ses deux petits camarades sont un chèvre demi sec, style Touraine, et une tome au chèvre plus puissante. Assortiment sobre et bien équilibré, préparant crescendo au cabri. Rien à dire donc, mais rétrospectivement, en me remémorant la table de fromages, je me dis que j’aurais du être plus gourmand!

20100715 Grand Vefour 06 fromages chevres cabri ariegois Guy Martin au Grand Véfour : toujours dans le vent (ChrisoScope)

Nos verres passent du beau rouge au jaune ambré presque surnaturel : un Maury 15 ans d’âge du Mas Amiel, ou comment finir par s’envoler et flotter pour de bon. Ce « vin doux naturel oxydatif » est tout simplement redoutable.

20100715 Grand Vefour 07 fraises croustillant citrons sorbet fraise basilic Guy Martin au Grand Véfour : toujours dans le vent (ChrisoScope)

Acte 8 : ça y est, nous commençons les desserts : « des fraises sur un croustillant aux citrons , infusion d’herbes prises ». Les fruits et le végétal de saison sont à l’honneur. On dirait une variation autour du millefeuille. La quenelle de glace a la couleur de la fraise, son goût aussi, mêlé à celui du basilic. Double fraicheur garantie. Le plaisir est aussi au rendez-vous! L’infusion d’herbes prises est en faite une gelée parfumée aux herbes et à la mangue. Fraicheur jusqu’au bout!

20100715 Grand Vefour 07 infusion herbes prises Guy Martin au Grand Véfour : toujours dans le vent (ChrisoScope)

Un dessert double fonction, d’une part, une réinitialisation des papilles pour le sucré, d’autre part, une première série de saveurs fruitées.

Acte 9 : mignardises : tarte au citron, religieuse, macaron bicolore, tarte au chocolat noir… De délicieuses petites choses, surtout les deux tartes!

20100715 Grand Vefour 07 mignardises Guy Martin au Grand Véfour : toujours dans le vent (ChrisoScope)

Acte 10 : « cube Manjari, mangue infusée au combawa, émulsion à la noix de coco« . Une présentation monolithique. Ce n’est pas exactement un cube, mais plutôt un pavé à base carrée.

20100715 Grand Vefour 08 cube manjari mangue infusee combawa emulsion noix coco 02 Guy Martin au Grand Véfour : toujours dans le vent (ChrisoScope)

On est d’abord un peu perplexe faxe à a bestiole. Par quelle face attaquer? Il faut en fait commencer par la face supérieure, comme si l’on décapitait un oeuf à la coque. Une fois cette première couche retirée, on découvre un intérieur fruité et légèrement acide (amusant rappel avec le revêtement extérieur, puisque le Manjari rappelle des fruits type agrumes), parfois plus doux (sorbet fraise tagada). Dans ce cube mystère, on tombe parfois sur des petites sphères, comme celle visible sur la face du dessus, que l’on s’amuse à exploser en bouche, d’une bonne pression de la langue. Un dessert ludique, sorte de joujou sucré de luxe, pour le plaisir des yeux, de la fourchette et du palais. Le cube manjari, dont le contenu évolue en fonction des saisons, est une autre spécialité de Guy Martin. Le Maury fait des merveilles avec le chocolat!

20100715 Grand Vefour 08 cube manjari mangue infusee combawa emulsion noix coco 01 Guy Martin au Grand Véfour : toujours dans le vent (ChrisoScope) 20100715 Grand Vefour 08 cube manjari mangue infusee combawa emulsion noix coco 03 Guy Martin au Grand Véfour : toujours dans le vent (ChrisoScope)

Acte 11 : après l’explosion de saveurs, de textures, en Technicolor, retour au très classique et très sobre, avec une tranche de  « gâteau de Savoie » (attention, ce n’est pas un hommage à une autre grand chef prénommé Guy-Savoy- lui aussi, mais encore un clin d’œil aux origines du chef). Léger, presque aérien, c’est loin d’être une erreur de casting, puisque, même après un menu dégustation de belle facture, on trouve encore de l’appétit pour le savourer. Ce n’est pas le cas partout, il arrive parfois que la saturation nous atteigne avant les mignardises. Bref, une belle et douce fin.

20100715 Grand Vefour 09 gatea savoie Guy Martin au Grand Véfour : toujours dans le vent (ChrisoScope)

Acte 12 : enfin, presque fin, puisque la touche finale est l’assortiment (avec le café que je n’ai pas pris) de « petits chocolats et caramels« . Un petit chocolat pour goûter, et hop, un petit caramel à la mangue, cela fera un beau souvenir à manger dans quelques jours.

Un enchainement sans faute, éclectique, de saison, avec un intelligent dosage de saveurs, d’effets et de quantités. Très juste, remarquablement vu.

Attention : Le Véfour fut la cible d’un attentat en 1983. Le procès déboucha sur un non-lieu. Une des victimes, Françoise Rudetzki, est à l’origine de l’Association SOS Attentats (aujourd’hui dissoute). Dieu merci, les seules explosions habituellement observées au Grand Véfour sont des explosions de bonheur et de plénitude.

Combien : nous étions invités, mais j’imagine que nous ne devions pas être loin du grand menu dégustation à 268€, plus les vins. Pas à la portée de toutes les bourses, et surement pas un endroit où l’on déjeune tous les jours (quoique, la carte-menu est à 88€), mais dans le style grand restaurant gastronomique, les prix sont en ligne avec les autres deux-trois étoiles.

Alors : Le cadre du Grand Véfour a un charme fou et un cachet unique (rien à voir avec l’Arpège ou l’Astrance). L’animation de l’équipe en salle (très bon niveau, comparable au professionnalisme de l’Ambroisie, article à venir) rend cet endroit très vivant. La cuisine de Guy Martin est de très haut niveau (qu’importe s’il n’a plus trois étoiles, c’est un grand garçon, il n’en a pas besoin), tantôt classique, tantôt plus délurée, mais toujours juste, ce qui permet de plaire potentiellement à différentes générations, et pas simplement à des food fashion victims ou des seniors plus classiques. L’ambiance est tout simplement unique, habitée/hantée par un esprit magique, qui doit sans doute beaucoup au Palais Royal et à l’Histoire.
À refaire cet automne, ou, au plus tard, cet hiver, avec de la truffe du Périgord.

Le même déjeuner vu par : Vanessa.

jan 22

Villa Florentine
25 Montée Saint Barthélemy, 69005 Lyon.
Tél. : 04 72 56 56 56. Site Web.

Arrivés à Lyon Perrache vers 21h, il fait tellement froid que nous sautons dans un taxi qui nous dépose directement à la Villa Florentine. Pas le temps de prendre le cocktail de bienvenue, nous déposons nos sacs dans la chambre, parcourons la carte du service en chambre et nous dépêchons de commandons (dernière prise de commande à 21h30). La commande passée, nous patientons et j’en profite pour aller voir les autres (chambres en dessous et en face).

On aurait aussi pu s’occuper avec les jolies petites mignonettes soigneusement disposées dans le mini bar. Mais nous sommes très raisonnables.

20100122 room service villa florentine mini bar Room service de la Villa Florentine, Lyon (ChrisoScope)

Au lieu des trente minutes initialement annoncées, un jeune serveur nous apporte notre commande sur une table roulante au bout de trois bons quart d’heure.

20100122 room service villa florentine Room service de la Villa Florentine, Lyon (ChrisoScope)

On commence avec une salade de légumes bien fraiche (autour de 18€), assaisonnable à souhait (sauce disposée à côté). Dommage pour les tomates en plein hiver… Standard et agréable.

20100122 room service villa florentine01 salade Room service de la Villa Florentine, Lyon (ChrisoScope)

Vient ensuite le club à la volaille (~22€). Plutôt fidèle à la recette originale, même s’il n’y a pas de bacon. Bien fait, et servi avec une « généreuse » assiette de grosses frites de très bon niveau.

20100122 room service villa florentine02 club volaille frites Room service de la Villa Florentine, Lyon (ChrisoScope)

Nous partageons une assiette de fromages (15€) : variée, avec un bon choix, mais pas très copieuse.

20100122 room service villa florentine03 fromages Room service de la Villa Florentine, Lyon (ChrisoScope)

On termine avec un dessert au chocolat (~15€,Valrhona) : joli, mais pas aussi bon que beau.

20100122 room service villa florentine04 desserts chocolat Room service de la Villa Florentine, Lyon (ChrisoScope)

Mission accomplie, nous avons diné au chaud, sans avoir besoin de ressortir. C’était globalement bon, mais archi classique et finalement simple (pas ordinaire, mais très basique). Tarif 4 étoiles : environ 90€ à deux, pour une salade partagée, un club chacun, un fromage et un desserts partagés et sans boissons. En ligne avec le standing, mais honnêtement, c’est vraiment too much. Comme pour la Réserve de Beaulieu, et la plupart des prestations « non gastronomiques » des grands hôtels (et en particulier des Relais & Châteaux), je trouve ça trop cher. Ce n’est pas plus mal, puisque je préfère généralement descendre dans des adresses plus abordables pour l’hébergement, et me lâcher en connaissance de cause dans le restaurant de mon choix…

oct 28

Hélène Darroze
4 rue d’Assas, 75006 Paris.
Tél. : 01 40 51 99 87. Site Web.

Déjeuner raconté par Oanèse.

Grâce à A, du site lesrestos.com, et au ChrisoScope, j’ai eu la chance d’être invitée à un déjeuner de bloggeurs chez Hélène Darroze. Hélène Darroze appartient à une dynastie gastronomique: un arrière-grand-père pâtissier, une arrière-grand-mère cuisinière, un père restaurateur et producteur d’Armagnac, un oncle lui aussi gastronome éclairé etc. Autant dire que ses papilles sont aiguisées. Par ailleurs, ça faisait des lunes que j’avais envie d’y aller -je possède même son livre, « on ne me volera pas ce que j’ai dansé »-, c’est donc toute excitée que je me suis glissée dans le groupe des invités.

DARROZE AMBIANCE Déjeuner chez Hélène Darroze (ChrisoScope)

En guise d’introduction, un tour en cuisine, de taille relativement modeste sachant que le restaurant peut accueillir 90 convives. Hélène Darroze y a logé son bureau, une sorte de bulle de verre avec vue sur le passe. Elle nous a salué et expliqué sa cuisine, ses racines, très importantes pour elle. J’ai eu l’impression d’une femme déterminée et douce à la fois, qui ne joue pas la star.

Après cette appétissante introduction, nous avons joyeusement rejoint notre table.  Nous étions 8 chanceux : Mercotte, Chef Damien, Papilles et Pupilles, Auntie Jo, Boudoir Gourmand, ma P’tite Cuisine, Dorian et moi. C’est la sympathique Stéphanie, l’attachée de presse à l’origine de cet événement, qui a présidé notre tablée.

20091028 helene darroze 08 table Déjeuner chez Hélène Darroze (ChrisoScope)

Le repas a débuté par une suite de tapas : du noir de Bigorre (tranché avec une honorable machine de 1930!), une royale de topinambour, émulsion et chips de châtaigne, un carpaccio de bar et caviar d’Aquitaine, accompagnés d’un Mâcon  Rochevineuse Merlin 2006.

DARROZE TAPAS Déjeuner chez Hélène Darroze (ChrisoScope)

Nous continuons sur des ormeaux dans une crème de poireaux, que j’ai trouvés un peu quelconques, puis une délicieuse et fondante poularde des landes, légumes Thiébault et sauce Albufera (=au foie gras) que j’ai intégralement saucée.

DARROZE ENTREES Déjeuner chez Hélène Darroze (ChrisoScope)

La suite est encore meilleure et constitue pour moi la meilleure assiette de ce repas : de belles St Jacques recouvertes d’une croute de noisettes et romarin, une touche de cresson et deux gnocchi, le tout dans une émulsion de noisette. Un délice de saison, hummmm…

20091028 helene darroze 05 saint jacques Déjeuner chez Hélène Darroze (ChrisoScope)

Oserais-je me lancer dans cette recette? Côté vin c’était un très bon Montus  2007 (cépage Petit Courbu).

L’arrivée de Nontron sur la table annonçait la viande: un quasi de veau, tombée d’épinards et mouron des oiseaux (une délicieuse mauvaise herbe!). Cuisson parfaite, je me suis régalée.

20091028 helene darroze 06 quasi veau Déjeuner chez Hélène Darroze (ChrisoScope)

Gourmande comme je suis, j’ai évidemment succombé au plateau de fromages -du Sud Ouest-, mes préférés : le Précilhon (?) et la Trappe d’Echourgnac, mais toute la sélection était excellente.

20091028 helene darroze 07 fromages cloche Déjeuner chez Hélène Darroze (ChrisoScope)

20091028 helene darroze 07 fromages assiette Déjeuner chez Hélène Darroze (ChrisoScope)

Au dessert, une verrine pannacotta à la cannelle, sorbet au coing et gelée de pomme verte vient  rincer le fromage et rafraichir le palais. Puis un biscuit au chocolat de Madagascar, crème au citron et noisette du Piémont accompagne ma plongée dans une légère torpeur. Un bon café et un superbe macaron marron-cassis me réveillent doucement.

DARROZE DESSERT Déjeuner chez Hélène Darroze (ChrisoScope)

20091028 helene darroze 09 zoom 2 Déjeuner chez Hélène Darroze (ChrisoScope)

En quelques mots : d’excellents produits, de saison, accommodés avec finesse. Un usage intelligent des fleurs et autres aromates qui sont présents mais ne saturent pas le palais. Un menu gourmand et relativement léger.

Le même déjeuner, vu par :

Note de l’éditeur : Merci à Oanèse, envoyée spéciale, pour sa contribution (© photos et texte)!

sept 22

Hôtel Ferme Saint-Siméon
Rue Adolphe Marais, 14600 Honfleur, Normandie, France.
Tél. : 02 31 81 78 00 – Fax : 02 31 89 48 48. Site Web.

Charmant hôtel 4 étoiles, qui fut un haut lieu culturel et artistique il y un bon siècle et demi. C’est devenu un hôtel de luxe (Relais et Chateaux), en bordure d’Honfleur. Je ne suis pas sur qu’il y ait beaucoup d’artistes en herbe qui ait les moyens d’y passer un nuit… La clientèle, c’est plutôt du CSP ++ de Paris, de l’autre côté de la Manche ou d’ailleurs. Très peu d’enfants en bas-âge (bien!). Pas mal de couples ayant entre 40-60 ans. Très peu de vieux retraités (bon point également). Par contre, les couples ne sont pas très ouverts et pas du tout networking! Niveau people, à part le Président du Conseil Constitutionnel, je n’ai pas reconnu grand monde.

Au bâtiment historique (qui contient la réception, les restaurants cuisines, et quelques chambres), un autre bâtiment, qui m’a l’air plus moderne, puis que les chambres sont grandes spacieuses, biens insonorisées et qu’au sous-sol on trouve une piscine + deux jaccuzis + sauna + bio sauna + bain turc et un spa. Bon, c’était la fin de saison, donc il y avait quelques travaux, et le sauna n’était qu’à 75°, un peu frais. Très relaxant malgré tout, et pas trop de monde.
Chaque chambre est différente, voici la 44 (second étage de l’ »annexe »).

20070921 ferme saint simeon lit Hôtel Ferme Saint Siméon (ChrisoScope) 20070921 ferme saint simeon table Hôtel Ferme Saint Siméon (ChrisoScope)

Style normand cosy, très douillet. Le seul reproche que je pourrais faire, c’est le ratio taille de la salle de bain/douche / taille de la chambre : la salle de bain est vraiment énorme!

20070921 ferme saint simeon salle de bain Hôtel Ferme Saint Siméon (ChrisoScope)

Belle vue sur l’estuaire de la Seine : avec un peu de brume c’est vraiment bien, avec moins de brume, on voit les installations portuaires de l’autre côté…

20070921 ferme saint simeon vue brume Hôtel Ferme Saint Siméon (ChrisoScope) 20070923 vue Hôtel Ferme Saint Siméon (ChrisoScope)

Très beau temps ce week end, ce fut inespéré… Du coup, jardin, promenades…

20070921 ferme saint simeon vue Hôtel Ferme Saint Siméon (ChrisoScope)

La maison principale, vue depuis l’annexe.

20070923 ferme saint simeon Hôtel Ferme Saint Siméon (ChrisoScope)

Le prix? Je n’en sais rien, j’étais invité (week end en famille, merci!), mais forcément pas donné (pour un ordre de prix, le petit déjeuner est à 22€). Dans la région, j’avais passé le week end du 14 juillet 2000 au Normandy Barrière, très beau palace, et nous avions une superbe chambre d’angle, mais c’était trop grand, et je n’aime pas Deauville.

Ah oui, il y a aussi une piste d’atterrissage d’hélicoptère pour les gens pressés.

20070921 ferme saint simeon ecureuil Hôtel Ferme Saint Siméon (ChrisoScope)

Sans doute beaucoup plus abordable, quelques centaines de mètres sous la Ferme Saint Siméon, un camping!

20070922 table toutain camping Hôtel Ferme Saint Siméon (ChrisoScope)