mar 24

Le Relais de la Baie, bar, café, salon de thé.
1, route du Crotoy (près de la gare SNCF)
80133 Noyelles sur Mer (en fait, Noyelles pas loin de la mer).
Tél. : 03 22 23 50 20.

Arrivés trop tard et n’ayant, après les frites, de toutes façons pas assez faim pour les Tourelles au Crotoy (référencés également dans le Michelin et dans d’autres guides que le Fooding), j’appelle le Relais de la Baie, pour savoir jusqu’à quelle heure ils sont ouverts, en ce lundi de Pâques. Je ne comprends pas tout au début, me dis qu’il a un drôle d’accent pour un picard, puis me rappelle que le patron vient de l’autre côté de la Manche. Je comprends qu’ils sont ouverts jusqu’à 19h, ce qui nous ira parfaitement.

Cette galerie café semble le lieu « in » de cette petit bourgade. La déco est quelconque, style bar à l’ancienne + bric et broc. Dans la première salle, où il fait frais (pas autant que dans les toilettes, où l’on se les gèle franchement), il y a un grand bar, de vieilles tables et chaises, des livres assez variés (catalogues d’expositions d’art récentes ou passées, un livre sur les fromages, quelques vieux jeux…). L’autre salle est occupée par une table de ping pong qui semble servir plus de porte pinceaux et de support que de table de tennis de table. Aux murs de cette salle, des tableaux à acheter, pour plusieurs centaines d’euros, d’assez grande taille. En gros, ce sont des bandes horizontales qui évoquent une plage, la mer, le ciel, un peu comme cette photo. Vous vous en doutez, il s’agit de paysages locaux, dont ce n’est pas super clair.

Passons aux choses sérieuses. C’est en carte la carte « déjeuner ». Nous optons pour une assiette complète (8€, légumes : tomates, salade, concombres, tomates rapées, beurre, jambon blanc, fromages moyens-chêvres, camembert, cheddar et cornichons), avec un cidre (Loïc Raison, 3€) et une carafe d’eau.

L’eau et le cidre arriveront en premier, avec des petites pistaches qui font un peu de peine (il faut dire qu’on fait difficilement mieux qu’Al Rifaï).
20080324 noyelle galerie bar Le Relais de la Baie (Noyelles sur Mer) (ChrisoScope) 20080324 noyelle galerie Le Relais de la Baie (Noyelles sur Mer) (ChrisoScope)

Puis nous aurons chacun une assiette « intégrale » (alors qu’une pour deux semblait suffisante, à l’origine). Hum, j’ai du mal à croire qu’on ne trouve pas mieux dans le coin pour 8€, mais bon en même temps, nous n’avions pas de guide de Picardie sous la main, et ce n’est pas si grave, au moins ça cale. Service gentil, que ce soit la jeune serveuse ou la patronne. Le pain de mie n’est pas pratique à beurrer.

20080324 noyelle galerie assiette Le Relais de la Baie (Noyelles sur Mer) (ChrisoScope)

Pas mal, mais pas top. Pour conclure sur une note sucrée, nous partagerons des crêpes écossaises àla crème et à la confiture (3,5€). Bonnes crêpes (épaisseur entre pancakes et crêpes bretonnes), faites à la demande. Les accompagnements, heureusement disposés à côté, sortent directement d’emballages standards et indus et ne présentent pas grand intérêt, sauf si vous êtes en manque de sucre et/ou matière grasse.
20080324 noyelle galerie crepes ecossaises Le Relais de la Baie (Noyelles sur Mer) (ChrisoScope)

Pour un peu plus de dix euros par personne, ça reste correct, le temps d’une pause rapide, avant de rouler pour rejoindre Amiens, visiter sa cathédrale (qui ferme à 17h!), ne pas trouver d’endroit correct et ouvert pour trainer un peu et finalement rentrer à Paris. Une crêpe ou une gaufre au Crotoy, face à la Baie de Somme et plus au chaud, ça ne doit pas être si dur à trouver.

mar 23

20080323 westminster Thés au bar de lhôtel Westminster, le Touquet, Paris Plage (ChrisoScope)
Bar de l’hôtel Westminster (à droite en entrant dans le hall)
Avenue du Verger, 62250 Le Touquet Paris Plage.
Tél. : 03 21 05 48 48. Site Web.

Une rencontre surprenante dans la galerie des invités de marque : l’ancien Président et général libanais Fouad Chehab, le seul président correct (non politicien) à avoir dirigé le Liban. À la fois agréable de le voir son portrait au milieu de grands de ce monde et de quelques célébrités et assez douloureux quand on réalise qu’il n’y a plus de président depuis bien trop longtemps.

20080323 westminster chehab Thés au bar de lhôtel Westminster, le Touquet, Paris Plage (ChrisoScope)

Sinon à part ça, ce dimanche là, il faisait vraiment mauvais (neige à l’intérieur des terres, pluie pénible sur la côte). Si vous n’avez pas une voiture digne de ce nom (assez show off pour que les voituriers la grent juste devant), plutôt que de chercher (en vain) une place de stationnement dans la rue, autant aller directement dans le parking derrière l’hôtel. Le bar se situe dans le hall de ce grand hôtel d’inspiration très british. Vu la météo, nous ne sommes pas les seuls à avoir envie de nous poser au chaud. Il y a un peu d’attente (un couple devant nous, qui refusera des places au bar pour avoir des vraies places assises).

Le temps de se relayer pour aller aux toilettes, un vieux débile essaie de nous griller notre place de façon bien grossière. C’est le genre de gros con de plus de cinquante-soixante ans qui croit que sa gueule de beauf impressionne et impose le respect. Peut-être, mais pas avec moi. Un échange pas très agréable, mais nous récupérons notre du. Le vieux con, dégouté que sa mauvaise foie n’ait pas payé, et humilié devant son ami, aura un dernier geste pathétique avant d’aller voir ailleurs. Bon débarras.

Fauteuils en cuir et bois anciens, très gentlemen’s club. Service standard, ni plus, ni moins. Clientèle plutôt aisée, des couples, quelques familles, ambiance plutôt décontracté. Un vieux couple, qui a fini ses consos depuis un moment est en pleine partie de cartes. Infusions (feuilles séchées) à 6€, servies avec des petits financiers et ou rochers coco. Une pause agréable, le temps de reprendre quelques forces et d’observer la faune qui s’agite.

mar 13

20080313 ze kitchen gallery Ze Kitchen Galerie (ChrisoScope)

Ze Kitchen Galerie,
4 rue des Grands Augustins, 75006 Paris.
Tél. : 01 44 32 00 32. Site Web. Blog.

Senga nous sort un grand publi-reportage « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Sur CityVox, plus de 25 avis récents, avec un honorable 4/5 en moyenne (on notera que je fus le premier à décerner 4/5 à cette adresse, que je fréquente plus ou moins régulièrement depuis plusieurs années, déniché sans doute dans le Lebey 2002 ou 2003). Bon score chez Qype, également. Dans la cuisine de Sophie, on voit qu’il y a plein de fans, même si certains redoutent que soient servies de petites portions. L’Internaute nous a pondu un beau photo-publi-reportage, là encore, on est à 4/5 en moyenne, pour une dizaine d’avis. Le Fooding voyage sans bouger. Mr Lung aime beaucoup cette adresse.

Très beau et bon compte rendu de Mercotte, qui raffole de cet endroit! Tricks and Thinks est pour.

Eric Cabrol trouve que ça vaut le détour mais qu’un peu de simplicité ne ferait pas de mal. Rate my Tiramisu l’a testé au déjeuner, et malgré un raté au niveau du service (bien rattrapé) a particulièrement apprécié (4,5/5).

François Simon en dit beaucoup de bien et reconnait au chef des qualités qui font parfois défaut à GC, chef de file de Générations C. Fabrice, de Coup de Fourchette, en est fan, de même que Laurent, des Gastros on Tour.

Caroline Mignot, de Table à Découvert, adore, ce qui n’est pas surprenant (mais qu’est-ce qu’ »un immense diptyque sanguin »?).
Carlo juge lucidement que Ze Kitchen Galerie, sans être parfaite, a plein d’atouts en sa faveur. John Talbott suit l’adresse depuis un moment et confirme que c’est du très bon qui s’améliore même avec le temps.

On retrouve un portait de William Ledeuil (le chef) dans le FigaroScope, interviews dans Goosto et sur Thym Citron, et des vidéos sur Cuisiner en Ligne.

Oanèse (dont vous trouverez la critique de Ze Kitchen Galerie ici) ne connaissait pas encore, ce fut donc l’occasion pour elle de découvrir cette adresse et pour moi l’occasion de voir si ça a beaucoup changé par rapport à mes souvenirs. Réservation à 20h30. Il pleut, il fait froid sur les quais. Entrés, nous enlevons nos manteaux, replions le parapluie. Quelques instants après, Cédric Maréchal (responsable de salle) nous accueille, nous débarasse et nous installe à notre table (côté rue, au niveau où le large couloir tenant lieu d’entrée/vestiaire débouche sur la grande salle). À table, c’est simple, set de table en plastique transparent, couverts en inox +, vrais verres à vin. Quelques olives pour débuter.

La clientèle n’est pas beaucoup plus jeune que dans mes souvenirs (il faut dire que j’ai quelques années de plus et que c’est moi qui faisait baisser la moyenne d’âge). À ma droite, une table de 4 quinquagénaires qui se tapent un menu dégustation, à gauche, un couple franco-américain qui doit avoir la trentaine passée, avec la mère américaine de Mademoiselle/Madame. Mélange de clientèle parisienne, provinciale et étrangère dont les points communs sont une certaine aisance financière, de la curiosité et un certain goût pour les bonnes choses. Au fond de la salle, les cuisines, derrière une cloison vitrée qui permet de voir l’équipe en action.

20080313 ze kitchen gallery table Ze Kitchen Galerie (ChrisoScope)

Ce soir, ce sera entrée plat dessert. Carte assez variée, dans le style fusion franco-asiatique. Mais pas la parodie de fusion, non. On ne trouvera pas de bête sucré/salé ou un machin aux épices gratuit. Ze Kitchen Galerie et William Ledeuil, c’est du bon, du sérieux, pas d’enfumage. Pour le vin, hésitations entre deux blancs du sud. M. Maréchal nous dira qu’il préfère et qu’il nous conseille le moins cher des deux, un Janasse (27€, 2006?), viognier, déjà bu du vin de cette maison, mais pas le même cépage, au verre aux Saveurs de Flora. Générations C aurait un service achats communs?). C’est honnête, il ne pousse pas à gonfler l’addition boissons. Avec une carafe d’eau qui sera assez bien renouvelée, c’est plus que correct.

Nous commençons avec un bouillon de carottes jaunes et langoustines (18,5€) pour Oanèse, raviolis de canard à la thaï (16€) pour moi. Désolé, plus d’un mois après sans notes, je ne peux que tenter de faire revenir quelques impressions.

À l’arrivée des plats on se dit, oh, ça a l’air fin, et ça sent bon, c’est joli cette présentation, mais est-ce que ce n’est pas un peu léger? À la première bouchée, le mélange de saveurs commence à prendre place dans le palais. Le pain, par ailleurs fort bon et les petites olives nous ont ouvert l’appétit. On déguste, doucement tranquillement, en laissant agir les sens : vue, pas trop d’ouïe (c’est d’ailleurs un peu le point faible de cette salle, c’est bruyant et pas très intime), puis odorat et goût et toucher, sur la langue et en bouche. C’est fin, les papilles se réveillent peu à peu, on apprécie, même si on ne (re) connait pas tout au premier coup. La cuisine de Ledeuil @ Ze Kitchen Galerie est recherchée, certes, mais reste accessible au (presque) commun des palais. Pas besoin de délit d’initiés ni d’efforts surhumains pour déceler la touche du chef. L’usage d’herbes et d’épices peut en dérouter plus d’un, c’est vrai (désolé pour Denis et Christine, qui sont, en décembre, pendant leur menu dégustation, tombés sur une préparation trop relevée à leur goût qui a quelque peu écrasé les saveurs suivantes).

20080313 ze kitchen gallery crevettes Ze Kitchen Galerie (ChrisoScope) 20080313 ze kitchen gallery ravioles canard Ze Kitchen Galerie (ChrisoScope)

Revenons à nos entrées, le cocktail de saveurs et de consistance fait plaisir, et on s’aperçoit vite que c’est finalement plus copieux qu’à la première impression. Les sens comblés enverraient-il des messages de satiété? On dirait que oui. Le service n’est pas mal, on arrive assez rapidement à obtenir ce qu’on veut. L’enchainement des plats (nous sommes arrivés vers 20h30, seconde moitié du second service) est un tout petit peu expéditif. On aurait bien profité de cinq minutes entre le moment où les entrées étaient débarrassées et l’arrivée des plats. Histoire de souffler un peu et de se préparer pour la suite.

Mais non, pas de répit, ni de pitié, faut que ça débite. Il parait (en lisant les expériences de certains et en discutant avec d’autres) que le service est un peu flottant. Cela dépend, semble-t-il de l’heure d’arrivée. Pour prendre son temps, il vaut mieux arriver plus tard.

La suite n’a pas tardé : agneau de pré salé, croquettes de viande (et courgettes?), 30€ pour Oanèse. Un bon bar à la plancha et quelques légumes verts (asperge) et champignons (33€) pour moi.

20080313 ze kitchen gallery agneau Ze Kitchen Galerie (ChrisoScope)

20080313 ze kitchen gallery bar Ze Kitchen Galerie (ChrisoScope)

Mémoire un peu défaillante sur les détails, par contre, dans mes souvenirs, c’était très bien réussi, cohabitation réussie de saveurs et souvent symbiose. Rien n’est écrasé, chaque ingrédient existe bel et bien et apporte sa contribution à l’ensemble. Pas évident d’imaginer comment ce serait sans tel ou tel élément, à cause d’inter combinaisons et d’interpénétrations.

Oanèse semble ravie, mais regrette que ça s’enchaine aussi vite. Petite pause de 5-10 minutes avant de choisir les desserts. C’est moins évident de trancher cette fois, aucun de nous deux n’est spontanément attiré par un dessert (11€ le dessert) en particulier. Le capuccino de mangue choisi par Oanèse est un peu décevant, trop simple? Pas spécialement détonnant en tout cas.

20080313 ze kitchen gallery dessert mangue Ze Kitchen Galerie (ChrisoScope)

J’ai plus de chance avec ma poire pochée, gianduja (chocolat aux noisettes, de Turin), avec une boule de très bonne glace au poivre. Poire pas mal, mais pas transcendante. Pour les desserts, peut mieux faire!

20080313 ze kitchen gallery poires gianduja glace poivre Ze Kitchen Galerie (ChrisoScope)

Malgré un cadre et une cuisine contemporains, uniques à Paris (pour la cuisine, des ressemblances avec Spoon, Caius, le Passiflore), la clientèle est finalement assez classique à Ze Kitchen Galerie. Dans l’assiette, le salé est très bon, le sucré est moins à mon goût. Le service est assez variable, mais en général gentil, bien que parfois débordé ou au contraire trop speed (notamment le soir au premier service). Malgré une salle bruyante, et quelques points perfectibles, c’est toujours une valeur sure.

mar 12

La Maison de l’Aubrac
37 rue Marbeuf, 75008 Paris.
Tél. : 01 43 59 05 14. Site Web.

Je fus moyennement satisfait lors de mon dernier passage à la Maison de l’Aubrac avec Laurent (août 2007), peut être, comme l’avait fait remarquer Thomas Clément (qui a bien aimé Racines, en compagnie de Thierry, mais il faut dire qu’il ne sont pas tombés sur le jeune extrémiste), pour un mauvais choix de plats.

Ce mercredi-là, alors qu’il n’y avait pas foule dans l’équipe et que Yann avait une envie pressante de viande, je parviens à faire oublier l’Hippopotamus (quand je pense que je suis passé devant celui de la place de Clichy ce matin et que les chips étaient déjà dans des assiettes, à table, à 8h du matin!), et propose de marcher jusqu’à la Maison de l’Aubrac. Autour de midi et demi, il pleut, la salle à la déco horriblissime de la Maison d’Aubrac commence tout juste à se remplir. Comme nous n’avons pas réservé, nous échappons à l’affreux chalet et nous retrouvons en terrasse (couverte et chauffée). La déco est rustique mais moins immonde que dans la salle principale. On entend la pluie tomber au dessus de nos têtes, heureusement, la température est agréable.

20080312 maison aubrac terrasse Entrecôte à la Maison de lAubrac (ChrisoScope)

Les sets de table n’ont pas changé, j’espère vraiment que ce sont leurs fournisseurs qui leur paient, voire qu’ils sont payés pour faire subir ça à leurs clients!

20080312 maison aubrac table Entrecôte à la Maison de lAubrac (ChrisoScope)

Entrecôtes (~25€?), à point pour Yann, saignante pour moi, salade, aligot pour moi, patates pour Yann, avec un verre de vin du mois : un robuste Douro du Portugal (5€) pour chacun. Belle pièce de viande, bonne cuisson, presque pas de morceaux immangeables, bon goût. Aligot filant à souhait. La salade apporte une fraicheur qui n’est pas de trop, parce que le reste est bon, mais manque de légèreté!

20080312 maison aubrac entrecote alogot salade Entrecôte à la Maison de lAubrac (ChrisoScope)

Le verre de vin rouge, bien tanique, costaud, accompagne plutôt bien la viande. Je n’avais pas remarqué que leur carte des vins était plutôt étoffée. Mes voisins de table, à gauche, semblaient respectivement négociant et producteur de vins et ont passé un moment à explorer la description de la cave. Pain (campagne et tradition) a du être pas mal, mais pourrait être plus frais. Service plus rapide et plus efficace que la fois d’avant. Hormis le cadre, c’était plutôt bien!

Yann prendra un café et m’invitera, pour me remercier de mes bons et loyaux services du début de semaine icon wink Entrecôte à la Maison de lAubrac (ChrisoScope) . Merci Chef!

mar 09

20080309 thyssen Madrid, en vrac... (ChrisoScope)

Dernière note sur ce week end à Madrid, rédigée un peu moins de deux semaines après son déroulement. La collection permanente du musée Thyssen a du bon et du moins bon (notamment quelques vieilleries), mais il n’y a presque pas d’artistes locaux (enfin si, mais un tout petit peu). Le petit déjeuner dans leur cafét’ moderne et design est trop cher pour ce que c’est vraiment, mais si vous trouvez une place au soleil ça peut aller.

Parmi les adresses testées, j’ai plus particulièrement apprécié Biotza et Casa Alberto. L’impression d’être passé à côté de Juana la Loca. On ne sort pas et on ne mange pas du tout de la même façon à Madrid et à Paris. Il n’est bien sur pas facile (ce serait trop réducteur) de parler du resto moyen à Paris et du resto moyen à Madrid. À Madrid, c’est plutôt bar à tapas, assis ou debout, avec un verre de vin rouge ou une caña (bière blonde super fraiche, peu de goût), on commence comme ça à l’apéro, et si l’on souhaite, on bouge ailleurs ou l’on finit par s’asseoir pour vraiment manger. Il y a beaucoup plus de monde dans les rues et dans les bars… Le vin et l’alcool ont des coefficients beaucoup plus doux qu’à Paris. Le prix moyen d’un repas (même si l’on ne mange pas la même chose) est plus faible en Espagne. C’est plus démocratique, ce n’est pas plus mal.

Ce que j’ai moins aimé, par contre, c’est la loi anti tabac qui ne sert finalement pas à grand chose. Il y a aussi le fait qu’il n’y a pas vraiment, de façon générale, moyen de manger de bons légumes (la patate ne fait pas partie des légumes « sains »). Et ce sont souvent des plats riches, comme cette Torrija, 200% beurre et sucre.

20080309 torrija Madrid, en vrac... (ChrisoScope)

PS : je n’ai pas parlé des deux bars faits le premier soir, faute de photos. Il s’agit d’El Tigre (C/ Infantas, 30, Madrid) archi populaire, très bon marché (moins de 4€ pour deux verres de vinasse et une assiette de tapas grasses), mais surpeuplé, et d’un bar à vins plus calme, Stop Madrid (un peu plus cher, mais avec des vins dignes de ce nom (C/ Hortaleza 11, croisement avec C/ Infantas). Il y a aussi Casa Revuelta (C/ Latoneros 3, Madrid), spécialiste du beignet de morue (bacala). Oanèse en parle ici.

mar 05

20080305 arpege Dîner à lArpège (Alain Passard) (ChrisoScope)

L’Arpège, Maison de Cuisine par Alain Passard.
84 rue de Varenne, 75007 Paris.
Tél. : 01 47 05 09 06. Site Web.

L’Arpège, c’est surement le trois étoiles (macarons) Michelin le plus controversé à Paris. L’Assiette reconnait que le règne des légumes peut en dérouter plus d’un. Sur CityVox, ce n’est pas une surprise, il y a peu d’avis. Le score moyen est plombé par un 1/5 (par quelqu’un qui a donné 3/5 à Gagnaire!), alors que les autres avis sont à 4-5 étoiles. Sur l’internaute, c’est encore pire : 2 étoiles sur 5, avec 2 avis archi contre (la présentatrice TV, c’était surement Audrey Pulvar, qui partage la vie d’Alain Passard). Finalement, Philippe Toinard n’est pas le seul à ne pas avoir apprécié son repas à l’Arpège, des lecteurs du Bottin Gourmand ne sont pas fans non plus. Certains s’interrogent : ici et . Pas François Simon, qui trouve ça trop cher (en même temps, c’est Dassault qui paie!). Le FigaroScope le cite comme un restaurant où certains politiciens se réunissent pour de grandes occasions.

Frank et Missy, un couple de touristes anglophones, a adoré son expérience à l’Arpège. Aiste, de LuxEat, a eu droit à un sans faute, mais elle s’interroge sur l’absence de voiturier et sur le marge dans la betterave à 56€. Tasting menu le classe dans son top 3, avec Robuchon et le Meurice. Alain Passard a réusi à sortir Opinionated about Dinner d’une spirale de la loose grâce à une quasi perfection. Pour ChuckEats, ça a commencé très bien, la fin s’avérant décevnte. Julot-les-Pinceaux classe l’Arpège dans le top 3 des grands restaurants parisiens, avec Gagnaire et l’Ambroisie.

On trouve des photos de plats ici. Ils ne sont plus dans le guide LVMH. L’article de François Simon sur « qui mérite ses étoiles? » est vraiment polémique. Pas facile de trouver un consensus.

Oanèse est fan de l’Arpège : meilleur restaurant en 2006, elle y retourne en 2007. Alors que des rumeurs courent sur la perte de la troisième étoile et tandis que je vais bientôt savoir si ma reconversion en finance de marché est un choix judicieux, je dis à Oanèse que si mon bonus est satisfaisant, nous irons fêter ça à l’Arpège. Quoiqu’en pensent certains, que je ne nommerai pas, mais que je qualifierai, à raison, de jaloux et d’aigris, il y a du monde qui me trouve compétent. J’en profite au passage pour saluer mes proches et remercier ma hiérarchie et mes clients. Certes, je n’aurai sans doute jamais de Victoire de la Musique, ni d’Oscar, ni de César, pas non plus de macaron pour ma cuisine… je ne désespère pas complètement pour un Nobel, mais j’hésite encore un peu pour la discipline. On verra bien! En attendant, je suis conscient d’avoir de la chance, donc merci! Grâce à la chance, nous gagnons un dîner à l’Arpège. En passant par le formulaire de réservation sur leur site wweb, une semaine avant, pour le dîner du 5 mars 2008, je tombe tout de suite sur une disponibilité.

Après une petite marche, nous pénétrons dans le sanctuaire. Contrairement aux autres « grands restaurants », ce n’est pas si grand : c’est sobre, classique, à dimensions humaines. Un très bon point : pas de voiturier, bravo! Pas de fioritures pesantes, pas l’ambiance pesante et souvent surannée des palaces. Il y a une simplicité agréable, chaleureuse, sympathique. On nous débarrasse de nos manteaux. La salle à manger du rez-de-chaussée n’est pas immense, l’équivalent de deux grosses douzaines de couverts. Installés dans un premier temps derrière une grande table avec des hommes d’affaires japonais (déjà bruyants en début de soirée), je demande s’il est possible d’avoir une table plus calme. Moins d’une minute après, nous sommes transférés dans l’autre partie de la salle, plus à l’ouest, avec vue directe sur la table de la compagne du chef, qui dînera avec un présentateur vedette du JT, arrivé un peu après 21h, il a la même voix qu’à la tv, heureusement qu’il y a ce qu’il faut d’espace entre les tables pour préserver l’intimité et ne pas avoir l’impression de dîner devant sa TV!

20080305 arpege salle Dîner à lArpège (Alain Passard) (ChrisoScope)

Décoration et couverts sans histoire donc, c’est nickel, rien à redire. Tout comme le service, soigné, soigneux, impeccable. Alain Passard passera à notre table pour nous accueillir, nous mettre à l’aise, discuter un peu, avant de nous souhaiter une bonne soirée et de nous dire qu’ils feront tout pour que nous retenir le plus longtemps possible. Hum!

Nous commandons à la carte : Ravioles Potagères (62€) pour Oanèse, Foie Gras du pays d’Avre (80€ suggestion du jour) en guise d’entrées, puis Robe des Champs multicolore Arlequin (67€) pour Oanèse et brochette de coquilles Saint Jacques (87€) pour moi. Avec une bouteille de Sancerre blanc (Nuance, 2006 de chez Pinard, 105€, ouille, coefficient proche de 7!) : très agréable, mais très overpriced. Et de l’Evian (8€, à gogo, nous n’avons pas osé demander de carafe d’eau cette fois ci, coefficient proche de celui du vin).

Agréables amuse bouches (sorry, pas de photos et plus de souvenir exact, à part qu’il y avait le fameux œuf, extra). Deux radis (ah, ça a ce goût les radis? en effet, on n’en mange pas tous les jours). Bon pain (maison) et beurre salé de Bordier. Excellentes tartelettes aux légumes.

Les entrées arrivent. Alain Passard doit être punk (pour moi, c’est un compliment) : proposer un plat qui ressemble à des raviolis asiatiques en bouillon. idéal pour démasquer les imposteurs. Parce qu’à part le concept, il n’y a rien à voir avec nos amis chinois, vietnamiens, thaïlandais ou autres. Oser comparer les deux, c’est comme dire qu’une Peugeot 106 kid et qu’une Porsche 911 GT2, c’est la même chose! Ce sont tout simplement deux choses incomparables, même si, de (très) loin, il y a des ressemblances. La finesse, la subtilité de cette entrée passardienne où se rencontrent des touches et des impressions visuelles, olfactives puis gustatives, émotionnelles et enfin intellectuelles est juste désarmante et rageante. Elle a pourtant l’air si simple cette raviole!

20080305 arpege ravioles potageres Dîner à lArpège (Alain Passard) (ChrisoScope)

Désolé, d’habitude je prends les photos avant de goûter (j’espère que vous appréciez ce dévouement, chers lecteurs), là nous n’avons pas eu la patience d’attendre tellement nous étions sous le charme. Cela explique la gueule des plats sur les photos précédente et suivante. Le foie gras du pays d’Avre (une heure et demie de Paris, à l’ouest, en prenant la N12) est lui aussi une tuerie. Les produis naturels, locaux, sans traitement, il n’y a que ça de vrai. Check le joli Laguiole blanc.

20080305 arpege foie gras pays avre Dîner à lArpège (Alain Passard) (ChrisoScope)

Après cette première claque, nous nous demandons comment sera la suite. C’est très simple : encore mieux! Quand je pense que j’ai lu ailleurs qu’il y avait un couscous de légumes! Misérables, oser qualifier la Robe des Champs Arlequin! Là encore, mes photos ne rendent pas hommage à cette composition artistique (carottes, choux, courgettes, navet, radis, fenouil…). C’est beau cet arrangement de légumes, un peu comme un bouquet de fleurs. Et c’est excellent, de pouvoir (re)découvrir des légumes purs.

20080305 arpege robe des champs arlequin Dîner à lArpège (Alain Passard) (ChrisoScope)

Brochette de Saint Jacques, sauce curry, avec chou-fleur, et feuilles braisées, herbes du jardin. À nouveau, on se dit que quand même, des Saint Jacques et des légumes, ce n’est pas sorcier. Et à nouveau, lorsque l’on s’approche, qu’on sent, g’on observe, qu’on goûte, on s’aperçoit que, comme pour ce qui a précédé, c’est très énervant, parce qu’il y a un truc unique, essentiel, une Passard’s touch, qui fait que ça n’a rien à voir avec ce qu’on a connu auparavant : ça plane pour moi!

20080305 arpege coquilles st jacques Dîner à lArpège (Alain Passard) (ChrisoScope)

Pas de dessert, non merci, même si le Comté très vieux avait une bonne tête. On nous apporte directement une première assiette de mignardises : 3 macarons aux légumes, croustillant, palet, de jolies et bien bonne petites choses. Bluffant les macarons baby aux légumes (betterave, céleri, rhubarbe), même s’il n’est pas évident de tomber d’accord sur le meilleur. Là encore, ça reste très subjectif, chacun apprécie avec ses propres filtres. Par contre, le résultat est bien là : énormément de plaisir à l’arrivée.

20080305 arpege mignardises Dîner à lArpège (Alain Passard) (ChrisoScope)

Pas évident de se décider pour les desserts. La solution est facile, on peut prendre des demi portions. Soufflé praliné de pistache (36€), tarte aux pommes « bouquet de roses » (40€) et un demi millefeuille « caprice d’enfants » (19€).

Pour le soufflé, là encore, on serait tenté de le regarder de haut, mais on tombe à nouveau dans le piège, ce n’est pas un soufflé, c’est LE soufflé! Là où les autres ont un aspect impeccable mais sont trop chauds à l’intérieur, celui-ci est déjà à la bonne température, il résiste fort bien aux attaques et ne s’écroule pas sur lui même au bout de trois bouchées. Subtilité, crémeux et onctuosité dans la bouche, extra!

20080305 arpege souffle praline pistache Dîner à lArpège (Alain Passard) (ChrisoScope)

Pour la tarte aux pommes, on sait déjà, en la voyant arriver, que c’est une création unique et maison. Sobre, comme un bouquet de belles roses, avec sa sauce tiède au caramel de beurre salé. C’est beau, il y a de la recherche, mais ce n’est pas juste du concept. Chaque rose est constituée d’une tranche de pomme roulée et mise en forme. La pâte est légère, présente, mais discrète, elle laisse la place belle aux pommes. Le mélange avec le caramel est divin. J’ai goûté un dessert à la pomme et au caramel depuis (à la Grenouillère), le seul point commun entre ces desserts, mis à part le nom, ce sont les ingrédients : pommes et caramel. Il n’y a pas photo, entre du bien et l’excellence, un énorme fossé.

20080305 arpege tarte aux pommes bouquet de roses Dîner à lArpège (Alain Passard) (ChrisoScope)

Pour finir, le demi mille feuilles caramélisé (500 feuilles?), est archi bon et archi light (pas de crème pâtissière, c’est ça son secret).

20080305 arpege demi mille feuilles Dîner à lArpège (Alain Passard) (ChrisoScope)

On termine calmement par une verveine et un tilleul (8€ l’infusion) pour finir, avec une deuxième tournée de mignardises, identique à la première. Effectivement, ils auront tout fait pour ne garder le plus longtemps possible et nous faire passer une excellente soirée.

Bilan : Un peu plus de 260€ par personne pour quelques heures de ravissement, d’enchantement, d’émerveillement et de (re) découvertes. De belles émotions, on se régale, c’est le bonheur. Bien sur, ce n’est pas donné, mais vu que ce genre d’expérience exceptionnelle ne se produit pas tous les jours et que nous avons été transportés et ravis, je trouve que ça en vaut le coup et le coût (sauf peut être pour le vin, archi gonflé). En plus ça fait des souvenirs et des références merveilleux!

mar 04

20080304 fajitas Fajitas @ Fajitas, rue Dauphine (ChrisoScope)
Fajitas, bar-restaurant mexicain, tex-mex.
15 rue Dauphine, 75006 Paris.
Tél. : 01 46 34 44 69. Site Web.

4 étoiles sur 5 sur CityVox (2 avis récents, d’autres moins récents, dans le même esprit), pas de commentaires récents sur Mmmm!!!, Fajitas est pourtant une adresse classique (trop?) depuis plusieurs années déjà. J’avoue que je n’étais plus très fan de cette adresse depuis déjà quelques années (cf. mon commentaire de 2003 sur CityVox) : ce n’est pas mal, mais j’avais un problème avec le service… Céline y va assez souvent avec ses amis. Quand on sait ce que je pense des adresses où vont et retournent les Libanais, ce n’est pas forcément bon signe… Toujours est-il que, pour nos restos trading, avec Julen et Philippe, ce dernier avait suggéré un tex mex. J’avais proposé un faux mexicain pas cher et sympa (Mexi&Co, 75005) d’un côté et un mexicain plutôt bien mais moins sympa. Mes deux compères ont voté pour le bon, mais pas forcément sympa : Fajitas. Je les retrouve tous les deux vers 20h, chacun avec un verre de cocktail (margarita fraise, 7-8€), histoire de bien commencer la soirée. Une XX (dos equis, 6-7€) pour moi.
20080304 fajitas table Fajitas @ Fajitas, rue Dauphine (ChrisoScope)

Nous optons ensuite pour la formule entrée + fajitas (22,5€). Nous partagerons, de gauche à droite :  un ceviche, des taquitos et des mini rollitos. Le ceviche a surtout un goût de citron : la chair de poisson ne semble pas fraiche, c’est dommage. Taquitos et rollitos sont plutôt réussis. Les boissons sont finies, re bière pour moi, Julien s’y met aussi. Philippe, plus sage, passe à la carafe d’eau.

20080304 fajitas ceviche Fajitas @ Fajitas, rue Dauphine (ChrisoScope) 20080304 fajitas entrees Fajitas @ Fajitas, rue Dauphine (ChrisoScope) 20080304 fajitas mii rollitos Fajitas @ Fajitas, rue Dauphine (ChrisoScope)

Nous passons ensuite aux fajitas mixtes : bœuf, poulet, végétarien, 3 galettes, des sauces, du guacamole, de la crème fraiche. Cela roule à bout de bras, chacun se fait sa fajita comme il veut. C’est amusant, assez bon. Il me semble qu’autrefois les fajitas étaient un peu plus chères, et surtout plus copieuses, mais ça date, donc je ne sais plus.

20080304 fajitas fajitas Fajitas @ Fajitas, rue Dauphine (ChrisoScope)

Julien redemandera deux galettes (petit supplément) pour finir sa garniture… Pas de desserts, shots de Tequila Paf offerts au moment de la note. À l’arrivée : environ 31€/personne, repas pas mal mais rien d’extraordinaire, service vraiment meilleur que dans mes souvenirs : tant mieux. La clientèle était, curieusement, assez féminine (des touristes, des étrangères), quelques couples et nous.  Une amélioration par rapport à mes souvenirs d’il y a quelques années, tant mieux! Cela dit, si j’ai le temps, je préfère me préparer mes propres repas tex mex à la maison : kits Old El Paso, poulet ou viande, avocats, chips de maïs, tequila, et des variantes de recettes… Lasagnes mexicaines au four, par exemple…

mar 01

Rimal Traiteur, traiteur et restaurant libanais.
109 boulevard Saint Germain, 75 006 Paris.
Tél. : 01 46 34 10 20.

Arrivé dans le sixième arrondissement au printemps 2007, j’avais testé l’antenne rive gauche de Rimal fin mai 2007, avec Céline. Nous avions trouvé ça bien : nourriture très bien, cadre Ok si l’on est près de la fenêtre, service correct. J’avais eu recours au traiteur à plusieurs reprises cet été et en était très satisfait. J’avais d’ailleurs mentionné une jeune et charmante serveuse mince et rousse, assurément pas libanaise, peut être polonaise.

Vers 13h20, Oanèse et moi retrouvons Céline déjà installée au premier étage, mais hélas pas au niveau de la fenêtre… Tant pis. À ma droite, sur le mur au niveau de l’escalier, des photos géantes qui nous font penser à des cellules ou des bactéries, ce sont en fait des sacs de grains et graines… Pas de changement majeur à la carte, si ce n’est qu’il n’y a plus de Kefraya.

La serveuse (pas libanaise selon moi, puisqu’elle ne prononçait pas le nom des mezzés avec l’accent, libanaise selon Céline, mais qui ne nous a pas reconnus en tant que Libanais) est moins jeune que celle de mon souvenir, bien moins jolie, avec pas mal de kilos en plus, et de grosses fesses. À la limite, ce n’est pas grave, on ne vient pas pour la serveuse, mais pour manger et être bien servi. Par contre, elle est débordée, sous l’eau, et du coup, pas particulièrement aimable, difficilement atteignable et elle fait un peu n’importe quoi :

  • Notre fattouche n’arrivera jamais, no news.
  • Le loubieh b’zeit n’arrivera pas non plus, mais sera facturé! Je le signalerai au moment de payer en bas, en fait, ils n’en avaient plus!
  • Lorsque je demande du Kefraya (Bretèches, 20€ la bouteille), elle dit qu’il n’y en a plus, mais qu’il y a du Ksara, équivalent : mouais!
  • Bon point lorsqu’elle nous dit qu’on peut prendre des fatayers, kebbés et autres bouchées à l’unité (normalement il y en a 4, nous sommes trois), mauvais point par contre, quand elle nous met 3 portions de arayess à la viande!
  • Les mezzés arriveront un peu en vrac, sans assiette. Il faudra réclamer les assiette.
  • Idem, il faudra demander des verres à vin.
  • Pas de dessert offert, à la limite, ce n’est pas grave, je n’y tiens pas plus que ça…

Service débordé et pas très cool. Cadre moyen. Heureusement, pour se rattraper et sauver le tout, les mezzés sont à la hauteur : taboulé, hommos beyrouthi, moutabbal, arayess, kebbés, fatayers, man’ouché jibné… C’est bon, plutôt bien servi et frais. Le pain est standard, de bonne qualité, mais grillé, c’est quand même meilleur! Environ 70€ pour 3, avec une bouteille de Ksara (pas fameux le vin rouge), c’est plutôt honnête, mais une autre fois, surtout s’il fait beau, nous irons à l’original, près du Parc Monceau, ou nous contenterons de prendre à emporter pour manger ailleurs.