
L’Atelier de Joël Robuchon.
5 rue de Montalembert, 75007 Paris. (ouvert tous les jours de 11h30 à 15h30, puis de 18h30 à minuit)
Téléphone : 01 42 22 56 56. Site Web.
Pour les autres épisodes, c’est ici. La bonne nouvelle, c’est que maintenant on peut réserver une table entre 11h30 et 12h30, puis après 14h, en s’y prenant un peu à l’avance. Pour le soir, seul 18h30 est possible. Le hic, c’est que la jeune femme qui s’occupe de l’accueil est toujours aussi désagréable et odieuse et qu’il faut se retenir de la gifler. C’est dommage, parce qu’à part ce point négatif, on se régale toujours autant au comptoir. Déjeuner domincal avec O et A.

À trois, il vaut mieux demander des places dans un angle, ça permet de se voir et de se parler un peu plus, même si la vue sur la cuisine ouverte peut occuper et parfois fasciner.

Une fois installés, la question de savoir quoi manger se pose. La carte laisse une part importante aux classiques, avec les incontournables portions au format dégustation : tapas like, de l’os à moelle à 15 au caviar à 50€, les entrées (bouillon de poule à19€ ou homard à 75?), plats (merlan frit Colbert à 27€, tartare d’onglet à 30, ou sole à 65) et fromages (assortiment ou tome de brebis de l’Abbaye de Belloc, 12€), et les desserts (12€, soufflé, au café, au chocolat, aux pommes…). Si vous hésitez et que vous avez le temps, vous pouvez choisir le menu découverte à 150€. Nous repérons rapidement ce que nous voulons, et commandons. L’accueil est détestable, mais le service est extra!
Une coupe de champagne Bruno Paillard (19€) pour A. Sur les conseils du sommelier, un verre de vin de pays du Var 2006, château des Sarrins, en blanc (11€), frais et très agrumes.
Il s’accorde très bien avec mon beau et bon carpaccio de daurade (25€). Frais, justement huilé et très finement iodé.

La châtaigne en fin velouté au fumet de céleri, foie gras et lard fumé (24€) d’A est une entrée de saison très réussie.

Quant à la poule en bouillon aux ravioles de foie gras et sa crème pimentée (19€), choisie par O, elle dépote.

O poursuit avec les coquilles Saint Jacques au beurre d’algues acidulé (25€) : tip top.

Œuf cocotte et sa crème légère de chanterelles (20€) pour moi : comme toujours, il faut dès le début aller au fond du verre à cocktail pour que le mélange et la magie s’opèrent. Chouette présentation, et résultat impeccable.

Cochon de lait en côtelettes à la marjolaine, jeunes oignons au jus (22€) pour A : vraiment mignon ce petit cochon, bien rôti, avec une touche de fraicheur et de croquant avec les cœurs de laitue, et chaleur et onctuosité grâce à la petite purée.

Pour O, la noix d’entrecôte de boeuf de Bavière à la plancha et ses pommes grenaille confites (45€), encore un incontournable, épaisse juteuse, savoureuse et tendre. Moi qui comptait finir, je n’ai pas eu grand chose. Les petites pommes de terre changent de la purée de Joël et collent bien avec la viande.

Pour moi, une autre valeur sure : l’onglet de boeuf en tartare et ses frites à l’ancienne (30€), plat de brasserie par excellence, en version sublime. Pour accompagner, un Saint Nicolas de Bourgueil 2008, cuvée la Source de chez Yannick Amirault (12€, soit le prix de la bouteille du millésime 2007 à la cave de Robuchon) bien fruité., mais au prix assez obscène!

Pour terminer, un dernier very best seller : deux soufflés à la Chartreuse et crème glacée vanillle (au lieu de pistache) (12€). J’avais l’impression qu’il était auparavant servi dans un ramequin plus grand, ce qui n’est pas le cas. On dira seulement que je suis addict. Un expresso (2,5€, prix correct, par rapport aux vins aux verres) pour A.

Un peu plus de 90€ en moyenne par personne pour ce déjeuner presque parfait : la jeune femme qui s’occupe de l’accueil et du vestiaire est clairement le maillon faible. N’ayant pas la patience d’attendre qu’elle termine son manège enfantin, je suis allé récupérer moi même nos manteaux dans le placard. Dommage que ce triste personnage brouille ce magnifique ciel bleu avec son cinéma mesquin, et puis tiens, rouspétons un peu sur le prix du vin au verre. Tout le reste : service, cuisine, assiettes était hautement réussi.
